LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2301747

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2301747

lundi 16 juin 2025

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2301747
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
FormationCellule juge unique
Avocat requérantPETIOT

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus du préfet de la Loire-Atlantique d'échanger son permis de conduire algérien contre un permis français. La première demande, déposée le 19 octobre 2021, a été jugée légalement rejetée car le requérant ne possédait pas l'original de son permis, pièce obligatoire selon l'arrêté du 12 janvier 2012. La seconde décision du 6 septembre 2022 a été confirmée, car la demande était tardive, déposée plus d'un an après l'acquisition de sa résidence normale en France, conformément à l'article R. 222-3 du code de la route.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance n° 2301689 du 31 mars 2023, le vice-président du tribunal administratif de Montpellier a transmis au tribunal administratif de Toulouse la requête présentée par M. A.

Par une requête, enregistrée le 31 mars 2023 au greffe du tribunal administratif de Toulouse, M. B A, représenté par Me Petiot, doit être regardé comme demandant au tribunal :

1°) d'annuler la décision par laquelle le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de procéder à l'échange de son permis de conduire algérien contre un permis de conduire français, suite à la demande qu'il a déposée le 19 octobre 2021 ;

2°) d'annuler la décision du 6 septembre 2022, par laquelle le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de procéder à l'échange de son permis de conduire algérien contre un permis de conduire français, ensemble la décision implicite de rejet de son recours gracieux ;

3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- il a déposé une demande d'échange de son permis de conduire algérien dès le 19 octobre 2021 et le rejet de celle-ci ne lui a pas été notifié, ce qui a pour effet de rendre ladite décision irrégulière ;

- la décision préfectorale du 6 septembre 2022 est entachée d'une erreur d'appréciation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 12 juillet 2023, le préfet de la Loire-Atlantique conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les conclusions présentées contre la décision du 19 octobre 2021 sont irrecevables et que le surplus des conclusions n'est pas fondé.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la route ;

- l'arrêté du 12 janvier 2012 fixant les conditions de reconnaissance et d'échange des permis de conduire délivrés par les États n'appartenant ni à l'Union européenne, ni à l'Espace économique européen ;

- le code de justice administrative.

Le rapporteur public a été dispensé de conclure dans cette affaire, sur sa proposition, en application des dispositions de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

A été entendu, au cours de l'audience publique, le rapport de Mme Billet-Ydier.

Les parties n'étaient ni présentes ni représentées.

Considérant ce qui suit :

1. M. A a présenté une demande d'échange de son permis de conduire algérien contre un permis de conduire français le 19 octobre 2021, qui a été rejetée par le préfet de la Loire-Atlantique au motif qu'il n'était pas en possession de l'original de son permis de conduire et l'invitant à formuler une nouvelle demande dès qu'il serait en possession de celui-ci. Il a, par la suite, présenté une nouvelle demande d'échange de son titre de conduite algérien le 30 mars 2022, qui a été refusée par le préfet de la Loire-Atlantique par décision du 6 septembre 2022, au motif que cette demande a été déposée plus d'un an après l'acquisition de sa résidence normale en France et qu'elle était, dès lors, tardive. Le requérant demande au tribunal d'annuler, d'une part, la décision par laquelle le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de procéder à l'échange de son permis de conduire algérien contre un permis de conduire français, suite à la demande du requérant formée le 19 octobre 2021, et d'autre part, la décision du 6 septembre 2022, par laquelle le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de procéder à l'échange de son permis de conduire algérien contre un permis de conduire français, ensemble la décision implicite de rejet de son recours gracieux.

Sur la demande d'annulation de la décision par laquelle le préfet de la Loire-Atlantique a rejeté la demande déchange déposée le 19 octobre 2021 :

2. Aux termes de l'article 6 de l'arrêté du 12 janvier 2012 fixant les conditions de reconnaissance et d'échange des permis de conduire délivrés par les États n'appartenant ni à l'Union européenne, ni à l'Espace économique européen : " Le dossier joint à la demande [d'échange de permis de conduire] comprend les pièces suivantes: 1° L'exemplaire photographié ou numérisé du titre dont l'échange est demandé ;/ 2° La traduction officielle en français du permis s'il n'est pas rédigé en langue française ; ".

3. Il est constant que lors de sa première demande d'échange de permis de conduire M. A n'était pas en possession de son titre de conduite original, lequel constitue pourtant, en application des dispositions précitées, une pièce obligatoire en cas de demande d'échange d'un permis national contre un permis de conduire français. Le préfet de la Loire-Atlantique a, dès lors, rejeté la demande d'échange et l'a invité à présenter une nouvelle demande dès lors qu'il serait en possession de son permis de conduire algérien original ou d'un duplicata de celui-ci. La circonstance que cette décision n'aurait pas été notifiée à M. A n'est pas de nature à l'entacher d'une quelconque illégalité. Par suite, les conclusions tendant à l'annulation de la décision du 19 octobre 2021 doivent être rejetées.

Sur la demande d'annulation de la décision du 6 septembre 2022 du préfet de la Loire-Atlantique :

4. Aux termes de l'article R. 222-3 du code de la route : " Tout permis de conduire national, en cours de validité, délivré par un Etat ni membre de l'Union européenne, ni partie à l'accord sur l'Espace économique européen, peut être reconnu en France jusqu'à l'expiration d'un délai d'un an après l'acquisition de la résidence normale de son titulaire. Pendant ce délai, il peut être échangé contre le permis français, sans que son titulaire soit tenu de subir les examens prévus au premier alinéa de l'article D. 221-3 () Au terme de ce délai, ce permis n'est plus reconnu et son titulaire perd tout droit de conduire un véhicule pour la conduite duquel le permis de conduire est exigé ". En application de l'article R. 221-1 de ce même code : " / III.- On entend par résidence normale le lieu où une personne demeure habituellement, c'est-à-dire pendant au moins 185 jours par année civile, en raison d'attaches personnelles et professionnelles, ou, dans le cas d'une personne sans attaches professionnelles, en raison d'attaches personnelles révélant des liens étroits entre elle-même et l'endroit où elle demeure ". Selon l'article 4 de l'arrêté du 12 janvier 2012, précité : " () / II. ' A. ' Pour les ressortissants étrangers non- ressortissants de l'Union européenne, la date d'acquisition de la résidence normale est celle de la remise du premier titre de séjour. "

5. Le requérant, qui indique avoir acquis sa résidence normale en France le 25 janvier 2021, soutient que sa demande d'échange de permis de conduire, présentée le 30 mars 2022, n'est pas tardive. Il ressort toutefois des pièces du dossier et notamment du relevé issu de l'application de gestion des dossiers des ressortissants étrangers en France qu'un certificat de résidence algérien a été délivré au requérant le 25 janvier 2021. Par suite, la demande du 30 mars 2022, formulée plus d'une année après la délivrance de ce titre, était tardive. Par suite, les conclusions tendant à l'annulation de la décision du 6 septembre 2022 doivent être rejetées et, par voie de conséquence, celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

DECIDE:

Article 1er : la requête de M. A est rejetée.

Article 2 : la présente décision sera notifiée à M. B A et au ministre de l'intérieur.

Copie en sera adressée au préfet de la Loire-Atlantique.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 juin 2025.

La présidente, La greffière,

Fabienne Billet-Ydier Karina Mellas

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme :

La greffière en chef et,

par délégation, la greffière,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions