vendredi 15 mars 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2302064 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | SARASQUETA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 13 avril 2023 et un mémoire enregistré le 18 juillet 2023, M. B A, représenté par Me Sarasqueta, demande au tribunal :
1°) de l'admettre, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;
2°) d'annuler l'arrêté du 6 mars 2023 par lequel le préfet du Tarn a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé son pays de destination ;
3°) d'enjoindre au préfet du Tarn de lui délivrer un titre de séjour portant, à titre principal, la mention " vie privée et familiale ", à titre subsidiaire, la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ", dans un délai d'un mois suivant la notification du jugement à intervenir, et, dans l'attente et dès cette notification, de lui remettre une autorisation provisoire de séjour, et à titre infiniment subsidiaire, de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois suivant la notification du jugement à intervenir en lui remettant, dans l'attente et dès cette notification, une autorisation provisoire de séjour ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros à verser à son conseil sur le fondement des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et, dans l'hypothèse où il ne serait pas admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale, au seul visa de l'article L. 761-1.
Il soutient que :
- les décisions attaquées sont entachées d'un défaut de motivation en fait ;
- la décision de refus de titre de séjour est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dans l'application de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale tel que protégé par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle ;
- elle méconnaît l'article 3 paragraphe 1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- elle est entachée d'une erreur de droit en ce que le préfet a procédé à l'examen de sa situation dans des conditions irrégulières ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français est illégale du fait de l'illégalité de la décision de refus de titre de séjour ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle porte atteinte à l'intérêt supérieur de son enfant mineur protégé par l'article 3 paragraphe 1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- la décision fixant le pays de destination est illégale du fait de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
Par un mémoire en défense enregistré le 27 juin 2023, le préfet du Tarn conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Par une ordonnance du 20 avril 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 20 juillet 2023.
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 19 juillet 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention de New-York relative aux droits de l'enfant ;
- l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 modifié en matière de séjour et de travail ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Dans cette affaire, la présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa demande, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Poupineau,
- les observations de Me Sarasqueta, représentant M. A.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A, de nationalité tunisienne, est entré en France pour la dernière fois le 2 octobre 2022 sous couvert d'un visa de 90 jours valable du 29 janvier 2020 au 28 janvier 2024. Le 30 novembre 2022, M. A a sollicité son admission exceptionnelle au séjour au titre de la vie privée et familiale et de son insertion professionnelle. Par un arrêté du 6 mars 2023, le préfet du Tarn a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé son pays de destination. Par la présente requête, M. A demande l'annulation de cet arrêté.
Sur l'aide juridictionnelle provisoire :
2. Par une décision du bureau d'aide juridictionnelle, en date du 19 juillet 2023, M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Par suite, sa demande tendant à être admis, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle est devenue sans objet. Dès lors, il n'y a pas lieu d'y statuer.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne le moyen commun à l'ensemble des décisions attaquées :
3. Aux termes de son arrêté, le préfet du Tarn a visé l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 modifié en matière de séjour et de travail, les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile applicables à la situation de M. A et les stipulations des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Il a également précisé l'identité, la date et le lieu de naissance de M. A, ainsi que les conditions de son entrée en France, et exposé les raisons pour lesquelles il a considéré que l'intéressé ne remplissait pas les conditions pour obtenir un titre de séjour. Il a enfin énoncé des éléments suffisants sur sa situation familiale en relevant qu'il était séparé de son épouse et père de deux enfants. Dans ces conditions, le préfet a suffisamment exposé les considérations de droit et de fait fondant sa décision de refus de titre de séjour. En application de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'obligation de quitter le territoire, prise sur le fondement du 3° de l'article L. 611-1 du même code, n'avait pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle du refus de titre de séjour. Enfin, la décision fixant le pays de destination, qui rappelle la nationalité de M. A, mentionne qu'il n'établit pas y être exposé à des traitements contraires à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisante motivation de l'arrêté contesté doit être écarté.
En ce qui concerne la décision de refus de titre de séjour :
4. En premier lieu, aux termes de l'article 3 de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 visé ci-dessus : " Les ressortissants tunisiens désireux d'exercer une activité professionnelle salariée en France, pour une durée d'un an au minimum, et qui ne relèvent pas des dispositions de l'article 1er du présent Accord, reçoivent, après contrôle médical et sur présentation d'un contrat de travail visé par les autorités compétentes, un titre de séjour valable un an renouvelable et portant la mention " salarié ". () ". Aux termes de l'article 11 du même accord : " Les dispositions du présent accord ne font pas obstacle à l'application de la législation des deux États sur le séjour des étrangers sur tous les points non traités par l'accord. ". Aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / () ".
5. Portant sur la délivrance des catégories de cartes de séjour temporaires prévues par les dispositions auxquelles il renvoie, l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'institue pas une catégorie de titres de séjour distincte mais est relatif aux conditions dans lesquelles les étrangers peuvent être admis à séjourner en France, soit au titre de la vie privée et familiale, soit au titre d'une activité salariée. Dès lors que l'article 3 de l'accord franco-tunisien prévoit la délivrance de titres de séjour au titre d'une activité salariée, un ressortissant tunisien souhaitant obtenir un titre de séjour au titre d'une telle activité ne peut utilement invoquer les dispositions de l'article L. 435-1 à l'appui d'une demande d'admission au séjour sur le territoire national, s'agissant d'un point déjà traité par l'accord franco-tunisien, au sens de l'article 11 de cet accord. Toutefois, si l'accord franco-tunisien ne prévoit pas, pour sa part, de semblables modalités d'admission exceptionnelle au séjour, ses stipulations n'interdisent pas au préfet de délivrer un titre de séjour à un ressortissant tunisien qui ne remplit pas l'ensemble des conditions auxquelles est subordonnée sa délivrance de plein droit. Il appartient au préfet, dans l'exercice du pouvoir discrétionnaire dont il dispose sur ce point, d'apprécier, en fonction de l'ensemble des éléments de la situation personnelle de l'intéressé, l'opportunité d'une mesure de régularisation. Enfin, les stipulations de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 ne font pas obstacle à l'application, aux ressortissants tunisiens, des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en tant qu'elles prévoient la délivrance d'un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale ".
6. D'une part, M. A fait valoir qu'il résidait en France depuis plus de vingt ans à la date de la décision attaquée et se prévaut de la présence sur le territoire français de son fils majeur, inscrit en première année de licence de droit, et de sa fille, scolarisée en France depuis 2014, qui réside chez sa mère. Toutefois, s'il est constant que M. A, entré pour la dernière fois en France le 2 octobre 2022, a été titulaire de plusieurs visas multi-entrées entre 2002 et 2024 l'autorisant à venir régulièrement pour des courts séjours en France et qu'il a effectué de multiples aller-retours entre la France et la Tunisie durant cette période, il ne justifie pas de sa présence sur le territoire français pendant environ six ans alors qu'il ne conteste pas avoir été employé de 2014 à 2020 en qualité de gérant dans la société Eco voyage en Tunisie. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier, qu'il est séparé de son épouse depuis le 14 janvier 2022. Cette dernière était, lors de l'édiction de l'arrêté en litige, en situation irrégulière en France avec leur fille mineure, tout comme leur fils majeur, qui a d'ailleurs fait l'objet, peu de temps après, d'une obligation de quitter le territoire français. En outre, si le requérant fait valoir que son frère, de nationalité française, réside en France, il n'établit pas entretenir des liens particuliers avec ce dernier et il n'est pas dépourvu d'attaches dans son pays d'origine où réside, selon ses déclarations, le reste de sa fratrie. Enfin, il ne justifie pas d'une particulière intégration par la production d'un contrat de travail à durée indéterminée en qualité d'assistant aéroport, conclu le 2 janvier 2006 avec la société de voyages Fram qu'il ne démontre pas avoir exécuté, ou en faisant valoir qu'il est propriétaire d'un appartement situé à Toulouse. En conséquence, eu égard à sa situation personnelle et familiale, M. A n'établit pas l'existence d'un motif exceptionnel ou de considérations humanitaires justifiant que lui soit délivré un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " en application des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour et du droit d'asile, la durée du séjour ne constituant pas un tel motif.
7. D'autre part, il résulte de ce qui a été dit au point 5, que M. A, de nationalité tunisienne, ne peut utilement se prévaloir des dispositions précitées de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour obtenir un titre de séjour en qualité de salarié. Pour refuser de lui délivrer le titre de séjour sollicité, le préfet du Tarn a relevé que l'intéressé ne remplissait pas la condition prévue par les stipulations de l'article 3 de l'accord franco-tunisien dès lors qu'il était démuni de visa de long séjour. Ensuite, sans faire application des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile compte tenu des stipulations de l'article 3 de l'accord franco-tunisien, il a examiné, dans le cadre de l'exercice de son pouvoir discrétionnaire de régularisation, si la situation de M. A justifiait de l'admettre exceptionnellement au séjour au titre d'une activité salariée. A cet égard, la seule production par M. A d'une promesse d'embauche pour un poste d'équipier polyvalent ne permet pas de considérer que, le préfet du Tarn, qui ne s'est pas estimé lié par les critères fixés par la circulaire du 28 novembre 2012, ni n'a opposé au requérant une condition non prévue par l'article L. 435-1, a commis une erreur manifeste d'appréciation en refusant de faire application de son pouvoir discrétionnaire pour régulariser sa situation.
8. En deuxième lieu, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'erreur manifeste d'appréciation commise par le préfet du Tarn doivent être écartés pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points 6 et 7 du présent jugement.
9. En troisième et dernier lieu, aux termes des stipulations du 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ".
10. Il résulte de ces stipulations, qui peuvent être utilement invoquées à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir, que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant. Elles sont applicables non seulement aux décisions qui ont pour objet de régler la situation personnelle d'enfants mineurs, mais aussi à celles qui ont pour effet d'affecter, de manière suffisamment directe et certaine, leur situation.
11. Le requérant fait valoir que la décision par laquelle le préfet lui refuse un titre de séjour l'empêche de contribuer à l'entretien et à l'éducation de sa fille, âgée de douze ans. Toutefois, ainsi qu'il a déjà été, à la date de cette décision, son ancienne épouse, en situation irrégulière sur le territoire français, avait vocation à retourner vivre en Tunisie avec sa fille mineure. En tout état de cause, M. A pourra exercer une activité professionnelle dans son pays et assurer ainsi la prise en charge des besoins de sa fille. Par suite, la décision portant refus de titre de séjour ne peut être regardée comme ayant été prise en méconnaissance de l'intérêt supérieur de ses enfants.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
12. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que le requérant n'établit pas que la décision de refus de délivrance d'un titre de séjour est illégale. Dès lors, l'exception d'illégalité de cette décision soulevée à l'appui des conclusions dirigées contre la décision portant obligation de quitter le territoire français n'est pas fondée et doit ainsi être écartée.
13. En deuxième lieu, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'erreur manifeste d'appréciation commise par le préfet du Tarn dirigés contre la décision portant obligation de quitter le territoire français prononcée à l'encontre de M. A doivent être écartés pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 6 du présent jugement.
14. En troisième et dernier lieu, M. A fait valoir que la décision portant obligation de quitter le territoire français va avoir pour effet de le séparer de ses enfants. Toutefois, ainsi qu'il a déjà été dit, son fils aîné ainsi que son ancienne épouse, chez laquelle demeure leur fille mineure, sont en situation irrégulière en France et ont fait l'objet d'une mesure d'éloignement. Le requérant n'allègue l'existence d'aucune circonstance s'opposant, à la date de la décision en litige, à leur installation en Tunisie, pays dont il est lui-même ressortissant. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations précitées ne peut qu'être écarté.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
15. Il résulte de ce qui précède que le requérant n'établit pas que la décision portant obligation de quitter le territoire français est illégale. Dès lors, l'exception d'illégalité de cette décision soulevée à l'appui des conclusions dirigées contre la décision fixant le pays de destination n'est pas fondée et doit ainsi être écartée.
16. Il résulte de tout ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté attaqué. Ses conclusions à fin d'annulation et d'injonction doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, celles présentées au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la demande d'admission provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle de M. A.
Article 2 : La requête de M. A est rejetée.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à Me Sarasqueta et au préfet du Tarn.
Délibéré après l'audience du 1er mars 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Poupineau, présidente,
Mme Carvalho, première conseillère,
M. Frindel, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 mars 2024.
La présidente-rapporteure,
V. POUPINEAU
L'assesseure la plus ancienne,
M. CARVALHOLa greffière,
B. RODRIGUEZ
La République mande et ordonne au préfet du Tarn en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
N°2302064
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026