vendredi 15 mars 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2303901 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | LASPALLES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 6 juillet 2023, M. A C, représenté par Me Laspalles demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 4 juillet 2023 par lequel le préfet du Var l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et lui a interdit de retourner en France pour une durée de trois ans ;
2°) de l'admettre à l'aide juridictionnelle provisoire et de de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
Concernant l'obligation de quitter le territoire :
- cette décision est insuffisamment motivée ;
- elle est contraire à l'article L. 611-3 (5°) du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'il est père d'un enfant français ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation ;
- elle est contraire à l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est contraire à l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
Concernant la décision refusant le délai de départ volontaire :
- cette décision est insuffisamment motivée ;
- elle est privée de base légale en raison de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire ;
- elle est contraire à l'article L.612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qui prévoit un délai de droit commun de trente jours ;
- le préfet s'est cru à tort en situation de compétence liée ;
- cette décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
- cette décision est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation ;
En ce qui concerne l'interdiction de retourner en France :
- cette décision est insuffisamment motivée ;
- elle est illégale par suite de l'illégalité de la décision refusant un délai de départ volontaire ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation compte tenu de la durée maximale d'interdiction retenue par le préfet et de sa situation familiale.
Par un mémoire en défense enregistré le 24 novembre 2023, le préfet du Var conclut au rejet de la requête en faisant valoir qu'aucun des moyens n'est fondé.
Par une décision du 31 octobre 2023, M. C a été admis à l'aide juridictionnelle totale.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant, signée à New-York le 26 janvier 1990 ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Le rapport de Mme D a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. A C, ressortissant algérien né le 25 août 1992, est entré en France selon ses déclarations en 2018. Sa demande de titre de séjour a été rejetée par arrêté du préfet du Var du 14 avril 2022 qui l'a également obligé à quitter le territoire. Le 3 juillet 2023, il a été interpellé pour des faits de vol sur la voie publique. Le lendemain, le préfet du Var a édicté à son encontre une obligation de quitter le territoire sans délai en fixant le pays de renvoi et lui a interdit de retourner en France pour une durée de trois ans. M. C demande l'annulation de ces décisions.
Sur les conclusions relatives à l'aide juridictionnelle provisoire :
2. M. C a été admis à l'aide juridictionnelle totale par décision du 31 octobre 2023. Par suite, les conclusions tendant à son admission à ce dispositif à titre provisoire sont désormais sans objet. Il n'y a plus lieu d'y statuer.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne le moyen commun :
3. Aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police ; / () ". Aux termes de l'article L.613-1 de ce code : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. () ".
4. Il ressort des termes de l'arrêté en litige que le préfet du Var a visé l'accord franco-algérien et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont il a fait application ainsi que les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant. Il a également retracé le parcours administratif et judiciaire du requérant et rappelé les principaux éléments de sa situation familiale, en indiquant les raisons pour lesquelles il estimait que M. C devait être éloigné du territoire français. Il a motivé le refus d'un délai de départ volontaire par le fait que le requérant s'était soustrait à une précédente mesure d'éloignement et qu'il ne présentait pas de garanties de représentation suffisantes. La décision portant obligation de quitter le territoire sans délai qui énonce les considérations de droit et de fait sur lesquelles elle se fonde est ainsi suffisamment motivée. Enfin, la décision fixant le pays de renvoi, qui rappelle la nationalité du requérant et précise qu'il n'établit pas être exposé à des traitements contraire à l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales est suffisamment motivée.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire :
5. En premier lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier, eu égard notamment à la motivation détaillée de l'arrêté du 4 juillet 2023 que le préfet du Var aurait omis de procéder à un examen sérieux de la situation de M. C.
6. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors applicable : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : () 5° L'étranger qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France, à condition qu'il établisse contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans () ".
7. Si M. C soutient être le père d'un enfant français né le 18 juillet 2019 à Toulon, il n'établit par aucune pièce du dossier contribuer effectivement à son entretien et à son éducation depuis au moins deux ans ou depuis sa naissance, alors que selon ses déclarations lors de son audition par les services de police, il ne vit pas avec l'enfant et sa mère. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées doit être écarté.
8. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
9. M. C fait valoir qu'il réside en France depuis cinq ans à la date de la décision contestée, qu'il y a fondé une famille dès lors qu'il vit en concubinage et est père d'un enfant français dont il s'occupe, enfin, qu'une partie de sa famille, sa grand-mère, des oncles et des frères et sœurs, est installée en France. Toutefois M. C n'apporte aucun élément établissant la stabilité et l'intensité des liens qu'il a noués en France, ni l'ancienneté notamment de sa relation sentimentale, alors qu'il n'est pas isolé en Algérie où résident ses parents ainsi que plusieurs frère et sœurs. Dans ces conditions, la mesure contestée ne porte pas à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts poursuivis. Le moyen tiré de la violation de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit ainsi être écarté.
10. En quatrième lieu, aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". Il résulte de ces stipulations, qui peuvent être utilement invoquées à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir, que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant.
11. Il est en principe de l'intérêt supérieur de l'enfant de vivre auprès de ses parents. Toutefois, ainsi qu'il a été dit au point 7 du présent jugement, M. C, qui ne vit pas avec sa compagne et leur enfant, n'établit pas avoir noué avec son fils, âgé de quatre ans, une relation paternelle forte, ni contribuer à son entretien. Dès lors, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'éloignement de M. C serait contraire à l'intérêt supérieur du jeune B.
12. En cinquième lieu, il ressort des pièces du dossier que si M. C réside depuis cinq ans en France et maîtrise la langue française, il ne dispose pas de ressources propres ni de logement autonome. Il a en outre été condamné le 20 mars 2020 à deux ans et six mois d'emprisonnement pour des faits de violence sur conjoint et le 26 février 2021 à huit mois de prison avec sursis pour escroquerie et recel et a été de nouveau interpellé pour vol d'une trottinette le 3 juillet 2023. Dans ces conditions et eu égard en outre à sa situation familiale telle que rappelée au point 9 du présent jugement, M. C n'établit pas que la mesure d'éloignement contestée serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
En ce qui concerne la décision fixant le délai de départ volontaire :
13. En premier lieu, aucun des moyens n'étant retenu par le présent jugement à l'encontre de l'obligation de quitter le territoire, le moyen tiré de ce que le refus d'octroi d'un délai de départ volontaire est illégal par suite de l'illégalité de cette décision doit être écarté.
14. En deuxième lieu, il ne ressort ni des motifs de l'arrêté attaqué ni des pièces du dossier que le préfet n'aurait pas procédé à un examen sérieux de la situation de l'intéressé ou qu'il se serait estimé en situation de compétence liée pour fixer le délai de départ volontaire.
15. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision ". Aux termes de l'article L. 612-2 de ce code : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants () : 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet () ". L'article L. 612-3 du même code dispose que : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : () 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français / 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ; () / 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité (), qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation ()".
16. Il ressort du procès-verbal d'audition du 3 juillet 2023 par les services de police que M. C a déclaré ne pas avoir l'intention de retourner en Algérie. Il est constant par ailleurs qu'il n'a pas exécuté une précédente mesure d'éloignement. Enfin, M. C, qui n'a produit en cours d'instance aucun document d'identité ou relatif à son logement, ne présente pas de garantie suffisante de représentation. Dès lors, le préfet du Var n'a pas fait une inexacte application des dispositions précitées en refusant d'octroyer un délai de départ volontaire à M. C.
17. En quatrième lieu, compte tenu de la situation personnelle et familiale de M. C telle qu'exposée aux points 9 et 12 du présent jugement, le moyen tiré de ce que la décision contestée serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation doit être écarté.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
18. il ne ressort ni des motifs de l'arrêté attaqué ni des pièces du dossier que le préfet n'aurait pas procédé à un examen sérieux de la situation de l'intéressé pour fixer le pays de destination de la mesure d'éloignement.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
19. En premier lieu, d'une part, aux termes de l'article L. 613-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " () les décisions d'interdiction de retour et de prolongation d'interdiction de retour prévues aux articles L. 612-6, L. 612-7, L. 612-8 et L. 612-11 sont distinctes de la décision portant obligation de quitter le territoire français. Elles sont motivées ".
20. D'autre part, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / () ".
21. Il ressort de la décision contestée que le préfet s'est fondé pour prononcer une interdiction de retour de trois ans, d'une part, sur l'absence de délai de départ volontaire dont est assortie l'obligation de quitter le territoire, d'autre part, sur le fait que le requérant, s'il réside depuis 2018 en France, ne justifie pas de l'intensité des liens qu'il y aurait noués, qu'il a fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement et que son comportement représente une menace pour l'ordre public compte tenu de ses antécédents judiciaires. Il a ainsi suffisamment motivé sa décision au regard des critères énoncés à l'article L.612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
22. En deuxième lieu, il résulte des points 13 à 17 du présent jugement que le requérant n'établit pas l'illégalité du refus d'octroi d'un délai de départ volontaire. Par suite, le moyen tiré de ce que l'interdiction de retour en France serait privée de base légale en raison de cette illégalité ne peut qu'être écarté.
23. En troisième lieu, eu égard à la situation familiale de M. C rappelée au point 9 du présent jugement et à ses conditions de séjour en France, telles qu'exposé aux points 12 et 13 du présent jugement, le moyen tiré de ce que le préfet aurait commis une erreur manifeste d'appréciation en lui interdisant de retourner sur le territoire français pour une durée de trois ans doit être écarté.
Sur les autres conclusions :
24. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 3 juillet 2023 doivent être rejetées, de même, par voie de conséquence que les conclusions tendant à l'application de l'article L.761-1 du code de justice administrative et de de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions relatives à l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 Le présent jugement sera notifié à M. A C, au préfet du Var et à Me Laspalles.
Délibéré après l'audience du 1er mars 2024, à laquelle siégeaient :
M. Coutier, président,
Mme D, magistrate honoraire,
Mme Michel, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 mars 2024.
La rapporteure,
C. D
Le président,
B. COUTIER
Le greffier,
B. ROETS
La République mande et ordonne au préfet du Var en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026