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AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2301934

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2301934

jeudi 19 octobre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2301934
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation4ème Chambre
Avocat requérantMASAROTTO ANOUCHKA

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 7 avril 2023 et le 26 juin 2023, M. B A représenté par Me Masarotto, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 8 mars 2023 par lequel le préfet du Tarn a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;

2°) d'enjoindre au préfet du Tarn de lui délivrer un titre de séjour mention " vie privée et familiale ", et dans l'attente une autorisation provisoire de séjour, ou à défaut, de réexaminer sa situation dans un délai de quinze jours suivant la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat le paiement de la somme de 1 500 euros à son conseil, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens en vertu de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et, en cas de rejet de sa demande d'aide juridictionnelle, mettre à la charge de l'Etat le paiement de cette même somme au titre des mêmes frais sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- l'arrêté contesté est entaché d'un défaut de compétence de son signataire ;

En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :

- elle est entachée d'un défaut de motivation ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dans l'application des dispositions de l'article L. 421-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors que, étant mineur au moment de son entrée sur le territoire français il y a plus de quatre ans, il ne peut lui être reproché d'avoir été dépourvu à ce moment-là d'un visa long séjour ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'il remplit toutes les conditions qu'elles posent ;

- elle est entachée d'une erreur de droit dans l'application des dispositions de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- elle est entachée d'un défaut de motivation ;

- elle est illégale du fait de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences qu'elle emporte sur sa situation ;

En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :

- elle est illégale du fait de l'illégalité des décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français.

Par un mémoire en défense, enregistré le 6 juillet 2023, le préfet du Tarn conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Par une décision du 13 septembre 2023, M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme Carotenuto a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, ressortissant malien, a déclaré être né le 31 décembre 2003 et être entré en France en septembre 2018. Par un jugement en assistance éducative du 28 décembre 2018 du juge des enfants près le tribunal judiciaire de Toulouse, il a été placé à l'aide sociale à l'enfance. Ce jugement a toutefois été annulé par un arrêt du 29 mars 2019 de la cour d'appel de Toulouse, qui a conclu à la majorité de l'intéressé et à l'irrecevabilité de son acte de naissance du 27 juin 2018. Le 29 juillet 2022, M. A a sollicité la délivrance d'un titre de séjour " salarié " ou " travailleur temporaire " ou son admission exceptionnelle au séjour au titre de sa vie privée et familiale. Par un arrêté du 8 mars 2023, le préfet du Tarn a rejeté sa demande, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination. M. A demande au tribunal d'annuler cet arrêté.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. Par un arrêté du 2 janvier 2023 régulièrement publié le même jour, le préfet du Tarn a donné délégation à M. Fabien Chollet, secrétaire général, à l'effet de signer les arrêtés pris en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire des décisions doit être écarté.

En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :

3. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police. ". Selon l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision. ".

4. La décision attaquée mentionne notamment les stipulations des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les dispositions pertinentes du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle fait également état d'éléments circonstanciés relatifs à la situation personnelle du requérant, notamment que M. A s'est présenté comme mineur isolé et qu'il a bénéficié d'un jugement en assistance éducative par le juge des enfants qui a été annulé par la cour d'appel de Toulouse le 29 mars 2019 au vu de son évaluation concluant à sa majorité et de l'irrecevabilité de son acte de naissance du 27 juin 2018. La décision mentionne également que si l'intéressé a suivi une formation dans le domaine de l'apprentissage en certificat d'aptitude professionnelle " peintre applicateur revêtements " et a conclu un contrat d'apprentissage du 1er septembre 2022 au 31 août 2024 avec la société Da Silva Peinture et a sollicité la délivrance d'un titre de séjour salarié, ou travailleur temporaire, ou son admission exceptionnelle au séjour au titre de sa vie privée et familiale, il ne justifie toutefois pas d'un visa long séjour. Elle précise également que M. A âgé de dix-neuf ans, célibataire et sans enfant, n'établit pas que l'ensemble de ses intérêts serait en France. Par suite, la décision en litige, qui comporte les considérations de droit et de fait sur lesquelles elle se fonde, est suffisamment motivée.

5. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Sous réserve des engagements internationaux de la France et des exceptions prévues aux articles L. 412-2 et L. 412-3, la première délivrance d'une carte de séjour temporaire ou d'une carte de séjour pluriannuelle est subordonnée à la production par l'étranger du visa de long séjour mentionné aux 1° ou 2° de l'article L. 411-1 ". Aux termes de l'article L. 421-1 du même code : " L'étranger qui exerce une activité salariée sous contrat de travail à durée indéterminée se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "salarié" d'une durée maximale d'un an. / La délivrance de cette carte de séjour est subordonnée à la détention préalable d'une autorisation de travail, dans les conditions prévues par les articles L. 5221-2 et suivants du code du travail. () ". L'article L. 421-3 du même code dispose que : " L'étranger qui exerce une activité salariée sous contrat de travail à durée déterminée ou qui fait l'objet d'un détachement conformément aux articles L. 1262-1, L. 1262-2 et L. 1262-2-1 du code du travail se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "travailleur temporaire" d'une durée maximale d'un an. / La délivrance de cette carte de séjour est subordonnée à la détention préalable d'une autorisation de travail, dans les conditions prévues par les articles L. 5221-2 et suivants du code du travail. () ". Enfin, aux termes de l'article L. 423-22 du même code : " Dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire ou s'il entre dans les prévisions de l'article L. 421-35, l'étranger qui a été confié au service de l'aide sociale à l'enfance ou à un tiers digne de confiance au plus tard le jour de ses seize ans se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. Cette carte est délivrée sous réserve du caractère réel et sérieux du suivi de la formation qui lui a été prescrite, de la nature des liens de l'étranger avec sa famille restée dans son pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil ou du tiers digne de confiance sur son insertion dans la société française ".

6. Il résulte des termes mêmes de la décision attaquée que le préfet du Tarn a refusé à M. A un titre de séjour portant la mention " salarié " dans la mesure où il ne justifiait pas de la détention du visa de long séjour de plus de trois mois, ni de la détention d'une autorisation de travail délivrée par les services compétents, prévus par les dispositions des articles L. 412-1, L. 421-1 et L. 421-3 susmentionnés. Si le requérant soutient que l'exigence du visa de long séjour ne lui est pas opposable en application de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors qu'il se trouve, à la date de la décision attaquée, dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire, et qu'il a bénéficié avant l'âge de seize ans, par un jugement en assistance éducative du 28 décembre 2018 du juge des enfants du tribunal judiciaire de Toulouse d'une prise en charge par les services de l'aide sociale à l'enfance du département du Tarn, ce jugement a toutefois été annulé par un arrêt du 29 mars 2019 de la cour d'appel de Toulouse, qui a conclu à la majorité de l'intéressé, et à l'irrecevabilité de son acte de naissance du 27 juin 2018. Au vu de ces éléments, il est constant que M. A était majeur au moment du placement dans le cadre de son assistance éducative et ne rentre pas dans le cadre des dispositions de l'article L. 423-22 précité. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que le préfet a méconnu les dispositions de l'article L. 421-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en opposant l'absence de visa long séjour lors de l'examen d'une demande de titre de séjour portant la mention " salarié " ni commis d'erreur manifeste d'appréciation.

7. En troisième lieu, ainsi qu'il a été dit au point précédent, le requérant ne peut utilement soutenir que le préfet a commis une erreur de droit en n'examinant pas sa demande de titre de séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 423-22 précité du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le moyen doit être écarté comme inopérant.

8. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "salarié", "travailleur temporaire" ou "vie privée et familiale", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. () "

9. Saisie d'une demande de régularisation présentée sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il appartient à l'autorité administrative de vérifier, dans un premier temps, si l'admission exceptionnelle au séjour par la délivrance d'une carte portant la mention " vie privée et familiale " répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard de motifs exceptionnels, et à défaut, dans un second temps, s'il est fait état de motifs exceptionnels de nature à permettre la délivrance, dans ce cadre, d'une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ". Dans cette dernière hypothèse, un demandeur qui justifierait d'une promesse d'embauche ou d'un contrat de travail, ne saurait être regardé, par principe, comme attestant, par là-même, des " motifs exceptionnels " exigés par la loi. Il appartient, en effet, à l'autorité administrative, sous le contrôle du juge, d'examiner, notamment, si la qualification, l'expérience et les diplômes de l'étranger ainsi que les caractéristiques de l'emploi auquel il postule, de même que tout élément de sa situation personnelle dont l'étranger ferait état à l'appui de sa demande, tel que par exemple, l'ancienneté de son séjour en France, peuvent constituer, en l'espèce, des motifs exceptionnels d'admission au séjour.

10. Il ressort des pièces du dossier que M. A, qui déclare être entré en France au mois de septembre 2018, a bénéficié d'une prise en charge par les services de l'aide sociale à l'enfance du département du Tarn en qualité de mineur étranger isolé sur la base d'actes d'état civil dont l'authenticité a été remise en cause par la cour d'appel de Toulouse, le 29 mars 2019. Si l'intéressé se prévaut d'une ancienneté de séjour de quatre ans sur le territoire français, d'une insertion professionnelle et notamment du suivi d'une scolarité au lycée Lapérouse à Albi au titre de l'année 2019/2020, de trois années de formation au titre du certificat d'aptitude professionnelle " peintre applicateur de revêtements " de l'établissement régional d'enseignement adapté à Villefranche-de-Rouergue de 2020 à 2023, ainsi que d'un contrat d'alternance conclu le 12 septembre 2022 avec la société Da Silva, il ne justifie d'aucune antériorité d'emploi en France, de l'obtention d'aucun diplôme et ne démontre pas l'impossibilité de poursuivre sa formation dans son pays d'origine, le Mali. Par ailleurs, si le requérant s'est vu reconnaitre le statut de travailleur handicapé par la maison départementale des personnes handicapées du Tarn le 19 novembre 2021 et souffre d'une " déficience intellectuelle " diagnostiquée le 19 janvier 2021, cette seule circonstance ne peut constituer une considération humanitaire ou un motif exceptionnel. En outre, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'à la date de l'arrêté contesté, l'intéressé, célibataire et sans charge de famille, aurait tissé des liens d'une particulière intensité et stabilité sur le territoire français, ni qu'il serait dépourvu de toutes attaches dans son pays d'origine. Dans ces conditions, le préfet du Tarn n'a pas méconnu l'article L. 435-1 précité en refusant à M. A le titre de séjour sollicité en raison de l'absence de motifs exceptionnels d'admission.

11. En cinquième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sécurité publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

12. Il résulte de ce qui a été dit au point 10 que M. A n'est pas fondé à soutenir que la décision de refus de titre de séjour porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale. Le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations précitées doit, ainsi, être écarté.

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

13. En premier lieu, la motivation de l'obligation de quitter le territoire français se confond avec celle du refus de titre dont elle découle nécessairement et n'implique pas, par conséquent, dès lors que ce refus est lui-même motivé, de mention spécifique. La décision contestée vise les conventions internationales et les dispositions légales dont il est fait application, comporte des éléments de faits relatifs à la situation de M. A, et expose avec précision les raisons pour lesquelles le préfet a refusé de délivrer les titres de séjour sollicités. Il s'ensuit que le moyen tiré de l'insuffisante motivation de la décision portant obligation de quitter le territoire doit être écarté.

14. En deuxième lieu, il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de la décision de refus de titre de séjour à l'encontre de celle portant obligation de quitter le territoire français.

15. En troisième lieu, les moyens tirés de l'erreur manifeste d'appréciation, de l'atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale du requérant et de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doivent être écartés pour les mêmes motifs que ceux développés au point 10.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :

16. Il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à exciper de l'illégalité des décisions de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire français à l'encontre de celle fixant le pays de renvoi.

17. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions présentées par M. A à fin d'annulation de l'arrêté attaqué, ainsi que, par voie de conséquence, celles aux fins d'injonction sous astreinte et celles présentées au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 doivent être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à Me Masarotto et au préfet du Tarn.

Délibéré après l'audience du 28 septembre 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Carotenuto, présidente,

M. Hecht, premier conseiller,

Mme Pétri, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 octobre 2023.

La présidente-rapporteure,

S. CAROTENUTO

L'assesseur le plus ancien dans l'ordre du tableau,

S. HECHT

La greffière,

S. SORABELLA

La République mande et ordonne au préfet du Tarn, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme :

La greffière en chef,

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