vendredi 9 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2302812 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | FACELINA-TABARD |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés le 16 mai 2023 et le 5 juin 2023, M. G D C et Mme H D C, représentés par Me Facelina-Tabard, demandent au juge des référés sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de suspendre l'exécution de la décision implicite née le 15 avril 2023 par laquelle le recteur de l'académie de Toulouse a refusé d'attribuer, dans les conditions définies par la décision de la commission des droits et de l'autonome des personnes handicapées (CDAPH) de la Haute-Garonne du 15 octobre 2021 un accompagnant d'élève en situation de handicap (AESH) individuel à leur enfant B D C ;
2°) d'enjoindre au recteur de l'académie de Toulouse de procéder au recrutement d'un AESH individuel pour accompagner leur enfant, B dans sa scolarité, selon les conditions définies par la décision de la CDAPH de la Haute-Garonne du 15 octobre 2021 dans un délai d'un mois à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat, au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, la somme de 1 000 euros à verser à leur conseil en application de l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle, sous réserve que leur conseil renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat.
Ils soutiennent que :
- leur requête est recevable ;
s'agissant de la condition tenant à l'urgence :
-l'urgence est satisfaite dès lors que ne pouvant bénéficier d'un accompagnement adapté, leur enfant ne peut être accueilli au sein de son école tous les jours, ce qui a pour effet de lui faire accumuler encore davantage de retard dans l'acquisition des apprentissages ;
-B a besoin de fréquenter davantage l'école pour faire des progrès ;
-le trouble dont B est atteinte nécessite de la part d'un adulte spécialement dévolu à cette enfant une attention constante, sauf à perturber la gestion quotidienne de la classe ;
-cette absence d'aide humaine compromet gravement et immédiatement sa scolarité ;
s'agissant de la condition tenant à l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée :
-il ressort des articles L. 111-1, L. 111-2, L. 112-1 et L. 351-3 du code de l'éducation ainsi que de la circulaire du ministère de l'éducation nationale n° 2009-135 du 5 septembre 2009 que, d'une part, le droit à l'éducation est garanti à chacun quelles que soient les différences de situation et, d'autre part, que l'obligation de scolariser les enfants en situation de handicap, notamment ceux présentant un trouble du spectre autistique, s'impose à l'Etat, qui doit assurer une prise en charge adaptée à leurs aptitudes et à leurs besoins ;
-la décision contestée est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation en ce que, alors que la décision de la CDAPH du 15 octobre 2021 a mis à la charge de l'Etat une obligation d'accompagnement de leur enfant en milieu scolaire par une aide humaine individuelle aux élèves handicapés durant l'ensemble de ses moments de présence à l'école, elle ne bénéficie, concrètement, que de l'aide d'une assistante de vie scolaire, mutualisée, pour une durée hebdomadaire de 2h45 ;
-les dispositions prises par l'administration, à savoir, une scolarité sans AESH-I pour 2h45 de temps scolaire par semaine, ne sont pas suffisantes.
Par un mémoire en défense enregistré le 5 juin 2023, le recteur de l'académie de Toulouse conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
-à défaut de production par les requérants de la mise en demeure qu'ils disent avoir adressé dans le pli réceptionné le 15 février 2023, leur requête est irrecevable ;
-à titre subsidiaire, la condition tenant à l'urgence n'est pas satisfaite dès lors que les conditions de scolarisation ne préjudicient pas à l'instruction de l'élève, l'enfant B évoluant favorablement et son temps de scolarisation correspondant à ce dont elle a besoin et ce qu'elle est capable de soutenir ;
-l'AESH qui devait accompagner l'élève B est absente de l'école Les Pinhous en raison de son état de santé depuis la fin du mois d'octobre 2022 et ce motif d'absence, contrairement à la démission, ne permet pas aux services académiques de mettre en place la procédure de remplacement, le salarié occupant le poste étant susceptible de reprendre ses fonctions à tout moment ;
-le non-respect des obligations d'accompagnement résulte non pas d'un mauvais vouloir de la part de ses services mais du manque de candidats à ces fonctions d'AESH.
Vu :
-les autres pièces du dossier ;
-la requête n° 2302810 enregistrée le 16 mai 2023 tendant à l'annulation de la décision contestée.
Vu :
- le code de l'éducation ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. E pour statuer sur les demandes de référé.
L'affaire a été radiée du rôle de l'audience publique du 30 mai 2023.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience nouvelle.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 6 juin 2023, en présence de M. Subra de Bieusses, greffier d'audience :
-le rapport de M. E,
-les observations de Me Facelina-Tabard, représentant M. et Mme D C, qui a repris ses écritures,
-et les observations de Mme F, représentant le recteur de l'académie de Toulouse, qui a repris ses écritures.
La clôture de l'instruction a été différée au 8 juin 2023 à 12h00.
Par un mémoire complémentaire, enregistré le 7 juin 2023, M. et Mme D C concluent aux mêmes fins que leur requête.
Ils ajoutent que, dans l'hypothèse où le juge des référés regarderait la décision implicite du 15 avril 2023 comme inexistante, il lui est demandé à titre subsidiaire de considérer que l'inertie dont a fait preuve l'administration depuis plus de six mois a créé une décision de refus de mettre en œuvre la décision de la CDPAH du 15 octobre 2021 attribuant une aide humaine individuelle leur enfant à B et indiquent en outre que, contrairement à ce qui a été soutenu en défense, B ne bénéficie actuellement pas de l'aide d'une AESH-i lors de son court temps scolaire mais d'une AESH mutualisée qui a également à sa charge d'autres enfants en situation de besoin, également que B est désormais très à l'aise avec l'école et exprime ouvertement son souhait d'y aller.
Considérant ce qui suit :
1. M. et Mme D C sont parents de l'enfant B, âgée de quatre ans, reconnue comme étant handicapée en tant qu'elle est atteinte de troubles du spectre autistique. Par décision du 15 octobre 2021, la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) de la maison départementale des personnes handicapées (MDPH) de la Haute-Garonne a attribué à cet enfant une aide humaine individuelle à la scolarisation, soit un accompagnant d'élève en situation de handicap individuel (AESH-i) pour la période du 1er août 2021 au 31 juillet 2026. Constatant que cette aide n'était pas en place, M. et Mme D C affirment avoir mis en demeure le recteur de l'académie de Toulouse de nommer un AESH-i pour accompagner leur fille en milieu scolaire. Par la présente requête, ils demandent au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution de la décision implicite de rejet qui selon eux est née du silence gardé par le recteur sur cette mise en demeure, qui aurait été réceptionnée par ses services le 15 février 2023, date de l'accusé de réception postal qu'ils produisent.
Sur la recevabilité :
2. Il ressort des pièces versées dans l'instance que par une lettre du 14 octobre 2022, le directeur académique des services de l'éducation nationale de la Haute-Garonne a, en réponse à un courrier adressé par les requérants concernant la scolarisation de leur enfant B, indiqué que le service départemental de l'école inclusive mettait tout en œuvre pour poursuivre la politique de recrutement d'AESH et qu'une campagne était précisément en cours au sein du secteur dont dépend l'école dans laquelle est accueillie l'enfant. Il ressort également des pièces versées dans l'instance que l'AESH qui avait vocation à prendre en charge B est absente depuis le mois d'octobre 2022 et n'a pas été remplacée. Dans ces conditions, il y a lieu de tenir pour établie l'allégation de M. et Mme D C selon laquelle ils ont mis en demeure le recteur d'attribuer, dans les conditions définies par la CDAPH de la Haute-Garonne du 15 octobre 2021, un AESH-i à leur enfant B, par courrier que l'administration a réceptionné le 15 février 2023. Par suite, la fin de non-recevoir opposée par le recteur de l'académie de Toulouse tirée de ce que les requérants ne produisent pas ladite mise en demeure doit être écartée.
Sur les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
3. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. ".
Sur la condition tenant à l'urgence :
4. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de l'acte litigieux sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue. L'urgence doit être appréciée objectivement et compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'affaire, à la date à laquelle le juge des référés se prononce.
5. En l'espèce, il est constant qu'alors que la décision de la CDAPH de la Haute-Garonne du 15 octobre 2021 a attribué à l'enfant B une AESH-i pour la totalité du temps scolaire, soit 24 heures hebdomadaires, elle ne bénéficie, concrètement, que de l'aide d'une assistante de vie scolaire, mutualisée, pour une durée hebdomadaire de 2h45.
6. Si certes la note d'" accompagnement " du 21 avril 2023 établie par l'éducatrice de B, qui est spécialisée dans l'accompagnement des personnes avec autisme, précise que " () B a des capacités cognitives intéressantes. Elle évolue dans ses apprentissages ", que son orthophoniste, dans sa " note concernant la communication et le langage ", indique : " depuis la rentrée de septembre 2022, B continue ses progrès sur le plan cognitif et langagier et apprend énormément par imitation. (). B entre depuis plusieurs mois dans le langage verbal ", et que le guide d'évaluation des besoins de compensation en matière de scolarisation (GEVA-SCO) établi à la suite de la réunion de l'équipe de suivi de la scolarisation organisée le 6 janvier 2023 montre que B évolue favorablement et qu'elle se rend à l'école avec plaisir, qu'elle profite pleinement du temps de la récréation, sans rechercher la présence de l'AESH, enfin que son enseignante note que " pour l'instant le temps passé à l'école est largement suffisant pour préserver les progrès qu'elle a fait et la confiance en l'école " et que " sa scolarisation actuelle correspond à ce dont elle a besoin et ce qu'elle est capable de soutenir ", cette dernière estime toutefois qu'elle " est toujours dans l'impossibilité de participer au collectif, aux échanges dans le groupe " et qu'elle " a besoin de calme et d'être en retrait des autres enfants pour se sentir apaisée ". Par ailleurs, dans une attestation datée du 21 avril 2023, l'éducatrice spécialisée constate que B a des capacités cognitives intéressantes, qu'elle évolue dans ses apprentissages mais qu'elle a néanmoins besoin pour ce faire d'un accompagnement individuel, comme le précise sa notification MDPH, qu'elle a à apprendre du milieu scolaire et qu'une inclusion, avec le soutien d'une AESH, peut lui être véritablement profitable. Elle ajoute que B est à un âge clé pour les enfants qui présentent des troubles autistiques et que des progrès importants sont probables si l'accompagnement préconisé est mis en place. Elle conclut en affirmant que l'absence d'AESH ne permet pas à B d'être dans le contexte nécessaire à son évolution. Le défaut de mise en œuvre, dans les conditions qu'elle fixe, de la notification de la CDAPH dont bénéficie B, sans faire obstacle à sa scolarisation effective, apparaît ainsi de nature à affecter les apprentissages de cet enfant et préjudicie dès lors de manière suffisamment grave et immédiate à sa situation pour que la condition tenant à l'urgence, au sens des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, puisse être regardée comme satisfaite.
Sur la condition tenant à l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée :
7. L'égal accès à l'instruction, garanti par le treizième alinéa du préambule de la Constitution du 27 octobre 1946, auquel se réfère celui de la Constitution du 4 octobre 1958, ainsi que par l'article 2 du premier protocole additionnel à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, est également rappelé à l'article L. 111-1 du code de l'éducation, aux termes duquel : " () Le droit à l'éducation est garanti à chacun () ", ainsi qu'à son article L. 111-2, aux termes duquel : " Tout enfant a droit à une formation scolaire qui, complétant l'action de sa famille, concourt à son éducation. / () / Pour favoriser l'égalité des chances, des dispositions appropriées rendent possible l'accès de chacun, en fonction de ses aptitudes et de ses besoins particuliers, aux différents types ou niveaux de la formation scolaire. / () ". Ces dispositions sont complétées par celles de l'article L. 112-1 du même code, aux termes duquel : " Pour satisfaire aux obligations qui lui incombent en application des articles L. 111-1 et L. 111-2, le service public de l'éducation assure une formation scolaire, professionnelle ou supérieure aux enfants, aux adolescents et aux adultes présentant un handicap ou un trouble de la santé invalidant. Dans ses domaines de compétence, l'État met en place les moyens financiers et humains nécessaires à la scolarisation en milieu ordinaire des enfants, adolescents ou adultes en situation de handicap. / () ", et par celles de son article L. 112-2, aux termes duquel : " Afin que lui soit assuré un parcours de formation adapté, chaque enfant, adolescent ou adulte en situation de handicap a droit à une évaluation de ses compétences, de ses besoins et des mesures mises en œuvre dans le cadre de ce parcours, selon une périodicité adaptée à sa situation. Cette évaluation est réalisée par l'équipe pluridisciplinaire mentionnée à l'article L. 146-8 du code de l'action sociale et des familles. Les parents ou le représentant légal de l'enfant sont obligatoirement invités à s'exprimer à cette occasion. / En fonction des résultats de l'évaluation, il est proposé à chaque enfant, adolescent ou adulte en situation de handicap, ainsi qu'à sa famille, un parcours de formation qui fait l'objet d'un projet personnalisé de scolarisation assorti des ajustements nécessaires en favorisant, chaque fois que possible, la formation en milieu scolaire ordinaire. Le projet personnalisé de scolarisation constitue un élément du plan de compensation visé à l'article L. 146-8 du code de l'action sociale et des familles. Il propose des modalités de déroulement de la scolarité coordonnées avec les mesures permettant l'accompagnement de celle-ci figurant dans le plan de compensation ".
8. Ainsi qu'il a été dit, B D C, qui est scolarisée en moyenne section de maternelle, s'est vu attribuer par décision de la CDAPH de la Haute-Garonne du 15 octobre 2021 une aide humaine individuelle, sur 100 % du temps scolaire, pour la période du 1er août 2021 au 31 juillet 2026. Il est constant qu'elle ne bénéficie toutefois, concrètement, que de l'aide d'une assistante de vie scolaire, mutualisée, pour une durée hebdomadaire de 2h45. Si l'administration fait valoir en défense qu'elle est confrontée à d'importantes difficultés pour recruter des AESH, et accessoirement, au cas d'espèce, à l'impossibilité de pourvoir au remplacement de l'AESH-i qui avait vocation à accompagner l'élève B, elle n'en justifie aucunement dans la présente instance. En tout état de cause, la notification de la CDAPH dont bénéficie B ne reçoit que très partiellement exécution et cette carence caractérise une méconnaissance de son droit à l'éducation. Dans ces circonstances, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions citées au point 3 est de nature à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision en litige.
9. Les deux conditions auxquelles l'article L. 521-1 du code de justice administrative subordonne la suspension de l'exécution d'une décision administrative étant réunies, il y a lieu, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, d'ordonner la suspension de l'exécution de la décision implicite du 15 avril 2023.
Sur les conclusions aux fins d'injonction :
10. Il résulte de ce qui précède qu'il y a lieu d'enjoindre au recteur de l'académie de Toulouse de procéder au recrutement, à titre provisoire, d'un AESH-i pour accompagner l'enfant B D C dans sa scolarité, selon les conditions définies par la décision de la CDAPH de la Haute-Garonne du 15 octobre 2021, dans un délai d'un mois à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais liés au litige :
11. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au bénéfice de Me Facelina-Tabard, sous réserve que cette dernière renonce à percevoir la part contributive de l'Etat à l'aide juridictionnelle.
O R D O N N E :
Article 1er : L'exécution de la décision implicite du 15 avril 2023 du recteur de l'académie de Toulouse est suspendue, au plus tard jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur sa légalité.
Article 2 : Il y a lieu d'enjoindre au recteur de l'académie de Toulouse de procéder au recrutement, à titre provisoire, d'un AESH-i pour accompagner l'enfant B D C dans sa scolarité, selon les conditions définies par la décision de la CDAPH de la Haute-Garonne du 15 octobre 2021, dans un délai d'un mois à compter de la notification de la présente ordonnance.
Article 3 : L'Etat versera à Me Facelina-Tabard au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 une somme de 1 500 euros, sous réserve que cette dernière renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat à l'aide juridictionnelle.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête de M. et Mme D C est rejeté.
Article 5 : La présente ordonnance sera notifiée à M. G D C, à Mme H D C, au recteur de l'académie de Toulouse et à Me Facelina-Tabard.
Fait à Toulouse, le 9 juin 2023.
Le juge des référés,
B. E
Le greffier,
F. SUBRA DE BIEUSSES
La République mande et ordonne au ministre de l'éducation nationale en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
la greffière en chef,
ou par délégation, la greffière,
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026