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AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2303990

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2303990

lundi 29 avril 2024

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2303990
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2ème Chambre
Avocat requérantMACHADO TORRES

Texte intégral

Vu les procédures suivantes:

I- Par une requête numéro 2303990 enregistrée le 8 juillet 2023 au tribunal administratif de Montpellier et transmise, le 10 juillet 2023, au tribunal administratif de Toulouse, M. A, représenté par Me Machado Torres, demande au tribunal :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'annuler l'arrêté du 10 juin 2023 par lequel le préfet des Pyrénées-Orientales a rejeté sa demande de titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français, a fixé un délai de départ volontaire et le pays de renvoi ;

3°) à titre subsidiaire, d'enjoindre au préfet des Pyrénées-Orientales, de lui octroyer un délai de départ volontaire renouvelable ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à son conseil, Me Machado Torres, en application des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

En ce qui concerne la décision refusant la délivrance d'un certificat de résidence algérien :

- elle est insuffisamment motivée ;

- le préfet n'a pas procédé à un examen réel et sérieux de sa situation et n'apporte pas la preuve de la carence des obligations parentales ;

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- elle est insuffisamment motivée ;

- le préfet n'a pas procédé à un examen réel et sérieux de sa situation ;

- elle est entachée d'erreur de fait dès lors que les conditions d'accès posées par l'article 15-5 du code de procédure pénale en matière de consultation des fichiers informatisés n'ont pas été respectées ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation ;

En ce qui concerne la décision portant fixation d'un délai de départ volontaire :

- elle est insuffisamment motivée ;

- le préfet n'a pas procédé à un examen réel et sérieux de sa situation ;

- le préfet s'est estimé à tort en situation de compétence liée ;

- elle est entachée d'erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation ;

En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle méconnaît son droit d'être entendu et le principe du contradictoire ;

Par un mémoire en défense enregistré le 4 août 2023, le préfet des Pyrénées-Orientales conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.

La clôture de l'instruction a été fixée au 25 janvier 2024 par une ordonnance du 8 janvier précédent.

M. A a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 31 octobre 2023.

II- Par une requête numéro 2303996 enregistrée le 8 juillet 2023 au tribunal administratif de Montpellier et transmise, le 10 juillet 2023, au tribunal administratif de Toulouse, M. A, représenté par Me Machado Torres, demande au tribunal :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'annuler l'arrêté du 7 juillet 2023 par lequel préfet des Pyrénées-Orientales a mis fin au délai de départ volontaire et l'a placé en rétention administrative ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à son conseil, Me Machado Torres, en application des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

En ce qui concerne la décision prise dans son ensemble :

- l'arrêté attaqué est insuffisamment motivé ;

- le préfet n'a pas procédé à un examen réel et sérieux de sa situation ;

En ce qui concerne la décision mettant fin au délai de départ volontaire :

- elle est entachée d'erreur de fait ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation ;

Par un mémoire en défense enregistré le 4 août 2023, le préfet des Pyrénées-Orientales conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.

La clôture de l'instruction a été fixée au 25 janvier 2024 par une ordonnance du 8 janvier précédent.

M. A a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 31 octobre 2023.

Vu la décision attaquée et les autres pièces du dossier ;

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales ;

- la convention internationale relative aux droits de l'enfant signée à New-York le 26 janvier 1990 ;

- l'accord Franco-Algérien du 27 décembre 1968 ;

- la directive n°2008/115/CE du 16 décembre 2008 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de procédure pénale ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le code de justice administrative ;

Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;

La présidente de la formation de jugement ayant dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience ;

Après avoir entendu, au cours de l'audience publique, le rapport de Mme Jorda.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, ressortissant algérien, né le 11 mai 1997 a déclaré être entré en France au cours de l'année 2019. Par un arrêté du 10 juin 2023, le préfet des Pyrénées-Orientales a rejeté sa demande de certificat de résidence algérien, lui a fait obligation de quitter le territoire français, a fixé un délai de départ volontaire et le pays de renvoi. Par un arrêté du 7 juillet 2023, il a mis fin au délai de départ volontaire édicté dans sa précédente décision et placé l'intéressé en rétention administrative. Par les requêtes enregistrées sous les numéros 2303990 et 2303996, M. A demande au tribunal d'annuler ces deux arrêtés.

Sur la jonction :

2. Les requêtes enregistrées sous les numéros 2303990 et 2303996, qui concernent la situation d'un même requérant, ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a donc lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.

Sur la demande d'admission à l'aide juridictionnelle provisoire :

3. Par une décision du bureau d'aide juridictionnelle en date du 31 octobre 2023, M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Par suite, sa demande tendant à être admis, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle est devenue sans objet. Dès lors, il n'y a plus lieu d'y statuer.

Sur la légalité de la décision du 10 juin 2023 :

En ce qui concerne le refus de délivrer un certificat de résidence algérien :

4. En premier lieu, il résulte des termes de la décision en litige qu'elle comporte les considérations de droit et de fait sur lesquelles le préfet s'est fondé. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation, laquelle ne se confond pas avec le bien-fondé des motifs, doit être écarté, de même que le moyen tiré de l'absence d'examen réel et sérieux de sa situation.

5. En second lieu, aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 : " Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : [] 4) au ressortissant algérien descendant direct d'un enfant français mineur résident en France, à la condition qu'il exerce, même partiellement, l'autorité parentale à l'égard de cet enfant ou qu'il subvienne effectivement à ses besoins. Lorsque la qualité d'ascendant direct d'un enfant français résulte d'une reconnaissance de l'enfant postérieure à la naissance, le certificat de résidence d'un an n'est délivré au ressortissant algérien que s'il subvient à ses besoins depuis sa naissance ou depuis au moins un an. ".

6. Il ressort des termes de la décision attaquée que M. A a une fille mineure de nationalité française qui, née le 1er août 2022, réside en France. Toutefois, l'intéressé ne produit à l'appui de ses écritures, aucune pièce de nature à établir qu'il exercerait l'autorité parentale, même partiellement, à l'égard de cette enfant, ni qu'il subviendrait effectivement à ses besoins. Par suite, il n'est pas fondé à soutenir que le préfet aurait méconnu les stipulations précitées du 4) de l'article 6 de l'accord franco-algérien.

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

7. En premier lieu, aux termes de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Dans le cas prévu au 3° de l'article L. 611-1, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour. Toutefois, les motifs des décisions relatives au délai de départ volontaire et à l'interdiction de retour édictées le cas échéant sont indiqués. ". Compte tenu de ce qui a été exposé au point 4, le moyen tiré du défaut de motivation de l'obligation de quitter le territoire français en litige ne peut qu'être écarté.

8. En deuxième lieu, il ne ressort ni des pièces du dossier ni des termes de l'arrêté attaqué que le préfet n'aurait pas procédé à un examen réel et sérieux de la situation du requérant. Par suite, le moyen doit être écarté

9. En troisième lieu, aux termes de l'article 15-5 du code de procédure pénale " Seuls les personnels spécialement et individuellement habilités à cet effet peuvent procéder à la consultation de traitements au cours d'une enquête ou d'une instruction. / La réalité de cette habilitation spéciale et individuelle peut être contrôlée à tout moment par un magistrat, à son initiative ou à la demande d'une personne intéressée. L'absence de la mention de cette habilitation sur les différentes pièces de procédure résultant de la consultation de ces traitements n'emporte pas, par elle-même, nullité de la procédure ".

10. D'une part, si le requérant soutient qu'il réside en France depuis 2019, il ne produit aucune pièce à l'appui de sa requête, en dehors des documents de procédure, de sorte qu'il ne justifie ni de son entrée régulière ni de la date de son arrivée sur le territoire national, alors que dans sa demande d'asile enregistrée le 7 avril 2022, de laquelle il a été débouté le 27 juillet 2022, il a déclaré être entré en France le 28 octobre 2021. Ainsi, il n'est pas fondé à soutenir que le préfet des Pyrénées-Orientales aurait commis une erreur de fait quant à la date de son entrée en France.

11. D'autre part, la circonstance, à la supposer établie, que la personne ayant consulté le fichier automatisé des empreintes digitales le concernant n'aurait été régulièrement habilitée à cet effet, n'est pas de nature à établir l'existence d'une " erreur déterminante dans l'appréciation de sa situation ". En tout état de cause, il ressort notamment du procès-verbal de vérification du droit de circulation ou de séjour du 10 juin 2023 que la consultation de ces fichiers a été effectuée par un agent expressément habilité à cette fin. Par suite, le moyen tiré d'une erreur de fait doit être écarté dans toutes ses branches.

12. En quatrième lieu, aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

13. Si l'accord franco-algérien ne subordonne pas la délivrance d'un certificat de résidence aux ressortissants algériens à l'absence de menace à l'ordre public, les stipulations de cet accord, qui ont pour seul objet de définir les conditions particulières que les intéressés doivent remplir lorsqu'ils demandent à séjourner en France, ne privent pas l'administration du pouvoir qui lui appartient, en application de la réglementation générale en vigueur relative à l'entrée et au séjour des étrangers en France, de refuser l'admission au séjour à un ressortissant algérien en se fondant sur des motifs tenant à l'ordre public.

14. Le requérant fait valoir qu'il réside sur le territoire français depuis 2019 et qu'il vit avec sa fille et la mère de celle-ci, toutes deux de nationalité française. Toutefois, et comme indiqué au point 10, alors que la durée de sa résidence en France n'est pas établie, il est constant qu'il s'est maintenu irrégulièrement sur le territoire national, sans justifier avoir effectué des démarches administratives pour régulariser sa situation, une fois sa demande d'asile définitivement rejetée le 27 juillet 2022. Par ailleurs, il ne produit aucune pièce établissant qu'il entretiendrait des liens avec sa fille et la mère de celle-ci, qu'il participerait à son éducation et subviendrait à ses besoins. Il n'est pas dépourvu d'attaches personnelles et familiales en Algérie, son pays d'origine, où il a vécu la majeure partie de sa vie. Enfin, il ressort des pièces du dossier que M. A est défavorablement connu des services de police et qu'il est inscrit au fichier de traitement d'antécédents judiciaires pour cinq faits de vols ou de détentions non autorisées de stupéfiants entre 2019 et 2023. Dès lors, son comportement peut être regardé comme constituant une menace réelle et actuelle pour l'ordre public. Par suite, il n'est pas fondé à soutenir que la mesure d'éloignement porterait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et serait entachée d'erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation.

En ce qui concerne la décision fixant le délai de départ volontaire :

15. En premier lieu, aux termes de l'article L.612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. / L'autorité administrative peut accorder, à titre exceptionnel, un délai de départ volontaire supérieur à trente jours s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. () ".

16. Le délai d'un mois pour exécuter la mesure d'éloignement étant le délai de principe fixé par l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la fixation d'un tel délai n'a pas à faire l'objet d'une motivation particulière. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation ne peut être qu'écarté.

17. En deuxième lieu, il ne ressort ni des pièces du dossier ni des termes de l'arrêté attaqué que le préfet n'aurait pas procédé à un examen réel et sérieux de la situation du requérant. Par suite, le moyen doit être écarté.

18. En troisième lieu, si le requérant allègue que le préfet aurait commis une erreur dans l'appréciation de sa situation ainsi qu'une erreur de droit en s'estimant lié par les dispositions précitées des articles L.612-2 2° et 3° et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile permettant au préfet de refuser d'accorder un délai de départ volontaire, il n'assortit pas ces moyens de précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé dès lors que dans l'arrêté attaqué du 10 juin 2023 le préfet lui a octroyé un délai de départ volontaire de trente jours.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :

19. En premier lieu, en visant les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales et en indiquant que M. A n'établit pas être exposé à des peines ou traitements contraires à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales en cas de retour dans son pays d'origine, le préfet a suffisamment motivé sa décision fixant le pays de renvoi.

20. En second lieu, aucune disposition législative ou réglementaire n'impose de mettre l'intéressé en mesure de présenter sa défense dans le cadre d'une procédure contradictoire préalable à l'intervention de la décision fixant le pays de renvoi, prise le même jour que la mesure d'éloignement. Le moyen tiré du défaut de procédure contradictoire préalable et de la méconnaissance du droit d'être entendu doit donc être écarté comme inopérant.

21. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation de la décision du 10 juin 2023 présentées par M. A doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions présentées aux fins d'injonction.

Sur la légalité de la décision du 7 juillet 2023 :

En ce qui concerne l'arrêté pris dans son ensemble

22. En premier lieu, il résulte des termes de l'arrêté attaqué du 7 juillet 2023 qu'il comporte les considérations de droit et de fait sur lesquelles le préfet s'est fondé. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation, laquelle ne se confond pas avec le bien-fondé des motifs, doit être écarté.

23. En second lieu, il ne ressort ni des pièces du dossier ni des termes de l'arrêté attaqué que le préfet n'aurait pas procédé à un examen réel et sérieux de la situation du requérant. Par suite, le moyen doit être écarté.

En ce qui concerne la décision mettant fin au délai de départ volontaire

24. En premier lieu, pour les mêmes motifs que ceux énoncés aux points 9 à 12, le requérant n'est pas fondé à soutenir que le préfet aurait commis une erreur de fait.

25. En second lieu, pour les motifs énoncés au point 14, le requérant n'est pas fondé à soutenir que le préfet aurait porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée. Il n'est pas davantage fondé à soutenir qu'il aurait commis une erreur dans l'appréciation des conséquences de sa décision sur sa situation.

26. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation de la décision du 7 juillet 2023 présentées par M. A doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, l'ensemble de ses conclusions présentées sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les demandes d'admission, à titre provisoire, à l'aide juridictionnelle de M. A.

Article 2 : Le surplus des conclusions des requêtes numéros 2303990 et 2303996 est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à Me Machado Torres et au préfet des Pyrénées-Orientales.

Délibéré après l'audience du 28 mars 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Cherrier, présidente,

Mme Jorda, conseillère,

Mme Péan, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 avril 2024.

La rapporteure,

V. JORDALa présidente,

S. CHERRIERLa greffière,

F. DEGLOS

La République mande et ordonne au préfet des Pyrénées-Orientales en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière en chef, 2303996

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