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AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2301305

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2301305

mercredi 10 janvier 2024

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2301305
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation3ème Chambre
Avocat requérantCANADAS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, deux mémoires complémentaires et des pièces enregistrés les 7 mars, 24 mars, 14 mai, 15 mai, 13 juin, 4 juillet et 17 juillet 2023, Mme D A, représentée par Me Canadas, doit être regardée comme demandant au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler l'arrêté du 7 février 2023 par lequel le préfet de la Haute-Garonne a rejeté sa demande de renouvellement de titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Garonne, à titre principal, de lui délivrer une carte de séjour temporaire en qualité d'étudiante ou de lui délivrer un titre de séjour mention " vie privée et familiale " ou tout autre titre qu'il plaira à l'aune des motifs retenus par la présente juridiction et ce, dans le délai de quinze jours suivant la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;

3°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Garonne, à titre subsidiaire, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans le délai de 72 heures à compter de la notification du jugement à intervenir et de procéder au réexamen de sa situation administrative ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

Sur l'ensemble de la décision attaquée :

- l'arrêté attaqué a été pris par une autorité incompétente ;

- il est entaché d'un défaut de motivation ;

Sur la décision de refus de renouvellement du titre de séjour :

- elle est illégale dans la mesure où elle n'a pas été mise à même de présenter ses observations avant son édiction, en violation de l'article 41-2 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;

- elle est entaché d'un défaut d'examen de sa situation ;

- elle est entachée d'un détournement de pouvoir en ce que le préfet a pris la décision de ne pas renouveler son titre de séjour en cours d'année scolaire ;

- le préfet se trouve en situation de conflit d'intérêts dans la mesure où il est également son employeur ;

- elle est entachée d'une erreur de fait puisque le préfet considère à tort qu'elle n'a validé aucun diplôme depuis qu'elle est en France ;

- elle est entachée d'une erreur d'appréciation s'agissant du caractère réel et sérieux de ses études ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors que le préfet n'a pas pris en compte les circonstances atténuantes dont elle se prévaut ;

- elle pourrait bénéficier d'un titre de séjour vie privée et familiale ;

- elle méconnaît les stipulations des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

Sur l'obligation de quitter le territoire français :

- elle est illégale par voie d'exception d'illégalité de la décision de refus de titre de séjour ;

- elle a été signée par une autorité incompétente ;

- elle méconnaît les dispositions du 9° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît les stipulations des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences de la décision sur sa situation personnelle ;

Sur la décision fixant le pays de destination :

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Par deux mémoires en défense enregistrés les 19 juin et 19 juillet 2023, le préfet de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par Mme A ne sont pas fondés.

Par ordonnance du 21 juillet 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 28 août 2023 à 12h.

Mme A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle par une décision du 5 juillet 2023.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la convention franco-sénégalaise relative à la circulation et au séjour des personnes du 1er août 1995 ;

- la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. Zabka, conseiller, a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1 Mme A, ressortissante sénégalaise, est entrée sur le territoire français le 15 octobre 2017 munie d'un visa de long séjour " mineur scolarisé " valable du 14 octobre 2017 au 12 décembre 2018. Le 13 décembre 2022, Mme A a sollicité le renouvellement de son titre de séjour " étudiant " sur le fondement des dispositions de l'article 9 de la convention franco-sénégalaise du 1er août 1995. Par l'arrêté contesté du 7 février 2023, le préfet de la Haute-Garonne a rejeté sa demande de renouvellement de titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi.

Sur les moyens communs à l'ensemble des décisions :

2. En premier lieu, par un arrêté du 30 janvier 2023 publié le même jour au recueil administratif spécial n° 31-2023-01-30-00015, le préfet de la Haute-Garonne a donné délégation à Mme E B, directrice des migrations et de l'intégration, en matière de police des étrangers et notamment pour signer les mesures d'éloignement et les décisions les assortissant. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire des décisions attaquées doit être écarté.

3. En second lieu, l'arrêté attaqué comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Il s'ensuit que le moyen tiré de l'insuffisance de motivation au regard des prescriptions des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration doit être écarté.

Sur les moyens dirigés contre le refus de titre de séjour :

4. En premier lieu, et d'une part, si, aux termes de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " Toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions et organes de l'Union. / Ce droit comporte notamment : / - le droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre ; () ", il résulte de la jurisprudence de la Cour de Justice de l'Union européenne que cet article s'adresse non pas aux Etats membres mais uniquement aux institutions, organes et organismes de l'Union. Ainsi, le moyen tiré de leur violation par une autorité d'un Etat membre est inopérant. D'autre part, ces dispositions garantissant le droit d'être entendu qui fait partie intégrante du respect des droits de la défense, principe général du droit de l'Union, ne peuvent en tout état de cause utilement être invoquées à l'encontre d'une décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour dès lors qu'une telle décision ne relève pas du champ d'application du droit de l'Union européenne.

5. En deuxième lieu, il ne ressort ni des pièces du dossier ni des termes de la décision attaquée que le préfet n'aurait pas procédé, comme il y est tenu, à l'examen réel et sérieux de la situation de la requérante. Par suite, le moyen soulevé à cet égard doit être écarté.

6. En troisième lieu, aux termes de l'article 9 de la convention franco-sénégalaise du 1er août 1995 : " Les ressortissants de chacun des États contractants désireux de poursuivre des études supérieures ou d'effectuer un stage de formation qui ne peut être assuré dans le pays d'origine, sur le territoire de l'autre État doivent, pour obtenir le visa de long séjour prévu à l'article 4, présenter une attestation d'inscription ou de préinscription dans l'établissement d'enseignement choisi, ou une attestation d'accueil de l'établissement où s'effectue le stage. Ils doivent en outre justifier de moyens d'existence suffisants, tels qu'ils figurent en annexe. Les intéressés reçoivent, le cas échéant, un titre de séjour temporaire portant la mention " étudiant ". Ce titre de séjour est renouvelé annuellement sur justification de la poursuite des études ou du stage, ainsi que de la possession de moyens d'existence suffisants. ".

7. Pour l'application des stipulations de l'article 9 de la convention franco-sénégalaise, il appartient à l'administration, saisie d'une demande de renouvellement d'une carte de séjour présentée en qualité d'étudiant par un ressortissant sénégalais, de rechercher, sous le contrôle du juge et à partir de l'ensemble du dossier, si l'intéressé peut être raisonnablement regardé comme poursuivant effectivement ses études. Le renouvellement de ce titre de séjour est ainsi subordonné à la réalité et à la progression des études poursuivies par le bénéficiaire.

8. Il ressort des pièces du dossier qu'admis au séjour en octobre 2017 comme mineure scolarisée puis en sa qualité d'étudiante jusqu'au 26 novembre 2022, Mme A a validé une première année de BTS Assistant de manager au titre de l'année scolaire 2017/2018 et a ensuite été ajournée quatre années scolaires consécutives entre 2018 et 2022 dans le cadre d'une première année de licence Science de la Terre avant de se réorienter, à la rentrée de l'année 2022, en première année de BTS Support de l'action managériale. Par ailleurs, dans le cadre de cette dernière formation, Mme A a signé un contrat d'alternance avec la Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement (DREAL) d'Occitanie. Les difficultés psychologiques et matérielles, liées notamment au décès de son père intervenu le 23 août 2020 au Sénégal, à la crise sanitaire liée à l'épidémie de covid-19 et à son investissement lors de cette crise sanitaire notamment en qualité de vacataire au centre hospitalier universitaire (CHU) de Purpan ne suffisent pas à justifier l'absence de toute progression dans ses études. En outre, la circonstance que le directeur de la DREAL d'Occitanie ait adressé ses félicitations à Mme A pour son investissement dans l'organisation d'un séminaire qui s'est déroulé le 14 juin 2023, soit postérieurement à la date de l'arrêté attaqué, et dont le thème était " Investir le paysage pour s'adapter ensemble au changement climatique " ne justifie à elle-seule ni de l'investissement de l'intéressé dans son BTS Support de l'action managériale ni le caractère sérieux de ses études depuis son arrivée en France. Enfin, si la requérante souffre de nodules au deux seins, d'une scoliose et d'une carence en fer, ces éléments bien qu'ils affectent son quotidien ne suffisent pas non plus à justifier l'absence de toute progression dans ses études. Dans ces conditions, c'est sans erreur d'appréciation et sans erreur de fait que le préfet a estimé que Mme A ne justifiait pas du caractère réel et sérieux de ses études. Par suite, les moyens soulevés à cet égard doivent être écartés.

9. En quatrième lieu, le moyen tiré de ce que le préfet de la Haute-Garonne serait dans une situation de conflit d'intérêts ainsi que le moyen tiré du détournement de pouvoir ne sont pas assortis des précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. Par suite, ils doivent être écartés.

10. En cinquième lieu, aux termes du paragraphe 42 de l'article 4 de l'accord du 23 septembre 2006 entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République du Sénégal : " () Un ressortissant sénégalais en situation irrégulière en France peut bénéficier, en application de la législation française, d'une admission exceptionnelle au séjour se traduisant par la délivrance d'une carte de séjour temporaire portant : /- soit la mention "salarié" s'il exerce l'un des métiers mentionnés dans la liste figurant en annexe IV de l'Accord et dispose d'une proposition de contrat de travail. - soit la mention "vie privée et familiale" s'il justifie de motifs humanitaires ou exceptionnels ".

11. Il ne ressort pas des pièces du dossier que Mme A aurait sollicité son admission exceptionnelle au séjour, ni que le préfet de la Haute-Garonne aurait examiné d'office si elle remplissait les conditions permettant une telle admission. Dès lors, le moyen soulevé à cet égard doit être écarté comme inopérant.

12. En sixième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1°) Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2°) Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

13. En l'espèce, la requérante se prévaut de l'ancienneté de sa présence sur le territoire français et de son insertion sociale et professionnelle. A l'appui de ses allégations, elle verse au dossier des éléments permettant d'établir tant sa présence habituelle en France depuis le 15 octobre 2017 que son insertion professionnelle a minima depuis 2019 au sein de la SCM Saint-Simon, du CHU de Toulouse Purpan, de l'Hôtel Dieu Saint-Jacques, de la commune de Toulouse et dans le cadre du BTS auquel elle est actuellement inscrite, à la DREAL d'Occitanie. Toutefois, il ressort des pièces du dossier, d'une part, que Mme A, qui n'est pas dépourvue d'attaches dans son pays d'origine où résident encore sa mère, est célibataire et sans enfant et qu'elle ne justifie d'aucune insertion sociale particulière sur le territoire national. D'autre part, il est constant que les cartes de séjour temporaires qui lui ont été successivement délivrées pour poursuivre des études ne lui donnaient pas vocation à s'établir durablement en France. Dans ces conditions, et alors au demeurant qu'il résulte de ce qui a été dit au point 9 du présent jugement que Mme A ne peut être regardée comme ayant poursuivi effectivement ses études de 2017 à 2022, le préfet de la Haute-Garonne n'a pas méconnu les stipulations précitées de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en édictant la décision attaquée.

14. En septième et dernier lieu, le moyen tiré de la violation de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ne peut être utilement invoqué à l'encontre d'une décision portant refus de renouvellement d'un titre de séjour. Par suite, il doit être écarté comme inopérant.

Sur les moyens dirigés contre la décision portant obligation de quitter le territoire français :

15. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit ci-dessus que le moyen tiré de l'exception d'illégalité de la décision de refus de titre de séjour doit être écarté.

16. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : () 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié () ".

17. En l'espèce et comme il a été dit au point 9 du présent jugement, Mme A établit qu'elle souffre de nodules au deux seins, d'une scoliose et d'une carence en fer. Toutefois, alors au demeurant qu'elle n'a pas sollicité de titre de séjour en qualité d'étranger malade, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'état de santé de la requérante nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour elle des conséquences d'une exceptionnelle gravité ni qu'eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé de son pays d'origine, elle ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. Le moyen soulevé doit ainsi être écarté.

18. En troisième lieu, il résulte de ce qui a été dit point 14 du présent jugement qu'en prenant la décision attaquée le préfet de la Haute-Garonne n'a ni méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ni entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation. Par suite, les moyens soulevés à cet égard doivent être écartés.

19. En quatrième et dernier lieu, le moyen tiré de la violation de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ne peut être utilement invoqué à l'encontre d'une décision portant obligation de quitter le territoire français. Par suite, il doit être écarté comme inopérant.

Sur les moyens dirigés contre la décision fixant le pays de renvoi :

20. Il résulte de ce qui a été dit point 14 du présent jugement qu'en prenant la décision attaquée le préfet de la Haute-Garonne n'a pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en édictant la décision attaquée. Par suite, les moyens soulevés à cet égard doivent être écartés.

21. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions présentées par Mme A tendant à l'annulation de l'arrêté du préfet de la Haute-Garonne du 7 février 2023 doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte ainsi que celles présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme D A et au préfet de la Haute-Garonne.

Délibéré après l'audience du 13 décembre 2023, à laquelle siégeaient :

M. Coutier, président,

Mme C, magistrate honoraire,

M. Zabka, conseiller,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 janvier 2024.

Le rapporteur,

N. ZABKA

Le président,

B. COUTIERLe greffier,

B. ROETS

La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition conforme,

la greffière en chef,

N°2301305

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