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AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2303340

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2303340

lundi 10 juillet 2023

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2303340
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationReconduite à la frontière
Avocat requérantMACHADO TORRES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

I. Par une requête N° 2303340 enregistrée le 12 juin 2023, M. B D, représenté par Me Machado Torres, demande au tribunal :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'annuler l'arrêté du 6 mars 2023 par lequel le préfet du Tarn a refusé de l'admettre au séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination de cette mesure d'éloignement ;

3°) de l'autoriser à déposer une demande de titre de séjour pour regroupement familial ;

4°) d'enjoindre, au besoin sous astreinte, au préfet du Tarn de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour ;

5°) de mettre à la charge de l'Etat le paiement de la somme de 2 000 euros à son conseil, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 alinéa 2ème de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle, sous réserve qu'il renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat.

Il soutient que :

En ce qui concerne la décision portant refus de regroupement familial :

- elle est entachée d'erreur de droit, le préfet s'étant à tort estimé lié par l'irrégularité de son séjour en France et ayant ainsi méconnu l'étendue de son pouvoir d'appréciation ;

- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- elle est entachée d'un défaut de motivation ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation ;

- elle est entachée d'erreurs de fait déterminantes ;

- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation et de ses conséquences sur sa situation personnelle ;

En ce qui concerne la décision accordant un délai de départ volontaire :

- elle est entachée d'un défaut de motivation ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation ;

- elle est entachée d'une erreur de droit, le préfet s'étant estimé lié par les dispositions des 2° et 3° de l'article L. 612-2 et l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation ;

En ce qui concerne la décision portant fixation du pays de destination :

- elle est entachée d'un défaut de motivation ;

- elle est entachée d'un vice de procédure dès lors que, n'ayant pas été mis à même de présenter ses observations préalablement à l'édiction de la décision attaquée, le préfet a méconnu son droit à être entendu prévu par l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration et le principe du contradictoire prévu par l'article L. 121-1 du même code.

Par un mémoire en défense, enregistré le 26 juin 2023, le préfet du Tarn conclut au rejet de la requête.

Il soutient que la requête est irrecevable car tardive et que les moyens soulevés par M. D ne sont pas fondés.

II. Par une requête N° 2303747 enregistrée le 29 juin 2023, M. D, représenté par Me Machado Torres, demande au tribunal :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'annuler l'arrêté du 26 juin 2023 par lequel le préfet du Tarn a l'a assigné à résidence ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat le paiement de la somme de 2 000 euros à son conseil, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 alinéa 2ème de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle, sous réserve qu'il renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat.

Il soutient que :

- la décision attaquée est entachée d'un défaut de motivation ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation ;

- elle est entachée d'erreurs de fait déterminantes ;

- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation et de ses conséquences sur sa situation personnelle ;

- il n'y aucun risque qu'il se soustrait à l'exécution d'une décision administrative quelconque ;

Par un mémoire en défense, enregistré le 3 juillet 2023, le préfet du Tarn conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par M. D ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Luc, premier conseiller, pour statuer sur les demandes présentées au titre de l'article L. 352-4, L. 572-5, L. 572-6, L. 614-5, L. 614-9,

L. 752-11, L. 753-9 et L. 754-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Luc, informant par ailleurs les parties, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, que le jugement est susceptible d'être fondé sur un moyen soulevé d'office tiré de ce que les conclusions tendant à ce que le tribunal autorise M. D à déposer une demande de titre de séjour pour regroupement familial sont irrecevables eu égard à leur objet même dès lors qu'il n'appartient pas à la juridiction administrative de prescrire un telle mesure,

- les observations de Me Machado Torres, représentant M. D, qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens,

- les observations de M. D, assisté de M. C A, interprète en langue portugaise, qui répond aux questions du magistrat désigné,

- le préfet du Tarn n'étant ni présent ni représenté.

Considérant ce qui suit :

1. M. D, ressortissant brésilien né le 14 mars 1985 à Breves (Brésil), est entré régulièrement sur le territoire français le 30 novembre 2016. Il a fait l'objet de mesure d'éloignement les 30 septembre 2016 et 7 août 2019, ainsi que le 8 avril 2022 à la suite du rejet de sa demande d'admission exceptionnelle au séjour. L'intéressé a sollicité, le 7 février 2023, la délivrance d'un titre de séjour pour " entrée par regroupement familial ", sur le fondement de l'article L. 423-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 6 mars 2023, le préfet de la Haute-Garonne a refusé de l'admettre au séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination. Par un arrêté du 26 juin 2023, la même autorité l'a assigné à résidence pour une durée de

quarante-cinq jours. Par ses requêtes enregistrées sous les n° 2303340 et n° 2303747,

M. D demande respectivement au tribunal d'annuler ces les arrêtés des 6 mars et 26 juin 2023

2. Les requêtes n° 2303340 et n° 2303747 présentées pour M. D, concernent la situation d'une même personne et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.

Sur l'admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire :

3. L'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 dispose que : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente () ". Il y a lieu, eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur les requêtes de

M. D, de prononcer son admission provisoire à l'aide juridictionnelle.

Sur l'étendue de la compétence du magistrat désigné :

4. Il résulte des dispositions des articles L. 614-1, L. 614-8 et L. 732-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qu'en cas de placement en rétention ou d'assignation à résidence d'un étranger en situation irrégulière, les requêtes dirigées contre les décisions faisant obligation de quitter le territoire et interdiction de retour sur ce territoire prises à son encontre, les décisions fixant le délai de départ volontaire et le pays de destination, ainsi que la décision d'assignation à résidence en procédant, doivent être instruites et jugées selon les dispositions de l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Toutefois, ces dispositions et celles de l'article R. 776-17 du code de justice administrative font obstacle à ce que le magistrat désigné en application de l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, saisi de la situation d'un étranger placé en centre de rétention administrative ou assigné à résidence à la suite d'une décision de refus de séjour assortie d'une obligation de quitter le territoire français, examine la décision de refus de séjour qui relève de la compétence de la formation collégiale du tribunal administratif.

5. En l'espèce, en raison de la mesure d'assignation à résidence prononcée à l'encontre de M. D le 26 juin 2023, il y a lieu pour le juge compétent au titre de l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile de statuer sur les conclusions à fin d'annulation des décisions obligeant l'intéressé à quitter le territoire français avec délai, fixant le pays de destination et l'assignant à résidence. En revanche, les conclusions à fin d'annulation de la décision lui refusant la délivrance d'un titre de séjour relèvent de la compétence de la formation collégiale du tribunal.

Sur la recevabilité des conclusions tendant à ce que le tribunal autorise

M. D à déposer une demande de titre de séjour pour regroupement familial :

6. M. D demande au tribunal de l'autoriser à déposer une demande de titre de séjour pour regroupement familial. Toutefois, d'une part, il n'appartient pas à la juridiction administrative de lui délivrer une autorisation en ce sens. D'autre part, en dehors des cas expressément prévus par des dispositions législatives particulières, inapplicables en l'espèce, du code de justice administrative, il n'appartient pas au tribunal administratif d'adresser des injonctions à l'administration. Par suite, ces conclusions sont irrecevables et ne peuvent donc qu'être rejetées.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne les décisions portant obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant le pays de destination :

7. Aux termes de l'article L. 614-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, " L'étranger qui fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français peut, dans les conditions et délais prévus au présent chapitre, demander au tribunal administratif l'annulation de cette décision, ainsi que l'annulation de la décision relative au séjour, de la décision relative au délai de départ volontaire et de la décision d'interdiction de retour sur le territoire français qui l'accompagnent le cas échéant. / (). " Aux termes de l'article L. 614-4 du même code, " Lorsque la décision portant obligation de quitter le territoire français prise en application des 3°, 5° ou 6° de l'article L. 611-1 est assortie d'un délai de départ volontaire, le tribunal administratif est saisi dans le délai de trente jours suivant la notification de la décision. / (). " Aux termes de l'article R. 776-2 du code de justice administrative, " I.- Conformément aux dispositions de l'article L. 614-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la notification d'une obligation de quitter le territoire français avec délai de départ volontaire, prise en application de l'article L. 251-1 ou des 3°, 5° ou 6° de l'article L. 611-1 du même code, fait courir un délai de trente jours pour contester cette obligation ainsi que les décisions relatives au séjour, au délai de départ volontaire, au pays de renvoi et à l'interdiction de retour ou à l'interdiction de circulation notifiées simultanément. / (). "

8. L'arrêté du préfet du Tarn du 6 mars 2023 dont

M. D demande l'annulation, a été pris sur refus de titre de séjour et au titre du 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il mentionne les voies et délais de recours ouverts à son encontre. Cette mesure d'éloignement ayant été assortie d'un délai de départ volontaire, le requérant disposait, conformément à l'article R. 776-2 du code de justice administrative, d'un délai de trente jours suivant la notification de cet acte pour former à son encontre un recours pour excès de pouvoir.

9. Il ressort des pièces du dossier, en particulier de la copie, produite en défense par le préfet, de l'avis de réception du pli recommandé contenant l'arrêté en litige et expédié à l'adresse indiquée par M. D, que ce dernier en a reçu notification par lettre recommandée le 8 mars 2023. En outre, le requérant ne justifie pas avoir présenté une demande d'aide juridictionnelle avant l'expiration du délai de recours contentieux de trente jours prévus à l'article R. 776-2 précité du code de justice administrative, de nature à interrompu ce délai. Enfin, il a demandé au tribunal l'annulation de l'arrêté contesté par une requête enregistrée le 12 juin 2023, soit postérieurement à l'expiration du délai de recours contentieux ouvert à son encontre expirant le 9 mai 2023. Dans ces conditions, les conclusions à fin d'annulation des décisions du 6 mars 2023 par lesquelles le préfet du Tarn a obligé M. D à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination, sont tardives et, par suite, irrecevables. Il s'ensuit qu'il y a lieu d'accueillir la fin de non-recevoir opposée en défense par le préfet et tirée de la tardiveté de ces conclusions.

En ce qui concerne la décision portant assignation à résidence :

10. En premier lieu, l'arrêté attaqué comporte l'énoncé suffisant des motifs de droit et de fait sur lesquels la décision d'assignation à résidence et ses modalités sont fondées. Par suite, le moyen tiré de son défaut de motivation doit être écarté.

11. En deuxième lieu, il ne ressort pas des termes de l'arrêté contesté que le préfet n'aurait pas procédé à un examen sérieux de la situation de M. D. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de droit ne peut qu'être écarté.

12. En troisième lieu, M. D soutient qu'il n'y a aucun risque qu'il se soustrait à l'exécution d'une décision administrative quelconque. Toutefois, cette circonstance est en tout état de cause sans incidence sur la légalité de l'assignation à résidence contestée que le préfet a pu légalement, en application des dispositions de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, prononcer à son encontre au seul motif qu'il fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins d'un an auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé.

13. En quatrième lieu, si le préfet a commis une erreur de fait en affirmant que M. D était célibataire et sans enfant, alors qu'il ressort des pièces du dossier qu'il est marié et père de deux enfants, il résulte de l'instruction que l'autorité préfectorale aurait pris la même décision si elle n'avait pas retenu ce motif.

14. En cinquième et dernier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. I1 ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".

15. En se bornant à faire valoir, d'une part, qu'il est marié et père de deux enfants nés respectivement en 2016 et 2022, le plus âgé étant scolarisé en CP, et, d'autre part, qu'il travaille en tant que livreur Uber, M. D n'établit pas que la mesure d'assignation à résidence prononcée à son encontre et ses modalités méconnaissent les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Dans ces conditions, il n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée porterait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale et méconnaitrait, par suite, les stipulations précitées. Pour les mêmes motifs, la décision litigieuse n'est pas entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation, ni d'erreur manifeste d'appréciation des conséquences qu'elle emporterait sur sa situation personnelle. Par suite, ces moyens ne peuvent qu'être écartés.

16. Il résulte de tout ce qui précède que M. D n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 6 mars 2023 par lequel le préfet du Tarn a refusé de l'admettre au séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination de cette mesure d'éloignement, ainsi que celle de l'arrêté du 26 juin 2023 par lequel la même autorité l'a assigné à résidence.

Sur les conclusions à fin d'injonction sous astreinte :

17. Il résulte de ce qui précède que les conclusions aux fins d'injonction sous astreinte ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

18. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'Etat, qui n'a pas la qualité de partie perdante, verse à Me Machado Torres la somme réclamée en application des dispositions combinées de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : M. D est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Article 2 : Les conclusions de la requête n° 2303340 de M. D tendant à l'annulation de la décision du 6 mars 2023 portant refus de séjour ainsi que les conclusions accessoires afférentes sont renvoyées devant une formation collégiale du tribunal administratif de Toulouse.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête enregistrée sous le n° 2303340 est rejeté.

Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête enregistrée sous le n° 2303747 est rejeté.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. B D, à Me Machado Torres et au préfet du Tarn.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 juillet 2023.

Le magistrat désigné,

C. LUC La greffière,

V. BRIDET

La République mande et ordonne au préfet du Tarn en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme :

La greffière en chef,

Nos 2303340, 2303747

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