jeudi 11 janvier 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2206820 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | DUJARDIN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 25 novembre 2022, M. C D, représenté par Me Dujardin, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 19 octobre 2022 par lequel le préfet du Tarn a refusé de l'admettre au séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi ;
2°) d'enjoindre au préfet du Tarn de lui délivrer un titre de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " ou, à défaut, de réexaminer sa demande ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros, en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Il soutient que :
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
- elle est entachée d'un vice de procédure en l'absence de saisine de la commission du titre de séjour, en méconnaissance de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation ;
-elle est entachée d'une erreur de fait substantielle en ce qu'elle indique que la communauté de vie a été interrompue à plusieurs reprises ;
-elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'il remplit les conditions de l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
-elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire :
-elle est privée de base légale en raison de l'illégalité qui affecte la décision portant refus de séjour ;
-elle est insuffisamment motivée ;
-elle méconnait le 6° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
-elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
- elle est privée de base légale en raison de l'illégalité qui affecte la décision portant refus de séjour et la décision portant obligation de quitter le territoire ;
-le préfet n'a pas procédé à un examen approfondi de sa situation ;
-elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
Par un mémoire en défense enregistré le 22 décembre 2022, le préfet du Tarn conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
M. D a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 19 avril 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales,
- l'accord entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement du Royaume de Maroc en matière de séjour et d'emploi du 9 octobre 1987 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,
- le code des relations entre le public et l'administration,
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique,
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Cherrier a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. D, ressortissant marocain né le 1er mars 1991, est entré en France le 4 février 2020 muni d'un visa de long séjour " vie privée et familiale " valable du 31 janvier 2020 au 31 janvier 2021, en qualité de conjoint de française. Le 4 janvier 2021, il a sollicité le renouvellement de son titre de séjour. Le préfet du Tarn a rejeté sa demande et lui a fait obligation de quitter le territoire français par un arrêté du 17 mars 2021. M. D a déposé une nouvelle demande de titre de séjour le 8 juin 2021, à nouveau rejetée par un arrêté du 6 août 2021 par lequel le préfet du Tarn lui a également fait obligation de quitter le territoire français et a fixé le pays de renvoi. Le requérant a formé une troisième demande de titre de séjour le 22 avril 2022. Par un arrêté du 19 octobre 2022, le préfet du Tarn a pris à son encontre une décision portant refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixation du pays de renvoi. M. D demande au Tribunal d'annuler cet arrêté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
2. En premier lieu, la décision contestée comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Elle est, par suite, suffisamment motivée.
3. En deuxième lieu, il ressort des termes de cette décision que le préfet du Tarn a procédé à un examen particulier et sérieux de la situation du requérant.
4. En troisième lieu, selon les dispositions de l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger marié avec un ressortissant français, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an lorsque les conditions suivantes sont réunies : / 1° La communauté de vie n'a pas cessé depuis le mariage ; () ". Aux termes des dispositions de l'article L. 423-3 de ce code : " () Le renouvellement de la carte est subordonné au maintien du lien conjugal et de la communauté de vie avec le conjoint qui doit avoir conservé la nationalité française ".
5. M. D fait valoir que la communauté de vie avec son épouse, Mme A B, est établie à la date de sa demande de renouvellement de titre et n'a jamais cessé depuis leur mariage, célébré le 19 juillet 2019. Il ressort toutefois des pièces du dossier que M. D a quitté le domicile conjugal à trois reprises, les 24 mai 2020, 12 février 2021 et 20 juillet 2021, pour des durées de quelques mois, Mme B ayant d'ailleurs déposé plainte pour des faits de violences conjugales le 12 février 2021 puis ayant accouché en dehors de la présence de son époux, le 22 octobre 2021. Elle a par ailleurs déclaré, lors de son audition au commissariat de police de Mazamet le 23 juillet 2021, ainsi que dans divers courriels adressés à la préfecture du Tarn, son intention de divorcer, en raison de la peur que lui inspire son époux et des doutes qu'elle nourrit quant aux motifs pour lesquels il s'est uni à elle. Une première enquête de police administrative réalisée le 31 juillet 2021 conclut ainsi à l'absence d'une communauté de vie effective entre les époux, une seconde enquête, effectuée le 6 septembre 2022, indiquant que malgré la reprise de la vie commune à compter de la fin du mois de novembre 2021, Mme B déclare éprouver des craintes concernant " les intentions de son mari " et une " peur qu'il change de comportement après l'obtention de sa carte de résident ". Dans ces conditions, les moyens tirés de ce que la décision attaquée serait entachée d'erreurs de fait concernant la communauté de vie entre les époux et d'erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ne peuvent être accueillis.
6. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Dans chaque département est instituée une commission du titre de séjour qui est saisie pour avis par l'autorité administrative : / 1° Lorsqu'elle envisage de refuser de délivrer ou de renouveler la carte de séjour temporaire prévue aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-13, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21, L. 423-22, L. 423-23, L. 425-9 ou L. 426-5 à un étranger qui en remplit effectivement les conditions de délivrance () ".
7. Il résulte de ces dispositions que le préfet est tenu de saisir la commission du titre de séjour, lorsqu'il envisage de refuser un titre mentionné à cet article, du cas des seuls étrangers qui remplissent effectivement l'ensemble des conditions auxquelles est subordonnée la délivrance d'un tel titre, et non de celui de tous les étrangers qui se prévalent de ces dispositions. Ainsi qu'il a été dit au point 5, M. D ne remplit pas les conditions pour la délivrance du titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le préfet du Tarn n'était pas tenu de consulter la commission du titre de séjour avant de statuer sur sa demande. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
8. En cinquième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. " Par ailleurs, aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". Il résulte de ces stipulations que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant.
9. M. D fait valoir que sa vie privée et familiale se situe en France, où il travaille et où réside son épouse et leur enfant commun, ainsi que les enfants de celle-ci, nés d'une précédente union. Toutefois, il résulte de ce qui a été dit au point 5 que la communauté de vie entre les époux ne peut être regardée comme stable et ancienne compte tenu des diverses séparations constatées sur une durée de mariage relativement brève. Si M. D indique être le père d'une enfant française, Narjiss B, née le 22 octobre 2021, il résulte des pièces du dossier que, séparé de son épouse depuis le mois de juillet 2021, il n'était pas présent aux côtés de celle-ci lors de la naissance et qu'il n'a d'ailleurs reconnu son enfant que le 22 octobre 2022, soit an après sa naissance et quelques jours après la date de la décision de refus de titre de séjour en litige. La seule production de photographies ne permet par ailleurs pas d'établir qu'il contribuerait effectivement à l'entretien et à l'éducation de cette enfant ni même qu'il aurait noué des liens stables et intenses avec elle. S'il se prévaut également des liens qu'il aurait tissé avec les deux autres enfants de son épouse, il ne l'établit pas, alors qu'il résulte des pièces du dossier et des déclarations de son épouse qu'il a quitté le domicile conjugal à plusieurs reprises, qu'il a procédé au changement des serrures dudit domicile le 21 juillet 2021, à la suite d'une troisième séparation, sans en informer celle-ci, la laissant à la porte avec ses enfants, ce qui a nécessité l'intervention des services de police, et qu'il a fait usage de violence physique et verbale, à plusieurs reprises, à l'encontre des deux enfants de Mme B. Enfin, Les bulletins de salaire couvrant la période d'avril 2021 à septembre 2022 ainsi qu'un contrat à durée indéterminée en date du 7 février 2022, en qualité d'ouvrier forestier, ne suffisent pas à établir que le centre de ses intérêts privés et familiaux serait désormais situé en France. Par suite, et dès lors que M. D a nécessairement conservé des liens personnels et familiaux dans son pays d'origine, où il a vécu jusqu'à l'âge de vingt-huit ans et où résident sa mère et cinq membres de sa fratrie, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales ne peut être accueilli. Pour les mêmes motifs, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant doit également être écarté.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire :
10. En premier lieu, les conclusions en annulation dirigées contre la décision portant refus de titre de séjour ayant été rejetées, M. D n'est pas fondé à soutenir que la décision portant obligation de quitter le territoire serait privée de base légale.
11. En deuxième lieu, il résulte de la décision contestée qu'elle comporte l'énoncé des circonstances de droit et de fait qui en constituent le fondement. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation ne peut qu'être écarté.
12. En troisième lieu, pour les motifs exposés au point 5, le moyen tiré de la méconnaissance du 6° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
13. En quatrième lieu, pour les motifs exposés au point 9, les moyens tirés de ce que la décision portant obligation de quitter le territoire méconnaitrait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que celles de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant, et serait entachée d'erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle, doivent être écartés.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
14. En premier lieu, les conclusions en annulation dirigées contre la décision portant refus de titre de séjour et la décision portant obligation de quitter le territoire étant rejetées, M. D n'est pas fondé à soutenir que la décision fixant le pays de renvoi serait privée de base légale.
15. En deuxième lieu, il ressort des termes de la décision attaquée que le préfet du Tarn a procédé à un examen sérieux de la situation du requérant.
16. En troisième lieu, pour les motifs exposés au point 9, le moyen tiré de ce que la décision fixant le pays de renvoi méconnaitrait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
17. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions en annulation dirigées contre l'arrêté du 19 octobre 2022 doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions en injonction et celles tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. D est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. D, à Me Dujardin et au préfet du Tarn.
Délibéré après l'audience du 14 décembre 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Cherrier, présidente,
Mme Jorda, conseillère,
Mme Péan, conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 janvier 2024.
L'assesseur le plus ancien,
A. RIVES
La présidente-rapporteure,
S. CHERRIER La greffière,
F. DEGLOS
La République mande et ordonne au préfet du Tarn en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière en chef,
N°2206820
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026