jeudi 25 janvier 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2207273 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | LASPALLES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 20 décembre 2022 et le 20 avril 2023, M. C E, représenté par Me Laspalles, demande au tribunal :
1°) de l'admettre, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;
2°) d'annuler la décision du 25 novembre 2022 par laquelle le préfet de la Haute-Garonne a rejeté sa demande de titre de séjour ;
3°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Garonne de lui délivrer un titre de séjour, dans un délai de trente jours à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard ou, à défaut, de procéder au réexamen de sa situation, dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;
4°) de mettre à la charge de l'État la somme de 2 000 euros sur le fondement des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi de 1991 relative à l'aide juridictionnelle.
Il soutient que :
- la décision est insuffisamment motivée ;
- elle n'a pas été précédée d'une procédure contradictoire ;
- elle n'a pas été précédée d'un examen sérieux de sa situation personnelle et le préfet s'est estimé à tort en situation de compétence liée ;
- elle méconnait les stipulations des articles 6,5° et 7b de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
- le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation dans l'application de son pouvoir de régularisation au titre du travail.
Par un mémoire en défense, enregistré le 17 février 2023, le préfet de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par M. E ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 25 avril 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 11 mai 2023 à 12 heures.
M. E a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 10 mai 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Péan a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. E, ressortissant algérien né le 24 août 1971, est entré sur le territoire français le 27 août 2018 muni d'un passeport algérien revêtu d'un visa de court séjour valable du 16 juillet 2018 au 11 janvier 2019. A la suite de son interpellation par les services de police le 7 décembre 2021, le préfet de la Haute-Garonne a édicté à son encontre un arrêté lui faisant obligation de quitter le territoire sans délai, fixant le pays de renvoi et portant interdiction de retour sur le territoire pour une durée d'un an. La légalité de cet arrêté a été confirmée par un jugement du tribunal administratif de Toulouse n° 2107093 du 11 février 2022, puis par un arrêt de la cour administrative d'appel de Toulouse n° 22TL21381 du 4 octobre 2023. Le 26 janvier 2022, M. E a sollicité son admission exceptionnelle au séjour en faisant valoir ses liens personnels et familiaux ainsi qu'une promesse d'embauche. Par décision du 25 novembre 2022, le préfet de la Haute-Garonne a rejeté sa demande de titre de séjour. Par la présente requête, M. E demande au tribunal d'annuler cette décision.
Sur l'admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence, () l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président () ".
3. Par une décision du 10 mai 2023, M. E a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Par suite, sa demande d'admission à l'aide juridictionnelle provisoire est devenue sans objet et il n'y a pas lieu d'y statuer.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
4. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui :/ 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police () ". Aux termes des dispositions de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".
5. La décision en litige mentionne les textes dont elle fait application, et notamment les articles 6-5° et 7(b) de l'accord franco-algérien. Par ailleurs, le préfet énonce l'ensemble des considérations de fait se rapportant à la situation de l'intéressé au regard de la durée de sa présence en France, de sa vie privée et familiale et de ses perspectives professionnelles. Par suite, et alors que le préfet n'avait pas à mentionner de manière exhaustive tous les éléments relatifs à la situation personnelle de l'intéressé, la décision attaquée est suffisamment motivée au regard des exigences des dispositions de l'article L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration.
6. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Exception faite des cas où il est statué sur une demande, les décisions individuelles qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2, ainsi que les décisions qui, bien que non mentionnées à cet article, sont prises en considération de la personne, sont soumises au respect d'une procédure contradictoire préalable. ". L'article L. 122-1 du même code dispose : " Les décisions mentionnées à l'article L. 211-2 n'interviennent qu'après que la personne intéressée a été mise à même de présenter des observations écrites et, le cas échéant, sur sa demande, des observations orales () ".
7. La décision attaquée de refus de séjour ayant été prise à la suite de la demande présentée par M. E, celui-ci ne peut utilement se prévaloir des dispositions précitées des articles L. 121-1 et L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration.
8. En troisième lieu, il ne ressort ni des termes de la décision attaquée ni d'aucune autre pièce du dossier que le préfet de la Haute-Garonne n'aurait pas procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l'intéressé ou qu'il se serait cru en situation de compétence liée. Par suite, les moyens invoqués tirés de ce que la décision contestée serait entachée d'erreurs de droit doivent être écartés.
9. En quatrième lieu, aux termes du 5° de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 : " Les dispositions du présent article ainsi que celles des deux articles suivants, fixent les conditions de délivrance et de renouvellement du certificat de résidence aux ressortissants algériens établis en France ainsi qu'à ceux qui s'y établissent, sous réserve que leur situation matrimoniale soit conforme à la législation française. Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : / () 5) au ressortissant algérien, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus ". Par ailleurs, aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. "
8. Si M. E soutient qu'il réside en France depuis le 27 août 2018, il ressort des pièces du dossier qu'il s'est maintenu en situation irrégulière après l'expiration de son visa, qu'il a fait l'objet d'une mesure d'éloignement le 7 décembre 2021, qu'il n'a pas exécutée, et qu'il n'a sollicité son admission exceptionnelle au séjour que le 25 novembre 2022. Par ailleurs, il fait valoir que son ex-épouse et leurs enfants, un majeur atteint d'une pathologie colorectale et une mineure, résident sur le territoire français. Toutefois, il ressort de ces mêmes pièces que son ex-épouse fait également l'objet d'une mesure d'éloignement et que son fils est en situation irrégulière sur le territoire français. Rien ne s'oppose donc à ce que sa cellule familiale se reconstruise hors de France et notamment en Algérie, où leur enfant mineur a vocation à les suivre et où il n'est pas établi que leur ainé ne pourrait bénéficier des soins et traitements appropriés. Par ailleurs, il ressort des certificats médicaux produits par M. E que l'état de santé de son père, âgé de soixante-dix-huit ans et atteint de troubles mnésiques, nécessite l'assistance d'une tierce personne. Toutefois, il n'établit ni qu'aucun autre membre de sa famille vivant en France ne pourrait s'occuper de son père malade, alors qu'il ressort du certificat établi le 21 octobre 2022 que la belle-fille de celui-ci l'accompagne lors des consultations médicales, ni que son père ne pourrait bénéficier des services d'une aide à domicile. En outre, l'intéressé se prévaut d'une promesse d'embauche pour un contrat à durée indéterminée, de deux attestations de l'association de " défense et intérêts des citoyens Euro-Méditerranéens " établissant qu'il s'est investi dans des missions sociales au cours de la crise sanitaire, d'une attestation de l'association " Toulouse Ouverture " et d'une attestation de reconnaissance de l'association " main dans la main peuple uni du Burkina " qui mentionnent qu'il s'est investi au cours de la crise sanitaire en tant que bénévole pour le tri et la distribution de denrées alimentaires. Toutefois, ces éléments ne suffisent pas à démontrer que M. E aurait établi en France le centre de ses intérêts privés et qu'il y serait intégré aux plans social et professionnel. Par ailleurs, il a vécu en Algérie jusqu'à l'âge de quarante-sept ans où il a donc nécessairement conservé des attaches personnelles et familiales. Dans ces conditions, le préfet n'a pas méconnu les stipulations du 5° de l'article 6 de l'accord franco-algérien, ni celles de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes motifs, la décision attaquée n'est pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences qu'elle entraîne sur la situation personnelle de l'intéressé et quant à l'opportunité d'une mesure de régularisation au titre de la vie privée et familiale.
9. En cinquième lieu, aux termes de l'article 7 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié : " () b) Les ressortissants algériens désireux d'exercer une activité professionnelle salariée reçoivent, après le contrôle médical d'usage et sur présentation d'un contrat de travail visé par les services du ministre chargé de l'emploi, un certificat de résidence valable un an pour toutes les professions et toutes les régions, renouvelable et portant la mention "salarié" ; cette mention constitue l'autorisation de travail exigée par la législation française () ". Aux termes de l'article 9 du même accord : " Pour être admis à entrer et séjourner plus de trois mois sur le territoire français au titre des articles 4, 5,7,7bis al. 4 (lettre c et d) et du titre III du protocole, les ressortissants algériens doivent présenter un passeport en cours de validité muni d'un visa de long séjour délivré par les autorités françaises. () ".
10. M. E est entré sur le territoire français en 2018, muni de son passeport revêtu d'un visa de court séjour dont la validité a expiré le 11 janvier 2019 et n'a, par la suite, jamais disposé d'un visa de long séjour. Dès lors, le préfet de la Haute-Garonne pouvait rejeter, pour ce seul motif, en vertu de l'article 9 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, la demande présentée sur le fondement du b) de l'article 7 de cet accord. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de ces stipulations ne peut qu'être écarté.
11. En sixième lieu, si l'autorité préfectorale dispose d'un pouvoir de régularisation lui permettant, le cas échéant, de ne pas opposer cette absence de visa de long séjour, il ressort de la motivation de la décision contestée que le préfet de la Haute-Garonne s'est prononcé sur l'opportunité d'une mesure d'admission exceptionnelle au séjour. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que le préfet n'aurait pas examiné sa demande dans le cadre de son pouvoir discrétionnaire de régularisation.
12. Par ailleurs, le requérant se prévaut d'une promesse d'embauche du 9 décembre 2021 en contrat à durée indéterminée pour un emploi d'agent administratif établie par la " société B2Z sécurité ". Cependant, il ressort des pièces du dossier que cette entreprise est fermée depuis le 31 décembre 2021. En outre, s'agissant de son expérience professionnelle, M. E produit des attestations mentionnant qu'il a été employé à la mairie de Mostaganem en qualité de directeur de la réglementation et des affaires générales, un certificat de compétences de citoyen de sécurité civile qu'il a obtenu le 21 septembre 2020, une attestation du 12 novembre 2020 établie par la société " sécurité missouri ", non signée par le gérant aux termes de laquelle " M. C E " exerce une activité de sécurité privée, indiquant une adresse qui ne correspond pas à celle figurant dans les justificatifs produits, ainsi que deux justificatifs de déplacements professionnels émis par cette même société non datés et non signés par l'employeur, l'une datée du 30 octobre 2020 et valable jusqu'au 1er novembre 2020, au nom de " M. B E C " et l'autre au nom de " M. B F A " né le 24 novembre 1976. Toutefois, ces seuls éléments, incomplets ou comportant des mentions erronées, ne suffisent pas à justifier d'une expérience particulière et significative dans le domaine visé par la promesse d'embauche au titre d'une régularisation de son séjour. Par suite, ces circonstances, qui ont bien été examinées par le préfet dans le cadre son pouvoir discrétionnaire de régularisation, ne manifestent eu égard aux caractéristiques de l'emploi, à l'absence de qualification spécifique du requérant, à la durée de son expérience, aucun élément exceptionnel qui aurait justifié son admission au séjour sur ce fondement. M. E n'est dès lors pas fondé à soutenir que le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation en ne procédant pas à sa régularisation au titre du travail.
13. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. E doivent être rejetées. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction et d'astreinte, ainsi que celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991ne peuvent être accueillies.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions présentées par M. E tendant au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. E est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C E, à Me Laspalles et au préfet de la Haute-Garonne.
Délibéré après l'audience du 11 janvier 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Cherrier, présidente,
Mme Jorda, conseillère,
Mme Péan, conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 janvier 2024.
La rapporteure
C.PEAN
La présidente,
S. CHERRIER La greffière,
F. DEGLOS
La République mande et ordonne au ministère de l'intérieur en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026