vendredi 17 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2207353 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | FABIANI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 24 décembre 2022, Mme B F alias C E, représentée par Me Fabiani, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 22 décembre 2022 par lequel le préfet du Rhône l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée de dix-huit mois ;
Elle soutient que :
En ce qui concerne l'ensemble des décisions attaquées :
- elles sont entachées d'un défaut de motivation ;
- elles méconnaissent son droit à être entendue tel qu'il est garanti par le droit de l'Union européenne ;
- elles sont entachées d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;
En ce qui concerne la décision portant refus de départ volontaire :
- la décision, en ce qu'elle assimile sa situation administrative à un risque de fuite, est entachée d'une erreur de droit, en méconnaissance du considérant 6 de la directive 2008/115/CE
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle ;
En ce qui concerne la décision lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée d'un an :
- cette décision est illégale en raison de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ou de de la décision portant refus de départ volontaire ;
- le préfet du Rhône s'est cru en situation de compétence liée ;
- elle est entachée d'une erreur de droit ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle.
Le préfet du Rhône a produit un mémoire en production de pièces enregistré le 2 février 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la directive 2008/115/CE du Parlement et du Conseil du 16 décembre 2008,
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée relative à l'aide juridique,
- l'ordonnance n° 2020-305 du 25 mars 2020 portant adaptation des règles applicables devant les juridictions de l'ordre administratif,
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Jozek, premier conseiller, pour exercer les pouvoirs qui lui sont attribués par l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. A, qui informe la partie présente à l'audience, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement est susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de la méconnaissance du champ d'application de la loi, dès lors que la situation de la requérante, ressortissante de nationalité italienne, ne relevait donc pas des dispositions du titre I du livre VI du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, mais de celles du livre II de ce même code.
-les observations de Me Fabiani, représentant Mme F, absente, qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens et précise que les pièces produites par la préfecture démontrent bien que la requérante est de nationalité italienne,
-le préfet du Rhône n'étant ni présent ni représenté.
Considérant ce qui suit :
1. La requérante qui se présente comme Mme C E née le 10 décembre 2003 à Rome (Italie), de nationalité serbe, alias Mme B F, née le 15 juin 2003 à Rome (Italie), de nationalité italienne, demande l'annulation de l'arrêté du préfet du Rhône en date du 22 décembre 2022, par lequel il a obligé Mme E à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi et l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée de dix-huit mois.
Sur l'admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire :
2. L'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 dispose : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée () par la juridiction compétente () ". Il y a lieu, eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur la requête de l'intéressée, de prononcer son admission provisoire à l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne l'ensemble des décisions :
3. En premier lieu, l'arrêté en litige vise les textes dont il fait application, notamment les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les dispositions du 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il vise également les articles L. 612-1 et L. 612-3, notamment le 1° et le 8° de cet article ainsi que les articles L.612-6 et L. 612-10 du même code. Il précise que la requérante ne justifie pas d'une entrée régulière sur le territoire français dans la mesure où elle ne démontre pas être détentrice d'un passeport en cours de validité revêtu d'un visa obligatoire, ni titulaire d'un titre de séjour en cours de validité et qu'elle ne s'est fait jamais connaitre de l'administration en vue de déposer une demande de titre de séjour. Il précise également qu'elle est célibataire et sans enfant à charge. En outre, le préfet mentionne qu'il n'est pas porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale notamment compte tenu du fait qu'elle a vécu dans son pays d'origine l'essentiel de son existence, où elle n'établit pas être exposée à des peines ou traitements contraires à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Il résulte de ce qui précède, ainsi que des autres termes de l'arrêté, que celui-ci mentionne avec une précision suffisante les considérations de droit et de fait sur lesquelles se fondent les décisions litigieuses. Le moyen tiré du défaut de motivation des décisions contestées doit ainsi être écarté.
4. En deuxième lieu, d'une part, il résulte de l'ensemble des dispositions du livre VI du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que le législateur a entendu déterminer l'ensemble des règles de procédure administrative et contentieuse auxquelles sont soumises les décisions par lesquelles l'autorité administrative signifie à l'étranger l'obligation dans laquelle il se trouve de quitter le territoire français, des décisions par lesquelles l'administration octroie ou refuse un délai de départ volontaire, fixe le pays à destination duquel il sera reconduit et lui interdit le retour sur le territoire français. Dès lors, les dispositions de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration, qui fixent les règles générales de procédure applicables aux décisions devant être motivées en vertu de l'article L. 211-2 du même code et prévoient notamment la mise en œuvre d'une procédure contradictoire préalable à leur édiction, ne peuvent être utilement invoquées par la requérante à l'encontre des décisions en litige.
5. D'autre part, le droit d'être entendu préalablement à toute décision qui affecte sensiblement et défavorablement les intérêts de son destinataire constitue l'une des composantes du droit de la défense et fait partie des principes généraux du droit de l'Union européenne ayant la même valeur que les traités. Il garantit à toute personne la possibilité de faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue au cours de la procédure administrative, afin que l'autorité compétente soit mise à même de tenir compte de l'ensemble des éléments pertinents pour fonder sa décision. Ce droit n'implique pas systématiquement l'obligation, pour l'administration, d'organiser, de sa propre initiative, un entretien avec l'intéressé, ni même d'inviter ce dernier à produire ses observations, mais suppose seulement que, informé de ce qu'une décision lui faisant grief est susceptible d'être prise à son encontre, il soit en mesure de présenter spontanément des observations écrites ou de solliciter un entretien pour faire valoir ses observations orales. Enfin, une atteinte à ce droit n'est susceptible d'affecter la régularité de la procédure à l'issue de laquelle la décision faisant grief est prise que si la personne concernée a été privée de la possibilité de présenter des éléments pertinents qui auraient pu influer sur le contenu de la décision, ce qu'il lui revient, le cas échéant, d'établir devant la juridiction saisie.
6. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que l'intéressée lors de son audition par les services de la police aux frontières le 1er septembre 2022, à la maison d'arrêt de Corbas, a pu émettre des observations quant à une éventuelle mesure d'éloignement à destination du pays dont elle a déclaré avoir la nationalité et a été interrogée sur son identité, sa situation familiale et administrative. Le moyen tiré de ce que les décisions prises à son encontre seraient irrégulières à défaut de respect du droit d'être entendu doit être écarté comme manquant en fait.
7. En troisième lieu, la requérante soutient que le préfet a entaché son arrêté d'un examen insuffisant de sa situation personnelle dès lors, d'une part, qu'il l'a obligée à quitter le territoire alors qu'elle est ressortissante d'un pays de l'Union européenne et d'autre part, qu'il a retenu qu'elle représentait une menace pour l'ordre public en se fondant sur une seule infraction sans prise en compte d'autres éléments. Toutefois, d'une part, la requérante, qui est identifiée sur sa fiche pénale et son avis de levée d'écrou sous le nom de C E et s'est présentée sous cette identité lors de son audition, le 1er septembre 2022, ne justifie pas qu'elle serait de nationalité italienne en produisant, pour la première fois dans le cadre de la présente instance, une carte nationale d'identité italienne au nom de Pamela F. D'autre part, le préfet du Rhône, qui a apprécié la situation personnelle et familiale de la requérante, a pu légalement considérer que le comportement de l'intéressée, condamnée pour des faits de vol par ruse, effraction ou escalade dans un local d'habitation ou entrepôt, représentait, eu égard à la nature de ces faits, une menace pour l'ordre public. Dans ces conditions, le moyen tiré d'un défaut d'examen de sa situation sera écarté.
En ce qui concerne la décision portant refus de délai de départ volontaire :
8. En premier lieu, aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; () / 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". L'article L. 612-3 de ce code dispose que : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; () / 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, qu'il a refusé de se soumettre aux opérations de relevé d'empreintes digitales ou de prise de photographie prévues au 3° de l'article L. 142-1, qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale ou qu'il s'est précédemment soustrait aux obligations prévues aux articles L. 721-6 à L. 721-8, L. 731-1, L. 731-3, L. 733-1 à L. 733-4, L. 733-6, L. 743-13 à L. 743-15 et L. 751-5. ".
9. Un justiciable ne peut se prévaloir des dispositions précises et inconditionnelles d'une directive qu'à la condition que celle-ci n'aient pas été transposées dans le délai imparti. Or, la directive 2008/115/CE invoquée par la requérante, dite aussi " directive retour ", a été transposée dans l'ordre juridique interne par la loi n° 2011-672 du 16 juin 2011 relative à l'immigration, à l'intégration et à la nationalité à l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile devenu les articles L. 612-2 et L. 612-3 issus de l'ordonnance n° 2020-1733 du 16 décembre 2020. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance du considérant 6 de la directive 2008/115/CE doit être écarté.
10. En second lieu, pour refuser à la requérante l'octroi d'un délai de départ volontaire, le préfet s'est fondé sur les des 1° et 3° de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et des 1° et 8° de l'article L. 612-3 du même code. Il ressort des pièces du dossier et de ce qui a été dit précédemment, que la requérante a été condamnée par le tribunal judiciaire de Grenoble à quatre mois d'emprisonnement pour les faits de vol par ruse, effraction ou escalade dans un local d'habitation ou entrepôt, qu'elle ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français et n'a pas sollicité de titre de séjour, et que si elle déclare être hébergée par sa cousine à Grenoble sans connaitre l'adresse précise, elle ne dispose pas de document d'identité ou de voyage en cours de validité. Dans ces conditions, et en l'absence de circonstance particulière, le préfet, a pu, sans entacher sa décision d'une erreur d'appréciation de sa situation, refuser de lui accorder un délai de départ volontaire.
En ce qui concerne la décision interdisant le retour sur le territoire français pour une durée de dix-huit mois :
11. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que la requérante n'est pas fondée à soutenir que la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de dix-huit mois serait illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français et de la décision portant refus d'octroi d'un délai de départ volontaire.
12. En deuxième lieu, il ne ressort ni des termes de l'arrêté litigieux ni des autres pièces du dossier que le préfet du Rhône se serait cru en situation de compétence liée pour prendre la décision attaquée.
13. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour ". Aux termes de l'article L. 612-10 de ce même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français ".
14. Il ressort des pièces du dossier que la requérante ne peut justifier ni d'une présence ancienne et continue en France, ni de liens d'une particulière intensité sur le territoire français, et que sa présence sur le territoire français constitue une menace pour l'ordre public. Dans ces conditions, en l'absence de circonstances humanitaires et nonobstant l'absence d'une précédente mesure d'éloignement, le préfet du Rhône n'a pas fait une inexacte application des dispositions précitées en prononçant à l'encontre de l'intéressée une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de dix-huit mois. Pour les mêmes motifs, la requéranten'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle.
15. Il résulte de tout ce qui précède que la requérante n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté du préfet du Rhône du 22 décembre 2022.
D E C I D E :
Article 1er : Mme F alias E est admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B F alias C E, au préfet du Rhône et à Me Fabiani.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 février 2023,
Le magistrat désigné,
F. A Le greffier,
M. D
La République mande et ordonne au préfet du Rhône, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
N°2207353
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026