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AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2304147

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2304147

vendredi 17 mai 2024

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2304147
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation3ème Chambre
Avocat requérantDIALEKTIK AVOCATS AARPI

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés les 14 juillet et 20 décembre 2023, Mme E A, représentée par Me Soulas, demande au tribunal :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'annuler l'arrêté du 23 mai 2023 par lequel le préfet de la Haute-Garonne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi ;

3°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Garonne de procéder au retrait de son inscription dans le Système d'Information Schengen ;

4°) de lui délivrer le titre de séjour sollicité dans le délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 100 euros par jour de retard sur le fondement de l'article L. 911-1 du code de justice administrative ou de procéder au réexamen de sa situation ;

5°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil de la somme de 2 000 euros au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Elle soutient que :

- l'arrêté attaqué a été pris par une autorité incompétente ;

- les décisions portant refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi sont entachées d'un défaut de motivation en fait et d'un défaut d'examen de sa situation ;

- le préfet ne s'est pas assuré de la régularité de l'avis émis par le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) ;

- le préfet ne lui a pas communiqué l'avis du collège de médecins ;

- la décision de refus de titre de séjour méconnaît l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences sur sa situation personnelle ;

- elle porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée tel que protégé par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la décision portant obligation de quitter le territoire français est privée de base légale car fondée sur une décision de refus de séjour elle-même illégale ;

- elle méconnaît le 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences sur sa situation personnelle ;

- elle porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée tel que protégé par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la décision fixant le pays de renvoi est privée de base légale car fondée sur une décision portant obligation de quitter le territoire français illégale ;

- elle méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences sur sa situation personnelle.

Par un mémoire en défense enregistré le 14 septembre 2023, le préfet de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.

Mme A a été admise à l'aide juridictionnelle totale par décision du 18 octobre 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Michel,

- et les observations de Me Soulas, avocat de Mme A.

Considérant ce qui suit :

1. Mme E A, ressortissante serbe née le 4 janvier 1974, a déclaré être entrée en France pour la dernière fois le 1er février 2012. Elle a sollicité le 18 octobre 2022 son admission au séjour en raison de son état de santé sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 23 mai 2023, le préfet de la Haute-Garonne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi. Mme A demande l'annulation de cet arrêté.

Sur l'admission à l'aide juridictionnelle :

2. Par une décision du 18 octobre 2023, Mme A a été admise à l'aide juridictionnelle totale. Par suite, les conclusions tendant à son admission à l'aide juridictionnelle à titre provisoire ont perdu leur objet. Il n'y a pas lieu d'y statuer.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne les moyens communs :

3. En premier lieu, l'arrêté litigieux du 23 mai 2023 est signé de Mme D B, directrice des migrations et de l'intégration de la préfecture de la Haute-Garonne, qui bénéficiait d'une délégation de signature pour les décisions de refus de séjour et les mesures d'éloignement, en vertu de l'arrêté du 13 mars 2023 régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial n° 31-2023-099 du 15 mars 2023. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué doit être écarté.

4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police ; / () ". Aux termes de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. / Dans le cas prévu au 3° de l'article L. 611-1, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour () ".

5. L'arrêté contesté, qui vise les textes dont il fait application, notamment les articles L. 425-9, L. 611-1, L. 611-3 et L. 612-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, mentionne les principaux éléments de la vie privée et familiale de Mme A, en particulier ceux relatifs à son état de santé, et expose les raisons pour lesquelles le préfet de la Haute-Garonne a considéré qu'elle ne remplissait pas les conditions pour bénéficier d'un droit au séjour. L'obligation de quitter le territoire, qui en l'espèce, n'avait pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour, est suffisamment motivée. Enfin, la décision fixant le pays de renvoi, qui rappelle la nationalité de l'intéressée et précise qu'elle n'établit pas être exposée à des peines ou traitements contraires à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en cas de retour dans son pays d'origine, est suffisamment motivée. Par ailleurs, il ne ressort ni de la motivation de l'arrêté attaqué ni des autres pièces du dossier que le préfet n'aurait pas procédé à un examen réel et complet de la situation de Mme A. Par suite, les moyens tirés de l'insuffisance de motivation de l'arrêté attaqué et du défaut d'examen de sa situation personnelle doivent être écartés.

En ce qui concerne la décision de refus de séjour :

6. En premier lieu, la requérante se borne à soutenir que le préfet ne s'est pas assuré de la régularité de l'avis émis par le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) sans assortir ce moyen de précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. Par ailleurs, si l'intéressée soutient que la décision contestée serait illégale faute pour le préfet de lui avoir communiqué l'avis du collège de médecins de l'OFII auquel il se réfère, aucune disposition législative ou réglementaire n'impose à l'autorité préfectorale de joindre cet avis à une décision de refus de titre de séjour sollicité en qualité d'étranger malade. Par suite, Mme A n'est pas fondée à soutenir que la décision contestée serait entachée d'une irrégularité de procédure.

7. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat. () ".

8. Il ressort des pièces du dossier que Mme A souffre d'une insuffisance cardiaque en raison d'un syndrome de Tako-Tsubo pour laquelle elle bénéficie d'un traitement médicamenteux et d'un suivi médical. Le collège de médecins de l'OFII a estimé dans son avis du 9 mars 2023 que, si l'état de santé de l'intéressée nécessitait une prise en charge médicale dont le défaut de prise en charge pouvait entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, elle pouvait y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. Il n'est pas contesté que les médicaments Bisoprolol et Preterax prescrits à Mme A sont disponibles en Serbie. S'il ressort du rapport de l'Organisation suisse d'aide aux réfugiés (OSAR) du 6 mars 2019 que les personnes qui retournent en Serbie et souhaitent être couvertes par l'assurance maladie publique doivent attendre trois mois pour obtenir cette couverture santé et ne sont pris en charge pendant cette période qu'en cas d'urgence médicale, il n'est pas établi que la requérante serait dans l'incapacité financière de se procurer les médicaments dont elle a besoin pendant cette période d'attente, sans le bénéfice de l'assurance maladie publique. A cet égard, il ne ressort pas des éléments produits, notamment des conditions d'accès à l'aide sociale mentionnées dans le rapport de l'OSAR, que Mme A ne pourrait pas bénéficier de l'aide sociale en cas de retour en Serbie. Par ailleurs, si l'intéressée bénéficie d'un suivi médical prenant la forme d'examens de contrôle tels que des échocardiographies, il ressort du rapport de l'OSAR que la participation des patients aux frais des examens cardiologiques dans les institutions publiques, en particulier pour une échocardiographie, est très faible. Les certificats médicaux produits selon lesquels il n'est pas certain qu'elle pourrait être prise en charge de la même façon qu'en France dans son pays d'origine sont, eu égard à leurs termes, dépourvus de valeur probante quant à l'absence d'accessibilité aux soins en Serbie dès lors qu'il n'appartient pas au juge de rechercher si les soins dans le pays d'origine sont équivalents à ceux offerts en France ou en Europe. Enfin, si un rapport à la Commission européenne du 17 avril 2018 produit par la requérante indique que l'accès aux soins en Serbie doit être amélioré notamment pour les Roms, ces éléments, par leur caractère général, ne permettent pas d'établir que Mme A, qui soutient appartenir à l'ethnie Rom, ne pourrait effectivement accéder aux soins nécessaires à son état de santé. Par suite, en refusant de lui délivrer le titre de séjour sollicité, le préfet de la Haute-Garonne n'a pas méconnu les dispositions précitées de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et n'a pas entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences sur sa situation personnelle.

9. En troisième lieu, dans le cas où le préfet se borne à rejeter une demande de titre de séjour présentée uniquement sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans examiner d'office d'autres motifs d'accorder un titre de séjour à l'intéressé, ce dernier ne peut utilement soulever, devant le juge de l'excès de pouvoir saisi de conclusions tendant à l'annulation de la décision de refus du préfet, des moyens de légalité interne sans rapport avec la teneur de la décision contestée.

10. Il ressort des termes de l'arrêté contesté que le préfet de la Haute-Garonne n'a pas examiné d'office si Mme A pouvait prétendre à un titre de séjour sur un autre fondement que l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requérante ne peut, par suite, utilement faire valoir que la décision de refus de titre de séjour méconnaîtrait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, lesquelles sont sans rapport avec la teneur de la décision contestée.

En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :

11. En premier lieu, la décision portant refus de séjour n'étant pas illégale, le moyen tiré ce que la décision portant obligation de quitter le territoire français serait, par voie de conséquence, illégale doit être écarté.

12. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa version en vigueur à la date de l'arrêté attaqué : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : / () 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. () ".

13. Pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 8, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.

14. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sécurité publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

15. Il ressort des pièces du dossier que la présence en France de Mme A, qui a déclaré être entrée sur le territoire en 2012, ne peut être regardée comme établie qu'à compter de 2017, année au cours de laquelle elle a présenté une demande d'asile et d'apatridie. Il ressort de ce qui a été dit au point 8 qu'elle peut bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine. Si elle fait valoir la présence en France de son fils et de son cousin, d'une part, son fils majeur est en situation irrégulière sur le territoire français puisqu'il a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français le 11 décembre 2019 qu'il n'a pas exécutée et, d'autre part, elle ne produit aucun élément attestant des liens qu'elle pourrait entretenir avec son cousin de nationalité française. Elle ne justifie d'aucune insertion particulière au sein de la société française, ni d'aucune attache personnelle intense et stable sur le territoire. Dans ces conditions, rien ne s'oppose à ce que Mme A retourne dans son pays d'origine, le cas échéant accompagnée de son fils, où elle n'est pas dépourvue d'attaches dès lors qu'elle y a vécu une grande partie de sa vie. Par suite, en prononçant à son encontre une obligation de quitter le territoire français, le préfet de la Haute-Garonne n'a pas porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale tel que garanti par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et n'a pas entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences sur sa situation personnelle.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :

16. En premier lieu, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'étant pas illégale, le moyen tiré ce que la décision fixant le pays de renvoi serait, par voie de conséquence, illégale doit être écarté.

17. En second lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".

18. Il ressort de ce qui a été dit précédemment au point 8 que Mme A peut bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine. En outre, sa demande d'asile a été rejetée par les autorités compétentes. Par suite, la requérante n'établissant pas qu'elle serait exposée à des traitements inhumains ou dégradants en cas de retour en Serbie, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'erreur manifeste d'appréciation des conséquences sur sa situation personnelle doivent être écartés.

Sur les autres conclusions :

19. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté du 23 mai 2023 doivent être rejetées. Par suite, les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte, ainsi que les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 doivent être également rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions tendant à l'admission provisoire de Mme A au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme E A, au préfet de la Haute-Garonne et à Me Soulas.

Délibéré après l'audience du 26 avril 2024 à laquelle siégeaient :

M. Coutier, président,

Mme C, magistrate honoraire,

Mme Michel, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 mai 2024.

La rapporteure,

L. MICHEL

Le président,

B. COUTIER

Le greffier,

B. ROETS

La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme :

La greffière en chef,

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