mardi 17 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2300234 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | GONTIER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 13 janvier 2023, M. F C, représenté par Me Gontier, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 11 janvier 2023 par lequel le préfet de la Haute-Garonne l'a obligé à quitter le territoire français sans délai de départ volontaire, a fixé le pays de renvoi et l'a interdit de retour sur le territoire pour une durée de deux ans ;
3°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Garonne de procéder au réexamen de sa situation dans un délai de huit jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 ou, dans l'hypothèse où le requérant ne serait pas admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale, mettre à la charge de l'État la même somme au seul visa de l'article L. 761-1.
Il soutient que :
En ce qui concerne l'ensemble des décisions :
- l'arrêté contesté est insuffisamment motivé au regard de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration ;
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- la décision attaquée est entachée d'un vice de procédure tiré de la méconnaissance du principe du contradictoire et du droit d'être entendu ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation ;
En ce qui concerne la décision portant refus de délai de départ volontaire :
- la décision en litige est entachée d'un vice de procédure tiré de la méconnaissance du principe du contradictoire et du droit d'être entendu ;
- elle est entachée d'une erreur de droit en l'absence de l'examen de sa situation ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- la décision litigieuse est entachée d'un vice de procédure tiré de la méconnaissance du principe du contradictoire et du droit d'être entendu ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation et est de nature à comporter pour sa situation personnelle et familiale des conséquences d'une exceptionnelle gravité ;
En ce qui concerne la décision portant fixation du pays de renvoi :
- la décision contestée est entachée d'un défaut d'examen de sa situation et d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par un mémoire en défense, enregistré le 16 janvier 2023, le préfet de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la Charte des droits fondamentaux de l'Union,
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique,
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Jozek, premier conseiller, pour statuer sur les demandes présentées au titre de l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. A,
- les observations de Me Cambon, substituant Me Gontier, représentant M. C, qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens et précise que le requérant est de nationalité algérienne, qu'il est entré en France en mai 2020, qu'il a sollicité le bénéfice de l'asile, que cette démarche a échoué, qu'une obligation de quitter le territoire français lui a été notifiée en septembre 2021, que ce courrier a été retourné à l'expéditeur, que c'est une difficulté au regard du délai de départ volontaire, que la préfecture ne peut donc se prévaloir de l'antériorité de cette décision, que le requérant a toujours déclaré qu'il vivait à Lherm avec sa compagne, où il réside avec l'enfant de celle-ci, qu'il veut pouvoir demeurer avec sa compagne, que les déclarations sont cohérentes avec les pièces produites au dossier, que cette situation de famille aurait dû être prise en compte, que l'interdiction de retour sur le territoire français n'évoque pas la menace à l'ordre public, alors qu'il appartenait à la préfecture de l'évoquer et de l'analyser, que le préfet n'a pas procédé à un examen attentif et effectif, notamment en ce qui concerne la menace à l'ordre public et la situation familiale,
- les observations de M. C, assisté par M. B E, interprète en langue arabe qui répond aux questions du magistrat désigné,
- le préfet de la Haute-Garonne n'étant ni présent ni représenté.
Considérant ce qui suit :
1. M. C, ressortissant algérien né le 16 octobre 1992 à Ain Temouchent (Algérie) déclare être entré irrégulièrement sur le territoire national en mai 2020. Il a sollicité son admission au titre de l'asile le 5 février 2021. L'Office français de protection des réfugiés et apatrides, par une décision du 17 mars 2021, et la Cour nationale du droit d'asile, par une décision en date du 2 juillet 2021 ont rejeté sa demande de protection internationale. Il a fait l'objet d'une première mesure d'éloignement par un arrêté du préfet de la Haute-Garonne en date du 30 septembre 2021 portant obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours. Il a été interpellé par les services de police le 11 janvier 2023. Par suite le préfet de la Haute-Garonne a édicté à son encontre l'arrêté du 11 janvier 2023, par lequel il l'oblige à quitter le territoire français sans délai de départ volontaire, fixe le pays de destination et l'interdit de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans. Par sa requête, M. C demande au tribunal d'annuler cet arrêté.
Sur l'admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire :
2. L'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 dispose que : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente () ". Il y a lieu, eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur la requête de l'intéressé, de prononcer son admission provisoire à l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne les moyens communs à plusieurs des décisions attaquées :
3. En premier lieu, l'arrêté contesté précise les dispositions et stipulations dont il fait application, notamment le 1° de l'article L. 611-1, ainsi que le 1°, le 4°, le 5° et le 8° de l'article L. 612-3, les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Il rappelle les considérations de faits sur lesquelles il repose, et notamment les conditions d'entrée et de séjour du requérant en France, le rejet de sa demande d'admission au titre de l'asile et mentionne les principaux éléments de sa situation personnelle et familiale. Il indique que l'intéressé, entré irrégulièrement en France, a déclaré son intention de ne pas se conformer à l'obligation de quitter le territoire français, s'est soustrait à une précédente mesure, ne possède pas de garanties de représentation et enfin qu'il n'établit pas être exposé à des traitements contraires à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en cas de retour dans son pays d'origine. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisante motivation doit être écarté.
4. En deuxième lieu, M. C ne peut utilement se prévaloir des dispositions de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration relatives à la procédure contradictoire à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français ainsi que les décisions qui lui sont accessoires, dès lors qu'il ressort des dispositions du livre VI du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que le législateur a entendu déterminer l'ensemble des règles de procédures administrative et contentieuse auxquelles sont soumises l'intervention et l'exécution des décisions par lesquelles l'autorité administrative oblige un étranger à quitter le territoire français.
5. En troisième lieu, il ressort des pièces du dossier, notamment du procès-verbal d'audition du 11 janvier 2023, que M. C, a été entendu par les services de police aux frontières préalablement à l'édiction de l'arrêté en litige, a été informé de ce qu'il était susceptible de faire l'objet d'une éventuelle mesure d'éloignement à destination du pays dont il a la nationalité assortie d'une interdiction de retour et a été invité à formuler des observations. Il a d'ailleurs déclaré, à cette occasion, qu'il souhaitait avoir la possibilité de rester avec sa compagne et le fils de celle-ci pour régulariser sa situation. Le moyen tiré du vice de procédure au regard de la méconnaissance du principe du contradictoire doit être écarté comme manquant en fait.
6. En quatrième et dernier lieu, il ne ressort ni des termes même de l'arrêté contesté, ni des pièces du dossier, que le préfet de la Haute-Garonne n'aurait pas procédé à un examen réel et sérieux de la situation du requérant avant de prononcer les mesures en litige. Par suite, le moyen doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant refus de délai de départ volontaire :
7. Aux termes de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; [] ; 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ; 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ; [] ; 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, qu'il a refusé de se soumettre aux opérations de relevé d'empreintes digitales ou de prise de photographie prévues au 3° de l'article L. 142-1, qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale ou qu'il s'est précédemment soustrait aux obligations prévues aux articles L. 721-6 à L. 721-8, L. 731-1, L. 731-3, L. 733-1 à L. 733-4, L. 733-6, L. 743-13 à L. 743-15 et L. 751-5. ".
8. Il ressort des pièces du dossier que M. C a fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement en date du 30 septembre 2021 portant obligation de quitter le territoire dans un délai de trente jours. Contrairement à ce que soutient le requérant, le préfet de la Haute-Garonne justifie de sa notification régulière, par la production de l'enveloppe contenant cette décision, retournée en préfecture le 25 octobre 2021 et le volet relatif à la preuve de distribution portant la mention " pli avisé et non réclamé ". Il résulte des pièces du dossier et, notamment du procès-verbal de son audition du 11 janvier 2023 que l'intéressé entend ne pas se soumettre à la mesure d'éloignement. Le requérant n'a pas présenté de document d'identité ou de voyage en cours de validité lors de son interpellation. Enfin, il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente par la production d'une simple attestation d'hébergement non datée, produite à l'appui de sa requête. Par suite, le préfet a pu, sans commettre d'erreur d'appréciation, considérer qu'il existait un risque de fuite et, en l'absence de circonstances particulières, refuser d'assortir l'obligation de quitter le territoire français d'un délai de départ volontaire.
En ce qui concerne les moyens dirigés contre la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
9. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction prévue à l'article L. 612-11 ".
10. En l'espèce, le requérant, qui s'est déclaré célibataire et sans charge de famille, ne justifie pas de la stabilité et de l'intensité de la relation de concubinage qu'il invoque par la seule production d'une attestation, non datée, de sa compagne, l'hébergeant à titre gratuit. Il n'établit pas entretenir des liens anciens et stable sur le territoire. En outre, ainsi qu'il a été dit au point 9, il a fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement en date du 30 septembre 2021 qui lui a été régulièrement notifiée. Dans ces conditions, alors même que le comportement de M. C ne représente pas une menace à l'ordre public, le préfet de la Haute-Garonne n'a pas méconnu les dispositions précitées, ni commis une erreur d'appréciation de la situation de l'intéressé.
En ce qui concerne les moyens dirigés contre la décision fixant le pays de destination :
11. Aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. ". Et selon l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950. ".
12. M. C soutient que la décision fixant l'Algérie comme pays de renvoi porterait atteinte à son droit de ne pas être soumis à des traitements inhumains et dégradant. Toutefois, l'intéressé ne produit aucun élément au soutien de ses allégations alors que l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, le 24 mars 2021, et la Cour nationale du droit d'asile, par une décision en date du 2 juillet 2021 ont rejeté sa demande d'asile. Dans ces conditions, le préfet n'a pas méconnu les stipulations et dispositions précitées. Par suite le moyen doit être écarté.
13. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté en date du 11 janvier 2023, ainsi que celles relatives à l'injonction sous astreinte doivent être rejetées.
Sur les conclusions relatives aux frais d'instance :
14. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'Etat, qui n'a pas la qualité de partie perdante, verse à Me Gontier, la somme réclamée en application des dispositions combinées de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : M. C est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. F C, à Me Gontier et au préfet de la Haute-Garonne.
Lu en audience publique le 17 janvier 2023.
Le magistrat désigné,
F. A La greffière,
A. BACH
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026