mardi 25 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2300703 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | TERCERO |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 7 février 2023 et des pièces complémentaires enregistrées le 22 mars 2023, M. B A, représenté par Me Tercero, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 20 janvier 2023 par lequel le préfet de la Haute-Garonne a refusé de lui délivrer le titre de séjour sollicité, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jour et a fixé le pays de renvoi ;
3°) à titre principal, d'enjoindre au préfet de la Haute-Garonne de lui délivrer un titre de séjour " étudiant " et dans l'attente, de lui délivrer un récépissé de renouvellement dans le délai de quinze jours à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et de réexaminer sa situation dans un délai de deux mois à compter de cette notification ;
4°) à titre subsidiaire, d'enjoindre au préfet de la Haute-Garonne de lui délivrer une attestation provisoire de séjour dans le délai de quinze jours à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et de réexaminer sa situation dans le délai de deux mois à compter de cette notification ;
5°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 2 000 euros à son conseil en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle et, dans l'hypothèse où il ne serait pas admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle, le versement de cette même somme sur le seul fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
En ce qui concerne l'ensemble des décisions :
- elles méconnaissent son droit d'être entendu, tiré des dispositions des articles 41 et 51 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et des principes généraux de l'Union européenne ;
- elles sont entachées d'un défaut de motivation et d'un défaut d'examen de sa situation ;
- elles méconnaissent les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et sont entachées d'une erreur de droit ;
En ce qui concerne la décision portant refus de renouvellement du titre de séjour :
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 123-1 du code des relations entre le public et l'administration ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est privée de base légale ;
- il n'a pas été informé de la confidentialité de sa demande d'asile et de sa possibilité de lever la confidentialité de sa demande d'asile en dépit de l'obligation d'information prévue aux articles R. 521-4 et R. 521-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par un mémoire en défense enregistré le 20 mars 2022, le préfet de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales,
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne,
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,
- le code des relations entre le public et l'administration,
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique,
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Le Fiblec, premier conseiller, pour exercer les pouvoirs qui lui sont attribués par l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. C,
- les observations de Me Tercero, représentant M. A, qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens,
- les observations de M. A, qui répond aux questions du magistrat désigné,
- le préfet de la Haute-Garonne n'étant ni présent ni représenté.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant tchadien, né le 4 février 1992 à N'Djamena (Tchad), est entré, sur le territoire français le 9 septembre 2016 muni d'un passeport revêtu d'un visa long séjour " étudiant ". Il a bénéficié d'une carte de séjour temporaire d'un an, portant la mention " étudiant ", régulièrement renouvelée jusqu'au 4 novembre 2019, d'une carte de séjour pluriannuelle valable du 5 novembre 2019 au 4 novembre 2021 et d'une carte de séjour temporaire d'un an valable jusqu'au 4 novembre 2022. Il a sollicité le bénéfice de l'asile le 7 février 2022 et a fait l'objet d'une décision de rejet par l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides le 29 avril 2022. Il a sollicité le renouvellement de son titre de séjour en qualité d'étudiant le 14 octobre 2022. Il a fait l'objet d'une décision de rejet de sa demande d'asile par la Cour nationale du droit d'asile le 16 novembre 2022. Par un arrêté du 20 janvier 2023, le préfet de la Haute-Garonne a refusé de lui délivrer le titre de séjour sollicité, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi. Par sa présente requête, M. A demande au tribunal d'annuler les décisions contenues dans cet arrêté.
Sur l'admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire :
2. L'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 dispose que : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente () ". Il y a lieu, eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur la requête de l'intéressé, de prononcer son admission provisoire à l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision portant refus de renouvellement du titre de séjour :
3. En premier lieu, il résulte de l'arrêté litigieux qu'il comporte les circonstances de droit et de fait qui fondent la décision contestée. Le moyen tiré de ce que cette décision serait entachée d'un défaut de motivation doit être écarté.
4. En deuxième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'autorité préfectorale n'aurait pas procédé à un examen sérieux de la situation de M. A avant de prononcer la décision en litige. Par suite, le moyen doit être écarté.
5. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 123-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Une personne ayant méconnu pour la première fois une règle applicable à sa situation ou ayant commis une erreur matérielle lors du renseignement de sa situation ne peut faire l'objet, de la part de l'administration, d'une sanction, pécuniaire ou consistant en la privation de tout ou partie d'une prestation due, si elle a régularisé sa situation de sa propre initiative ou après avoir été invitée à le faire par l'administration dans le délai que celle-ci lui a indiqué ".
6. Il ressort des pièces du dossier que la décision contestée n'est pas une sanction et n'a pas pour objet de priver le requérant d'une prestation qui lui est due. Dès lors, M. A ne peut utilement invoquer la méconnaissance des dispositions de l'article L. 123-1 du code des relations entre le public et l'administration.
7. En quatrième lieu, le droit d'être entendu fait partie intégrante du respect des droits de la défense, principe général du droit de l'Union. Il appartient aux Etats membres, dans le cadre de leur autonomie procédurale, de déterminer les conditions dans lesquelles le respect de ce droit est assuré. Ce droit se définit comme celui de toute personne de faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue au cours d'une procédure administrative avant l'adoption de toute décision susceptible d'affecter de manière défavorable ses intérêts. Il ne saurait cependant être interprété en ce sens que l'autorité nationale compétente serait tenue, dans tous les cas, d'entendre l'intéressé lorsque celui-ci a déjà eu la possibilité de présenter, de manière utile et effective, son point de vue sur la décision en cause.
8. Alors qu'il était loisible à M. A, dans le cadre de sa demande d'admission au séjour, de faire valoir auprès du préfet de la Haute-Garonne tout élément pertinent sur sa situation personnelle, le cas échéant en complétant son dossier de demande, le requérant n'établit ni même n'allègue avoir sollicité en vain un entretien avec les services préfectoraux avant que ne soit prise la décision attaquée. Par suite, il n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée aurait été prise en méconnaissance du droit d'être entendu qu'il tient du principe général du droit de l'Union européenne.
9. En cinquième lieu, d'une part, aux termes de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui établit qu'il suit un enseignement en France ou qu'il y fait des études et qui justifie disposer de moyens d'existence suffisants se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " étudiant " d'une durée inférieure ou égale à un an. / En cas de nécessité liée au déroulement des études ou lorsque l'étranger a suivi sans interruption une scolarité en France depuis l'âge de seize ans et y poursuit des études supérieures, l'autorité administrative peut accorder cette carte de séjour sous réserve d'une entrée régulière en France et sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Cette carte donne droit à l'exercice, à titre accessoire, d'une activité professionnelle salariée dans la limite de 60 % de la durée de travail annuelle ". En vertu de l'article L. 432-9 du même code, la carte de séjour temporaire portant la mention " étudiant " prévue à l'article L. 422-1 peut être retirée à l'étudiant étranger qui ne respecte pas la limite de 60 % de la durée de travail annuelle prévue au même article. Ces dispositions permettent au préfet, dans l'hypothèse où cette limite de 60 % n'est pas respectée par l'étudiant étranger, tant de retirer son titre de séjour que d'en refuser le renouvellement.
10. D'autre part, l'article R. 5221-26 du code du travail précise que : " l'étranger titulaire du titre de séjour () portant la mention étudiant est autorisé à exercer une activité salariée, à titre accessoire, dans la limite d'une durée annuelle de travail égale à 964 heures ".
11. M. A soutient que son travail et ses résultats universitaires ont été perturbés par l'emprisonnement qu'il a subi au Tchad lors d'une visite familiale en raison du militantisme d'opposition qu'il a développé en France et il fait valoir qu'il n'a pas dépassé sciemment les heures de travail annuelles qu'autorisait son statut. Toutefois, le préfet pouvait refuser de renouveler son titre de séjour en qualité d'étudiant au seul motif que M. A a travaillé 1 145 heures entre décembre 2021 et octobre 2022, ce qu'il ne conteste pas, en méconnaissance des dispositions combinées de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article R. 5221-26 du code du travail qui limitent la durée de temps de travail autorisée pour les étudiants étrangers à 964 heures. Par suite, en refusant de renouveler le titre de séjour de M. A, le préfet de la Haute-Garonne n'a pas commis une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle.
12. En sixième et dernier lieu, M. A ne peut utilement se prévaloir de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales à l'encontre de la décision portant refus de renouvellement de titre de séjour qui n'a pas pour objet de fixer le pays à destination duquel il sera reconduit. Le moyen, inopérant, doit être écarté. Par ailleurs, le moyen d'erreur de droit invoqué sur ce point n'est pas assorti des précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé, et doit, dès lors, être écarté.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
13. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que le requérant n'est pas fondé à se prévaloir de l'illégalité de la décision refusant son admission au séjour.
14. En deuxième lieu, il résulte de l'arrêté litigieux qu'il comporte les circonstances de droit et de fait qui fondent la décision contestée. Le moyen tiré de ce que cette décision serait entachée d'un défaut de motivation doit être écarté.
15. En troisième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'autorité préfectorale n'aurait pas procédé à un examen sérieux de la situation de M. A avant de prononcer la décision en litige. Par suite, le moyen doit être écarté.
16. En quatrième lieu, il résulte de ce qui a été dit au point 7 et 8 du présent jugement, que le requérant n'est pas fondé à soutenir que son droit d'être entendu aurait été méconnu préalablement à l'édiction de la décision d'éloignement contestée.
17. En cinquième lieu, la méconnaissance du droit à l'information du demandeur d'asile, résultant des dispositions des articles R. 521-4 et R. 521-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et notamment l'obligation d'informer le demandeur sur la confidentialité de sa demande, ne peut être utilement invoquée à l'appui d'un recours mettant en cause la légalité des décisions par lesquelles le préfet statue, en fin de procédure, après intervention de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides et, le cas échéant, après celle de la Cour nationale du droit d'asile, sur le séjour en France au titre de l'asile ou à un autre titre. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance des dispositions des articles R. 521-4 et R. 521-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doivent être écartés comme inopérants.
18. En sixième et dernier lieu, M. A ne peut utilement se prévaloir de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français qui n'a pas pour objet de fixer le pays à destination duquel il sera reconduit. Le moyen, inopérant, doit être écarté. Par ailleurs, le moyen d'erreur de droit invoqué sur ce point n'est pas assorti des précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé, et doit, dès lors, être écarté.
En ce qui concerne la décision portant fixation du pays de renvoi :
19. En vertu de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. ".
20. En l'espèce, M. A soutient qu'il serait exposé à des risques de traitements inhumains ou dégradants dans son pays d'origine, le Tchad, en raison de son engagement en faveur du groupe politique " Front pour l'alternance et la concorde au Tchad " (FACT) qui l'a conduit à être emprisonné lors de son retour au Tchad en janvier 2022. Si la Cour nationale du droit d'asile a confirmé le rejet de sa demande d'asile par une décision du 16 novembre 2022, l'intéressé apporte cependant dans la présente instance des éléments concluants permettant de corroborer ses allégations, d'une part, sur sa visibilité au sein du groupe politique du FACT, par la production de messages qu'il a écrits sur un réseau social et d'attestations de son engagement auprès du FACT en France, et d'autre part, sur la réalité des risques encourus en cas de retour au Tchad, en particulier par la production d'un mandat d'amener délivré par les autorités judiciaires tchadiennes à son encontre le 7 novembre 2022. De plus, il verse aux débats des rapports récents établis par Amnesty International et Human Rights Watch mentionnant les actions répressive menées par le gouvernement tchadien à l'encontre de ses opposants parmi lesquels le FACT est mentionnée à plusieurs reprises. Par suite, compte tenu de la production de pièces personnalisées, postérieures à l'examen de sa demande par la Cour nationale du droit d'asile, et de son récit crédible à l'audience, le requérant doit être regardé comme établissant qu'il encourt des risques personnels et actuels de persécutions en cas de retour dans son pays d'origine en raison de son engagement politique. Par conséquent, en désignant le Tchad comme pays de renvoi, l'arrêté attaqué a méconnu les stipulations précitées. Par suite, et sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés à son encontre, la décision fixant le pays de renvoi doit être annulée.
21. Il résulte de tout ce qui précède que M. A est fondé à demander l'annulation de l'arrêté préfectoral du 20 janvier 2023 en tant qu'il fixe le Tchad comme pays à destination duquel il pourra être reconduit.
Sur les conclusions à fin d'injonction sous astreinte :
22. Le présent jugement rejette les conclusions dirigées contre la décision portant obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours. Par ailleurs, l'annulation partielle de la décision fixant le pays de destination de la mesure d'éloignement prise à l'encontre de M. A n'implique par elle-même aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions à fin d'injonction sous astreinte doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
23. Sous réserve de l'admission définitive du requérant à l'aide juridictionnelle et de la renonciation de son avocate à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat, ce dernier versera la somme de 1 000 euros à Me Tercero en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : M. A est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : L'arrêté du préfet de la Haute-Garonne du 20 janvier 2023 est annulé en tant qu'il fixe le Tchad comme pays à destination duquel M. A pourra être reconduit.
Article 3 : L'Etat versera la somme de 1 000 euros à Me Tercero en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à Me Tercero et au préfet de la Haute-Garonne.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 avril 2023,
Le magistrat désigné,
B. C Le greffier,
M. POUPART
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026