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AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2302776

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2302776

vendredi 15 mars 2024

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2302776
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation3ème Chambre
Avocat requérantDIALEKTIK AVOCATS AARPI

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

Par une ordonnance n°2201085 du 26 avril 2022, le président de la 3ème chambre du tribunal administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme D épouse C, enregistrée le 25 février 2022.

Par un arrêt n°22TL21176 du 11 mai 2023, la cour administrative d'appel de Toulouse a annulé l'ordonnance n°2201085 du 26 avril 2022 du président de la 3ème chambre du tribunal administratif de Toulouse et a renvoyé l'affaire devant la présente juridiction.

Procédure devant le tribunal :

Par la requête renvoyée, enregistrée le 25 février 2022 sous le n° 2302776, Mme A D épouse C, représentée par Me Brel, demande au tribunal :

1°) de l'admettre à l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'annuler l'arrêté du 24 janvier 2022 par lequel le préfet de la Haute-Garonne a refusé le renouvellement de son titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de 30 jours et a fixé le pays de renvoi ;

3°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Garonne de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dans le

délai de quinze jours sous astreinte de 100 euros par jour de retard, à défaut de réexaminer sa situation ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros à verser à son conseil au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, à défaut en application de ces seules dernières dispositions.

Elle soutient que :

- l'arrêté contesté a été signé d'une autorité incompétente ;

- le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire et la décision fixant le pays de renvoi sont insuffisamment motivés en fait ;

- le préfet s'est cru lié par l'avis du collège des médecins de l'OFII ;

- En ce qui concerne le refus de titre de séjour :

- cette décision méconnaît l'article 6-7° de l'accord franco-algérien et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire :

- cette décision est illégale par suite de l'illégalité du refus de titre de séjour ;

- elle méconnaît l'article L. 511-4 (10°) du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

En ce qui concerne la fixation du pays de renvoi :

- cette décision est illégale par suite de l'illégalité du refus de titre de séjour ;

- elle est contraire à l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Par un mémoire en défense enregistré le 22 août 2023, le préfet de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que :

- la requérante n'ayant pas confirmé dans les délais le maintien de sa demande tendant à l'annulation du refus de titre de séjour, les moyens qu'elle invoque à l'encontre de cette décision sont irrecevables ;

- les moyens sont infondés.

Par une décision du 10 mai 2023, Mme D épouse C a été admise à l'aide juridictionnelle totale.

Vu :

- l'ordonnance n° 2201328 du juge des référés du tribunal administratif de Toulouse du 21 mars 2022 ;

- l'ordonnance n°2201085 du 26 avril 2022 du président de la 3ème chambre du tribunal administratif de Toulouse ;

- l'arrêt n° 22TL21176 du 11 mai 2023 de la cour administrative d'appel de Toulouse ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme B,

- et les observations de Me Bachet, substituant Me Brel, pour la requérante.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A D épouse C, ressortissante algérienne née le 26 mai 1959, est entrée en France le 1er septembre 2019. En raison de son état de santé, elle a bénéficié d'une autorisation provisoire de séjour du 26 février 2020 au 25 mai 2020 puis d'un certificat de résidence algérien du 7 décembre 2020 au 6 décembre 2021. Elle a sollicité, le 10 novembre 2021, le renouvellement de ce titre de séjour. Par arrêté du 24 janvier 2022, le préfet de la Haute-Garonne a rejeté sa demande et l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours en fixant le pays de renvoi. Mme D épouse C a alors saisi le tribunal administratif de Toulouse d'une requête tendant à l'annulation de ces décisions et à la délivrance d'un titre de séjour ainsi que d'un référé tendant à la suspension du refus de renouvellement de son titre de séjour. Par ordonnance du 26 avril 2022, le tribunal administratif de Toulouse a pris acte du désistement d'office de Mme D épouse C de sa requête, en application de l'article R.612-5-2 du code de justice administrative, au motif qu'elle n'avait pas confirmé dans les délais le maintien de sa demande après le rejet, le 21 mars 2022, de son référé suspension. Par un arrêt du 11 mai 2023, la cour administrative d'appel de Toulouse a annulé cette ordonnance et renvoyé l'affaire au tribunal administratif de Toulouse.

Sur l'admission à l'aide juridictionnelle provisoire :

2. Il ressort des pièces du dossier que Mme D épouse C a été admise à l'aide juridictionnelle totale par décision du 10 mai 2023. Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions tendant à son admission provisoire à ce dispositif.

Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision portant refus de titre de séjour :

3. Aux termes de l'article R.612-5-2 du code de justice administrative : " En cas de rejet d'une demande de suspension présentée sur le fondement de l'article L. 521-1 au motif qu'il n'est pas état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision, il appartient au requérant, sauf lorsqu'un pourvoi en cassation est exercée contre l'ordonnance rendue par le juge des référés, de confirmer le maintien de sa requête à fin d'annulation ou de réformation dans un délai d'un mois à compter de la notification de ce rejet. A défaut, le requérant est réputé s'être désisté () ".

4. Par une ordonnance n° 2201328 du 21 mars 2022, le juge des référés du tribunal de céans a rejeté la requête de Mme D épouse C tendant à la suspension de l'exécution de l'arrêté du préfet de la Haute-Garonne du 24 janvier 2022 au motif qu'aucun des moyens présentés n'était propre à faire naître, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision de refus de renouvellement du titre de séjour. Mme D épouse C et son conseil ont été informés en application des dispositions de l'article R.612-5-2 du code de justice administrative, dans la notification intervenue le 21 mars 2022 de l'ordonnance de référé, de ce que la requérante devait confirmer expressément, dans le délai d'un mois, le maintien de sa requête au fond, et qu'à défaut de confirmation, elle serait réputée s'être désistée d'office. Aucune confirmation n'étant parvenue à la juridiction dans le délai imparti, Mme D épouse C est réputée s'être désistée des conclusions tendant à l'annulation du refus de renouvellement de son titre de séjour qui lui a été opposé le 24 janvier 2022. Il y a lieu de lui donner acte de ce désistement d'office. Le juge des référés ne s'étant pas prononcé sur la légalité des décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixation du pays de renvoi, le tribunal reste saisi au fond des conclusions tendant à l'annulation de ces décisions.

Sur les conclusions à fin d'annulation des décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de renvoi :

En ce qui concerne l'exception d'illégalité du refus de renouvellement du titre de séjour :

5. En premier lieu, la directrice des migrations et de l'intégration, signataire de l'arrêté contesté, a reçu délégation du préfet de la Haute-Garonne pour prendre les décisions relatives au séjour et à la police des étrangers, par arrêté du 18 octobre 2022 publié le lendemain au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture n°31-2022-355. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte doit être écarté.

6. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police ; / () ".

7. Il ressort des termes de l'arrêté en litige que le préfet de la Haute-Garonne a visé les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont il a fait application ainsi que l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Il a également retracé la procédure suivie par la requérante devant l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) et repris les principaux éléments de sa situation familiale, en indiquant les raisons pour lesquelles il a considéré qu'elle ne remplissait pas les conditions pour bénéficier d'un titre de séjour et devait être éloignée du territoire. Ainsi, la décision de refus de titre de séjour opposée à Mme D épouse C comporte l'énoncé des considérations de fait et de droit qui constituent son fondement. Il s'ensuit que le moyen tiré de l'insuffisante motivation de la décision refusant le renouvellement du titre de séjour doit être écarté.

8. En troisième lieu, il ressort des termes mêmes de l'arrêté du 24 février 2022 que le préfet, s'il s'est approprié l'avis rendu par le collège des médecins de l'OFII, ne s'est pas cru lié par cet avis et a examiné la possibilité d'admettre la requérante au séjour en vertu de son pouvoir discrétionnaire. Le moyen tiré de l'incompétence négative dont serait entaché cet arrêté doit ainsi être écarté.

9. En quatrième lieu, aux termes des stipulations de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 : " Les dispositions du présent article ainsi que celles des deux articles suivants, fixent les conditions de délivrance et de renouvellement du certificat de résidence aux ressortissants algériens établis en France ainsi qu'à ceux qui s'y établissent, sous réserve que leur situation matrimoniale soit conforme à la législation française. / Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : / () 7° au ressortissant algérien, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, sous réserve qu'il ne puisse pas effectivement bénéficier d'un traitement approprié dans son pays ".

10. Par un avis émis le 17 janvier 2022, le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration a estimé que, si l'état de santé de Mme D épouse C nécessite une prise en charge médicale dont le défaut peut entraîner pour elle des conséquences d'une exceptionnelle gravité, elle peut, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé en Algérie, y bénéficier d'un traitement approprié et y voyager sans risque pour son état de santé.

11. Il ressort des pièces du dossier que Mme D épouse C souffre d'une sarcoïdose avec atteinte hépatique, d'insuffisance surrénalienne chronique, d'une insuffisance rénale sévère, d'hypertension artérielle et d'un diabète insulino-dépendant. L'ensemble de ces pathologies a nécessité la réalisation de plusieurs bilans médicaux spécialisés en 2020 et 2021. Il ressort des certificats médicaux de l'année 2022 que l'intéressée doit bénéficier d'un suivi régulier, semestriel en ce qui concerne son diabète et trimestriel en ce qui concerne son insuffisance rénale, et faire des examens biologiques mensuels, dont aucune pièce du dossier n'établit qu'ils seraient indisponibles en Algérie. Son traitement consiste en injections quotidiennes d'insuline et la prise d'une dizaine de médicaments qui figurent tous, sous leur nom commercial ou comme principe actif, dans la nomenclature des médicaments publiée par les autorités algériennes en juin 2021, accessible sur internet. A cet égard, les captures d'écran jointes au dossier qui reproduisent une seule et même page de cette nomenclature, ne permettent pas d'établir l'absence de ces molécules. S'il ressort des documents médicaux du dossier que l'insuffisance rénale préterminale de la requérante la rend éligible à une transplantation, elle n'établit pas que cette opération serait programmée en France à court terme, ni qu'elle ne pourrait bénéficier d'une telle greffe en Algérie, la seule circonstance que le nombre de transplantations n'y répond pas à la demande étant à cet égard sans incidence, cette situation prévalant également en France. Enfin, si Mme D épouse C soutient que le coût des traitements et examens de suivi ne lui permet pas d'y accéder, elle ne l'établit pas par la production d'une attestation rédigée devant notaire par son mari, retraité, et deux de ses enfants majeurs résidant en Algérie, selon laquelle, sans autre précision, ils ne pourraient prendre en charge ces dépenses. Dans ces conditions, Mme D épouse C n'établit pas qu'elle ne pourrait accéder effectivement à une prise en charge appropriée en Algérie. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations du 7° de l'article 6 de l'accord franco-algérien ne peut qu'être écarté. Pour la même raison, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation de son état de santé doit être également écarté.

12. Il résulte de tout ce qui précède que le refus de titre de séjour opposé à Mme D épouse C le 24 janvier 2022 n'est entaché d'aucune des illégalités invoquées. Par suite, le moyen tiré de ce que les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de renvoi seraient illégales par suite de l'illégalité du refus de titre de séjour doit, en tout état de cause, être écarté.

En ce qui concerne les autres moyens :

13. En premier lieu, pour les mêmes motifs qu'exposé au point 5 du présent jugement, le moyen tiré de ce que l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de renvoi auraient été signées par une autorité incompétente doit être écarté.

14. En deuxième lieu, aux termes de l'article L.613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. / Dans le cas prévu au 3° de l'article L. 611-1, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour. () ".

15. Il résulte du point 7 du présent jugement que la décision de refus de titre de séjour est suffisamment motivée. Par suite l'obligation de quitter le territoire, qui en l'espèce, n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour, est également suffisamment motivée. Enfin, la décision fixant le pays de renvoi, qui rappelle la nationalité de la requérante et précise qu'elle n'établit pas être exposée à des risques personnels en cas de retour dans son pays d'origine, est suffisamment motivée.

16. En troisième lieu, aux termes de l'article L.611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, reprenant à compter du 1er mai 2021 les dispositions auparavant codifiées à l'article L.511-4 (10°) : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : ()9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié ".

17. Pour les mêmes raisons qu'exposé au point 11 du présent jugement, le moyen tiré de ce que l'obligation de quitter le territoire français édictée à l'encontre de Mme D épouse C serait contraire à ces dispositions doit être écarté.

18. En quatrième lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".

19. Mme D épouse C soutient qu'un retour dans son pays, où elle ne pourrait poursuivre ses traitements médicaux, aurait des conséquences contraires aux stipulations précitées. Toutefois, ainsi qu'il a été dit précédemment, la requérante n'établit pas qu'elle ne pourrait effectivement accéder en Algérie aux soins que son état de santé nécessite. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision fixant le pays de renvoi serait contraire à l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.

Sur les autres conclusions :

20. Le présent jugement n'implique aucune mesure particulière d'exécution. Par suite les conclusions présentées à fin d'injonction doivent être rejetées.

21. L'Etat n'étant pas la partie perdante dans la présente instance, les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 doivent être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement d'office de Mme D épouse C de ses conclusions tendant à l'annulation de la décision de refus de renouvellement de son titre de séjour en date du 24 janvier 2022.

Article 2 : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions relatives à l'aide juridictionnelle provisoire.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête de Mme D épouse C est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme A D épouse C, au préfet de la Haute-Garonneet à Me Brel.

Délibéré après l'audience du 1er mars 2024, à laquelle siégeaient :

M. Coutier, président,

Mme B, magistrate honoraire,

Mme Michel, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 mars 2024.

La rapporteure,

C. B

Le président

B. COUTIER

Le greffier,

B. ROETS

La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme :

La greffière en chef,

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