vendredi 7 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2300980 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | BENHAMIDA |
Vu la procédure suivante :
G une requête enregistrée le 21 février 2023 et des pièces complémentaires enregistrées le 31 mars 2023, M. F B, représenté G Me Benhamida, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 6 février 2023 G lequel le préfet de la Haute-Garonne a refusé son admission au séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi ;
3°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Garonne de lui délivrer une carte de séjour vie privée et familiale dans le délai de huit jours à compter de la notification du jugement sous astreinte de 100 euros G jours de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros à son conseil, G application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle ou en cas de rejet de sa demande d'aide juridictionnelle, mettre à la charge de l'Etat cette même somme G application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
En ce qui concerne l'ensemble des décisions contestées :
- elles sont entachées d'un défaut de compétence de leur auteur ;
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
- elle est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article 6 (7) de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est privée de base légale dans la mesure où elle est fondée sur la décision portant refus de titre de séjour[0] elle-même illégale ;
- elle méconnait les dispositions du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle est entachée d'une erreur de droit au regard de l'article L 542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
En ce qui concerne la décision portant fixation du pays de renvoi :
- elle est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle méconnaît l'article 3 de la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
G un mémoire en défense, enregistré le 22 mars 2023, le préfet de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales,
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié,
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,
- le code des relations entre le public et l'administration,
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique,
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Jozek, premier conseiller, pour statuer sur les demandes présentées au titre de l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. A,
- les observations de Me Benhamida, représentant M. B, absent, qui conclut aux mêmes fins et soulève un nouveau moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile contre la décision portant obligation de quitter le territoire français. Elle précise que l'avis du collège des médecins de l'OFII est contestable, que plusieurs certificats, d'août 2022 et mars 2023, indiquent que le traitement n'est pas disponible en Algérie, qu'un médecin algérien indique que du fait de son état et du traitement spécifique, le requérant a été orienté à l'étranger pour une meilleure prise en charge, que s'agissant de l'obligation de quitter le territoire français, le requérant n'a pas reçu notification de la décision de l'office français de protection des réfugiés et apatrides, que le préfet n'apporte pas la preuve de cette notification, qu'il y a donc erreur de droit.
- le préfet n'étant ni présent ni représenté.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant algérien, né le 19 février 1976 à Mostaganem (Algérie),
déclare être entré irrégulièrement en France le 15 janvier 2021 et a sollicité son admission au bénéfice de l'asile le 25 février 2021. L'Office français de protection des réfugiés et apatrides a rejeté sa demande G décision du 30 avril 2021. L'intéressé a sollicité, le 20 septembre 2022, son admission au séjour en raison de son état de santé. G une décision du 6 février 2023, le préfet de la Haute-Garonne lui a refusé l'octroi du titre de séjour sollicité, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi. G la présente requête, M. B demande l'annulation de cet arrêté.
Sur l'admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire :
2. L'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 dispose que : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée G la juridiction compétente () ". Il y a lieu, eu égard à l'urgence à ce qu'il soit statué sur la requête de l'intéressé, de prononcer son admission à l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision portant refus de séjour :
3. En premier lieu, G un arrêté en date du 30 janvier 2023, publié le même jour au recueil administratif spécial, le préfet de la Haute-Garonne a donné une délégation à Mme E C, directrice des migrations et de l'intégration, en matière de police des étrangers, et notamment pour signer les décisions défavorables au séjour à quelque titre que ce soit. G suite, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire des décisions attaquées doit être écarté.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien susvisé : " Les dispositions du présent article ainsi que celles des deux articles suivants, fixent les conditions de délivrance et de renouvellement du certificat de résidence aux ressortissants algériens établis en France ainsi qu'à ceux qui s'y établissent, sous réserve que leur situation matrimoniale soit conforme à la législation française. Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : () 7° au ressortissant algérien, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, sous réserve qu'il ne puisse pas effectivement bénéficier d'un traitement approprié dans son pays. ".
5. La partie qui justifie d'un avis du collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) qui lui est favorable doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tout élément permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, l'existence ou l'absence d'un traitement approprié dans le pays de renvoi. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si l'état de santé d'un étranger justifie la délivrance d'un titre de séjour dans les conditions ci-dessus rappelées, se détermine notamment au vu de ces échanges et éléments contradictoires. En cas de doute et notamment lorsque le secret médical a été levé G l'intéressé, il lui appartient, le cas échéant, de compléter ces éléments en ordonnant toute mesure d'instruction utile.
6. Il ressort des pièces du dossier que M. B souffre d'une spondylarthrite akylosante, d'une malformation congénitale du membre supérieur gauche, de mouvements du rachis cervical et du rachis lombaire, de plusieurs syndesmophytes à ce niveau et d'une ankylose des sacro- iliaques. Il résulte de l'avis du collège de médecins de l'OFII en date du 7 novembre 2022, versé au dossier, que son état de santé nécessite une prise en charge dont le défaut peut entraîner de conséquences d'une exceptionnelle gravité, mais qu'il pourra effectivement bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine. Le requérant produit trois certificats médicaux, qui, contrairement à l'avis du collège des médecins, affirment que son état de santé nécessite un traitement spécifique qui ne pourrait pas être prescrit dans son pays d'origine. Toutefois, ces documents, dont deux sont d'ailleurs postérieurs à la décision attaquée, sont insuffisamment circonstanciés pour remettre en question l'avis du collège de médecins de l'OFII. Dès lors, M. B n'est pas fondé à soutenir que le préfet de la Haute-Garonne aurait méconnu les stipulations de l'article 6 de l'accord franco-algérien susmentionné, ni entaché sa décision d'une erreur de droit ou d'une erreur manifeste d'appréciation.
7. En troisième lieu, aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue G la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
8. M. B soutient que la décision attaquée, qui a pour effet d'interrompre les soins spécialisés dont il fait l'objet en France, méconnaît l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Toutefois, il résulte de ce qui a été dit au point 6 que M. B pourra effectivement bénéficier d'un traitement approprié en Algérie. Enfin, si deux des frères du requérant sont présents en France, il n'est pas dépourvu d'attaches dans son pays, où résident notamment sa mère et plusieurs de ses frères et sœurs. La décision portant refus de titre de séjour ne porte donc pas atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale tel que garanti G l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
9. En quatrième et dernier lieu, il ressort des pièces du dossier que M. B est célibataire, sans enfants. Il est entré irrégulièrement sur le territoire français en janvier 2021 et n'établit pas être dépourvu d'attaches dans son pays d'origine, l'Algérie. En outre, il ne justifie pas d'une insertion sociale et professionnelle en France. G suite, il n'est pas fondé à soutenir que le préfet aurait entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle et familiale.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français et la décision fixant le pays de destination :
10. Aux termes de l'article L. 541-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le demandeur d'asile dont l'examen de la demande relève de la compétence de la France et qui a introduit sa demande auprès de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides bénéficie du droit de se maintenir sur le territoire français ". Aux termes de l'article L. 542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " En l'absence de recours contre la décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides dans le délai prévu à l'article L. 532-1, le droit de se maintenir sur le territoire français prend fin à la notification de cette décision. ". Aux termes de l'article R. 531-19 du même code : " La date de notification de la décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides qui figure dans le système d'information de l'office, et qui est communiquée au préfet compétent et au directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration au moyen de traitements informatiques, fait foi jusqu'à preuve du contraire. ". Et aux termes de l'article R. 531-20 du même code : " La preuve de la notification de la décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides peut être apportée G tout moyen. ".
11. Il résulte de ces dispositions que l'étranger qui demande l'asile a le droit de séjourner sur le territoire national à ce titre jusqu'à ce que la décision rejetant sa demande lui ait été notifiée régulièrement G l'Office français de protection des réfugiés et apatrides ou,
si un recours a été formé devant elle, G la Cour nationale du droit d'asile. En l'absence d'une telle notification, l'autorité administrative ne peut regarder l'étranger à qui l'asile a été refusé comme ne bénéficiant plus de son droit provisoire au séjour ou comme se maintenant irrégulièrement sur le territoire. En cas de contestation sur ce point, il appartient à l'autorité administrative de justifier que la décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides ou de la Cour nationale du droit d'asile a été régulièrement notifiée à l'intéressé.
12. Il ressort des pièces du dossier que la demande d'asile du requérant a été rejetée G l'Office français de protection des réfugiés et apatrides le 30 avril 2021. Le requérant soutient que cette décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides ne lui a pas été notifiée. Le préfet, qui n'a pas communiqué le relevé " TelemOfpra " de l'intéressé et n'était ni présent ni représenté lors de l'audience, ne justifie pas de la notification régulière de cette décision. G suite, le préfet de la Haute-Garonne ne pouvait, sans commettre d'erreur de droit, se fonder sur la décision du 30 avril 2021 de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, pour constater que le maintien sur le territoire français de M. B avait cessé et, G voie de conséquence, l'obliger à quitter le territoire français.
13. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres moyens de la requête, que M. B est seulement fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 6 février 2023 du préfet de la Haute-Garonne, en ce qu'il porte obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixe le pays de renvoi.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
14. Le présent jugement n'implique pas la délivrance d'un titre de séjour à M. B. Dès lors, les conclusions à fin d'injonction doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
15. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, sous réserve que Me Benhamida renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat et sous réserve de l'admission définitive de son client à l'aide juridictionnelle, de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Benhamida de la somme de 1 000 euros en application des dispositions du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas accordée à M. B G le bureau d'aide juridictionnelle, la somme de 1 000 euros sera versée à ce dernier.
D E C I D E :
Article 1er : M. B est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : L'arrêté du 6 février 2023 est annulé en tant qu'il porte obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixe le pays de renvoi.
Article 3 : Sous réserve que Me Benhamida renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat et sous réserve de l'admission définitive de son client à l'aide juridictionnelle, de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Benhamida de la somme de 1 000 euros en application des dispositions du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas accordée à M. B G le bureau d'aide juridictionnelle, la somme de 1 000 euros sera versée à ce dernier.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. F B, à Me Benhamida et au préfet de la Haute-Garonne.
Rendu public G mise à disposition au greffe le 7 avril 2023.
Le magistrat désigné,
F. A Le greffier,
M. D
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026