lundi 27 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2301472 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | ASSAM |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des pièces enregistrées les 19 et 22 mars 2023, M. B D, représenté par Me Assam demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 17 mars 2023 par lequel le préfet du Tarn l'a obligé à quitter le territoire français sans de délai, a fixé le pays de renvoi, ainsi que l'arrêté du même jour par lequel le préfet du Tarn l'a assigné à résidence ;
2°) d'enjoindre au préfet du Tarn de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, et, de réexaminer sa situation dans un délai de quinze jours à compter de la notification du présent jugement, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative le versement d'une somme de 1 500 euros au titre des frais irrépétibles.
Il soutient que :
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- la décision en litige est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences qu'elle emporte sur sa situation personnelle ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen ;
- l'administration méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle viole l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
En ce qui concerne la décision portant refus de délai de départ volontaire :
- elle est entachée d'un défaut de motivation ;
- il n'entre pas dans les conditions de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen sérieux de sa situation ;
- l'article L. 511-1, II, 3° est contraire aux objectifs de la directive " retour " ;
- elle est entachée d'une erreur de fait ;
- elle est entachée d'une erreur de droit, le préfet s'étant placé en situation de compétence liée ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
En ce qui concerne la décision portant fixation du pays de renvoi :
- elle viole l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
En ce qui concerne la décision portant assignation à résidence :
- elle est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle est entachée d'une erreur de droit, car il justifie de garanties de représentation suffisantes et propres à prévenir le risque de fuite.
Par un mémoire en défense, enregistré le 21 mars 2023, le préfet du Tarn conclut au rejet de la requête
Il soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales,
- la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne,
- la directive n° 2008/115/CE du Parlement européen et du Conseil du 16 décembre 2008,
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,
- le code des relations entre le public et l'administration,
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991,
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Jozek, premier conseiller, pour exercer les pouvoirs qui lui sont attribués par l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. A,
- les observations de Me Assam, représentant M. D, qui conclut aux mêmes fins que la requête par les mêmes moyens, produit un article de presse issu du site " kabyle.com " et précise que le requérant conteste l'obligation de quitter le territoire français car elle porte une atteinte disproportionnée à sa situation personnelle, qu'il verse des pièces qui prouvent qu'il est en France depuis 2018 et qu'il travaille depuis 2020, qu'il a tissé des liens amicaux, sociaux, que sa famille atteste des liens forts qu'il a en France, qu'il est en rupture familiale avec sa famille en Algérie, que l'obligation de quitter le territoire français lui fait donc parfaitement grief, que la préfecture lui reproche de ne pas avoir déposé de demande de titre mais il venait tout juste d'achever ses cinq ans de présence pour pouvoir demander un titre sur le fondement de l'article L 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ou de la circulaire Valls, qu'il a un contrat de travail et une promesse d'embauche dans l'entreprise de son frère, que son frère s'engage à l'employer et à le former, qu'il parle français et ne représente pas une menace à l'ordre public, qu'il est donc dans la situation d'une personne tout à fait régularisable, que le refus de délai de départ n'est pas justifié alors qu'il a une situation pérenne et un logement, qu'il n'existe aucun risque de fuite, qu'il a des garanties de représentation, qu'il s'apprêtait à solliciter l'admission exceptionnelle au séjour, qu'il a déclaré ne pas vouloir partir uniquement parce qu'il est régularisable, qu'il a utilisé un document sous un autre nom mais a donné son identité et son adresse, qu'il a des garanties de représentation dont un passeport, qu'un délai pouvait donc lui être parfaitement accordé, qu'il pourra être soumis à des exactions compte tenu de ses origines kabyles, que l'assignation avec trois obligations de présentation par semaine lui porte grief alors qu'il a un emploi et possède des garanties de représentation,
- les observations de M. D, qui répond aux question du magistrat désigné,
- le préfet du Tarn n'étant ni présent, ni représenté.
Considérant ce qui suit :
1. M. B D, réussissant algérien, né le 13 février 1987 à Tizi Ouzou (Algérie), a déclaré être entré en France " fin 2018 ". Le 16 mars 2023, il a fait l'objet d'un contrôle d'identité par la police aux frontières. Le lendemain, le préfet du Tarn a pris deux arrêtés par lesquels il l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi et l'a assigné à résidence dans le département du Tarn. Par sa requête, l'intéressé demande l'annulation de ces deux arrêtés.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
2. En premier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
3. M. D, qui est présent en France depuis 2018, se prévaut de l'activité salariale qu'il a exercée depuis 2020 en tant qu'équipier polyvalent, de sa promesse d'embauche dans la société de son frère et produit des fiches de paie. Il soutient qu'il s'apprêtait à déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. M. D se prévaut également de la présence sur le territoire français de membres de sa famille. Toutefois, il ressort des pièces du dossier, d'une part, que M. D a utilisé des documents d'identité falsifiés belges pour occuper cet emploi, d'autre part, que la promesse d'embauche qu'il présente est postérieure à l'édiction de la décision contestée et enfin, que lors de son audition du 16 mars 2023 il a déclaré qu'il était célibataire et sans enfants à charge et qu'il n'était pas dépourvu d'attaches en Algérie, où résident, selon ses déclarations, ses parents, deux de ses frères et sa sœur. Dans ces conditions, le préfet qui n'était pas tenu de mettre le requérant à même de présenter une demande d'admission exceptionnelle au séjour n'a pas méconnu les stipulations précitées. Pour les mêmes motifs, la décision n'est pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences qu'elle emporte sur situation personnelle.
4. En deuxième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'autorité préfectorale n'aurait pas procédé à un examen sérieux de la situation de M. D avant de prononcer la décision en litige. Par suite, le moyen doit être écarté.
5. En troisième et dernier lieu, la méconnaissance des dispositions de l'article L.435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui ne prévoient pas la délivrance de plein droit d'un titre de séjour aux étrangers qui en remplissent les conditions, ne peut être utilement invoquée à l'encontre d'une obligation de quitter le territoire français. Par suite, le moyen soulevé par M. D tiré de ce que le préfet aurait méconnu ces dispositions ne peut qu'être écarté comme inopérant.
En ce qui concerne la décision portant refus de délai de départ volontaire :
6. En premier lieu, l'arrêté du 17 mars 2023 vise les dispositions des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et précise les raisons pour lesquelles il existe un risque que le requérant se soustraie à la mesure d'éloignement. Dès lors, la décision portant refus de délai de départ volontaire est suffisamment motivée.
7. En deuxième lieu, selon l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / () / 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". Et selon son article L. 612-3 : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; () / 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ; () / 7° L'étranger a contrefait, falsifié ou établi sous un autre nom que le sien un titre de séjour ou un document d'identité ou de voyage ou a fait usage d'un tel titre ou document ; 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité (). ".
8. Il résulte des termes de l'arrêté attaqué que, pour refuser l'octroi d'un délai de départ volontaire à M. D, le préfet du Tarn s'est fondé sur les dispositions précitées des 1°, 4°, 7° et 8° de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il ressort des pièces du dossier que l'intéressé ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, qu'il n'a jamais sollicité la délivrance d'un titre de séjour, qu'il a déclaré explicitement lors de son audition du 16 mars 2023 ne pas vouloir quitter la France et qu'il a fait usage des documents d'identité falsifiés belges. S'il ressort des pièces du dossier que, contrairement à ce qu'a indiqué le préfet du Tarn, M. D possède un passeport en cours de validité, de sorte qu'il ne pouvait se fonder sur le 8° de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour le priver de délai de départ volontaire, et a commis à cet égard une erreur de fait, il résulte toutefois de l'instruction que l'autorité préfectorale aurait pris la même décision en se fondant sur les seules dispositions des 1°, 4° et 7° de l'article L. 612-3. Il s'ensuit qu'en l'absence de circonstance particulière, le préfet n'a pas commis d'erreur de droit au regard des dispositions précitées. Pour les mêmes motifs le moyé tiré de l'erreur manifeste d'appréciation des conséquences que la décision peut emporter sur la situation personnelle du requérant sera également écarté.
9. En troisième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'autorité préfectorale n'aurait pas procédé à un examen sérieux de la situation de M. D avant de lui refuser l'octroi d'un délai de départ volontaire ou qu'il se serait cru en situation de compétence liée.
10. En quatrième et dernier lieu, les dispositions du II de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives au refus d'accorder un délai de départ volontaire, reprises dans leur version applicable au litige à l'article L. 612-3 du même code et définissant la notion de " risque de fuite ", qui fixent des critères objectifs permettant de penser que l'étranger faisant l'objet de la mesure d'éloignement est susceptible de prendre la fuite, tout en réservant l'hypothèse de circonstances particulières, ne sont pas incompatibles avec celles de la directive n° 2008/115/CE ni avec ses objectifs. Le moyen invoqué à cet égard doit donc être écarté.
En ce qui concerne la décision portant fixation du pays de renvoi :
11. Aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. ".
12. Si M. D soutient qu'il risque d'être soumis à des traitements inhumains et dégradants en cas de retour en Algérie en raison de son appartenance à la communauté berbère, qui fait régulièrement l'objet de discriminations et des privations de liberté arbitraire et produit à l'audience un article de presse issu du site " kabyle.com ", il n'a jamais sollicité sa protection au titre de l'asile et a par ailleurs déclaré lors de son audition du 16 mars 2023 avoir quitté l'Algérie pour " avoir une vie meilleure, travailler et améliorer sa situation ". En toute étant de cause, ce seul document ne permet pas d'établir qu'il serait personnellement et actuellement exposé à des risques de traitements contraires à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en cas de retour dans son pays. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations précitées de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales sera écarté.
En ce qui concerne la décision portant assignation à résidence :
13. En premier lieu, il résulte de l'arrêté litigieux qu'il comporte les considérations de droit et de fait qui fondent la décision attaquée. Il s'ensuit que cette décision est suffisamment motivée.
14. En second lieu, si M. D soutient que la décision est entachée d'une erreur de droit dès lors qu'il présente des garanties propres à prévenir le risque de soustraction, un tel moyen est inopérant à l'encontre d'une décision portant assignation à résidence fondée sur l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont les dispositions ne subordonnent pas son prononcé à l'existence d'un tel risque.
15. Il résulte de tout ce qui précède, que M. D n'est pas fondé à demander l'annulation des arrêtés du 17 mars 2023 par lesquels le préfet du Tarn l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi et l'a assigné à résidence.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
16. Le présent jugement qui rejette les conclusions à fin d'annulation présentées par M. D, n'implique aucune mesure particulière d'exécution. Il s'ensuit que les conclusions qu'il présente aux fins d'injonction ainsi que les conclusions relatives aux frais non compris dans les dépens doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. D est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B D, à Me Assam et au préfet du Tarn.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 mars 2023
Le magistrat désigné,
F. A Le greffier,
M. C
La République mande et ordonne au préfet du Tarn en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026