mardi 9 janvier 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2301587 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | BTIHADI HAKIM |
Vu la procédure suivante :
Par ordonnance du 24 mars 2023, la magistrate déléguée par le président du tribunal administratif de Montpellier a transmis au tribunal administratif de Toulouse en application de l'article R. 776-16 du code de justice administrative la requête de M. B C, enregistrée le 27 février 2023 sous le numéro 2301102.
Par cette requête enregistrée au greffe du tribunal administratif de Toulouse le 24 mars 2023 sous le numéro 2301587 et des mémoires enregistrés, les 22 mars et 24 avril 2023, M. B C, représenté par Me Btihadi, demande au tribunal :
1°) avant-dire droit de suspendre l'arrêté du 24 février 2023 par lequel le préfet des Pyrénées-Orientales l'a obligé à quitter le territoire français, lui a fait interdiction de retourner sur le territoire français et l'a assigné à résidence ;
2°) d'annuler l'arrêté du 24 février 2023 par lequel le préfet des Pyrénées-Orientales l'a obligé à quitter le territoire français, lui a fait interdiction de retourner sur le territoire français et l'a assigné à résidence ;
3°) d'enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer un titre de séjour " vie privée et familiale " sur le fondement des dispositions de l'article L. 423-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans un délai de 15 jours après la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 50 euros par jour de retard, ou à titre subsidiaire de réexaminer sa situation, dans un délai de 15 jours après la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- les décisions attaquées sont entachées d'incompétence du signataire de l'acte ;
- elles sont entachées d'un défaut de motivation ;
- elles sont entachées d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation ;
- elles sont dépourvues de base légale ;
- elles violent les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et méconnaissent les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elles méconnaissent les dispositions de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elles sont entachées d'une erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation personnelle ;
- elles portent une atteinte disproportionnée à sa vie privée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 12 juillet 2023, le préfet des Pyrénées-Orientales conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. C ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Le rapport de Mme Sarraute a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. C, ressortissant marocain né le 12 août 1979, déclare être entré sur le territoire français en 2011. Le 9 août 2019, il a demandé son admission au séjour " vie privée et familiale " sur le fondement des dispositions du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile alors en vigueur. Par un arrêté du 9 juillet 2020 notifié le 21 juillet 2020, le préfet des Bouches-du-Rhône a rejeté sa demande et lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de 30 jours. Le 24 février 2023, M. C a été contrôlé à la frontière franco-espagnole dans un train à destination de Barcelone en possession d'une carte nationale d'identité et d'un permis de conduire italiens qui se sont révélés être contrefaits. A la suite de sa garde à vue, le préfet des Pyrénées-Orientales, par un arrêté du même jour, lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination, a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de 18 mois et l'a assigné à résidence pour une période de six mois. Par la présente requête, M. C demande l'annulation de cet arrêté.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui concerne la légalité externe :
2. En premier lieu, les décisions attaquées sont signées par M. G D, attaché, chef de bureau de la migration et de l'intégration à la préfecture des Pyrénées-Orientales, qui a reçu, par arrêté réglementaire du 23 août 2022 publié le même jour au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture des Pyrénées-Orientales accessible sur le site internet de la préfecture des Pyrénées-Orientales, délégation pour signer, en cas d'absence ou d'empêchement de M. F E, directeur de la citoyenneté et de la migration de la préfecture des Pyrénées-Orientales, notamment " les décisions, actes, correspondances et documents relatifs aux missions suivantes : () mise en œuvre des mesures concernant les ressortissants étrangers en situation irrégulière : éloignement, () traitement des contentieux y afférents.() ". Dans ces conditions, et alors que le requérant n'établit ni même n'allègue que M. E n'aurait pas été absent ou empêché, le moyen tiré de l'incompétence du signataire des décisions attaquées doit être écarté.
3. En second lieu, les décisions attaquées énoncent les considérations de droit et de fait sur lesquelles elles se fondent, avec un degré de précision suffisant pour mettre M. C en mesure d'en discuter utilement les motifs. Ainsi, le préfet n'étant pas tenu de faire état de tous les éléments de la situation de l'intéressé, le moyen tiré du défaut de motivation doit être écarté.
En ce qui concerne la légalité interne :
Quant au moyen tiré du défaut d'examen réel et sérieux :
4. Il ne résulte ni des termes de l'arrêté attaqué, qui mentionne explicitement les circonstances propres à la situation personnelle de M. C, ni des autres pièces du dossier, que le préfet des Pyrénées-Orientales n'aurait pas procédé à un examen réel et sérieux de sa situation personnelle. Dans ces conditions, le moyen tiré du défaut d'examen réel et sérieux de la situation du requérant doit être écarté.
Quant au moyen tiré de l'illégalité de la décision du 9 juillet 2020 portant refus de titre de séjour :
5. D'une part, l'illégalité d'un acte administratif, qu'il soit ou non réglementaire, ne peut être utilement invoquée à l'appui de conclusions dirigées contre une décision administrative que si cette dernière a été prise pour son application ou s'il en constitue la base légale. D'autre part, s'agissant d'un acte non réglementaire, l'exception n'est recevable que si l'acte n'est pas devenu définitif à la date à laquelle elle est invoquée, sauf dans le cas où l'acte et la décision ultérieure constituant les éléments d'une même opération complexe, l'illégalité dont l'acte serait entaché peut être invoquée en dépit du caractère définitif de cet acte.
6. Il ressort des pièces du dossier que l'arrêté attaqué du 24 février 2023 n'a pas été pris en application de l'arrêté du 9 juillet 2020 portant refus de titre de séjour. Par ailleurs, l'arrêté du 9 juillet 2020, pour lequel au demeurant il n'est fait mention d'aucun recours exercé à son encontre, a été notifié à M. C le 21 juillet 2020 et était ainsi définitif à la date de l'arrêté attaqué. Par suite, le moyen tiré du défaut de base légale de cet arrêté en raison de l'illégalité de l'arrêté du 9 juillet 2020 doit être écarté comme irrecevable.
Quant aux autres moyens dirigés contre les décisions du 24 février 2023 :
7. D'une part, aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L.423-7, L/423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L.412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays 'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République. " Aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2° Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. " Pour l'application de ces stipulations, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.
8. D'autre part, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants:/ 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité ; / () 5° le comportement de l'étranger qui ne réside pas régulièrement en France depuis plus de trois mois constitue une menace pour l'ordre public () ". Aux termes de l'article L. 611-3 du même code : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : / () 3° L'étranger qui réside régulièrement en France depuis plus de dix ans, sauf s'il a été, pendant cette période, titulaire d'une carte de séjour temporaire ou pluriannuelle portant la mention " étudiant " ; () ". Outre l'énumération donnée à l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile des catégories d'étrangers qui ne peuvent faire l'objet d'une mesure d'éloignement, l'autorité administrative ne saurait légalement prendre une mesure d'éloignement à l'encontre d'un étranger que si ce dernier se trouve en situation irrégulière au regard des règles relatives à l'entrée et au séjour. Lorsque la loi prescrit que l'intéressé doit se voir attribuer de plein droit un titre de séjour, cette circonstance fait obstacle à ce qu'il puisse légalement être l'objet d'une mesure de reconduite à la frontière.
9. Enfin, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administratif n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. "
10. Il ressort des pièces du dossier que si M. C a déclaré lors de son audition du 24 février 2023 être entré sur le territoire français en 2011, son passeport comporte une date d'entrée sur le territoire français au 16 juillet 2012. S'il justifie de sa présence en France pour les années 2016 à 2020, il n'en va pas de même pour les années antérieures pour lesquelles il ne produit qu'une ordonnance en 2012, une facture et un document d'ouverture de compte bancaire en 2013, une ordonnance, un compte-rendu d'analyse biologique et une demande d'aide médicale d'Etat pour 2014, et un examen de radiologie, un document médical dentaire, la résiliation d'un forfait de téléphonie mobile et une facture en 2015. L'attestation de travail rédigée par le gérant de la société Alimentation rapide Snack Istanbul le 25 novembre 2018 pour la période du 9 septembre 2012 au 16 novembre 2018 ne saurait à elle seule, en l'absence de production des bulletins de paie correspondants, établir une telle présence ni même justifier que M. C, qui en tout état de cause, n'avait pas d'emploi à la date de la décision du 9 juillet 2020, a réellement occupé de manière régulière l'emploi de serveur dont il fait état. Enfin, s'il n'est pas contesté que ses parents, qui l'hébergent, l'un de ses frères ainsi que sa sœur demeurent en France, M. C, qui est célibataire, sans charge de famille, et dont deux frères vivent toujours au Maroc, ne justifie pas avoir établi en France le centre de ses intérêts. Ainsi, M. C ne relève pas d'un cas de délivrance de plein droit d'un titre de séjour. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit en tout état de cause être écarté.
11. Pour les mêmes motifs que ceux exposés précédemment, M. C, qui est célibataire et sans personne à charge, ne justifie pas avoir fixé le centre de ses intérêts en France, ni avoir accompli des efforts particuliers d'intégration, les nombreuses attestations qu'il produit, qui se bornent pour la grande majorité à des formules stéréotypées prérédigées, n'étant à cet égard pas probantes, et l'intéressé, ayant dû, lors de son audition du 24 février 2023, être assisté d'un interprète en langue arabe. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier, en particulier de son audition par les services de police le 24 février 2023, que M. C, qui ne conteste pas se trouver en situation irrégulière sur le territoire français, détenait des documents administratifs italiens dont il a reconnu faire usage depuis plusieurs années, notamment pour travailler, et dont il ne pouvait ignorer, au regard des circonstances dans lesquelles il est entré en leur possession, qu'ils étaient contrefaits. Enfin, alors qu'il a fait l'objet en juillet 2020 d'une première décision l'obligeant à quitter le territoire français qu'il n'a pas contestée, M. C s'est volontairement maintenu de manière irrégulière sur le territoire français. Dans ces conditions, le préfet n'a pas commis d'erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation personnelle. Il n'a pas davantage violé les stipulations précitées de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés.
12. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de M. C doivent être rejetées.
Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :
13. Les conclusions à fin d'annulation de M. C étant rejetées, ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte, à supposer qu'elles soient recevables, doivent l'être également, dès lors que le présent jugement ne nécessite aucune mesure d'exécution au regard des dispositions des articles L. 911-1 et suivants du code de justice administrative.
Sur les frais liés au litige :
14. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, une somme au titre des frais exposés par M. C et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B C et au préfet des Pyrénées-Orientales.
Délibéré après l'audience du 19 décembre 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Héry, présidente,
Mme Sarraute, première conseillère,
Mme Douteaud, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 9 janvier 2024.
La rapporteure,
N. SARRAUTELa présidente,
F. HÉRY
La greffière,
M. A
La République mande et ordonne au préfet des Pyrénées-Orientales en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026