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AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2304122

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2304122

vendredi 14 juin 2024

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2304122
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation3ème Chambre
Avocat requérantSEIGNALET MAUHOURAT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 13 juillet 2023, Mme C A, représentée par Me Seignalet Mauhourat, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 6 décembre 2022 par lequel le préfet de la Haute-Garonne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Garonne de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " à défaut, de réexaminer sa situation dans un délai de quinze jours ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, à verser à son conseil qui renoncera à l'aide juridictionnelle.

Elle soutient que :

S'agissant de la légalité externe :

- la procédure est irrégulière, l'avis de l'OFII étant incomplet ;

- le droit d'être entendu avant l'édiction de la décision contestée a été méconnu ;

S'agissant de la légalité interne :

- le préfet s'est cru lié par l'avis de l'OFII pour lui refuser la délivrance d'un titre de séjour ;

- le refus de titre de séjour est contraire à l'article L.425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- cette décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- l'obligation de quitter le territoire est privée de base légale par suite de l'illégalité du refus de titre de séjour ;

- cette décision est contraire à l'article L. 611-3 (9°) du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;

- la décision fixant le pays de renvoi est contraire à l'article L. 513-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et à l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Par un mémoire en défense enregistré le 28 août 2023, le préfet de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête en faisant valoir que :

- la requête est tardive et par suite irrecevable ;

- les moyens invoqués sont infondés.

Par une décision du 24 mai 2023, Mme A a été admise à l'aide juridictionnelle totale.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 portant application de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et relatif à l'aide juridictionnelle et à l'aide à l'intervention de l'avocat dans les procédures non juridictionnelles ;

- l'arrêté du 27 décembre 2016 relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles R. 313-22, R. 313-23 et R. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- l'arrêté du 5 janvier 2017 fixant les orientations générales pour l'exercice par les médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, de leurs missions, prévues à l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme B,

- et les observations de Me Seignalet-Mahouret, représentant Mme A, présente.

Considérant ce qui suit :

1. Mme C A, ressortissante ivoirienne née le 24 avril 1996, est entrée en France le 30 juillet 2017 munie d'un visa de long séjour pour études. Elle a bénéficié en tant qu'étudiante de titres de séjour valables du 19 septembre 2018 au 18 septembre 2021. Puis elle a bénéficié d'un titre de séjour en tant qu'étranger malade du 22 octobre 2021 au 21 mai 2022. Mme A a sollicité le renouvellement de ce titre de séjour. Par arrêté du 6 décembre 2022, le préfet de la Haute-Garonne a rejeté sa demande, l'a obligée à quitter le territoire dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi. Mme A demande l'annulation de ces décisions et la délivrance d'un titre de séjour.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne le refus de titre de séjour :

2. En premier lieu, le droit d'être entendu préalablement à toute décision qui affecte sensiblement et défavorablement les intérêts de son destinataire constitue l'une des composantes du droit de la défense, tel qu'il est énoncé notamment au 2 de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, et fait partie des principes généraux du droit de l'Union européenne ayant la même valeur que les traités. Il garantit à toute personne la possibilité de faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue au cours de la procédure administrative, afin que l'autorité compétente soit mise à même de tenir compte de l'ensemble des éléments pertinents pour fonder sa décision. Ce droit ne saurait cependant être interprété en ce sens que l'autorité nationale compétente est tenue, dans tous les cas, d'entendre l'intéressé lorsque celui-ci a déjà eu la possibilité de présenter, de manière utile et effective, son point de vue sur la décision en cause.

3. Lorsqu'il sollicite la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour, l'étranger, en raison même de l'accomplissement de cette démarche qui tend à son maintien régulier sur le territoire français, ne saurait ignorer que sa demande peut faire l'objet d'un refus et qu'il pourra faire l'objet le cas échéant d'une mesure d'éloignement. A l'occasion du dépôt de sa demande, il est conduit à préciser à l'administration les motifs pour lesquels il demande que lui soit délivré un titre de séjour et à produire tous éléments susceptibles de venir au soutien de cette demande. Il lui appartient, lors du dépôt de cette demande d'apporter à l'administration toutes les précisions qu'il juge utiles. Il lui est loisible, au cours de l'instruction de sa demande, de faire valoir auprès de l'administration toute observation complémentaire utile, au besoin en faisant état d'éléments nouveaux.

4. Lors du dépôt de sa demande de renouvellement de titre de séjour en tant qu'étranger malade, sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, comme au cours de l'instruction de sa demande, Mme A était en mesure communiquer aux services préfectoraux tous les éléments établissant qu'elle remplit les conditions posées par ces dispositions, et notamment le fait que le traitement que son état de santé nécessite n'est pas disponible en Côte d'Ivoire. Le moyen tiré de la méconnaissance du droit de la requérante à être entendue doit ainsi être écarté.

5. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 425-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Pour l'application de l'article L. 425-9, le préfet délivre la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. / L'avis est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu, d'une part, d'un rapport médical établi par un médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé. () ". L'article 6 de l'arrêté du 27 décembre 2016 précise que : " Au vu du rapport médical mentionné à l'article 3, un collège de médecins désigné pour chaque dossier dans les conditions prévues à l'article 5 émet un avis, conformément au modèle figurant à l'annexe C du présent arrêté, précisant : a) si l'état de santé de l'étranger nécessite ou non une prise en charge médicale ; / b) si le défaut de cette prise en charge peut ou non entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité sur son état de santé ; / c) si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont le ressortissant étranger est originaire, il pourrait ou non y bénéficier effectivement d'un traitement approprié ; / d) la durée prévisible du traitement. / Dans le cas où le ressortissant étranger pourrait bénéficier effectivement d'un traitement approprié, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, le collège indique, au vu des éléments du dossier du demandeur, si l'état de santé de ce dernier lui permet de voyager sans risque vers ce pays. () ".

6. Il ressort de l'avis de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) produit par le préfet de la Haute-Garonne que le collège des médecins réuni le 21 novembre 2022 a estimé que l'état de santé de Mme A nécessite une prise en charge médicale mais que le défaut de celle-ci ne devrait pas entraîner de conséquences d'une exceptionnelle gravité et qu'enfin, à la date de l'avis, l'état de santé de l'intéressée lui permet de voyager sans risque vers le pays d'origine. Compte tenu de ce motif, le collège n'avait pas à se prononcer sur la possibilité pour Mme A de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans son pays d'origine, ni, en tout état de cause, à mentionner les documents relatifs à l'offre de soins en Côte d'Ivoire qu'il aurait pris en compte. Par suite, le moyen tiré de ce que le préfet aurait statué au vu d'un avis incomplet doit être écarté.

7. En troisième lieu, il ressort des termes mêmes de la décision attaquée que le préfet de la Haute-Garonne a examiné la possibilité d'admettre la requérante au séjour au titre de son état de santé au vu des éléments produits par celle-ci et a relevé à cet égard que Mme A ne démontre pas l'impossibilité de bénéficier de soins dans son pays. Par suite, le moyen tiré de ce que le préfet se serait cru lié par l'avis de l'OFII doit être écarté.

8. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an ". Aux termes de l'article 4 de l'arrêté du 5 janvier 2017 susvisé : " Les conséquences d'une exceptionnelle gravité résultant d'un défaut de prise en charge médicale () sont appréciées sur la base des trois critères suivants : degré de gravité (mise en cause du pronostic vital de l'intéressé ou détérioration d'une de ses fonctions importantes), probabilité et délai présumé de survenance de ces conséquences. Cette condition des conséquences d'une exceptionnelle gravité résultant d'un défaut de prise en charge doit être regardée comme remplie chaque fois que l'état de santé de l'étranger concerné présente, en l'absence de la prise en charge médicale que son état de santé requiert, une probabilité élevée à un horizon temporel qui ne saurait être trop éloigné de mise en jeu du pronostic vital, d'une atteinte à son intégrité physique ou d'une altération significative d'une fonction importante. Lorsque les conséquences d'une exceptionnelle gravité ne sont susceptibles de ne survenir qu'à moyen terme avec une probabilité élevée (pathologies chroniques évolutives), l'exceptionnelle gravité est appréciée en examinant les conséquences sur l'état de santé de l'intéressé de l'interruption du traitement dont il bénéficie actuellement en France (rupture de la continuité des soins). Cette appréciation est effectuée en tenant compte des soins dont la personne peut bénéficier dans son pays d'origine ".

9. Pour refuser de renouveler le titre de séjour de Mme A en raison de son état de santé, le préfet de la Haute-Garonne s'est appuyé sur l'avis des médecins de l'OFII selon lequel l'état de santé de la requérante nécessite une prise en charge médicale mais le défaut de celle-ci ne devrait pas entraîner pour elle des conséquences d'une exceptionnelle gravité. Il s'est également fondé sur le fait que la requérante n'établit pas l'indisponibilité des soins qui lui sont nécessaires en Côte d'Ivoire.

10. Il ressort des certificats médicaux établis les 12 janvier et 5 avril 2023 par son médecin généraliste et le 21 mars 2023 par le médecin de la clinique spécialisée qui l'a prise en charge que Mme A souffre d'une obésité morbide et complexe avec troubles du comportement alimentaire, d'un syndrome d'apnée du sommeil sévère, de séquelles d'un syndrome de Guillain Barré et d'une dépression réactionnelle à son état de santé. Son obésité de classe 3 l'exposerait, selon ces certificats, en l'absence de traitement approprié, à une augmentation du risque de maladie cardiovasculaire, de diabète et de cancer, et par suite, à une perte notable d'autonomie et d'espérance de vie. Il ressort du rapport de la Haute Autorité de Santé de septembre 2011, relatif au surpoids et obésité de l'adulte, que le risque relatif de décès chez les femmes ayant, comme la requérante, un indice de masse corporelle supérieur à 40kg/m² est multiplié par plus de 2,5. Toutefois, si l'obésité constitue un facteur de risque important de contracter des maladies chroniques et augmente le risque de décès, les documents produits au dossier ne démontrent pas que ces risques sont susceptibles de se concrétiser à une échéance pas trop lointaine avec une probabilité élevée. De plus, il ressort des pièces médicales jointes au dossier que le traitement de Mme A consiste en un appareillage pour l'apnée du sommeil, une prise en charge psychiatrique sous forme de psychothérapie, un traitement médicamenteux composé de Nefopam, de Fumafer et de Seresta et un suivi régulier de son état de santé au regard des risques de comorbidité associés à son obésité. Si Mme A a suivi, au cours de son hospitalisation du 27 avril 2022 au 23 mai 2022, un programme d'éducation thérapeutique comportant notamment de la réadaptation physique et de l'ergothérapie, il ressort du bilan de sortie que Mme A nécessite désormais seulement un suivi psychologique et social pour maîtriser ses troubles du comportement alimentaire. Aucune pièce du dossier, notamment aucun document de source médicale n'établit que l'appareillage pour l'apnée du sommeil, les molécules prescrites à la requérante, le suivi de son obésité et sa prise en charge psychologique et sociale seraient indisponibles en Côte d'Ivoire. Par ailleurs, si Mme A a été hospitalisée de manière périodique pour une prise en charge pluridisciplinaire de son obésité et de son syndrome de Guillain Barré au sein de la clinique Bondigoux, à 6 reprises entre le 12 juin 2018 et le 23 mai 2022, il ne ressort pas des pièces du dossier que de nouveaux séjours étaient prévus à la date de la décision contestée.

11. Il résulte de ce qui précède que la décision contestée n'est entachée ni d'une erreur de droit dans l'application des dispositions précitées, ni d'une erreur manifeste d'appréciation de la situation de Mme A. Ces moyens doivent donc être écartés.

En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire :

12. En premier lieu, aucun des moyens invoqués à l'encontre du refus de titre de séjour n'étant retenu par le présent jugement, le moyen tiré par la voie de l'exception, de l'illégalité de cette décision ne peut qu'être écarté.

13. En second lieu, aux termes de l'article aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : () 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié ".

14. Pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points 10 et 11 du présent jugement, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté, de même que le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation de la situation de la requérante, qui n'est argumenté qu'au regard de son état de santé et de sa prise en charge en Côte d'Ivoire.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :

15. Aux termes du dernier alinéa de l'article L. 513-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ". Aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".

16. Si Mme A fait valoir qu'elle craint pour sa santé en cas de retour dans son pays d'origine, ainsi qu'il a été dit précédemment, elle n'établit pas qu'elle ne pourrait y bénéficier du traitement et du suivi que ses pathologies nécessitent. Le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions et stipulations précitées doit ainsi être écarté, de même que le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation de la situation de la requérante, qui n'est argumenté qu'au regard de son état de santé et de sa prise en charge en Côte d'Ivoire.

Sur les autres conclusions :

17. Il résulte de ce qui précède que les conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté du 6 décembre 2022 doivent être rejetées, de même, par voie de conséquence que les conclusions à fin d'injonction et celles présentées en application de l'article L.761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sans qu'il soit besoin, en tout état de cause, de statuer sur la fin de non-recevoir opposée en défense.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme C A, au préfet de la Haute-Garonne et à Me Seignalet Mauhourat.

Délibéré après l'audience du 31 mai 2024, à laquelle siégeaient :

M. Coutier, président,

Mme B, magistrate honoraire,

Mme Michel, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 juin 2024.

La rapporteure,

C. B

Le président,

B. COUTIER

Le greffier,

B. ROETS

La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme :

La greffière en chef,

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