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AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2301385

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2301385

mardi 19 décembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2301385
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation5ème Chambre
Avocat requérantPETER

Texte intégral

Vu les procédures suivantes :

I. Par une requête et des pièces complémentaires enregistrées, sous le n° 2301385, les 15 mars et 14 novembre 2023, ces dernières n'ayant pas été communiquées, M. A D, représenté par Me Peter, demande au tribunal :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;

2°) d'annuler l'arrêté du 10 février 2023 par lequel la préfète de l'Ariège a refusé de l'admettre au séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de renvoi et l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée d'un an ;

3°) d'enjoindre au préfet de l'Ariège, dans un délai de quinze jours suivant la notification du jugement à intervenir, de lui délivrer un titre de séjour ou, à défaut, de procéder au réexamen de sa situation et de lui délivrer dans l'attente une autorisation provisoire de séjour ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil d'une somme de 2 000 euros au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Il soutient que :

En ce qui concerne l'ensemble des décisions :

- elles sont entachées d'un défaut de motivation ;

En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :

- elle est entachée d'une erreur de fait relativement à l'ancienneté de son séjour en France ;

- elle méconnait les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle ;

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- elle est entachée d'une erreur de fait relativement à l'ancienneté de son séjour en France ;

- elle méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle méconnait les stipulations du 1° de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle ;

En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

- elle est entachée d'une erreur de fait relativement à l'ancienneté de son séjour en France ;

- elle est entachée d'une erreur de droit et d'appréciation au regard des dispositions des articles L. 612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Par un mémoire en défense enregistré le 8 juin 2023 la préfète de l'Ariège conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Par une décision du 5 juillet 2023 M. D a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.

II. Par une requête et des pièces complémentaires enregistrées sous le n° 2301386, les 15 mars et 14 novembre 2023, ces dernières n'ayant pas été communiquées, Mme B D représentée par Me Peter, demande au tribunal :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;

2°) d'annuler l'arrêté du 10 février 2023 par lequel la préfète de l'Ariège a refusé de l'admettre au séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de renvoi et l'a interdite de retour sur le territoire français pour une durée d'un an ;

3°) d'enjoindre au préfet de l'Ariège dans un délai de quinze jours suivant la notification du jugement à intervenir, de lui délivrer un titre de séjour ou, à défaut, de procéder au réexamen de sa situation et de lui délivrer dans l'attente une autorisation provisoire de séjour ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil d'une somme de 2 000 euros au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Elle soutient que :

En ce qui concerne l'ensemble des décisions :

- elles sont entachées d'un défaut de motivation ;

En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :

- elle est entachée d'une erreur de fait relativement à l'ancienneté de son séjour en France ;

- elle méconnait les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle ;

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- elle est entachée d'une erreur de fait relativement à l'ancienneté de son séjour en France ;

- elle méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle méconnait les stipulations du 1° de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle ;

En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

- elle est entachée d'une erreur de fait relativement à l'ancienneté de son séjour en France ;

- elle est entachée d'une erreur de droit et d'appréciation au regard des dispositions des articles L. 612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Par un mémoire en défense enregistré le 8 juin 2023 la préfète de l'Ariège conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Par une décision du 5 juillet 2023, Mme D a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.

Vu les autres pièces des dossiers.

Vu :

- la convention internationale relative aux droits de l'enfant signée à New-York le 26 janvier 1990 ;

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991, modifiée ;

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Molina-Andréo, présidente-rapporteure,

- et les observations de Me Peter, représentant M. et Mme D, présents à l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. A D et Mme B D, ressortissants géorgiens nés respectivement les 24 mai 1992 et 24 juillet 1997, déclarent être entrés sur le territoire français les 12 février et 24 juin 2017. Suite au désistement de leurs demandes d'asile et de leurs demandes d'aide au retour volontaire, les requérants ont sollicité leur admission exceptionnelle au séjour les 12 octobre et 29 septembre 2022. Par deux arrêtés du 10 février 2023, la préfète de l'Ariège a refusé de les admettre au séjour, les a obligés à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de renvoi et les a interdits de retour sur le territoire français pour une durée d'un an. Par les présentes requêtes, M. et Mme D demandent au tribunal d'annuler ces arrêtés.

2. Les requêtes nos 2301385 et 2301386 concernent un même couple de ressortissants étrangers et présentent à juger les mêmes questions. Il y a lieu de les joindre pour y statuer par un seul jugement.

Sur les demandes d'admission à l'aide juridictionnelle à titre provisoire :

3. M. et Mme D ont été admis à l'aide juridictionnelle totale par décisions du 5 juillet 2023. Par suite, les conclusions tendant à leur admission à ce dispositif à titre provisoire sont désormais sans objet. Il n'y a plus lieu d'y statuer.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne les décisions portant refus de titre de séjour :

4. En premier lieu, les décisions par lesquelles la préfète de l'Ariège a refusé d'admettre les requérants au séjour mentionnent les dispositions textuelles applicables et font état des éléments de fait propres à leur situation justifiant, selon l'administration, le refus de leurs demandes. Ces décisions énoncent ainsi de manière suffisamment précise les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Dès lors, le moyen tiré de l'insuffisante motivation de ces décisions doit être écarté.

5. En deuxième lieu, il ressort des arrêtés contestés que la préfète de l'Ariège a indiqué que les requérants, entrées en France les 12 février et 24 juin 2017, se prévalaient de plus de cinq années de résidence habituelle sur le territoire national. Si elle a ensuite estimé que les requérants ne justifiaient pas d'une ancienneté de résidence significative compte tenu notamment de ce qu'ils n'avaient été admis au séjour que pour le temps de l'instruction de leurs demandes d'asile, il ne ressort pas des pièces du dossier que la préfète de l'Ariège aurait ainsi commis une erreur de fait sur l'ancienneté du séjour en France des requérants.

6. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 () ".

7. En présence d'une demande de régularisation présentée sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'autorité administrative doit d'abord vérifier si des considérations humanitaires ou des motifs exceptionnels justifient la délivrance d'une carte portant la mention " vie privée et familiale ", ensuite, en cas de motifs exceptionnels, si la délivrance d'une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire " est envisageable. Un demandeur qui justifie d'une promesse d'embauche ne saurait être regardé, par principe, comme attestant des " motifs exceptionnels " exigés par la loi. Il appartient à l'autorité administrative, sous le contrôle du juge, d'examiner notamment si la qualification, l'expérience et les diplômes de l'étranger ainsi que les caractéristiques de l'emploi auquel il postule, dans un métier et une zone géographique caractérisés par des difficultés de recrutement, de même que tout élément de sa situation personnelle tel que par exemple, l'ancienneté de son séjour en France, peuvent constituer des motifs exceptionnels d'admission au séjour.

8. Pour solliciter leur admission exceptionnelle au séjour, M. et Mme D se prévalent de l'ancienneté de leur séjour sur le territoire français d'une durée de six ans, de ce qu'ils résident dans un logement stable qu'ils occupent à titre gratuit, de la naissance, le 18 juin 2018 en France, de leur fille qui est maintenant scolarisée et de leur insertion professionnelle et sociale dans la société française. Les requérants produisent à l'appui de leurs affirmations les certificats de scolarité de leur enfant, inscrite en moyenne section de maternelle au titre de l'année scolaire 2022/2023, ainsi que des promesses d'embauche pour un poste de manœuvre en maçonnerie en ce qui concerne M. D et pour un emploi d'aide à domicile et d'aide-ménagère en ce qui concerne Mme D. Toutefois, les éléments invoqués au titre de la vie privée et familiale ne constituent pas une considération humanitaire ou un motif exceptionnel au sens des dispositions précitées de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les requérants ne justifient pas davantage de motifs exceptionnels de nature à justifier leur admission au séjour au titre du travail, dès lors qu'il ne ressort pas des pièces dossier que les intéressés disposeraient de l'expérience et des qualifications requises pour exercer ces emplois, ni que leurs employeurs putatifs auraient, en vain, fait des recherches sur le marché du travail. Dans ces conditions, le moyen tiré de ce que la préfète de l'Ariège aurait méconnu ces dispositions doit être écarté. Pour les mêmes motifs, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation de la situation personnelle des requérants doit également être écarté.

En ce qui concerne les décisions portant obligation de quitter le territoire français :

9. En premier lieu, aux termes de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée / Dans le cas prévu au 3° de l'article L. 611-1, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour. () ".

10. Il résulte de ce qui a été dit au point 4 que les décisions portant refus de séjour sont suffisamment motivées. Dès lors, les décisions litigieuses, prises en application du 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'avaient pas à faire l'objet d'une motivation distincte. Dans ces conditions, le moyen tiré de leur insuffisante motivation doit être écarté.

11. En deuxième lieu, pour le même motif que ce qui a été dit au point 5, le moyen tiré de l'erreur de fait doit être écarté.

12. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1°) Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2°) Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui. "

13. Si les requérants déclarent être entrés sur le territoire français dans le courant de l'année 2017 et que leur fille, née sur le territoire français, est scolarisée en France depuis deux ans, il ne ressort pas des pièces du dossier, et en particulier des quelques attestations et des deux promesses d'embauche produites, que les intéressés auraient noué des liens d'une particulière intensité sur le territoire français et y bénéficieraient d'une bonne insertion, notamment professionnelle. Alors que les requérants ont vécu dans leur pays d'origine jusqu'aux âges de 30 et 35 ans, rien ne fait obstacle à ce que la cellule familiale se reconstitue en Géorgie, où il n'est pas établi ni que les intéressés seraient dépourvus d'attaches personnelles et familiales, ni que leur fille ne pourrait y poursuivre sa scolarité en école maternelle. Dans ces conditions, les décisions attaquées ne portent pas une atteinte disproportionnée au droit des requérants au respect de leur vie privée et familiale tel que garanti par les stipulations précitées de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en édictant les décisions attaquées. Pour les mêmes motifs, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation de la situation personnelle des requérants doit être écarté.

14. En quatrième lieu, aux termes du 1° de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait d'institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ".

15. Il résulte de ce qui a été dit au point 12 que la cellule familiale de M. et Mme D a vocation à se reconstituer en Géorgie où il n'est pas démontré que leur fille, seulement scolarisée en école maternelle, ne pourrait pas poursuivre son cursus scolaire. Dans ces conditions, la préfète de l'Ariège n'a pas méconnu les stipulations précitées de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.

En ce qui concerne les décisions portant interdiction de retour sur le territoire français :

16. En premier lieu, les décisions portant interdiction aux requérants de revenir sur le territoire français pour une durée d'un an mentionnent les articles L. 612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En outre, elles exposent les éléments de fait sur lesquels la préfète de l'Ariège s'est fondée pour décider d'édicter une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an. Dans ces conditions, ces décisions sont suffisamment motivées.

17. En deuxième lieu, pour les mêmes motifs que ce qui a été dit au point 5, le moyen tiré de l'erreur de fait doit être écarté.

18. En troisième lieu, l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose que : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder deux ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. " et l'article L. 612-10 du même code précise que : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11 ".

19. Il ressort des pièces du dossier que si les requérants soutiennent résider sur le territoire français depuis six ans, ils n'ont été admis à séjourner sur le territoire national que durant l'examen de leurs demande d'asile et ont déjà fait l'objet de mesures d'éloignement le 26 décembre 2017 qu'ils n'ont pas exécutées. Par ailleurs, ils n'établissent pas avoir noué des liens stables anciens et durables en France. Dans ces conditions, et alors même qu'ils ne représentent pas une menace pour l'ordre public, la préfète de l'Ariège n'a pas entaché ses décisions d'une erreur de droit ou d'appréciation en prononçant à l'encontre des requérants une interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée d'un an.

20. Il résulte de tout ce qui précède que M. et Mme D ne sont pas fondés à obtenir l'annulation des arrêtés préfectoraux du 10 février 2023.

Sur les autres conclusions des requêtes :

21. Dès lors que le présent jugement rejette les conclusions à fin d'annulation présentées par M. et Mme D, les conclusions à fin d'injonction sous astreinte et celles relatives aux frais de l'instance ne peuvent qu'être également rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de M. et Mme D tendant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Article 2 : Le surplus des conclusions des requêtes de M. et Mme D est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A D, Mme B D, Me Peter et au préfet de l'Ariège.

Délibéré après l'audience du 5 décembre 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Molina-Andréo, présidente,

Mme Soddu, première conseillère,

Mme Biscarel, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 décembre 2023.

La présidente-rapporteure,

B. MOLINA-ANDRÉO

La première assesseure,

N. SODDU

La greffière,

M. C

La République mande et ordonne au préfet de l'Ariège en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme :

La greffière en chef,

N°s 2301385, 2301386

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