jeudi 14 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2300338 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | BLONDELLE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire en réplique, enregistrés respectivement les 20 janvier et 11 avril 2023, M. A se disant I E, représenté par Me Blondelle, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 18 janvier 2023 par lequel le préfet de l'Hérault lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a prononcé une interdiction de retour d'une durée de deux ans et a fixé le pays de renvoi ;
3°) de mettre à la charge l'Etat les entiers dépens ainsi que la somme de 1 500 euros à verser à son conseil, Me Blondelle, en application des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- il n'est pas justifié de la compétence de l'auteur de l'acte attaqué ;
- la décision attaquée est insuffisamment motivée ;
- le préfet de l'Hérault n'a pas procédé à un examen réel et sérieux de sa situation ;
- la décision attaquée est entachée d'erreur d'appréciation et d'erreur de droit dès lors qu'il possède la nationalité italienne ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation ;
En ce qui concerne la décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire :
- il n'est pas justifié de la compétence de l'auteur de l'acte attaqué ;
- le préfet a méconnu l'étendue de sa compétence ;
- la décision attaquée est dépourvue de base légale ;
- elle est entachée d'une erreur de fait et d'erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation ;
En ce qui concerne la décision fixant un pays de renvoi :
- il n'est pas justifié de la compétence de l'auteur de l'acte attaqué ;
- la décision attaquée est dépourvue de base légale ;
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour :
- elle est dépourvue de base légale ;
- elle est entachée d'erreur dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation.
Le préfet de l'Hérault a transmis des pièces enregistrées le 22 janvier 2023.
La clôture de l'instruction a été fixée au 10 octobre 2023 par une ordonnance du 26 septembre précédent.
M. A se disant M. E a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 21 juin 2023.
Vu la décision attaquée et les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative ;
Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;
La présidente de la formation de jugement ayant dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience ;
Après avoir entendu, au cours de l'audience publique le rapport de Mme Jorda.
Considérant ce qui suit :
1. M. A se disant I E a déclaré être entré sur le territoire français au cours de l'année 2003, à l'âge de 4 ans. Le 17 janvier 2023, à la suite d'un contrôle, il a été placé en garde-à-vue pour des faits d'usage de faux documents, les services de police ayant considéré que la pièce d'identité italienne présentée était fausse. Par un arrêté du 18 janvier 2023, le préfet de l'Hérault lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a proconcé à son encontre une interdiction de retour d'une durée de deux ans et a fixé un pays de renvoi. Par la présente requête, M. A se disant E demande au tribunal d'annuler cet arrêté.
Sur la demande d'admission à l'aide juridictionnelle provisoire :
2. Par une décision du bureau d'aide juridictionnelle, en date du 21 juin 2023, M. A se disant E a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Par suite, sa demande tendant à être admis, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle est devenue sans objet. Dès lors, il n'y a plus lieu d'y statuer.
Sur les conclusions à fins d'annulation :
En ce qui concerne la compétence de l'auteur de l'arrêté attaqué pris dans son ensemble
3. Par un arrêté du 21 septembre 2022, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture, le préfet de l'Hérault a donné délégation à Mme D C, cheffe de la section éloignement, aux fins de signer notamment les décisions contenues dans l'arrêté contesté, en cas d'absence ou d'empêchement de Mme B F, cheffe du bureau de l'asile, du contentieux et de l'éloignement, ou de Mme G H, adjointe à la cheffe du bureau de l'asile, du contentieux et de l'éloignement. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué manque en fait et doit être écarté.
En ce qui concerne la motivation des décisions attaquées :
4. L'arrêté attaqué vise les textes dont il est fait application, notamment le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, mentionne les faits relatifs à la situation personnelle et administrative de M. A se disant E et indique avec précision les raisons pour lesquelles le préfet de l'Hérault a pris à son encontre des décisions portant obligation de quitter le territoire français, refus d'octroi d'un délai de départ volontaire, fixation du pays de renvoi et interdiction de retour sur le territoire français. Par suite, le moyen tiré de la motivation insuffisante des décisions attaquées doit être écarté.
En ce qui concerne les autres moyens dirigés contre la décision portant obligation de quitter le territoire :
5. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier et des termes des décisions attaquées, que le préfet de l'Hérault a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l'intéressé. Par suite, le moyen tiré du défaut d'un tel examen réel doit être écarté.
6. En deuxième lieu, pour justifier de sa nationalité italienne, M. A se disant I E, qui soutient être né à Rome le 10 février 1998, verse au dossier un extrait d'acte de naissance, la copie d'une carte d'identité italienne et un extrait d'acte de naissance de sa mère ainsi que la copie de l'acte de naissance de son frère. Toutefois, il ressort des pièces du dossier et notamment du procès-verbal des services de police du 17 janvier 2023, qui fait foi jusqu'à preuve du contraire, que le requérant est connu dans le fichier national des étrangers sous le nom I E né le 10 février 1998 à NikšIc, au Monténégro. Par ailleurs, la consultation décadactylaire de la base du fichier automatisé des empreintes digitales (FAED) a trouvé une correspondance avec l'identité de M. I E né également le 10 février 1998 à NikšIc. Enfin, l'extrait d'acte de naissance qu'il produit, s'il indique une naissance à Rome le 10 février 1998, ne précise aucune nationalité. L'acte de naissance de sa mère, Giuliana Salkanovic indique qu'elle serait née à Sassuolo, en Italie, le 15 octobre 1980 alors que sa carte d'identité italienne mentionne qu'elle y serait née le 16 octobre 1980 et l'extrait d'acte de naissance de son frère indique également que leur mère se prénommerait Dulijana, et non plus Giuliana, et serait née à NikšIc, le 15 octobre 1980. Dans ces conditions, les documents produits ne permettent de déterminer avec certitude sa nationalité et la situation du requérant qui n'est par suite pas fondé à soutenir que la décision attaquée serait de ce fait entachée d'erreur de droit ou d'erreur d'appréciation.
7. En dernier lieu, aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
8. Le requérant déclare avoir résidé en France de 2003 à 2010, être parti en Italie puis être revenu vivre en France en 2015, où résident sa fille, âgée de six ans, sa mère, qui serait ressortissante italienne, sa grande sœur et son petit frère. Il fait également valoir qu'il a été bénévole auprès des Restos du cœur de juillet à septembre 2021, s'est inscrit au pôle emploi de Montélimar le 19 mai 2021, a travaillé comme agent de service du 2 au 20 février 2022 et il vit à Agde avec sa mère, depuis le 1er septembre 2022. Il a toutefois lui-même admis, au cours de l'enquête policière, ne pas s'occuper de fille. Par ailleurs, célibataire et sans charge de famille, il ne justifie ni de son identité ni de la date de son entrée en France, n'établit aucune intégration sociale ni aucune perspective d'insertion professionnelle particulière. Dans ces circonstances, il ne justifie pas avoir établi le centre de ses intérêts privés et familiaux en France. Par suite, le préfet n'a ni méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention précitée, ni entaché sa décision d'erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur la situation de l'intéressé.
En ce qui concerne la décision lui refusant un délai de départ volontaire
9. En premier lieu, les conclusions à fin d'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français étant rejetées, le moyen tiré du défaut de base légale de la décision lui refusant un délai de départ volontaire doit être écarté.
10. En deuxième lieu, si le requérant soutient que le préfet se serait estimé à tort en situation de compétence liée et aurait ainsi méconnu l'étendue de sa compétence, il n'assortit pas ce moyen de précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé. Par suite, ce moyen ne peut être qu'écarté.
11. En dernier lieu, aux termes de l'article L.612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; () /3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". L'article L. 612-3 du même code précise que " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; () / 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ; / 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ; () / 7° L'étranger a contrefait, falsifié ou établi sous un autre nom que le sien un titre de séjour ou un document d'identité ou de voyage ou a fait usage d'un tel titre ou document ; / 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, qu'il a refusé de se soumettre aux opérations de relevé d'empreintes digitales ou de prise de photographie prévues au 3° de l'article L. 142-1, qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale ou qu'il s'est précédemment soustrait aux obligations prévues aux articles L. 721-6 à L. 721-8, L. 731-1, L. 731-3, L. 733-1 à L. 733-4, L. 733-6, L. 743-13 à L. 743-15 et L. 751-5 ".
12. Le requérant soutient que la décision attaquée est entachée d'une erreur de fait et d'erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'il vit avec sa mère et présente des garanties de représentations propres à annihiler le risque de fuite.
13. La décision attaquée est fondée sur les dispositions des articles L.612-2 1° et 3° et L.612-3 1°, 4°, 5°, 7° et 8°. Le requérant n'ayant produit aucune pièce permettant d'établir avec certitude son identité et ne contestant pas avoir déjà fait l'objet d'une mesure d'éloignement, qu'il n'a pas exécutée, il n'est pas fondé à soutenir qu'il présente des garanties de représentations suffisantes et que le préfet aurait commis une erreur de fait ou une erreur manifeste d'appréciation.
En ce qui concerne la décision fixant un pays de renvoi
14. Les conclusions à fin d'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français étant rejetées, le moyen tiré du défaut de base légale de la décision attaquée en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour
15. En premier lieu, les conclusions à fin d'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français étant rejetées, le moyen tiré du défaut de base légale de la décision portant interdiction de retour en raison de l'illégalité de cette décision doit être écarté.
16. En second lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. () ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. () ".
17. Le requérant soutient que les motifs retenus par le préfet de l'Hérault pour édicter la mesure d'interdiction de retour de deux ans n'est pas justifiée dans son principe ni dans sa durée dès lors qu'il ne constitue pas une menace à l'ordre public, qu'il justifie de circonstances humanitaires et qu'il dispose d'importantes attaches familiales en France. Toutefois, et outre que l'intéressé n'établit pas la durée de sa présence en France, comme il a été dit au point 8, il n'y a pas établi le centre de ses intérêts privés et familiaux. Il a par ailleurs déjà fait l'objet de précédentes mesures d'éloignement qu'il n'a pas exécutées, dont l'une au moins comportait une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an, et à la date de la décision attaquée, il était placé en garde à vue pour des faits d'" usage de faux documents " et représentait ainsi une menace à l'ordre public. Enfin, il ne justifie pas de circonstances humanitaires. Dans ces conditions, et alors même que la procédure d'usage de faux document a par la suite été classée sans suite, le préfet, qui au demeurant a examiné la situation du requérant au regard des quatre critères prévus par la loi, n'a pas entaché sa décision d'erreur manifeste d'appréciation en fixant une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans.
18. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions du requérant tendant à l'annulation de l'arrêté du 18 janvier 2023 par lequel le préfet de l'Hérault lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a prononcé une interdiction de retour d'une durée de deux ans et a fixé le pays de renvoi doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions présentées sur le fondement des dispositions des articles L. 761-1 et R. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la demande d'admission, à titre provisoire, à l'aide juridictionnelle de M. A se disant E.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A se disant I E, à Me Blondelle et au préfet de l'Hérault.
Délibéré après l'audience du 30 novembre 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Cherrier, présidente,
Mme Jorda, conseillère,
Mme Péan, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 décembre 2023.
La rapporteure,
V. JORDALa présidente,
S. CHERRIERLa greffière,
F. DEGLOS
La République mande et ordonne au préfet de l'Hérault en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière en chef
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026