mardi 25 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2302316 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | CAPDEVIELLE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des pièces enregistrés les 22 et 24 avril 2023, M. B A, représenté par Me Capdevielle, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 21 avril 2023 par lequel le préfet de l'Hérault l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée de trois ans ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le paiement des entiers dépens du procès ainsi qu'une somme de 1 500 euros au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991, ou du seul article L. 761-1 du code de justice administrative dans l'hypothèse où il ne serait pas admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
Il soutient que :
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français
- elle est entachée d'un défaut de compétence de son auteur ;
- elle est entachée d'un vice de procédure tiré du non-respect des articles 41 et 51 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen sérieux ;
- elle porte une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale tel que garanti par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle ;
S'agissant de la décision portant refus d'octroi d'un délai de départ volontaire
- elle est entachée d'un défaut de motivation en fait ;
- elle est dépourvue de base légale en raison de l'illégalité qui affecte la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle est entachée d'une erreur de droit au regard de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet de l'Hérault ayant appliqué ces dispositions de manière automatique ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation ;
S'agissant de la décision fixant le pays de destination
- elle est entachée d'un défaut de motivation en fait ;
- elle est dépourvue de base légale en raison de l'illégalité qui affecte la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- le préfet de l'Hérault a commis une erreur manifeste d'appréciation des conséquences disproportionnées que la décision emporte sur sa situation personnelle ;
S'agissant de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français
- elle est entachée d'un défaut de motivation en fait ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen sérieux ;
- elle est dépourvue de base légale en raison de l'illégalité qui affecte la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle porte atteinte à sa vie privée et familiale, dont le respect est garanti par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Des pièces produites par le préfet de l'Hérault ont été enregistrées le 24 avril 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Pétri, conseillère, pour statuer sur les demandes présentées au titre de l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Pétri ;
- les observations de Me Capdevielle, représentant M. A, qui conclut aux mêmes fins, abandonne les moyens soulevés à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte et de la méconnaissance des articles 41 et 51 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et produit une pièce nouvelle, à savoir une attestation d'hébergement ;
- les observations de M. A, qui répond aux questions de la magistrate désignée.
Le préfet de l'Hérault n'était ni présent ni représenté.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant algérien né le 28 septembre 1994, déclare être entré en France une première fois en 2018 puis une seconde fois au cours de l'été 2022. Par un arrêté du 21 avril 2023 dont il demande l'annulation, le préfet de l'Hérault l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée de trois ans.
Sur l'admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente () ". Il y a lieu, eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur la requête de M. A, de prononcer son admission provisoire à l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français
3. En premier lieu, il ne ressort ni des termes de la décision litigieuse ni des pièces du dossier que le préfet de l'Hérault n'aurait pas procédé à un examen sérieux de la situation de M. A. Si l'intéressé soutient à ce titre que l'autorité préfectorale n'a pas tenu compte de ses problèmes de santé, il ressort du procès-verbal de son audition réalisée par les services de police le 21 avril 2023 qu'il a déclaré être en bonne santé. Le moyen tiré du défaut d'examen sérieux de la demande de M. A doit être écarté.
4. En deuxième lieu, l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales prévoit : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
5. M. A, célibataire et sans enfant, déclare être entré en France pour la première fois en 2018 et pour la dernière fois au cours de l'été 2022 et ne se prévaut d'aucune intégration sur le territoire national. Il ressort en outre du fichier automatisé des empreintes digitales produit en défense qu'il a été signalé à près de cinq reprises au cours de l'année 2021 pour des faits de recel habituel de bien provenant d'un vol, d'acquisition, de détention et de transport non autorisé de stupéfiants, de vol à la roulotte et de vol commis dans un véhicule affecté au transport collectif de voyageurs. Par ailleurs, le requérant n'établit pas être dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine où réside, selon ses propres déclarations, toute sa famille. Dès lors, la mesure d'éloignement litigieuse n'a pas porté une atteinte disproportionnée au droit de M. A au respect de sa vie privée garanti par les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
6. En troisième et dernier lieu, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation de la situation personnelle de M. A doit être écarté pour les mêmes motifs que ceux exposés au point précédent.
S'agissant de la décision portant refus d'octroi d'un délai de départ volontaire
7. En premier lieu, la décision en litige vise les textes applicables en l'espèce, notamment les articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et mentionne avec une précision suffisante les considérations de faits sur lesquelles elle repose, en rappelant plus particulièrement l'entrée irrégulière du requérant sur le territoire national, sa soustraction à une précédente mesure d'éloignement et l'absence de garantie de représentation. Par suite, la décision portant refus d'octroi d'un délai de départ volontaire doit être regardé comme étant suffisamment motivée.
8. En deuxième lieu, il résulte de ce qui a été dit aux points 3 à 6 que le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision en litige serait dépourvue de base légale en raison de l'illégalité qui affecte la décision portant obligation de quitter le territoire français.
9. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; () / 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". Selon l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; () / 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ; () / 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, () qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale () ".
10. Il ressort des pièces du dossier que le comportement de M. A représente une menace pour l'ordre public, ainsi que cela a été dit au point 5, que l'intéressé est entré irrégulièrement sur le territoire français, qu'il n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour et qu'il n'a pas été en mesure de présenter un document d'identité ou de voyage en cours de validité. En outre, en se bornant à produire une attestation d'hébergement établie pour les besoins de la cause le 22 avril 2023, il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale. S'il allègue avoir exécuté la précédente mesure d'éloignement édictée à son encontre le 5 mai 2021, il ne l'établit pas. Ainsi, et alors qu'il n'invoque aucune circonstance particulière, il n'est pas fondé à soutenir que le préfet de l'Hérault aurait commis une erreur de droit en considérant qu'il existait un risque qu'il se soustraie à son obligation de quitter le territoire français.
11. En quatrième et dernier lieu, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation doit être écarté pour les mêmes motifs que ceux qui viennent d'être exposés.
S'agissant de la décision fixant le pays de destination
12. En premier lieu, la décision en litige comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement et est, par suite, suffisamment motivée.
13. En deuxième lieu, il résulte de ce qui a été dit aux points 3 à 6 que le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision fixant le pays de destination serait dépourvue de base légale en raison de l'illégalité qui affecte la décision portant obligation de quitter le territoire français.
14. En troisième et dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux qui ont été exposés au point 5 et compte tenu du fait que M. A n'établit pas encourir de risques de traitements inhumains et dégradants dans son pays d'origine, il n'est pas fondé à soutenir que la décision en litige serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation.
S'agissant de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français
15. En premier lieu, l'arrêté attaqué vise les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et précise les éléments de fait retenus pour édicter à l'encontre de M. A une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans. Par suite, il doit être regardé comme étant suffisamment motivé.
16. En deuxième lieu, il résulte de ce qui a été dit aux points 3 à 6 que le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision portant interdiction de retour sur le territoire français serait dépourvue de base légale en raison de l'illégalité qui affecte la décision portant obligation de quitter le territoire français.
17. En troisième lieu, il ne ressort ni de la motivation de l'arrêté attaqué ni des pièces du dossier que le préfet de l'Hérault n'aurait pas procédé à un examen sérieux de la situation personnelle de M. A.
18. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction prévue à l'article L. 612-11 ".
19. En l'espèce, si le requérant déclare être entré pour la première fois en France au cours de l'année 2018, il n'est revenu sur le territoire, selon ses déclarations, que depuis l'été 2022 et ne justifie pas de l'existence de liens d'une particulière intensité. De plus et ainsi que cela a été dit au point 5, le comportement de M. A représente une menace pour l'ordre public. Il est par ailleurs constant que l'intéressé a fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement édictée le 5 mai 2021. Dans ces conditions et en l'absence de circonstances humanitaires, l'autorité préfectorale n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation de sa situation en lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée de trois ans.
20. En cinquième et dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux indiqués au point 5, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ne peut qu'être écarté.
21. Il résulte de tout ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du préfet de l'Hérault en date du 25 avril 2023.
Sur les frais de l'instance :
22. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'Etat, qui n'a pas la qualité de partie perdante, verse à Me Capdevielle la somme réclamée en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
23. La présente instance n'ayant donné lieu à aucun dépens, les conclusions présentées par M. A sur le fondement des dispositions de l'article R. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : M. A est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à Me Capdevielle et au préfet de l'Hérault.
Lu en audience publique le 25 avril 2023.
La magistrate désignée,
M. PÉTRI Le greffier,
B. GALAND
La République mande et ordonne au préfet de l'Hérault en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026