mardi 19 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2300500 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | OUDDIZ-NAKACHE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 26 janvier 2023, M. E C, représenté par Me Ouddiz-Nakache, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 8 décembre 2022 par lequel le préfet de la Haute-Garonne lui a retiré son certificat de résidence en qualité de ressortissant algérien, l'a obligé à quitter le territoire dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Garonne, à titre principal, de lui délivrer un certificat de résidence de dix ans an qualité de ressortissant algérien, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa situation, sous astreinte de cent euros par jour de retard suivant la notification du jugement à intervenir, avec délivrance d'une autorisation provisoire de séjour pendant la période transitoire ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le paiement à son conseil d'une somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- l'arrêté attaqué est entaché d'incompétence ;
- il est entaché d'un défaut de motivation ;
- il est entaché d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation ;
- il a été pris à l'issue d'une procédure irrégulière en méconnaissance des articles L. 121-1 et L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration ;
- il viole les stipulations de l'article 4 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ; d'une part, il est entaché d'une erreur dans l'appréciation de la cessation de la communauté de vie et de la fraude qui lui est opposée ; d'autre part, le préfet n'était pas tenu de procéder au retrait de son certificat de résidence en cas de cessation de communauté de vie ;
- il viole les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- il est entaché d'une erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation personnelle.
Par un mémoire en défense, enregistré le 4 mai 2023, le préfet de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. C ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 19 septembre 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 19 octobre 2023.
M. C a produit des pièces le 28 novembre 2023 qui ont été communiquées le 29 novembre 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, modifié ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Le rapport de Mme Soddu a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. E C, ressortissant algérien, est entré en France le 31 mai 2020 sous couvert d'un visa court séjour de trois mois, sollicité par son épouse compatriote. Par la suite, il a obtenu, au titre du regroupement familial, un certificat de résidence de dix ans en sa qualité de ressortissant algérien valable du 24 juin 2020 au 23 juin 2030. Par la présente requête, M. C demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 8 décembre 2022, par lequel le préfet de la Haute-Garonne lui a retiré son certificat de résidence, l'a obligé à quitter le territoire dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, l'arrêté attaqué a été signé par Mme D B, directrice des migrations et de l'intégration, qui disposait, aux termes de l'arrêté du 18 octobre 2022 publié le 19 octobre 2022 au recueil des actes administratifs spécial n° 31- 2022-355 de la préfecture de la Haute-Garonne et consultable sur le site internet de la préfecture, d'une délégation permanente à l'effet de signer, notamment tous actes ou arrêtés relevant des attributions de sa direction en ce qui concerne les matières relevant du ministère de l'intérieur, cette délégation n'étant en tout état de cause pas conditionnée par l'absence ou l'empêchement du préfet. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'arrêté attaqué doit être écarté.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police / () ". Aux termes de l'article L. 211-5 de ce code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".
4. L'arrêté attaqué vise les textes dont il est fait application, notamment l'article 4 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, ainsi que l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Par ailleurs, il comporte les considérations de droit et de fait sur lesquelles se fonde le préfet, et qui permettent de vérifier que l'administration préfectorale a procédé à un examen de la situation particulière du requérant au regard des stipulations et dispositions législatives et réglementaires applicables, en particulier le fait que le requérant est séparé de son épouse, qu'aucune communauté de vie n'était effective à la date à laquelle lui a été remis son certificat de résidence algérien de dix ans et que la remise du titre a été viciée par la fraude et peut donc lui être retiré après examen de sa situation personnelle. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation doit être écarté.
5. En troisième lieu, il ressort des pièces du dossier que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation du requérant. Si ce dernier soutient qu'il n'a pas été tenu compte de la promesse d'embauche qu'il a obtenue, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet, qui fait état dans la décision en litige de l'absence de perspective professionnelle, en aurait été informé. Par suite, le moyen tiré du défaut d'examen de sa situation doit être écarté.
6. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Exception faite des cas où il est statué sur une demande, les décisions individuelles qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2, ainsi que les décisions qui, bien que non mentionnées à cet article, sont prises en considération de la personne, sont soumises au respect d'une procédure contradictoire préalable. ". L'article L. 122-1 du même code dispose : " Les décisions mentionnées à l'article L. 211-2 n'interviennent qu'après que la personne intéressée a été mise à même de présenter des observations écrites et, le cas échéant, sur sa demande, des observations orales () ".
7. Il ressort des pièces du dossier que M. C, préalablement à l'arrêté de retrait attaqué, a été invité par courrier du préfet de la Haute-Garonne en date du 28 octobre 2022 à présenter ses observations dans un délai de sept jours en application des articles L. 121-1 et L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration, susvisés, lesquelles observations ont été présentées le 10 novembre 2022 par l'intermédiaire de son conseil. Il ressort également des pièces du dossier que le requérant, convoqué en préfecture le 9 décembre 2022, ne s'est pas présenté à cette convocation. Si M. C soutient que la procédure est entachée d'un vice substantiel de procédure du fait, notamment de l'absence de réponse du préfet de la Haute-Garonne à ses observations, il ressort des pièces du dossier que M. C a été en mesure de présenter ses observations tout a long de la procédure, étant entendu au demeurant que l'absence de réponse du préfet aux observations formulées est sans incidence sur la régularité de la procédure. Par suite, le moyen tiré de ce que l'arrêté attaqué est entaché d'un défaut de respect du principe du contradictoire au regard des dispositions susvisées doit être écarté.
8. En cinquième lieu, aux termes de l'article 4 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 : " Sans préjudice des dispositions de l'article 9, l'admission sur le territoire français en vue de l'établissement des membres de famille d'un ressortissant algérien titulaire d'un certificat de résidence d'une durée de validité d'au moins un an, présent en France depuis au moins un an sauf cas de force majeure, et l'octroi du certificat de résidence sont subordonnés à la délivrance de l'autorisation de regroupement familial par l'autorité française compétente. () ". Aux termes de l'article L. 423-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " En cas de rupture de la vie commune ne résultant pas du décès de l'un des conjoints, le titre de séjour qui a été remis au conjoint d'un étranger peut, pendant les trois années suivant l'autorisation de séjourner en France au titre du regroupement familial, faire l'objet d'un retrait ou d'un refus de renouvellement. () ". Aux termes de l'article L. 241-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Par dérogation aux dispositions du présent titre, un acte administratif unilatéral obtenu par fraude peut être à tout moment abrogé ou retiré ".
9. En l'absence de stipulations expresses par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, le préfet peut légalement faire usage du pouvoir général qu'il détient, même en l'absence de texte, pour retirer une décision individuelle obtenue par fraude. Il appartient toutefois à l'administration de rapporter la preuve de la fraude, laquelle ne saurait être présumée, et ce tant s'agissant de l'existence des faits matériels l'ayant déterminée à délivrer l'acte que de l'intention du demandeur de la tromper, pour procéder à ce retrait.
10. M. C est entré en France le 31 mai 2020 avec un visa de court séjour au titre du regroupement familial présenté par son épouse, compatriote et avec laquelle il est marié depuis le 23 septembre 2014. Le 26 août 2020, le requérant suite à sa demande au titre du regroupement familial, s'est vu remettre un certificat de résidence de dix ans en sa qualité de ressortissant algérien. Pour retirer le certificat de résidence accordé à M. C, le préfet de la Haute-Garonne a retenu, en s'appuyant sur les courriers de la caisse d'allocations familiales des 14 juillet 2020 et 25 novembre 2022, corroborés par une attestation d'hébergement de la Croix-Rouge, que le couple était séparé depuis le 14 juillet 2020, soit plus d'un mois avant le remise du certificat de résidence, que le requérant n'a pas informé les services de la préfecture de son changement de situation matrimoniale, et que l'entier dossier du requérant mettait en avant un défaut d'intention matrimoniale, notamment de cohabiter et de fonder une famille. Le préfet de la Haute-Garonne a ainsi considéré, que le requérant avait commis une fraude caractérisée pour l'obtention d'une carte de résident de dix ans en qualité d'algérien. M. C se prévaut du fait qu'aucune procédure de divorce n'a été engagée, soutient que la communauté de vie n'a pas cessé avec son épouse même si à la suite d'un différend conjugal, celle-ci l'a mis à la porte du domicile conjugal à l'été 2022, et produit à l'appui de ses allégations, une attestation sommaire et non circonstanciée de son épouse datée du 23 août 2021 et des attestations de voisins établissant des relations conflictuelles avec son épouse. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que le couple, marié depuis le 23 septembre 2014, n'a sollicité le regroupement familial que le 31 mai 2020, soit plus de cinq ans après leur mariage, que les courriers de la caisse d'allocations familiales et de de la Croix-Rouge, précités indiquent que le requérant est séparé de son épouse depuis le 14 juillet 2020, soit moins de deux mois après son entrée en France, que la communauté de vie entre les époux était rompue à la date à laquelle le requérant a bénéficié de la délivrance de son certificat de résidence, que le requérant s'est abstenu de prévenir les services de la préfecture du changement de sa situation familiale, et que le requérant ne fournit aucun élément attestant d'une communauté de vie entre le requérant et son épouse ou d'une intention matrimoniale. Dans ces conditions, les éléments du dossier permettent d'établir que le requérant a entendu dissimuler sa situation afin d'obtenir un certificat de résidence. Par suite, le préfet de la Haute-Garonne n'a pas commis d'erreur de droit ou d'appréciation au regard des stipulations de l'article 4 de l'accord franco-algérien, précité, en retirant au requérant sa carte de résident obtenue frauduleusement.
11. En sixième et dernier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
12. Il ressort des pièces du dossier que M. C est entré en France au titre du regroupement familial le 31 mai 2020, et résidait en France depuis seulement un peu plus de deux ans à la date de la décision attaquée, que le requérant est séparé de son épouse, qu'il a vécu la majeure partie de sa vie en Algérie, pays dans lequel réside ses trois sœurs et son frère. Si M. C se prévaut de son intégration en France, et produit à l'appui de ses allégations une attestation de formation datée du 14 septembre 2020 et des bulletins de salaires de janvier à octobre 2022, ces seuls éléments ne permettent pas de justifier son intégration, étant entendu comme il a été dit au point 10, que l'autorisation de travailler était inhérente à son certificat de résidence, lequel a été obtenu par fraude. Dans ces conditions, eu égard à la durée et aux conditions du séjour en France, le requérant n'est pas fondé à soutenir que le préfet de la Haute-Garonne, en lui retirant son certificat de résidence de dix ans en qualité d'algérien, a porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels la décision a été prise. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, précitées, ne peut qu'être écarté. Pour les mêmes motifs, l'arrêté attaqué n'est pas entaché d'une erreur manifeste dans l'appréciation de la situation personnelle de M. C.
13. Il résulte de ce qui précède que les conclusions présentées par M. C tendant à l'annulation de l'arrêté préfectoral du 8 décembre 2022 par lequel le préfet de la Haute-Garonne lui retiré son certificat de résidence en qualité de ressortissant algérien, l'a obligé à quitter le territoire dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi, doivent être rejetées.
Sur les conclusions aux fins d'injonction sous astreinte :
14. Les conclusions à fin d'annulation de M. C étant rejetées, ses conclusions susvisées aux fins d'injonction sous astreinte doivent l'être également, dès lors que le présent jugement ne nécessite aucune mesure d'exécution au regard des dispositions des articles L. 911-1 et suivants du code de justice administrative.
Sur les frais liés au litige :
15. Les conclusions de M. C présentées sur fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 doivent être rejetées, l'Etat n'étant pas la partie perdante dans la présente instance.
D E C I D E:
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. E C, à Me Ouddiz-Nakache et au préfet de la Haute-Garonne.
Délibéré après l'audience du 5 décembre 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Molina-Andréo, présidente
Mme Soddu, première conseillère,
Mme Biscarel, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 décembre 2023.
La rapporteure,
N. SODDU
La présidente,
B. MOLINA-ANDRÉO
La greffière,
M. A
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026