vendredi 9 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2301115 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | DURAND |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 28 février 2023, M. A D, représenté par Me Durand, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 14 juin 2022 par lequel le préfet de la Haute-Garonne lui a refusé un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé son pays de destination ;
2°) de mettre à la charge de l'État le versement à son conseil de la somme de 1 500 euros au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991 et, dans l'hypothèse où l'aide juridictionnelle lui serait refusée, sur le seul fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'arrêté a été pris par une autorité incompétente ;
- il n'est pas suffisamment motivé ;
- il n'a pas été précédé d'un examen réel et sérieux de sa situation ;
- la décision lui refusant un titre de séjour a été prise en méconnaissance des stipulations du 5° de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié et de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
- elle a été prise en méconnaissance des stipulations de l'article 7b) de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- en refusant d'exercer son pouvoir de régularisation alors qu'il bénéficie d'une promesse d'embauche, assortie d'une demande d'autorisation de travail, d'attaches familiales importantes en France, qu'il a d'excellents résultats scolaires ainsi que le soutien des membres de la communauté enseignante et de ses camarades de classe, et qu'il fait preuve d'une bonne intégration, le préfet a entaché son refus d'erreur de droit et d'erreur manifeste d'appréciation ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français est illégale en raison de l'illégalité dont est elle-même entachée la décision de refus de séjour ;
- elle est entachée d'une erreur de droit dès lors que, entrant dans la catégorie des étrangers pouvant se voir délivrer de plein droit un titre de séjour soit au titre de la vie privée et familiale, soit en qualité d'étudiant ou de travailleur, il ne pouvait faire l'objet d'une mesure d'éloignement ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
- elle a été prise en méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision fixant le pays de destination est illégale en raison de l'illégalité dont sont elles-mêmes entachées les décisions portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français.
Par un mémoire en défense enregistré le 5 juin 2023, le préfet de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
M. D a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 1er février 2023.
Par une ordonnance du 7 juin 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 29 juin 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Dans cette affaire, la présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa demande, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Poupineau a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. F A D, ressortissant algérien, est entré en France le 3 août 2019 sous couvert d'un visa de court séjour d'une durée de trente jours. Il a sollicité, le 30 novembre 2021, son admission exceptionnelle au séjour en faisant valoir la présence de ses parents en France, la poursuite de sa scolarité en terminale professionnelle et une promesse d'embauche assortie d'une autorisation de travail pour un poste d'employé polyvalent. Par un arrêté du 14 juin 2022, le préfet de la Haute-Garonne a refusé de faire droit à sa demande, a assorti sa décision d'une obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination de M. D. Par la présente requête, M. D demande l'annulation de cet arrêté.
Sur l'ensemble des décisions attaquées :
2. En premier lieu, par un arrêté du 6 avril 2022, publié au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture de la Haute-Garonne le même jour, le préfet de la Haute-Garonne a consenti une délégation à Mme E B, directrice des migrations et de l'intégration, à l'effet de signer, notamment, les décisions en matière de police des étrangers, en particulier les décisions défavorables au séjour, les mesures d'éloignement et les décisions les assortissant. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de l'acte ne peut qu'être écarté comme manquant en fait.
3. En deuxième lieu, aux termes de son arrêté, le préfet de la Haute-Garonne a visé les stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile applicables à la situation de M. D, ainsi que les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Il a également précisé l'identité, la date et le lieu de naissance de M. D, ainsi que les conditions de son entrée en France, et exposé les raisons pour lesquelles il a considéré qu'il ne remplissait pas les conditions pour obtenir le titre de séjour qu'il sollicitait. Il a enfin énoncé des éléments suffisants sur sa situation familiale en relevant que M. D était célibataire, sans charge de famille, que ses parents séjournaient en France en situation irrégulière et qu'il disposait d'attaches importantes dans son pays. Enfin, l'exigence de motivation n'implique pas que la décision mentionne l'ensemble des éléments particuliers de la situation de l'intéressé. Dans ces conditions, le préfet a suffisamment exposé les considérations de droit et de fait fondant sa décision de refus de titre de séjour. En application de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'obligation de quitter le territoire, prise sur le fondement du 3° de l'article L. 611-1 du même code, n'avait pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle du refus de titre de séjour. Enfin, la décision fixant le pays de renvoi, qui rappelle la nationalité du requérant et mentionne que celui-ci n'est pas exposé à des traitements prohibés par la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, est suffisamment motivée. Dans ces conditions, le moyen tiré de l'insuffisante motivation de l'arrêté en litige doit être écarté.
4. En troisième et dernier lieu, il ne ressort pas des mentions de l'arrêté litigieux ni d'aucune pièce du dossier que le préfet de la Haute-Garonne n'aurait pas procédé à un examen sérieux de la situation du requérant.
Sur la décision de refus de titre de séjour :
5. En premier lieu, aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, susvisé : " () / Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : / () 5° au ressortissant algérien, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus ; () ". Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
6. M. D, qui est entré en France le 3 août 2019, se prévaut de la durée de son séjour, de la présence de ses parents, de sa réussite scolaire et de l'obtention du baccalauréat avec mention en 2022. Toutefois, à la date de la décision attaquée, il était célibataire et sans charge de famille et n'établit pas disposer en France d'attaches particulières en dehors de ses parents, dont les titres de séjour étaient d'ailleurs expirés. Par ailleurs, le reste de sa fratrie demeurait en Algérie, où il a lui-même vécu la majeure partie de son existence. De plus, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'il ne pourrait pas poursuivre ses études dans son pays. Enfin, il ne justifie pas d'une intégration particulière. Dans ces circonstances, la décision attaquée n'a pas porté au droit de M. D au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise et n'a ainsi pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et du 5 de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié. Pour les mêmes motifs, le préfet de la Haute-Garonne n'a pas entaché cette décision d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle du requérant.
7. En deuxième lieu, aux termes de l'article 7 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié : " () b) Les ressortissants algériens désireux d'exercer une activité professionnelle salariée reçoivent après le contrôle médical d'usage et sur présentation d'un contrat de travail visé par les services du ministre chargé de l'emploi, un certificat de résidence valable un an pour toutes professions et toutes régions, renouvelable et portant la mention " salarié " : cette mention constitue l'autorisation de travail exigée par la législation française ". Aux termes du titre III du protocole annexé à cet accord : " Les ressortissants algériens qui suivent un enseignement, un stage ou font des études en France et justifient de moyens d'existence suffisants (bourses ou autres ressources) reçoivent, sur présentation, soit d'une attestation de pré-inscription ou d'inscription dans un établissement d'enseignement français, soit d'une attestation de stage, un certificat de résidence valable un an, renouvelable et portant la mention " étudiant " ou " stagiaire " ". Aux termes de l'article 9 du même accord : " () Pour être admis à entrer et séjourner plus de trois mois sur le territoire français au titre des articles 4, 5, 7, 7 bis al. 4 (lettre c et d) (a à d) et du titre III du protocole, les ressortissants algériens doivent présenter un passeport en cours de validité muni d'un visa de long séjour délivré par les autorités françaises. Ce visa de long séjour accompagné de pièces et documents justificatifs permet d'obtenir un certificat de résidence dont la durée de validité est fixée par les articles et titres mentionnés à l'alinéa précédent ".
8. Il est constant que M. D n'était pas titulaire d'un visa de long séjour lors du dépôt de sa demande de titre de séjour alors que cette condition est requise par les stipulations précitées du deuxième alinéa de l'article 9 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Dès lors, le requérant n'est pas fondé à soutenir que préfet de la Haute-Garonne a méconnu les stipulations des articles 7b) et 9 de cet accord en refusant de faire droit à sa demande.
9. Si l'accord franco-algérien ne prévoit pas de modalités d'admission exceptionnelle au séjour, ses stipulations n'interdisent pas au préfet de délivrer un certificat de résidence à un ressortissant algérien qui ne remplit pas l'ensemble des conditions auxquelles est subordonnée sa délivrance de plein droit. Il appartient au préfet, dans l'exercice de son pouvoir discrétionnaire dont il dispose sur ce point, d'apprécier, compte tenu de l'ensemble des éléments de la situation personnelle de l'intéressé, l'opportunité d'une mesure de régularisation.
10. Pour rejeter la demande d'admission exceptionnelle au séjour de M. D, le préfet a retenu que l'intéressé n'apportait aucun élément de nature à justifier une régularisation à titre dérogatoire, tant au titre des études qu'au titre du travail. D'une part, si M. D se prévaut de son inscription en terminale professionnelle au lycée Marie-Louise Dissard Françoise de Tournefeuille ainsi que du sérieux de sa scolarité et de sa bonne intégration, ce qu'il justifie par la production d'un courrier de soutien d'une association de parents d'élèves et son admission au baccalauréat avec la mention assez bien, de telles circonstances ne sont cependant, à elles seules, pas suffisantes pour justifier sa régularisation au titre des études. D'autre part, M. D a présenté, à l'appui de sa demande d'admission exceptionnelle au séjour, une promesse d'embauche assortie d'une demande d'autorisation de travail pour un contrat, dont la durée n'a pas été déterminée, à temps partiel, en qualité d'employé polyvalent. Toutefois, l'intéressé ne justifie pas qu'il disposerait d'une qualification particulière ou d'une expérience significative de nature à démontrer que le préfet aurait commis une erreur manifeste d'appréciation dans l'usage de son pouvoir propre de régularisation en refusant de lui délivrer un titre de séjour. Par suite, c'est sans commettre d'erreur manifeste d'appréciation que le préfet de la Haute-Garonne a pu refuser de mettre en œuvre son pouvoir discrétionnaire de régularisation.
Sur les autres décisions :
11. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que le requérant n'établit pas que la décision de refus de titre de séjour est illégale. Dès lors, l'exception d'illégalité de cette décision soulevée à l'appui de ses conclusions dirigées contre les décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de destination, n'est pas fondée et doit ainsi être écartée. De même, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'étant pas entachée d'illégalité, le moyen tiré de ce que la décision fixant le pays de renvoi est dépourvue de base légale, ne peut qu'être écarté.
12. En deuxième lieu, ainsi qu'il a été dit précédemment, M. D ne remplit pas les conditions pour obtenir la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement des stipulations du 5° de l'article 6, du b de l'article 7 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié et du titre III du protocole annexé à cet accord. Par suite, le moyen tiré de ce qu'il ne pouvait légalement faire l'objet d'une mesure d'éloignement dès lors qu'il était au nombre des étrangers pouvant prétendre de plein droit à un titre de séjour sur le fondement de ces stipulations doit être écarté.
13. En troisième et dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points 6 et 10 du présent jugement, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'erreur manifeste commise par le préfet dans l'appréciation des conséquences de sa décision portant obligation de quitter le territoire français sur la situation personnelle du requérant doivent être écartés.
14. Il résulte de tout ce qui précède que M. D n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du préfet de la Haute-Garonne en date du 14 juin 2022. Par suite, ses conclusions aux fins d'annulation et d'injonction ainsi que celles présentées au titre des dispositions de l'article 37 de la loi du 19 juillet 1991 doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. D est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. F A D, à Me Durand et au préfet de la Haute-Garonne.
Délibéré après l'audience du 26 janvier 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Poupineau, présidente,
Mme Rousseau, conseillère,
M. Frindel, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 février 2024.
La présidente-rapporteure,
V. POUPINEAU
L'assesseure la plus ancienne,
M. ROUSSEAULa greffière,
M. C
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026