jeudi 25 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2302529 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | SCP COURRECH & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés le 3 mai 2023 et le 17 mai 2023, les sociétés Bouygues Télécom et Cellnex France, représentées par Me Hamri, demandent au juge des référés sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de suspendre l'exécution de l'arrêté du 7 novembre 2022 par lequel le maire de la commune de Pechbonnieu s'est opposé à la réalisation des travaux objet de la déclaration DP n° 031 410 22 B 0073 déposée auprès de ses services le 20 septembre 2022 ainsi que celle de la décision implicite née le 6 mars 2023 rejetant le recours gracieux formé contre cet arrêté ;
2°) d'enjoindre au maire de la commune de Pechbonnieu d'instruire de nouveau la déclaration préalable qu'elle a déposée le 20 septembre 2022, complétée le 12 octobre 2022, et d'y statuer dans un délai d'un mois à compter de l'ordonnance à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Pechbonnieu la somme de 5 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elles soutiennent que :
s'agissant de la condition tenant à l'urgence :
-elle est caractérisée par l'atteinte portée à l'intérêt public qui s'attache à la couverture du territoire national par le réseau de téléphonie mobile et par l'entrave aux activités de la société Bouygues Télécom ;
-les missions de la société Bouygues Télécom participent à l'intérêt général et elle se trouve contrainte de maintenir, d'adapter et de développer les installations de son réseau afin d'assurer la continuité du service public ;
-le refus opposé par la commune de Pechbonnieu fait obstacle au raccordement d'équipements dûment autorisés, entrave les activités de la société Bouygues Télécom et porte ainsi atteinte aux obligations imposées par l'autorisation que lui a délivrée l'ARCEP ;
-l'installation d'une station relais sur le site projeté permettra de combler un trou de couverture en apportant du réseau à des habitants qui ne bénéficiaient pas des services de téléphonie mobile offerts par la société Bouygues Télécom ;
-l'installation sur le site projeté aura pour effet de décharger substantiellement les stations situées alentour et qui sont saturées, permettant au service 4G un fonctionnement moins anormal ;
-les cartes de couverture établies informatiquement par l'ARCEP et mises en ligne sur son site internet sont insuffisamment précises et ne sauraient remettre en cause les mesures radios de terrain qui, elles, prennent en considération les obstacles localisés ;
-la seule présence d'une antenne Bouygues Télécom a plus d'un kilomètre du lieu d'implantation projeté ne saurait aucunement remettre en cause la valeur probante des cartes versées aux débats qui font état d'une couverture dégradée sur le territoire communal ;
-le " guide des relations entre opérateurs et communes de 2007 ", s'il impose aux opérateurs de privilégier toutes les solutions de partage avec un site ou un pylône existant, n'interdit pas l'implantation d'un nouveau pylône lorsqu'une mutualisation n'est pas réalisable et n'impose pas aux opérateurs de justifier auprès du service instructeur de cette impossibilité, et ce guide est en tout état de cause dépourvu de toute valeur réglementaire et ne saurait donc fonder la décision contestée ;
s'agissant de la condition tenant à l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée :
-l'arrêté du 7 novembre 2022 est insuffisamment motivé au regard des exigences des dispositions des articles L. 424-1, L. 424-3 et R. 424-5 du code de l'urbanisme ainsi que de celles des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration ;
-il est entaché d'erreur de droit au regard de l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme dès lors, d'une part, que le raccordement demandé correspond exclusivement aux besoins du projet en cause et ne prévoit qu'une extension de 85 mètres en dehors du terrain d'assiette de l'opération, d'autre part, qu'il ressort expressément du dossier de déclaration préalable qu'elles se sont engagées à prendre en charge l'intégralité des frais liés à l'extension du réseau ;
-le motif substitué par la commune tiré de l'atteinte au caractère, à l'intérêt des lieux avoisinants ainsi qu'aux paysages naturels et à la conservation de la perspective monumentale est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ;
-en l'absence de tout élément de nature à caractériser l'existence d'un risque pour la sécurité publique, la commune ne peut valablement se fonder sur l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme pour s'opposer au projet déclaré.
Par un mémoire en défense enregistré le 16 mai 2023, la commune de Pechbonnieu, représentée par Me Courrech, conclut au rejet de la requête et demande que soit mise à la charge des sociétés Bouygues Télécom et Cellnex France la somme de 5 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
-la condition tenant à l'urgence n'est pas satisfaite dès lors qu'il apparaît, au vu des cartes de l'ARCEP, que son territoire est entièrement couvert en 3G et en 4G, ce par plusieurs opérateurs, et surtout par l'opérateur Bouygues Télécom ;
-de plus, alors qu'une antenne relai peut couvrir une zone de 10 à 30 kilomètres en milieu rural, il existe déjà une antenne à moins de 1,2 kilomètre du site du projet ;
-enfin, alors que l'opérateur Bouygues Télécom s'est engagé, au travers du " guide des relations entre opérateurs et communes de 2007 ", à ne proposer la construction d'un pylône qu'en dernier recours, après avoir privilégié toutes les solutions de partage avec un site ou un pylône existant, rien dans le dossier du projet ne montre que ces préalables ont été satisfaits ;
-s'agissant du doute sur la légalité de la décision contestée, la simple lecture de l'arrêté permet de connaître les motifs qui ont fondé l'opposition à déclaration préalable et l'arrêté attaqué est donc suffisamment motivé ;
-la question de la légalité du motif contenu dans l'arrêté contesté tenant à l'application des dispositions de l'article L. 111-1 du code de l'urbanisme est laissée à l'appréciation du tribunal ;
-le projet porte atteinte au caractère, à l'intérêt des lieux avoisinants ainsi qu'aux paysages naturels et à la conservation de la perspective monumentale, deux monuments historiques classés, à savoir l'église du village ainsi que les vestiges de l'ancien château, étant situés chacun à environ un kilomètre, et il méconnaît donc les dispositions de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme ;
-l'opposition à déclaration préalable est pleinement justifiée au vu des dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme dès lors que, plusieurs pylônes ayant été l'objet d'incendie en France, le projet présente un risque pour l'espace boisé classé situé à moins de 40 mètres et la défense-incendie ne peut être correctement assurée ;
-et qu'aucun des autres moyens de la requête n'est fondé.
Vu :
-les autres pièces du dossier ;
-la requête n° 2302164 enregistrée le 17 avril 2023 tendant à l'annulation de la décision contestée.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. A pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 17 mai 2023, en présence de Mme Tur, greffière d'audience :
-le rapport de M. A,
-les observations de Me Miloux, substituant Me Hamri, représentant les sociétés Bouygues Télécom et Cellnex France, qui a repris ses écritures,
-et les observations de Me Courrech, représentant la commune de Pechbonnieu, qui a repris ses écritures.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. La société Cellnex France, agissant en partenariat avec la société Bouygues Télécom, a déposé le 20 septembre 2022 une déclaration préalable de travaux en vue de l'installation d'équipements de radiotéléphonie mobile sur un terrain sis Ruisseau de Roche sur le territoire de la commune de Pechbonnieu, complétée le 12 octobre 2022. Par un arrêté du 7 novembre 2022, le maire de Pechbonnieu s'est opposé à la réalisation des travaux ainsi déclarés. Les sociétés requérantes ont formé un recours gracieux contre cette décision d'opposition. A défaut de réponse de la commune dans le délai de deux mois, une décision implicite de rejet est née le 6 mars 2023. Par la présente requête, les sociétés Bouygues Télécom et Cellnex France demandent au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de ces deux décisions.
2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. ".
Sur la condition tenant à l'urgence :
3. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de l'acte litigieux sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue. L'urgence doit être appréciée objectivement et compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'affaire, à la date à laquelle le juge des référés se prononce.
4. Les sociétés requérantes, et plus particulièrement la société Bouygues Telecom, qui est titulaire d'autorisations d'exploitation de réseaux de télécommunications mobile sur le territoire national délivrées par l'Autorité de régulation des communications électroniques et des Postes (ARCEP), établissent, par la production d'une carte de couverture, datée de juillet 2022, des réseaux 3G/4G qu'elle exploite, que le territoire de la commune de Pechbonnieu n'est pas entièrement couvert par ces réseaux, en particulier à l'intérieur des bâtiments et que l'implantation de l'installation permettra à 2900 habitants supplémentaires d'en bénéficier, avec une importante amélioration de la qualité du réseau pour l'ensemble des usagers. La circonstance selon laquelle les cartes établies par l'ARCEP elle-même, qui n'ont pas de portée réglementaire ni de valeur probante particulière, font apparaître que la couverture 4G est assurée sur ce secteur, n'est pas de nature à mettre sérieusement en cause les indications fournies par les sociétés requérantes dès lors que, notamment, ces documents précisent, par une formulation prudente, que les usagers devraient pouvoir échanger des données en 4G " à l'extérieur des bâtiments dans la plupart des cas ". Par ailleurs, si la mutualisation des installations entre opérateurs est souhaitable et doit être recherchée, elle n'est pas érigée en obligation réglementaire. Dans ces conditions, et eu égard à l'intérêt public qui s'attache à la couverture du territoire national par le réseau de téléphonie mobile, tant 3G que 4G, la condition d'urgence doit être en l'espèce regardée comme remplie.
Sur la condition tenant à l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée :
5. En premier lieu, l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme prévoit que : " Lorsque, compte tenu de la destination de la construction ou de l'aménagement projeté, des travaux portant sur les réseaux publics de distribution d'eau, d'assainissement ou de distribution d'électricité sont nécessaires pour assurer la desserte du projet, le permis de construire ou d'aménager ne peut être accordé si l'autorité compétente n'est pas en mesure d'indiquer dans quel délai et par quelle collectivité publique ou par quel concessionnaire de service public ces travaux doivent être exécutés. Lorsqu'un projet fait l'objet d'une déclaration préalable, l'autorité compétente doit s'opposer à sa réalisation lorsque les conditions mentionnées au premier alinéa ne sont pas réunies. () ".
6. L'article L. 322-15 du même code dispose que : " L'autorité qui délivre l'autorisation de construire, d'aménager, ou de lotir exige, en tant que de besoin, du bénéficiaire de celle-ci la réalisation et le financement de tous travaux nécessaires à la viabilité et à l'équipement de la construction, du terrain aménagé ou du lotissement, notamment en ce qui concerne la voirie, l'alimentation en eau, gaz et électricité, les réseaux de télécommunication, l'évacuation et le traitement des eaux et matières usées, l'éclairage, les aires de stationnement, les espaces collectifs, les aires de jeux et les espaces plantés. / () L'autorisation peut également, avec l'accord du demandeur et dans les conditions définies par l'autorité organisatrice du service public de l'eau ou de l'électricité, prévoir un raccordement aux réseaux d'eau ou d'électricité empruntant, en tout ou partie, des voies ou emprises publiques, sous réserve que ce raccordement n'excède pas cent mètres et que les réseaux correspondants, dimensionnés pour correspondre exclusivement aux besoins du projet, ne soient pas destinés à desservir d'autres constructions existantes ou futures. () ".
7. En l'espèce, et d'une part, il n'est pas contesté que le raccordement demandé correspond exclusivement aux besoins du projet et l'extension n'est prévue que sur 85 mètres en dehors du terrain d'assiette de l'opération, d'autre part, ainsi que cela ressort expressément du dossier de déclaration préalable, les sociétés Cellnex et Bouygues Telecom s'engagent à prendre en charge l'intégralité des frais liés à l'extension du réseau. Le moyen tiré de ce que l'arrêté en litige est entaché d'erreur de droit au regard des dispositions de l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme apparaît donc propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de cette décision ainsi que de celle du recours gracieux formé contre cette décision.
8. En deuxième lieu, le moyen tiré de ce que, en l'état de l'instruction, est entaché d'erreur manifeste d'appréciation le nouveau motif invoqué par la commune au travers d'une demande de substitution de motifs émise dans la présente instance selon lequel le projet en cause méconnaît les dispositions de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme apparaît également propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité des deux décisions en cause dès lors, d'une part, qu'il n'est nullement établi que le projet serait visible, ne serait-ce qu'en partie, depuis l'un ou l'autre des deux monuments historiques situés à plus d'un kilomètre du lieu d'implantation du projet, ceux-ci étant séparés de ce dernier par des boisements et des constructions, d'autre part, que le pylône sera installé en bordure d'une route départementale, à proximité d'importants boisements afin de limiter sa visibilité depuis l'espace public, enfin que la zone d'implantation du projet ne bénéficie d'aucune protection particulière.
9. En troisième lieu, est tout autant propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité desdites décisions le moyen tiré de ce que la commune ne peut valablement se fonder sur l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme pour s'opposer au projet déclaré à défaut pour elle de caractériser l'existence d'un risque pour la sécurité publique, en particulier le risque incendie qui concernerait spécifiquement l'installation en cause.
10. En revanche, pour l'application de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, aucun autre moyen ne paraît susceptible, en l'état de l'instruction, de fonder la suspension demandée.
11. Les deux conditions auxquelles l'article L. 521-1 du code de justice administrative subordonne la suspension de l'exécution d'une décision administrative étant réunies, il y a lieu d'ordonner la suspension de l'exécution de l'arrêté du 7 novembre 2022 par lequel le maire de la commune de Pechbonnieu s'est opposé à la réalisation des travaux objet de la déclaration DP n° 031 410 22 B 0073 ainsi que celle du recours gracieux formé à son encontre.
Sur les conclusions aux fins d'injonction :
12. Il résulte de ce qui précède qu'il y a lieu d'enjoindre au maire de Pechbonnieu d'instruire de nouveau la déclaration préalable n° 031 410 22 B 0073 et d'y statuer dans un délai d'un mois à compter de la notification de la présente ordonnance.
Sur les frais liés au litige :
13. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. ".
14. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge des sociétés Bouygues Télécom et Cellnex France, qui ne sont pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que la commune de Pechbonnieu demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de la commune de Pechbonnieu une somme globale de 1 500 euros au titre des frais exposés par les sociétés Bouygues Télécom et Cellnex France et non compris dans les dépens.
O R D O N N E :
Article 1er : L'exécution de l'arrêté du 7 novembre 2022 par lequel le maire de la commune de Pechbonnieu s'est opposé à la réalisation des travaux objet de la déclaration préalable n° 031 410 22 B 0073 ainsi que celle du recours gracieux formé à son encontre sont suspendues, au plus tard jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur leur légalité.
Article 2 : Il est enjoint au maire de Pechbonnieu d'instruire de nouveau la déclaration préalable n° 031 410 22 B 0073 et d'y statuer dans un délai d'un mois à compter de la notification de la présente ordonnance.
Article 3 : La commune de Pechbonnieu versera aux sociétés Bouygues Télécom et Cellnex France une somme globale de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Bouygues Télécom, à la société Cellnex France et à la commune de Pechbonnieu.
Fait à Toulouse, le 25 mai 2023.
Le juge des référés,
B. A
La greffière,
P. TUR
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
la greffière en chef,
ou par délégation, la greffière,
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01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026