lundi 27 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2301508 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | MOURA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 18 mars 2023 et un mémoire enregistré le 23 mars 2023, M. G B, représenté par Me Moura, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté en date du 16 mars 2023 par lequel le préfet de la Haute-Garonne l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours dans le département de la Haute-Garonne, l'a obligé à se présenter deux fois par semaine, tous les mardis et jeudis, sauf les jours fériés, entre 14 heures et 16 heures au commissariat central de Toulouse, l'a interdit de circuler hors du périmètre défini, sans autorisation préalable, et l'a obligé de remettre son passeport original et tout document d'identité et de voyage à l'autorité administrative ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le paiement des entiers dépens du procès ainsi que la somme de 1 800 euros à verser à son conseil, sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi de 1991 sur l'aide juridictionnelle et, dans l'hypothèse où il ne serait pas admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale, de lui verser cette même somme au seul visa de l'article L. 761-1.
Il soutient que :
En ce qui concerne l'ensemble des décisions :
- l'arrêté attaqué est entaché d'un défaut de compétence de son signataire dès lors que Mme F n'a pas reçu une compétence de signer un arrêté portant assignation à résidence en exécution d'une interdiction judiciaire du territoire ;
- il est entaché d'un défaut du respect du contradictoire et du droit à être entendu ;
- il est entaché d'un défaut de motivation ;
- il est entaché d'un défaut d'examen suffisant de sa situation personnelle ;
En ce qui concerne la décision portant assignation à résidence :
- il n'existe pas de perspective raisonnable d'éloignement compte tenu de la suspension des relations diplomatiques franco-algériennes ;
- la décision portant assignation à résidence est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation ainsi que d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences qu'elle emporte sur sa situation personnelle ;
En ce qui concerne la décision portant obligation de se présenter tous les mardis et jeudis, sauf les jours fériés, au commissariat central de Toulouse :
- elle est privée de base légale car elle est justifiée par la décision portant assignation à résidence illégale ;
- elle est entachée d'une erreur de droit, d'une erreur de fait et d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation ;
- elle méconnaît l'impératif de proportionnalité ;
- l'article R. 743-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'autorisait pas le préfet à lui fixer une plage horaire pour se présenter au commissariat de police ;
En ce qui concerne la décision portant obligation de remettre son passeport et tout document d'identité et de voyage :
- la décision portant obligation de remettre son passeport et tout document d'identité et de voyage est privée de base légale car elle est justifiée par la décision portant assignation à résidence entachée d'illégalités ;
En ce qui concerne la décision portant interdiction de circuler hors du périmètre du département de la Haute-Garonne sans autorisation préalable :
- elle est privée de base légale dans la mesure où elle est justifiée par la décision portant assignation à résidence entachée d'illégalités ;
- elle est entachée d'une erreur de droit, d'une erreur de fait, d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation et porte une atteinte disproportionnée à sa liberté individuelle telle que prévue à l'article 5 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense et des pièces enregistrés les 22 et 23 mars 2023, le préfet de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales,
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,
- le code des relations entre le public et l'administration,
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique,
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Jozek, premier conseiller, pour statuer sur les demandes présentées au titre de l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. A,
- les observations de Me Moura, représentant M. B, absent, qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens et précise que l'arrêté ne vise pas la bonne délégation, que cette délégation ne porte pas sur l'exécution des interdictions judiciaires du territoire, et donc sur les assignations prises en exécution de telles interdictions, que le requérant n'a pas été entendu alors pourtant qu'il a l'intention de faire une demande en relèvement de l'interdiction compte tenu de la naissance de son enfant, que depuis février 2023, les relations avec les autorités consulaires algériennes se sont tendues puisque les auditions et les délivrances de laisser-passer sont suspendues, qu'à plusieurs reprises, les juges des libertés et de la détention ont constaté pour ce motif une absence de perspective raisonnable d'éloignement et enfin que la préfecture ne peut imposer de plages horaires pour pointer au commissariat,
- les observations de M. C, représentant le préfet de la Haute-Garonne, qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens et précise que Mme F est compétente pour exécuter les décisions d'éloignement dont font partie les interdictions judiciaires du territoire, que le requérant a été entendu le 31 janvier 2023 et informé de la possibilité d'un éloignement, que si le consul a bloqué certaines procédures, il ne s'agit pas d'un blocage systémique, qu'en tout état de cause, le requérant a un passeport et une carte d'identité, qui seraient en Algérie mais qu'il a nécessairement porté à la connaissance de la mairie lors de la reconnaissance de l'enfant, qu'en toute hypothèse, il est tout à fait en capacité de se faire remettre ces documents, que le requérant se refuse à délivrer à ces documents, que les modalités de l'assignation ne sont pas disproportionnées, qu'il n'existe aucun obstacle à ce qu'une plage horaire soit fixée pour satisfaire à une obligation de pointage.
Considérant ce qui suit :
1. M. G B, né le 31 octobre 1994 à Mostaganem (Algérie), de nationalité algérienne, a déclaré être entré en France au courant du mois de janvier 2019. Le 11 septembre 2020, l'intéressé a été condamné par le tribunal correctionnel de Toulouse à une peine d'emprisonnement de six mois assorti d'une interdiction du territoire français pour une durée de trois ans. Le 25 janvier 2021, le préfet de la Haute-Garonne l'a obligé à quitter le territoire français, a fixé le pays de renvoi et l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans. Le 4 janvier 2023, le tribunal correctionnel de Toulouse a condamné M. B à trois mois d'emprisonnement pour maintien irrégulier sur le territoire français. Le 24 février 2023, le préfet de la Haute-Garonne a pris un arrêté fixant le pays de renvoi de M. B. Le 16 mars 2023, la même autorité l'a assigné à résidence dans le département de la Haute-Garonne pour une durée de quarante-cinq jours, l'a obligé à se présenter deux fois par semaine tous les mardis et jeudis entre 14 heures 00 et 16 heures 00 au commissariat central de Toulouse, l'a interdit de circuler hors de la Haute-Garonne sans autorisation préalable et l'a obligé à remettre son passeport original et tout document d'identité et de voyage à l'autorité administrative. M. B demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 16 mars 2023.
Sur l'admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire :
2. L'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 dispose que : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente () ". Il y a lieu, eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur la requête de l'intéressé, de prononcer son admission provisoire à l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne l'ensemble des décisions :
3. En premier lieu, par un arrêté du 13 mars 2023 publié au recueil administratif spécial n° 31-2023-099 le 15 mars 2023 le préfet de la Haute-Garonne a donné délégation à Mme D F, cheffe du bureau de l'éloignement et du contentieux, pour signer, en cas d'absence ou d'empêchement du secrétaire général de la préfecture, de la directrice des migrations et de l'intégration et de son adjointe, les décisions d'éloignement ainsi que les décisions les assortissant, au nombre desquelles figurent les assignations à résidence prises sur le fondement d'une interdiction judiciaire du territoire. Il ne ressort pas des pièces du dossier qu'à la date de la décision attaquée le secrétaire général, la directrice des migrations et de l'intégration et son adjointe n'auraient pas été absents ou empêchés. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de l'arrêté attaqué doit être écarté.
4. En deuxième lieu, il résulte de la jurisprudence de la Cour de Justice que le droit d'être entendu fait partie intégrante du respect des droits de la défense, principe général du droit de l'Union. Il appartient aux Etats membres, dans le cadre de leur autonomie procédurale, de déterminer les conditions dans lesquelles le respect de ce droit est assuré. Ce droit se définit comme celui de toute personne de faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue au cours d'une procédure administrative avant l'adoption de toute décision susceptible d'affecter de manière défavorable ses intérêts. Il ne saurait cependant être interprété en ce sens que l'autorité nationale compétente est tenue, dans tous les cas, d'entendre l'intéressé lorsque celui-ci a déjà eu la possibilité de présenter, de manière utile et effective, son point de vue sur la décision en cause.
5. Le droit d'être entendu préalablement à l'adoption d'une décision portant obligation de quitter le territoire français n'implique pas que l'administration ait l'obligation de mettre l'intéressé à même de présenter ses observations de façon spécifique sur la décision l'assignant à résidence dans l'attente de l'exécution de la mesure d'éloignement, dès lors qu'il a pu être entendu sur la perspective de son éloignement.
6. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que M. B a été entendu par les services de police aux frontières à Seysses le 31 janvier 2023, préalablement à l'édiction de la décision contestée et a été informé de ce qu'il était susceptible d'être éloigné du territoire. Il a également été interrogé sur sa situation personnelle où il a fait état de la présence de sa compagne et de sa fille en France. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance du principe du contradictoire et du droit d'être entendu doit être écarté.
7. En troisième lieu, l'arrêté contesté comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Il vise les dispositions des articles L. 731-1 et L. 742-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et précise notamment que M. B fait l'objet d'une interdiction judiciaire du territoire français d'une durée de trois ans prononcée le 11 septembre 2020, qu'il n'a pas exécutée, qu'il ne peut quitter immédiatement le territoire français mais que son éloignement demeure une perspective raisonnable. Cet arrêté est, par suite, suffisamment motivé.
8. En quatrième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier, que le préfet qui a tenu compte de l'adresse du requérant pour l'assigner à résidence, n'aurait pas procédé à un examen suffisant de sa situation.
En ce qui concerne la décision portant assignation à résidence :
9. Aux termes de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut assigner à résidence l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants : () 7° L'étranger doit être éloigné en exécution d'une peine d'interdiction judiciaire du territoire prononcée en application du deuxième alinéa de l'article 131-30 du code pénal ".
10. Il ressort des pièces du dossier que, pour prendre la décision attaquée, le préfet s'est fondé sur un jugement du tribunal judiciaire de Toulouse en date du 11 septembre 2020, prononçant une interdiction judiciaire du territoire de trois ans à l'encontre de M. B pour des faits d'offre, de cession, de détention non autorisée de stupéfiants ainsi que la fourniture d'identité imaginaire pouvant provoquer des mentions erronées au casier judicaire. Si le requérant fait valoir que le consulat d'Algérie a suspendu les auditions consulaires aux fins d'identification et la délivrance des laissez-passer, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'exécution de la mesure d'éloignement dont fait l'objet M. B, qui est en possession d'une carte d'identité et d'un passeport en cours de validité, serait subordonnée à la délivrance d'un laissez-passer. Dans ces conditions, les moyens tirés de l'erreur de droit, de l'erreur manifeste d'appréciation de la situation du requérant, au motif qu'il ne pourrait raisonnablement être éloigné dans le délai de quarante-cinq jours, doivent être écartés.
En ce qui concerne la décision portant obligation de se présenter tous les mardis et jeudis, sauf les jours fériés, au commissariat central de Toulouse :
11. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que le requérant n'est pas fondé à soutenir que cette décision serait illégale par voie de conséquence de l'illégalité de l'assignation à résidence dont il fait l'objet. Par suite, le moyen doit être écarté.
12. En deuxième lieu, le moyen tiré de l'existence d'une erreur de droit et d'une erreur de fait n'est pas assorti des précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé. Par suite, le moyen doit être écarté. Pour les mêmes motifs, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation de la situation du requérant doit être écarté.
13. En troisième lieu, le moyen tiré de ce que l'obligation de pointage qui lui impose de se présenter tous les mardi et jeudis, sauf les jours fériés, entre 14h00 et 16h00, au commissariat central de Toulouse, serait disproportionnée ou porterait une atteinte disproportionnée à sa liberté individuelle n'est pas assortie de précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé. Par suite, il sera écarté.
14. En quatrième et dernier lieu, le requérant ne peut utilement invoquer les dispositions de l'article R. 743-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatives au contrôle des mesures de rétention par l'autorité judiciaire, qui sont étrangères au présent litige.
En ce qui concerne la décision portant obligation de remettre son passeport et tout document d'identité et de voyage :
15. Il résulte de ce qui précède que le requérant n'est pas fondé à soutenir que cette décision serait illégale par voie de conséquence de l'illégalité de l'assignation à résidence dont il fait l'objet. Par suite, le moyen doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de circuler hors du périmètre du département de la Haute-Garonne sans autorisation préalable :
16. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que le requérant n'est pas fondé à soutenir que cette décision serait illégale par voie de conséquence de l'illégalité de l'assignation à résidence dont il fait l'objet. Par suite, le moyen doit être écarté.
17. En second lieu, si une mesure d'assignation à résidence de la nature de celle qui a été prise à l'égard du requérant apporte des restrictions à l'exercice de certaines libertés, en particulier la liberté d'aller et venir, elle ne présente pas, compte tenu de sa durée et de ses modalités d'exécution, le caractère d'une mesure privative de liberté au sens de l'article 5 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. M. B ne peut utilement se prévaloir de cet article pour contester la mesure d'assignation à résidence prise à son encontre. Par suite, les moyens tirés de l'erreur de droit, de l'erreur de fait et de l'erreur manifeste d'appréciation, au motif de la méconnaissance de l'article 5 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ne peuvent qu'être écartés.
18. Il résulte de tout ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du préfet de la Haute-Garonne en date du 16 mars 2023.
Sur les frais liés au litige :
19. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'Etat, qui n'a pas la qualité de partie perdante, verse à Me Moura la somme réclamée en application des dispositions combinées de l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
20. La présente instance n'ayant donné lieu à aucun dépens, les conclusions présentées par M. B sur le fondement des dispositions de l'article R. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : M. B est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. G B, à Me Moura et au préfet de la Haute-Garonne.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 mars 2023
Le magistrat désigné,
F. A Le greffier,
M. E
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026