vendredi 20 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2300091 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | CAZANAVE |
Vu les procédures suivantes :
I. Par une requête enregistrée le 6 janvier 2023, sous le n° 2300091, M. F E, représentée par Me Cazanave, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;
2°) d'annuler la décision du 28 décembre 2022 par laquelle le préfet de la Haute-Garonne a fixé le pays à destination duquel il pourrait être éloigné en exécution d'une interdiction judiciaire du territoire français ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 ou, dans l'hypothèse où le requérant ne serait pas admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale, mettre à la charge de l'État la même somme au seul visa de l'article L. 761-1.
Il soutient que :
- la décision en litige est entachée d'un vice de procédure tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation ;
- elle méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation ;
La requête a régulièrement été communiqué au préfet de la Haute-Garonne qui a produit des pièces enregistrées le 9 janvier 2023 et le 20 janvier 2023.
II. Par une requête enregistrée le 7 janvier 2023, sous le n° 2300095, M. F E, représentée par Me Cazanave, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;
2°) d'annuler la décision du 6 janvier 2023 par laquelle le préfet de la Haute-Garonne a prononcé son maintien en rétention administrative ;
3°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Garonne de lui délivrer une attestation de demande d'asile dès la notification du jugement à intervenir ;
4°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 200 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 ou, dans l'hypothèse où le requérant ne serait pas admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale, mettre à la charge de l'État la même somme au seul visa de l'article L. 761-1.
Il soutient que :
- sa requête est recevable ;
- la décision en litige est entachée d'un défaut d'examen de sa situation ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
Par des pièces et un mémoire en défense enregistrés, le 18 janvier 2023 et le 20 janvier 2023, le préfet de la Haute-Garonne conclu au rejet de la requête.
Il soutient qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
M. E a demandé au tribunal que l'audience se tienne hors la présence du public.
Il a été fait droit à cette demande de huis clos.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne,
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique,
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Jozek, premier conseiller, pour statuer sur les demandes présentées au titre de l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience :
- le rapport de M. B,
- les observations de Me Cazanave, représentant M. E, qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens et précise que le caractère non dilatoire de la demande d'asile se déduit des faits et des risques évoqués, que le requérant a été gravement agressé, que le certificat médical produit n'exclut pas les faits invoqués, que dans le récit qu'il a fait aux autorités asilaires, M. E a expliqué qu'il a été agressé, que son compagnon est décédé, qu'il est suivi en raison de son addiction, qu'il se sent menacé en Algérie, qu'il a été accompagné par la CIMADE, que sa démarche a été conditionnée par son traumatisme,
- les observations de M. E, assisté de M. C D, interprète en langue arabe qui répond aux questions du magistrat désigné,
- les observations de Mme A, représentant le préfet de la Haute-Garonne, qui conclut aux mêmes fins et précise que le requérant n'apporte aucune pièce pour démontrer ses dires, s'agissant des raisons pour lesquelles il a quitté son pays d'origine, que lors de ses auditions, il n'a jamais fait état de craintes mais a expliqué vouloir se rendre en Allemagne pour bénéficier d'une aide au retour, qu'il a fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement et de condamnations, que devant l'office français de protection des réfugiés et apatrides le requérant a changé de discours, que la demande d'asile est tardive et n'a été présentée qu'après l'intervention devant le juge judiciaire,
Considérant ce qui suit :
1. M. E, ressortissant algérien, né le 19 septembre 2002 à Oran (Algérie), déclare être entré irrégulièrement sur le territoire français au cours de l'année 2021. Il a été interpellé le 29 août 2022 et incarcéré au centre pénitentiaire de Toulouse-Seysses pour des faits d'escroquerie en état de récidive, et condamné, par un jugement du tribunal correctionnel de Toulouse du 30 août 2022, à une peine d'emprisonnement de six mois. Par un jugement du tribunal correctionnel de Toulouse en date du 29 novembre 2022, il a été condamné à une peine d'emprisonnement de huit mois assortie d'une interdiction judiciaire du territoire français de deux ans pour des faits de vol par effraction commis au mois d'août 2021. En exécution de cette condamnation, le préfet de la Haute-Garonne a pris à son encontre le 28 décembre 2022 un arrêté fixant le pays de renvoi. Le 3 janvier 2023, M. E a été placé en rétention au centre de rétention administrative de Cornebarrieu. Il a présenté, en rétention, une demande d'asile le 6 janvier 2023. Par un arrêté du même jour, notifié à 17 heures 15, le préfet l'a maintenu en rétention en application des dispositions de l'article L. 754-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'Office français de protection des réfugiés et apatrides a rejeté la demande d'asile de M. E par une décision du 12 janvier 2023, notifiée le 18 janvier 2023. Par ses requêtes, M. E demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 28 décembre 2022 et l'arrêté du 12 janvier 2023.
2. L'article L. 754-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers dispose que : " L'étranger peut demander au président du tribunal administratif l'annulation de la décision de maintien en rétention prévue à l'article L. 754-3 dans les quarante-huit heures suivant sa notification afin de contester les motifs retenus par l'autorité administrative pour estimer que sa demande d'asile a été présentée dans le seul but de faire échec à l'exécution de la décision d'éloignement. [] Si l'étranger a formé un recours contre la décision portant obligation de quitter le territoire français en application de l'article L. 614-8 et que le président du tribunal administratif ou le magistrat qu'il désigne à cette fin n'a pas encore statué sur ce premier recours, il statue sur les deux requêtes par une seule décision".
3. Conformément aux dispositions précitées de l'article L. 754-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il y a lieu de joindre les requêtes précitées présentées l'une sur le fondement de l'article L. 614-8 du code de l'entrée et du séjour et du droit d'asile et l'autre sur le fondement de l'article L. 754-4 de ce code, pour y statuer par un seul jugement.
Sur l'admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire :
4. L'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 dispose que : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente () ". Il y a lieu, eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur la requête de M. E, de prononcer son admission provisoire à l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision portant fixation du pays de renvoi :
5. En premier lieu, si, aux termes de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " Toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions et organes de l'Union. / Ce droit comporte notamment : / - le droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre ; () ", il résulte de la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne que cet article s'adresse non pas aux Etats membres mais uniquement aux institutions, organes et organismes de l'Union. Toutefois, il résulte également de la jurisprudence de la Cour de justice que le droit d'être entendu fait partie intégrante du respect des droits de la défense, principe général du droit de l'Union. Il appartient aux Etats membres, dans le cadre de leur autonomie procédurale, de déterminer les conditions dans lesquelles le respect de ce droit est assuré. Ce droit se définit comme celui de toute personne de faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue au cours d'une procédure administrative avant l'adoption de toute décision susceptible d'affecter de manière défavorable ses intérêts.
6. Il ressort des pièces du dossier que par un courrier du 21 décembre 2022, remis à l'intéressé le 26 décembre 2022 à 12 heures 00, le préfet de la Haute-Garonne a informé l'intéressé, alors incarcéré au centre pénitentiaire de Toulouse-Seysses, qu'il envisageait, dès sa libération, de prendre une décision de placement en centre de rétention administrative et de l'éloigner à destination de son pays d'origine ou de tout autre pays où il serait légalement admissible et l'a invité à lui faire connaître ses observations écrites. Le requérant a retourné le formulaire accompagnant ce courrier le 28 décembre suivant à 9 heures 00 en précisant n'avoir aucune observation à formuler. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de son droit d'être entendu garanti par l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne doit être écarté.
7. En deuxième lieu, il résulte des termes mêmes de l'arrêté attaqué que le préfet s'est livré à un examen particulier de la situation de M. E. Le moyen tiré de ce qu'il n'aurait pas été procédé à un examen de sa situation avant que ne soit prise la décision manque dès lors en fait et doit, par suite, être écarté.
8. En troisième et dernier lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ". Et selon l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950. ".
9. M. E invoque des risques de torture et de traitement inhumains et dégradants en cas de retour dans son pays d'origine en raison de son homosexualité. Toutefois, il ressort des pièces du dossier, et notamment de la décision de rejet de sa demande d'asile du 12 janvier 2023, que si l'intéressé a introduit sa demande d'asile en raison de persécutions dont il aurait fait l'objet du fait de son orientation sexuelle, il est revenu, devant l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, sur ses déclarations écrites et a déclaré ne pas avoir de craintes à ce titre en cas de retour en Algérie. M. E, qui a été interrogé par les services de police le 29 octobre 2021 puis le 12 mai 2022 sur les conditions et les motifs de son départ d'Algérie et, ainsi qu'il a été dit au point 5, a été invité à formuler par un courrier du 21 décembre 2022 ses observations écrites sur l'éventualité d'un éloignement vers son pays d'origine, n'a fait état, à ces occasions, d'aucun risque de persécutions liées à son homosexualité. Il n'établit pas qu'il serait susceptible de ce fait d'être effectivement et personnellement victime de traitement inhumains et dégradants par la production d'un certificat médical du 25 novembre 2022, constatant plusieurs cicatrices sur son corps sans que le médecin n'ait été en capacité d'établir un lien entre ces blessures et les faits d'agression homophobe décrits par le requérant. Par suite, M. E n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée méconnaitrait l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Pour les mêmes motifs, la décision attaquée n'est pas entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de la situation du requérant.
En ce qui concerne la décision portant maintient en centre de rétention administrative :
10. En premier lieu, il résulte des termes mêmes de l'arrêté attaqué que le préfet s'est livré à un examen particulier de la situation de M. E. Le moyen tiré de ce qu'il n'aurait pas été procédé à un examen de sa situation avant que ne soit prise la décision manque dès lors en fait et doit, par suite, être écarté.
11. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 754-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Si la France est l'État responsable de l'examen de la demande d'asile et si l'autorité administrative estime, sur le fondement de critères objectifs, que cette demande est présentée dans le seul but de faire échec à l'exécution de la décision d'éloignement, elle peut prendre une décision de maintien en rétention de l'étranger pendant le temps strictement nécessaire à l'examen de sa demande d'asile par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides et, en cas de décision de rejet ou d'irrecevabilité de celle-ci, dans l'attente de son départ (). ".
12. Il ressort des pièces du dossier, que M. E, qui déclare être entré sur le territoire français au cours de l'année 2021, n'a sollicité un dossier de demande d'asile que le 6 janvier 2023, soit trois jours après son placement en rétention administrative après que le juge des libertés et de la détention ait ordonné, le 5 janvier 2023, la prolongation de sa rétention. L'intéressé, qui a pourtant été interrogé par les services de police le 29 octobre 2021 puis le 12 mai 2022 sur les conditions et les motifs de son départ d'Algérie et, ainsi qu'il a été dit au point 5, a été invité à formuler par un courrier du 21 décembre 2022 ses observations écrites sur l'éventualité d'un éloignement vers son pays d'origine, n'a fait état, à ces occasions, d'aucun risque de persécutions. Dans ces conditions, le préfet de la Haute-Garonne a pu à bon droit, sans commettre d'erreur d'appréciation estimer que la demande d'asile formulée en rétention par M. E n'avait d'autre objet que de faire échec à l'exécution de la mesure d'éloignement et présentait ainsi un caractère dilatoire.
13. En troisième et dernier lieu, si la décision attaquée est également fondée sur la circonstance que M. E ne présente pas de garanties de représentation, un tel motif, surabondant, est en tout état de cause sans influence sur le bien-fondé de la décision attaquée, dès lors que le préfet, au vu des éléments dont il disposait, a pu, ainsi qu'il a été dit au point 12, considérer que la demande d'asile présenté par le requérant avait été introduite dans le seul but de faire obstacle à son éloignement.
14. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation des décisions en date du 28 décembre 2022 et du 6 janvier 2023 ainsi que, par conséquent, les conclusions aux fins d'injonction et celles tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : M. E est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. F E, à Me Cazanave et au préfet de la Haute-Garonne.
Lu en audience publique le 20 janvier 2023.
Le magistrat désigné,
F. B Le greffier,
B. ROETS
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
Nos 2300091, 2300095
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026