mardi 16 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2206764 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | ALEXOPOULOS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 23 novembre 2022, Mme F B épouse A, représentée par Me Alexopoulos, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 22 septembre 2022 par laquelle la préfète du Lot a refusé de faire droit à sa demande de regroupement familial au profit de sa fille ;
2°) d'enjoindre à la préfète du Lot d'autoriser le regroupement familial de sa fille dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ou, à tout le moins, de procéder à un nouvel examen de sa demande à compter de la notification du même jugement ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision attaquée a été prise aux termes d'une procédure irrégulière, en méconnaissance de son droit à être entendue ;
- elle méconnaît le champ d'application de l'article L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'erreurs de droit ;
- elle viole les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle viole les stipulations de l'article 3§1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur sa situation personnelle.
Par un mémoire en défense enregistré le 1er février 2023, la préfète du Lot conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens soulevés par Mme B épouse A ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant signée à New York le 26 janvier 1990 ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'ordonnance n° 2020-1733 du 16 décembre 2020 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Le rapport de Mme Douteaud a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B épouse A, ressortissante malgache née le 29 octobre 1974, est entrée en France le 4 juin 2016 sous couvert d'un visa long séjour valant titre de séjour en qualité de conjoint de français. Elle est mariée à un ressortissant français depuis le 14 avril 2016 et bénéficie d'une carte de résident valable jusqu'au 19 juillet 2030. Le 29 novembre 2021, Mme B épouse A a formé une demande de regroupement familial au bénéfice de sa fille, E D, née le 9 mars 2011 de sa relation avec un compatriote. Par sa requête, elle demande au tribunal l'annulation de la décision du 22 septembre 2022 par laquelle la préfète du Lot a rejeté sa demande.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, d'une part, aux termes de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Exception faite des cas où il est statué sur une demande, les décisions individuelles qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2, ainsi que les décisions qui, bien que non mentionnées à cet article, sont prises en considération de la personne, sont soumises au respect d'une procédure contradictoire préalable. " Aux termes de l'article L. 122-1 du même code : " Les décisions mentionnées à l'article L. 211-2 n'interviennent qu'après que la personne intéressée a été mise à même de présenter des observations écrites et, le cas échéant, sur sa demande, des observations orales () ".
3. D'autre part, aux termes du paragraphe 1 de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " Toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions et organes de l'Union . " Aux termes du paragraphe 2 de ce même article : " Ce droit comporte notamment : / - le droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre () ". Si le moyen tiré de la violation de l'article 41 précité par un État membre de l'Union européenne est inopérant, dès lors qu'il résulte de la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne que cet article ne s'adresse qu'aux organes et aux organismes de l'Union, le droit d'être entendu, qui fait partie intégrante du respect des droits de la défense, principe général du droit de l'Union, implique que l'autorité préfectorale, avant de prendre à l'encontre d'un étranger une décision défavorable à ses intérêts, mette l'intéressé à même de présenter ses observations écrites et lui permette, sur sa demande, de faire valoir des observations orales, de telle sorte qu'il puisse faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue sur la mesure envisagée avant qu'elle n'intervienne.
4. Il ressort des pièces du dossier que pour refuser la demande de regroupement familial formée par Mme B épouse A, la préfète du Lot s'est fondée sur des faits de violences et de menaces de crime imputables à son époux, révélés par le rapport du 18 janvier 2022 dressé à l'issue de l'enquête administrative menée par la gendarmerie de Gourdon. La requérante soutient qu'elle n'a pas été en mesure de faire valoir son point de vue avant l'adoption de la décision attaquée. Toutefois, il ressort des termes de ce même rapport que le lendemain de leur visite au domicile des époux, les gendarmes ont contacté Mme B épouse A par téléphone en l'invitant à fournir des informations sur ces faits. Si la requérante, qui ne maîtrise pas la langue française, n'est pas parvenue à échanger avec son interlocutrice, il lui était loisible, compte tenu de la date de cet appel téléphonique et de celle de la décision attaquée, de solliciter un entretien auprès de la préfecture afin d'apporter des éclaircissements sur les faits imputés à son époux. Dans ces conditions, Mme B épouse A n'établit pas qu'elle aurait été privée de la faculté dont elle disposait de faire connaître au préfet tout élément qu'elle jugeait utile à l'appui de sa demande de regroupement familial. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu doit être écarté.
5. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui en fait la demande est autorisé à être rejoint au titre du regroupement familial s'il remplit les conditions suivantes : ()/ 3° Il se conforme aux principes essentiels qui, conformément aux lois de la République, régissent la vie familiale en France, pays d'accueil ". Aux termes de l'article L. 411-5 du même code dans sa version antérieure à l'entrée en vigueur de l'ordonnance du 16 décembre 2020 portant partie législative du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le regroupement familial ne peut être refusé que pour l'un des motifs suivants : ()/ 3° Le demandeur ne se conforme pas aux principes essentiels qui, conformément aux lois de la République, régissent la vie familiale en France, pays d'accueil ". Aux termes de l'article 20 de cette ordonnance : " Les dispositions de la présente ordonnance entrent en vigueur le 1er mai 2021. "
6. La décision attaquée a été prise le 22 septembre 2022, date à laquelle la situation des personnes sollicitant le regroupement familial était régie par les dispositions des articles L. 434-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La préfète n'a donc pas méconnu le champ d'application de la loi en statuant sur la demande de Mme B épouse A au regard des dispositions de ces articles, sans qu'y fasse obstacle la circonstance que la requérante a déposé sa demande avant l'entrée en vigueur de ces dispositions. Dès lors, le moyen doit être écarté.
7. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui en fait la demande est autorisé à être rejoint au titre du regroupement familial s'il remplit les conditions suivantes : ()/ 3° Il se conforme aux principes essentiels qui, conformément aux lois de la République, régissent la vie familiale en France, pays d'accueil ". En application de ces dispositions, l'autorité préfectorale peut refuser, sous le contrôle du juge de l'excès de pouvoir, le bénéfice du regroupement familial lorsqu'elle dispose d'éléments précis et concordants de nature à établir que, notamment dans le cadre de sa vie familiale et à raison de son comportement, le demandeur ne respecte pas les principes essentiels régissant la vie familiale en France, tels que la monogamie, l'égalité de l'homme et de la femme, le respect de l'intégrité physique de l'épouse et des enfants, le respect de la liberté du mariage, l'assiduité scolaire, le respect des différences ethniques et religieuses et l'acceptation de la règle selon laquelle la France est une République laïque.
8. Aux termes du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant du 26 janvier 1990 : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. " Il résulte de ces stipulations que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant. En outre, sous réserve de ne pas porter une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale, l'autorité administrative peut se fonder, pour rejeter la demande dont elle est saisie, sur les motifs tirés de ce que les conditions d'accueil de l'enfant en France seraient, compte tenu en particulier des ressources et des conditions de logement du titulaire de l'autorité parentale, contraires à son intérêt.
9. Pour refuser de délivrer à Mme B épouse A une autorisation de regroupement familial au profit de sa fille, la préfète du Lot s'est fondée sur la circonstance que son époux était défavorablement connu des services de police et de gendarmerie pour des faits de violences ainsi que pour menace de crime contre les personnes avec ordre de remplir une condition.
10. D'une part, il est constant que les faits en cause ne sont pas imputés à la requérante mais à son mari. Dès lors, la préfète du Lot ne pouvait en déduire que Mme B épouse A ne satisfaisait pas à la condition précitée prévue au 3° de l'article L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il ressort toutefois tant de la décision attaquée, qui mentionne expressément les stipulations de l'article 3§1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant, que des écritures en défense, que la préfète s'est également fondée sur l'intérêt supérieur de la fille de la requérante. La préfète a ainsi estimé que le climat de violence intrafamiliale régnant au sein du foyer, révélé par les faits de violences et de menaces de crime commis par M. A sur son épouse, mère de la petite Louise, dont la matérialité n'est d'ailleurs pas contestée par la requérante, ainsi que par l'attitude agressive adoptée par l'intéressé lors de son entretien téléphonique avec la gendarmerie le 15 janvier 2022, permettait de considérer que les conditions d'accueil de l'enfant étaient contraires à son intérêt. Il ressort en outre du rapport de gendarmerie précité que Mme B épouse A a admis n'entretenir aucun contact avec sa fille par téléphone ou par visioconférence depuis 5 ans, qu'elle ne lui a pas non plus rendu visite depuis son arrivée en France et, enfin que son époux refuse catégoriquement toute forme d'investissement dans son projet de regroupement familial. Il résulte ainsi de l'instruction que la préfète du Lot aurait pris la même décision si elle s'était uniquement fondée sur le motif tiré de l'atteinte à l'intérêt supérieur de l'enfant.
11. D'autre part, s'il n'est pas démontré que les faits de violences et de menaces de crime imputables à l'époux de la requérante ont été suivis d'une plainte ou d'une condamnation, Mme B épouse A n'en conteste pas la matérialité en se bornant à relever qu'elle n'en est pas l'auteur et que seul un jugement pourrait établir la culpabilité de son mari. Par ailleurs, ainsi qu'il a été dit au point précédent, ces faits s'ajoutent à l'agressivité manifestée par M. A lors de son entretien téléphonique avec la gendarmerie et à l'absence de toute relation entretenue entre la requérante et sa fille au cours des 6 années ayant précédé la décision attaquée. Compte tenu de l'ensemble de ces éléments, la préfète du Lot a pu, sans erreur de droit, refuser d'autoriser le regroupement familial sollicité par Mme B épouse A.
12. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1 - Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. 2 - Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. "
13. Il ressort des pièces du dossier que Mme B épouse A a déclaré ne pas avoir vu sa fille depuis 6 ans mais qu'elle souhaite l'intégrer à sa famille actuelle. Toutefois, ainsi qu'il a été dit précédemment, il est constant que la requérante n'entretient aucun contact avec son enfant, laquelle vit à Madagascar auprès de sa grand-mère maternelle et qu'elle ne lui a jamais rendu visite depuis son arrivée en France, le 4 juin 2016. Dans ces conditions, Mme B épouse A n'est pas fondée à soutenir que la décision attaquée viole les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les motifs énoncés au point 10 du présent jugement, elle ne peut davantage soutenir que la décision attaquée viole les stipulations de l'article 3§1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant. Pour les mêmes motifs, il ne ressort pas des pièces du dossier que la décision par laquelle la préfète du Lot lui a refusé le bénéfice du regroupement familial serait entachée d'erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur sa situation personnelle.
14. Il résulte de tout ce qui précède que Mme B épouse A n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision du 22 septembre 2022 par laquelle la préfète du Lot a rejeté sa demande de regroupement familial en faveur de sa fille.
Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :
15. Aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution. "
16. Les conclusions à fin d'annulation de Mme B épouse A étant rejetées, ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte doivent l'être également, dès lors que le présent jugement ne nécessite aucune mesure d'exécution au regard des dispositions des articles L. 911 1 et suivants du code de justice administrative.
Sur les frais liés au litige :
17. Les conclusions de Mme B épouse A tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées, l'Etat n'étant pas la partie perdante dans la présente instance.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B épouse A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme F B épouse A et à la préfète du Lot.
Délibéré après l'audience du 2 juillet 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Héry, présidente,
Mme Sarraute, première conseillère,
Mme Douteaud, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 16 juillet 2024.
La rapporteure,
S. DOUTEAUDLa présidente,
F. HÉRY
La greffière,
M. C
La République mande et ordonne à la préfète du Lot, et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026