mardi 11 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2304384 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | JAY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 24 juillet 2023, M. D A, représenté par Me Jay, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 27 juin 2023 par lequel la préfète du Lot a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi ;
3°) d'enjoindre à la préfète du Lot, à titre principal, de lui délivrer le titre de séjour sollicité dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir et dans l'attente, de lui remettre dès notification de cette décision, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation et lui délivrer dans l'attente une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, et prendre une décision dans le délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil de la somme de 2 000 euros au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- l'arrêté attaqué a été pris par une autorité incompétente ;
- la décision de refus de titre de séjour est entachée d'un vice de procédure faute d'apporter la preuve que le collège de médecins de l'OFII a effectivement été saisi et aurait rendu un avis défavorable ;
- la préfète a commis une erreur de fait en affirmant qu'il ne démontrait pas ne pas disposer d'attaches familiales en Sierra Léone ;
- la décision de refus de séjour méconnaît l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences sur sa situation personnelle ;
- sa situation répond à des considérations humanitaires justifiant la délivrance d'un titre de séjour en application de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français est privée de base légale car fondée sur une décision de refus de séjour elle-même illégale ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation ;
- elle méconnaît le 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences sur sa situation personnelle ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision fixant le pays de renvoi est entachée d'un défaut de motivation et d'un défaut d'examen de sa situation ;
- elle méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'article L. 721-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense enregistré le 17 août 2023, la préfète du Lot conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.
Par une ordonnance du 22 mars 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 5 avril 2024.
M. A a été admis à l'aide juridictionnelle totale par décision du 31 octobre 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée ;
- l'arrêté du 5 janvier 2017 fixant les orientations générales pour l'exercice par les médecins de l'OFII de leurs missions prévues à l'article L. 313-11 (11°) du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Michel a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. D A, ressortissant sierra-léonais né le 31 mars 2003, a déclaré être entré en France le 1er septembre 2018. Il a été pris en charge par les services de l'aide sociale à l'enfance du département du Lot à compter du 24 septembre 2019 en qualité de mineur non accompagné. Sa demande d'asile a été rejetée par une décision de l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides (OFPRA) du 7 septembre 2020 devenue définitive et sa demande de réexamen a été rejetée par une décision de l'OFPRA du 17 septembre 2021, confirmée par la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) le 19 juillet 2022. Il a sollicité le 17 février 2021 son admission exceptionnelle au séjour et, par un arrêté du 25 octobre 2022, la préfète du Lot a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi. Suite à l'annulation de cet arrêté par un jugement du tribunal administratif de Toulouse du 10 janvier 2023 et dans le cadre du réexamen de sa situation par la préfète, M. A a sollicité le 9 février 2023 son admission au séjour en raison de son état de santé sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et son admission au séjour au titre de sa vie privée et familiale sur le fondement de l'article L. 423-23 du même code. Par un arrêté du 27 juin 2023, la préfète du Lot a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi. M. A demande l'annulation de cet arrêté.
Sur l'admission à l'aide juridictionnelle :
2. Par une décision du 31 octobre 2023, M. A a été admis à l'aide juridictionnelle totale. Par suite, les conclusions tendant à son admission à l'aide juridictionnelle à titre provisoire ont perdu leur objet. Il n'y a pas lieu d'y statuer.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
3. Aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat. () ". Aux termes de l'article 4 de l'arrêté du 5 janvier 2017 susvisé : " Les conséquences d'une exceptionnelle gravité résultant d'un défaut de prise en charge médicale, mentionnées au 11° de l'article L. 313-11 du CESEDA, sont appréciées sur la base des trois critères suivants : degré de gravité (mise en cause du pronostic vital de l'intéressé ou détérioration d'une de ses fonctions importantes), probabilité et délai présumé de survenance de ces conséquences. / Cette condition des conséquences d'une exceptionnelle gravité résultant d'un défaut de prise en charge doit être regardée comme remplie chaque fois que l'état de santé de l'étranger concerné présente, en l'absence de la prise en charge médicale que son état de santé requiert, une probabilité élevée à un horizon temporel qui ne saurait être trop éloigné de mise en jeu du pronostic vital, d'une atteinte à son intégrité physique ou d'une altération significative d'une fonction importante. / Lorsque les conséquences d'une exceptionnelle gravité ne sont susceptibles de ne survenir qu'à moyen terme avec une probabilité élevée (pathologies chroniques évolutives), l'exceptionnelle gravité est appréciée en examinant les conséquences sur l'état de santé de l'intéressé de l'interruption du traitement dont il bénéficie actuellement en France (rupture de la continuité des soins). Cette appréciation est effectuée en tenant compte des soins dont la personne peut bénéficier dans son pays d'origine ".
4. Il ressort des pièces du dossier que M. A présente un état dépressif et anxieux sévère attribué à un syndrome de stress post-traumatique à la suite d'événements qu'il aurait vécus au Sierra-Leone, pour lequel il fait l'objet d'un suivi psychiatrique. Le collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a estimé dans son avis du 9 mai 2023 que, si l'état de santé de l'intéressé nécessitait une prise en charge médicale, le défaut de prise en charge ne devrait pas entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité. Il ressort tant de la décision de l'OFPRA du 17 septembre 2021 que de la décision de la CNDA du 19 juillet 2022 se prononçant tous deux sur le réexamen de sa demande d'asile que les sévices physiques et psychologiques subis par M. A à la suite de son enlèvement et de son enrôlement forcé à l'âge de douze ans par une organisation criminelle au Sierra-Leone ont été reconnus comme établis dès lors qu'il avait fourni des " déclarations étayées et spontanées ", des " éléments personnalisés et tangibles concernant ses conditions de vie et son quotidien durant la période passée sous l'emprise de ses ravisseurs " et que les certificats médicaux produits faisant état de nombreuses blessures compatibles avec son récit sont venus corroborer ses propos relatifs aux violences et traumatismes subis. Par ailleurs, il ressort des certificats médicaux produits, en particulier celui du 7 novembre 2020 établi par un psychothérapeute et celui du 27 juin 2023 établi par une psychiatre-psychothérapeute, que M. A présente un tableau clinique très grave entrant dans le cadre d'un syndrome de stress post-traumatique complexe majeur avec des épisodes de dissociation intense, des rêves traumatiques et une tendance à l'agressivité. Sa prise en charge par les services de l'ASE du département du Lot à l'âge de 16 ans a d'ailleurs été difficile en raison de son comportement violent en particulier à l'égard des éducateurs, ce qui a nécessité l'intervention régulière d'équipes médicales spécialisées en pédo-psychiatrie. A la suite d'un épisode d'anxiété sévère lié à son syndrome de stress post-traumatique, M. A a été hospitalisé au centre hospitalier de Cahors du 17 au 24 avril 2020. A la demande de ses éducateurs, il a été reçu pendant quatre jours en août 2020 en consultation par un psychothérapeute lequel a attesté de ce que M. A était coopératif, que son récit d'évènements hautement traumatiques ne souffrait " aucun doute quant à sa véracité " et qu'au fil des entretiens, il était de moins en moins tendu. Toutefois, et alors qu'il ne ressort pas des pièces du dossier qu'un suivi psychologique aurait perduré, un incident s'est produit le 6 mai 2021 sur le lieu de travail de M. A dans le cadre de son apprentissage en boulangerie au cours duquel il aurait eu un comportement agressif envers ses supérieurs hiérarchiques et un collègue. Le lendemain de cet incident, il a été victime d'un accident de vélo ayant entraîné de multiples fractures au visage et à propos duquel la psychologue qui l'a évalué a émis l'hypothèse d'une tentative de suicide. La directrice adjointe du service " Enfance, Famille, B " du département du Lot, dans un courriel du 18 mai 2021, a relevé que le comportement de M. A était devenu tellement ingérable qu'une " hospitalisation sans consentement allait devenir impérative ". Il ressort des pièces du dossier que l'intéressé a entamé un suivi psychiatrique régulier au centre hospitalier universitaire (CHU) de Bordeaux le 10 novembre 2021 à raison d'une séance toutes les trois semaines. Selon le certificat médical du 27 juin 2023 établi par une psychiatre-psychothérapeute du CHU de Bordeaux, une évolution encourageante de son état psychique a été remarquée, la prise médicamenteuse est impossible car M. A a été soumis à des ingestions forcées de substances psychotropes étant enfant en Sierra Leone et son traitement repose exclusivement sur la relation avec ses thérapeutes qui est très importante pour une personne ayant été gravement traumatisée dans l'enfance. Il résulte de tous ces éléments que la situation de M. A depuis son arrivée en France, en particulier son hospitalisation à la suite d'un épisode d'anxiété sévère, une potentielle tentative de suicide après un incident violent et l'hospitalisation d'office envisagée par les services du département du Lot, a déjà démontré que le défaut de prise en charge médicale pouvait entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité dans son cas. La psychiatre-psychothérapeute du CHU de Bordeaux qui le suit depuis novembre 2021 a attesté de ce qu'un retour au Sierra-Leone " est inenvisageable pour lui et source d'angoisses massives. D'un point de vue médical, il y a un risque élevé (au vu de son histoire de vie et de son parcours) de passage à l'acte suicidaire en cas de retour " et ajoute qu'" Un retour dans le pays où il a vécu tant de violences et de ruptures risque de provoquer une re-traumatisation. Les soins doivent avoir lieu dans un lieu sécurisant pour lui ". Par suite, en refusant de lui délivrer le titre de séjour sollicité, la préfète du Lot a entaché sa décision d'une erreur d'appréciation au regard des dispositions précitées de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article.
5. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens, que M. A est fondé à demander l'annulation de la décision du 27 juin 2023 par laquelle la préfète du Lot a refusé de lui délivrer un titre de séjour. L'annulation de la décision portant refus de titre de séjour entraîne, par voie de conséquence, l'annulation de la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français et de celle fixant le pays de renvoi.
Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :
6. L'annulation de l'arrêté attaqué implique nécessairement, sous réserve de l'absence de changements de circonstances de droit ou de fait y faisant obstacle, qu'une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " soit délivrée au requérant sur le fondement de l'article L. 911-1 du code de justice administrative. Il y a lieu d'enjoindre à la préfète du Lot de lui délivrer ce titre de séjour dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement. Il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais liés au litige :
7. M. A a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle. Par suite, son avocat peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que Me Jay, avocat de M. A, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État, de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Jay de la somme de 1 250 euros.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions tendant à l'admission provisoire de M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : L'arrêté de la préfète du Lot en date du 27 juin 2023 est annulé.
Article 3 : Il est enjoint à la préfète du Lot de délivrer à M. A une carte de séjour temporaire mention " vie privée et familiale " dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 4 : L'Etat versera à Me Jay une somme de 1 250 euros en application des dispositions du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que Me Jay renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat.
Article 5 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 6 : Le présent jugement sera notifié à M. D A, à la préfète du Lot et à Me Jay.
Délibéré après l'audience du 26 avril 2024 à laquelle siégeaient :
M. Coutier, président,
Mme C, magistrate honoraire,
Mme Michel, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 juin 2024.
La rapporteure,
L. MICHEL
Le président,
B. COUTIER
Le greffier,
B. ROETS
La République mande et ordonne à la préfète du Lot, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026