LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2304080

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2304080

jeudi 21 décembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2304080
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation4ème Chambre
Avocat requérantBENHAMIDA

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 12 juillet et 10 octobre 2023, M. A B, représenté par Me Benhamida, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 9 juin 2023 par lequel le préfet de la Haute-Garonne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours, a fixé le pays de destination et lui a interdit le retour sur le territoire français pour un an ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Garonne de lui délivrer un titre de séjour " vie privée et familiale " ou " salarié " dans un délai de huit jours suivant la notification du présent jugement sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et de mettre à la charge de l'Etat le paiement d'une somme de 2 000 euros au titre des articles 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

En ce qui concerne l'ensemble de l'arrêté

- elle est signée par une autorité incompétente ;

En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour

- elle est insuffisamment motivée ;

- le préfet s'est abstenu d'examiner sa demande sur le fondement des stipulations du 1) de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;

- la décision contestée méconnaît le 1) de l'article 6 de l'accord franco-algérien ;

- le préfet de la Haute-Garonne a méconnu l'étendue de sa compétence dès lors qu'il n'a pas examiné sa demande d'admission exceptionnelle au séjour en qualité de salarié ;

- le préfet de la Haute-Garonne a commis une erreur d'appréciation ;

- l'autorité préfectorale n'a pas saisi pour avis la commission du titre de séjour ;

- la décision portant refus de titre de séjour porte une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale tel que garanti par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de ces stipulations ;

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français

- elle est dépourvue de base légale en raison de l'illégalité affectant la décision portant refus de titre de séjour ;

- elle méconnaît le 1) de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;

- elle porte une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination

- elle est insuffisamment motivée ;

En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour un an

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- elle méconnaît son droit au respect de la vie privée et familiale.

Par un mémoire en défense, enregistré le 29 septembre 2023, le préfet de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.

Par une décision du 31 octobre 2023, M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de la justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de Mme Pétri.

Considérant ce qui suit :

1. M. B, ressortissant algérien né le 3 juin 1977, déclare être entré sur le territoire français au cours de l'année 2009. Par une décision du 18 février 2011, la Cour nationale du droit d'asile a rejeté la demande d'asile qu'il a formée le 9 juillet 2009. L'office français de protection des réfugiés et apatrides a rejeté pour irrecevabilité sa demande de réexamen par une décision du 3 mai 2018. Par un arrêté du 16 octobre 2018, le préfet de la Haute-Garonne a prononcé à son encontre une obligation de quitter le territoire français, dont la légalité a été confirmée par un jugement du tribunal administratif de Toulouse en date du 3 décembre 2019. M. B a sollicité son admission exceptionnelle au séjour le 17 décembre 2018. Le préfet a refusé de l'admettre au séjour, l'a obligé à quitter le territoire français et lui a interdit le retour sur le territoire français pour six mois par un arrêté du 7 janvier 2020 dont la légalité a été confirmée par un jugement du même tribunal en date du 24 septembre 2021. M. B a sollicité une nouvelle fois son admission exceptionnelle au séjour le 13 juin 2022. Par un arrêté du 9 juin 2023, le préfet de la Haute-Garonne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours, a fixé le pays de renvoi et lui a interdit le retour sur le territoire français pour un an. Par la présente requête, M. B demande l'annulation de cet arrêté.

Sur les conclusions à fin d'admission à l'aide juridictionnelle provisoire :

2. Par une décision du 31 octobre 2023, M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Par suite, il n'y a plus lieu de statuer sur ses conclusions à fin d'admission à l'aide juridictionnelle provisoire.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne l'ensemble de l'arrêté :

3. Par un arrêté du 13 mars 2023 publié au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture de la Haute-Garonne (n° 31-2023-099) le 15 mars suivant, le préfet du département a donné délégation à Mme D C, directrice des migrations et de l'intégration, pour signer notamment les décisions défavorables au séjour, les décisions d'éloignement du territoire français et celles qui les assortissent. Le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte doit par suite être écarté comme manquant en fait.

En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :

4. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police. ". Aux termes de l'article R. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision. ".

5. La décision portant refus de titre de séjour vise notamment l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et les dispositions pertinentes du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle fait en outre état d'éléments précis et circonstanciés relatifs à la situation personnelle de M. B, tels que ses conditions d'entrée en France, l'intéressé étant entré en France en situation irrégulière à l'âge de 32 ans, son parcours depuis son entrée sur le territoire français, le préfet relevant notamment que s'il se prévaut de quatorze années de résidence habituelle en France, l'ancienneté et la continuité de sa présence ne sont pas établies sur toute cette période et notamment entre 2009 et 2016 et qu'il a déjà fait l'objet de deux mesures d'éloignement en octobre 2018 et en janvier 2020. Dès lors qu'elle comporte les considérations de droit et de fait sur lesquelles elle se fonde, et alors même que les stipulations du 1) de l'article 6 de l'accord franco-algérien ne sont pas visées, la décision de titre de séjour est suffisamment motivée. Le moyen tiré de l'insuffisante motivation de la décision, qui ne se confond pas avec le bien-fondé des motifs, doit donc être écarté.

6. En deuxième lieu, l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 prévoit que : " Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : / 1) au ressortissant algérien, qui justifie par tout moyen résider en France depuis plus de dix ans ou plus de quinze ans si, au cours de cette période, il a séjourné en qualité d'étudiant ; ".

7. En indiquant, ainsi que cela a été dit au point 5, que M. B ne justifiait pas de l'ancienneté et de la continuité de sa présence en France depuis l'année 2009, le préfet, qui a ainsi porté une appréciation circonstanciée sur la résidence habituelle en France de l'intéressé depuis plus de dix ans, n'a pas entaché sa décision d'un défaut d'examen au vu des stipulations du 1) de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.

8. Si M. B se prévaut de sa présence sur le territoire français depuis plus de dix ans, les pièces qu'il produit, constituées notamment et principalement de résultats d'analyse de sang, d'ordonnances de délivrance de médicaments, de courriers et de relevés de prestations de la caisse primaire d'assurance maladie ainsi que d'avis d'impôt sur le revenu, permettent d'établir sa présence en France depuis l'année 2018. En ce qui concerne les années antérieures, M. B se prévaut d'attestations rédigées par une pharmacienne et un médecin qui indiquent l'avoir vu régulièrement entre 2012 et 2016, ainsi que d'une facture d'achat d'un ordinateur en date du 11 janvier 2013. Toutefois, ces éléments ne suffisent pas à démontrer sa présence sur le territoire français avant l'année 2018. Dans ces conditions, c'est à bon droit que le préfet a considéré que M. B ne remplissait pas la condition de résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, prévue par les stipulations du 1) de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Par suite, le moyen tiré de ce que le préfet a méconnu ces stipulations doit être écarté.

9. En quatrième lieu, l'article 7 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 prévoit que : " b) Les ressortissants algériens désireux d'exercer une activité professionnelle salariée reçoivent, après le contrôle médical d'usage et sur présentation d'un contrat de travail visé par les services du ministre chargé de l'emploi, un certificat de résidence valable un an pour toutes les professions et toutes les régions, renouvelable et portant la mention "salarié" () ". Selon l'article 9 du même accord : " () Pour être admis à entrer et séjourner plus de trois mois sur le territoire français (), les ressortissants algériens doivent présenter un passeport en cours de validité muni d'un visa de long séjour délivré par les autorités françaises ".

10. En l'espèce, le préfet de la Haute-Garonne a considéré à juste titre que M. B ne remplissait pas les conditions relatives à la délivrance d'un certificat de résidence algérien au titre de l'article 7 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, ce dernier ne justifiant pas de la possession d'un visa de long séjour prévu par l'article 9 du même accord. Cette seule circonstance étant suffisante pour justifier le refus d'un certificat de résidence algérien portant la mention " salarié ", le requérant ne peut utilement soutenir que l'autorité préfectorale aurait méconnu l'étendue de sa compétence en s'abstenant d'apprécier les caractéristiques du poste envisagé, les éventuelles difficultés de recrutement dans la profession et la zone géographique concernée. En tout état de cause, il ressort des termes mêmes de la décision attaquée que le préfet s'est livré à une appréciation de ces éléments. Par suite, le moyen doit être écarté.

11. En cinquième lieu, le moyen tiré de l'erreur d'appréciation, soulevé par M. B avec peu de précisions, doit être écarté pour les motifs que ceux retenus au point précédent.

12. En sixième lieu, selon l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".

13. Si M. B se prévaut de sa présence en France depuis plus de dix ans, cette circonstance n'est toutefois pas établie, ainsi que cela a été dit au point 8. S'il peut se prévaloir de plusieurs attestations favorables rédigées par des membres de son entourage en France, ces pièces ne suffisent pas à considérer que le préfet de la Haute-Garonne aurait commis une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par les stipulations citées au point précédent, étant précisé que M. B n'est pas dépourvu d'attaches dans son pays d'origine, où il a vécu jusqu'à ses 32 ans et où résident sa mère ainsi que ses sept frères et sœurs. Par suite, le moyen ne peut qu'être écarté.

14. En septième lieu, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation qu'aurait commise le préfet de la Haute-Garonne au regard de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté pour les mêmes motifs que ceux retenus au point précédent.

15. En dernier lieu, il résulte des dispositions de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui sont applicables aux ressortissants algériens, que le préfet doit consulter la commission du titre de séjour lorsqu'il envisage de refuser de délivrer une carte de séjour à un étranger relevant de l'une des catégories mentionnés par ces dispositions ou par des stipulations de portée équivalente d'une convention internationale, et non du cas de tous les étrangers qui s'en prévalent. M. B ne remplissant pas les conditions prévues par le 1) de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, ainsi que cela a été dit au point 8, l'autorité préfectorale n'était pas tenue de saisir la commission du titre de séjour.

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

16. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit aux points précédents que M. B n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français.

17. En deuxième lieu, le moyen tiré de la méconnaissance du 1) de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 doit être écarté pour les mêmes motifs que ceux retenus au point 8.

18. En dernier lieu, le moyen tiré de ce que le préfet de la Haute-Garonne aurait porté une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale du requérant garanti par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté pour les mêmes motifs que ceux retenus au point 13.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :

19. La décision fixant le pays de destination vise notamment l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et mentionne que M. B n'établit pas être exposé à des peines ou traitements contraires à cette convention en cas de retour dans son pays d'origine. Dès lors qu'elle comporte les considérations de droit et de fait sur lesquelles elle se fonde, elle doit être regardée comme étant suffisamment motivée.

En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour un an :

20. En premier lieu, la décision attaquée vise les articles L. 612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et précise que compte tenu des deux mesures d'éloignement précédemment prises à son encontre, de la nature et de l'ancienneté de ses liens en France, ainsi que de son entrée en France, une interdiction de retour sur le territoire français d'un an ne porte pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale du requérant, en dépit du fait que l'intéressé ne représente pas une menace pour l'ordre public. La décision en litige est par suite suffisamment motivée.

21. En dernier lieu, M. B n'apporte aucune précision au soutien des moyens tirés de la méconnaissance du droit au respect de sa vie privée et familiale et de l'erreur manifeste d'appréciation, soulevés à l'encontre de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour un an. En tout état de cause, ces moyens peuvent être écartés pour les mêmes motifs que ceux retenus au point 13.

22. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. B doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, celles aux fins d'injonction sous astreinte ainsi que celles présentées au titre des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'admission à l'aide juridictionnelle provisoire présentée par M. B.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, à Me Benhamida et au préfet de la Haute-Garonne.

Délibéré après l'audience du 30 novembre 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Carotenuto, présidente,

M. Leymarie, conseiller,

Mme Pétri, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 décembre 2023.

La rapporteure,

M. PETRI

La présidente,

S. CAROTENUTO La greffière,

F. LE GUIELLAN

La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme :

La greffière en chef,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions