mardi 30 janvier 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2302017 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | SADEK |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire enregistrés les 11 avril et 10 octobre 2023, M. A D, représenté par Me Sadek, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 14 mars 2023 par lequel le préfet de la Haute-Garonne a procédé au retrait de sa carte de séjour pluriannuelle, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Garonne de lui restituer son titre de séjour sous astreinte de 300 euros par jour de retard à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil d'une somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et du 2ème alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Il soutient que :
En ce qui concerne la décision portant retrait de titre de séjour :
- elle est entachée d'un défaut de compétence de son signataire ;
- elle est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation ;
- l'absence du nom de l'agent notifiant ne permet pas de vérifier la régularité de la procédure ;
- elle méconnait les dispositions des articles L. 421-34 et L. 432-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnait le principe du contradictoire ;
- le préfet n'a pas respecté le délai fixé par le législateur pour le retrait des actes administratifs créateurs de droit ;
- il remplit les conditions pour se voir délivrer un titre de séjour en qualité de salarié ;
- la décision en litige méconnait les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation personnelle.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est privée de base légale ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen ;
- elle méconnait les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
- elle est privée de base légale ;
- elle est entachée d'un défaut de motivation.
Par un mémoire en défense enregistré le 15 septembre 2023, le préfet de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. D ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991, modifiée ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Le rapport de Mme Molina-Andréo a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. A D, ressortissant marocain né le 6 août 1984, est entré en France le 16 février 2021 sous couvert d'un passeport revêtu d'un visa long séjour valable du 9 février 2021 au 10 mai 2021. Il a ensuite bénéficié d'une carte de séjour pluriannuelle de trois ans en qualité de travailleur saisonnier, valable du 16 février 2021 au 15 février 2024. Le 13 juin 2022, le requérant a sollicité le changement de son statut et son admission au séjour en qualité de salarié. Par un arrêté du 17 octobre 2022 le préfet de la Haute-Garonne a refusé de l'admettre au séjour en qualité de salarié et a refusé son changement de statut. Cet arrêté a été confirmé, sur recours gracieux de l'intéressé, par décision préfectorale du 24 janvier 2023. Par un arrêté du 14 mars 2023, le préfet de la Haute-Garonne a procédé au retrait de sa carte de séjour pluriannuelle, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi. Par la présente requête, M. D demande l'annulation de ce dernier arrêté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision portant retrait de titre de séjour :
2. En premier lieu, par un arrêté du 30 janvier 2023 publié le même jour au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture de la Haute-Garonne n° 31-2023-041, le préfet de ce département a consenti une délégation à Mme C B, directrice des migrations et de l'intégration, pour signer notamment les décisions défavorables au séjour et les mesures d'éloignement. Par suite, et alors que cette délégation est suffisamment précise et que le requérant ne démontre pas l'absence d'empêchement du préfet de la Haute-Garonne, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte doit être écarté comme manquant en fait.
3. En deuxième lieu, la décision attaquée vise en particulier les dispositions des articles L. 421-34 et L. 432-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et précise que le requérant ne remplit plus les conditions de délivrance de la carte de séjour pluriannuelle portant la mention " travailleur saisonnier " qui lui a été délivrée, et notamment l'obligation de maintenir sa résidence habituelle hors du territoire national. Dans ces conditions, la décision attaquée comporte l'ensemble des décisions qui en constituent le fondement et est ainsi suffisamment motivée. Il résulte de cette motivation que le préfet de la Haute-Garonne a procédé à un examen particulier de la situation du requérant.
4. En troisième lieu, l'absence de mention du nom de l'agent ayant notifié l'arrêté attaqué est sans incidence sur sa légalité. Par suite, le moyen invoqué à cet égard doit être écarté.
5. En quatrième lieu, d'une part, aux termes de l'article L. 421-34 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui exerce un emploi à caractère saisonnier, tel que défini au 3° de l'article L. 1242-2 du code du travail, et qui s'engage à maintenir sa résidence habituelle hors de France, se voit délivrer une carte de séjour pluriannuelle portant la mention " travailleur saisonnier " d'une durée maximale de trois ans. / () / Elle autorise l'exercice d'une activité professionnelle et donne à son titulaire le droit de séjourner et de travailler en France pendant la ou les périodes qu'elle fixe et qui ne peuvent dépasser une durée cumulée de six mois par an. () ". Aux termes du premier alinéa de l'article L. 432-5 du même code : " Si l'étranger cesse de remplir l'une des conditions exigées pour la délivrance de la carte de séjour dont il est titulaire, fait obstacle aux contrôles ou ne défère pas aux convocations, la carte de séjour peut lui être retirée par une décision motivée. La décision de retrait ne peut intervenir qu'après que l'intéressé a été mis à même de présenter ses observations dans les conditions prévues aux articles L. 121-1 et L. 121-2 du code des relations entre le public et l'administration. ".
6. D'autre part, aux termes de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Exception faite des cas où il est statué sur une demande, les décisions individuelles qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2, ainsi que les décisions qui, bien que non mentionnées à cet article, sont prises en considération de la personne, sont soumises au respect d'une procédure contradictoire préalable. ". Aux termes du premier alinéa de l'article L. 122-1 du même code : " Les décisions mentionnées à l'article L. 211-2 n'interviennent qu'après que la personne intéressée a été mise à même de présenter des observations écrites et, le cas échéant, sur sa demande, des observations orales. Cette personne peut se faire assister par un conseil ou représenter par un mandataire de son choix. ". Les décisions qui retirent ou abrogent une décision créatrice de droits sont au nombre de celles mentionnées à l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration.
7. Il résulte de la combinaison des dispositions qui viennent d'être citées que la décision par laquelle le préfet retire la carte de séjour pluriannuelle portant la mention " travailleur saisonnier " qui a été délivrée à un ressortissant étranger doit être précédée de la procédure contradictoire prévue par les dispositions du code des relations entre le public et l'administration, qui constitue une garantie pour l'intéressé et implique qu'il soit averti de la mesure que l'administration envisage de prendre, des motifs sur lesquelles elle se fonde, et qu'il bénéficie d'un délai suffisant pour présenter ses observations écrites et, le cas échéant, ses observations orales.
8. Il ressort des pièces du dossier que l'autorité préfectorale a, par un courrier recommandé avec accusé de réception du 24 janvier 2023, informé le requérant de son intention de lui retirer le titre de séjour dont il était titulaire et qu'elle l'a invité à présenter ses observations dans un délai de sept jours, ce qu'il ne démontre pas avoir fait. Dans ces conditions, il ne ressort pas des pièces du dossier que le requérant aurait été privé d'une garantie. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance du principe du contradictoire doit être écarté.
9. En cinquième lieu, pour retirer la carte de séjour pluriannuelle en qualité de " travailleur saisonnier " dont était titulaire M. D, le préfet de la Haute-Garonne s'est fondé sur le non-respect par ce dernier de l'exigence de résidence habituelle hors de France prévue par les dispositions précitées. Dans la mesure où le requérant ne justifie ni même n'allègue avoir maintenu sa résidence habituelle hors de France depuis la délivrance de sa carte de séjour, c'est sans méconnaitre les dispositions précitées des articles L. 421-34 et L. 432-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que le préfet a estimé qu'il avait cessé de remplir une des conditions requises pour la délivrance de la carte de séjour mention " travailleur saisonnier ".
10. En sixième lieu, aux termes de L. 242-1 du code des relations entre le public et l'administration : " L'administration ne peut abroger ou retirer une décision créatrice de droits de sa propre initiative ou sur la demande d'un tiers que si elle est illégale et si l'abrogation ou le retrait intervient dans le délai de quatre mois suivant la prise de cette décision ". Selon l'article L. 242-2 du même code : " Par dérogation à l'article L. 242-1, l'administration peut, sans condition de délai : / 1° Abroger une décision créatrice de droits dont le maintien est subordonné à une condition qui n'est plus remplie () ".
11. Il résulte des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile citées au point 5 que la décision par laquelle, lorsque l'étranger cesse de remplir l'une des conditions exigées pour la délivrance d'une carte de séjour dont il est titulaire, le préfet lui retire cette carte, ne produit d'effet que pour l'avenir. Elle présente ainsi, au sens des dispositions de l'article L. 242-1 du code des relations entre le public et l'administration, le caractère d'une mesure d'abrogation de la décision ayant accordé un droit au séjour à l'étranger au regard de la durée de validité restante de ce titre de séjour. Elle relève par conséquent des dispositions du 1° de l'article L. 242-2 du même code et il en résulte que, sous réserve d'intervenir pendant la période de validité restante de la carte de séjour, cette décision n'est soumise à aucune autre condition de délai, par dérogation aux dispositions enfermant cette possibilité dans un délai de quatre mois. Par suite, et contrairement à ce que soutient M. D, le préfet de la Haute-Garonne n'a pas méconnu les dispositions précitées du code des relations entre le public et l'administration en lui retirant, ainsi qu'il l'a fait le 14 mars 2023, la carte de séjour pluriannuelle en qualité de travailleur saisonnier qui lui avait été délivrée jusqu'au 15 février 2024, au motif qu'il ne remplissait plus les conditions exigées pour sa délivrance.
12. En septième lieu, le requérant ne peut utilement soutenir qu'il remplirait les conditions pour se voir délivrer un titre de séjour mention " salarié " à l'encontre de la décision en litige portant retrait de sa carte de séjour pluriannuelle mention " travailleur saisonnier ".
13. En huitième lieu, la décision contestée, qui retire la carte de séjour pluriannuelle portant la mention " travailleur saisonnier " de M. D, n'a ni pour objet, ni pour effet de lui refuser la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions ne peut qu'être écarté comme inopérant.
14. En neuvième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
15. En l'espèce, M. D est entré en France sous couvert d'un visa long séjour le 16 février 2021 et se prévaut de sa bonne insertion professionnelle. Toutefois, les titres de séjour en qualité de " travailleur saisonnier " dont il a bénéficié ne lui donnaient pas vocation à résider habituellement sur le territoire français. Par ailleurs, aucun des éléments produits à l'instance ne permettent de considérer que le requérant, qui est célibataire et sans enfant, aurait établi le centre de ses intérêts privés en France, alors à l'inverse qu'il n'est pas dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine où résident ses six frères et sœurs. Dans ces conditions, le préfet de la Haute-Garonne, qui n'a pas porté une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de M. D, n'a pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme en édictant la décision attaquée. Pour les mêmes motifs, il n'a pas commis d'erreur manifeste dans l'appréciation de la situation personnelle du requérant.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
16. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que la décision portant obligation de quitter le territoire français n'est pas dépourvue de base légale en raison de l'illégalité de décision portant retrait de la carte de séjour.
17. En deuxième lieu, il ne ressort ni des termes de la décision attaquée, ni des pièces du dossier que le préfet de la Haute-Garonne n'aurait pas procédé à un examen réel et sérieux de la situation de M. D.
18. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1./ Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine./ L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République. ".
19. Pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 15, les moyens tirés de la méconnaissance des dispositions précitées de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doivent être écartés.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
20. En premier lieu, les conclusions tenant à l'annulation de la décision de retrait du titre de séjour et à celle de l'obligation de quitter le territoire français étant rejetées, le moyen tiré du défaut de base légale de la décision attaquée, en raison de l'illégalité de ces deux décisions, doit être écarté.
21. En second lieu, la décision fixant le pays de renvoi qui vise les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et précise que M. D n'établit pas être exposé à des peines ou des traitements contraires à cette convention en cas de retour dans son pays d'origine, comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Par suite, elle est suffisamment motivée.
22. Il résulte de tout ce qui précède que M. D n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté préfectoral du 14 mars 2023.
Sur les autres conclusions de la requête :
23. Dès lors que le présent jugement rejette les conclusions à fin d'annulation présentées par M. D, ses conclusions à fin d'injonction sous astreinte et celles relatives aux frais de l'instance ne peuvent qu'être également rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. D est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A D, à Me Sadek et au préfet de la Haute-Garonne.
Délibéré après l'audience du 9 janvier 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Molina-Andréo, présidente,
Mme Soddu, première conseillère,
Mme Biscarel, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 janvier 2024.
La présidente-rapporteure,
B. MOLINA-ANDRÉO
La première assesseure,
N. SODDU
La greffière,
S. BALTIMORE
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026