LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2304409

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2304409

vendredi 14 juin 2024

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2304409
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation3ème Chambre
Avocat requérantDIALEKTIK AVOCATS AARPI

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 25 juillet 2023, M. A C, représentée par Me Ducos-Morteuil, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 14 février 2023 par lequel le préfet du Tarn a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi ;

2°) d'enjoindre au préfet du Tarn de lui délivrer le titre de séjour sollicité dans le délai d'un mois sous astreinte de 100 euros par jour de retard, à défaut, de réexaminer sa situation ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros, à verser à son conseil, au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

S'agissant de la légalité externe :

- les décisions contestées ont été signées d'une autorité incompétente ;

- le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire sont insuffisamment motivés ;

- ces décisions sont entachées d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation ;

- elles sont entachées d'un vice de procédure dès lors que le préfet n'a pas vérifié l'authenticité de ses documents d'état-civil auprès des autorités ivoiriennes en méconnaissance de l'article 1er du décret du 24 décembre 2015 ;

- la décision fixant le pays de renvoi est insuffisamment motivée ;

S'agissant de la légalité interne :

- le refus de titre de séjour est entaché d'une erreur de fait et d'une erreur de droit en méconnaissance de l'article 47 du code civil et de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- cette décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation et de ses conséquences sur sa situation ;

- elle est contraire à l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- l'obligation de quitter le territoire est privée de base légale par suite de l'illégalité du refus de titre de séjour ;

- elle est contraire à l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation ;

- la décision fixant le pays de renvoi est privée de base légale par suite de l'illégalité du refus de titre de séjour et de l'obligation de quitter le territoire.

Par un mémoire en défense enregistré le 23 août 2023, le préfet du Tarn conclut au rejet de la requête en faisant valoir que les moyens invoqués sont infondés.

Par une décision du 19 juillet 2023, M. C a été admis à l'aide juridictionnelle totale.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code civil ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;

- la loi n° 2019-222 du 23 mars 2019 ;

- le décret n° 2015-1740 du 24 décembre 2015 ;

- le décret n°2020-1370 du 10 novembre 2020 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme B,

- et les observations de Me Bachet, substituant Me Ducos-Morteuil, représentant M. C.

Considérant ce qui suit :

1. M. A C, ressortissant ivoirien, est entré en France selon ses déclarations en 2019. Le 1er octobre 2020, le juge des enfants l'a placé à l'aide sociale à l'enfance du Tarn. Le 18 février 2022, il a demandé un titre de séjour en tant que salarié ou travailleur temporaire ainsi que son admission exceptionnelle au séjour. Par arrêté du 14 février 2023, le préfet du Tarn a rejeté sa demande, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours en fixant le pays de renvoi. M. C demande l'annulation de cet arrêté et la délivrance d'un titre de séjour.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne les moyens communs

2. En premier lieu, par un arrêté du 2 janvier 2023, régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial n°81-2023-007 le même jour, le préfet du Tarn a donné à M. Fabien Chollet, secrétaire général de la préfecture du Tarn, délégation à l'effet de signer tous les arrêtés et documents administratifs ainsi que toutes les décisions, mesures et correspondances courantes établis en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué doit être écarté.

3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police ; / () ". Aux termes de l'article L.613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. / Dans le cas prévu au 3° de l'article L. 611-1, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour () ".

4. L'arrêté contesté vise les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont il fait application ainsi que les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Il retrace les principaux éléments de la situation administrative et familiale du requérant en indiquant les raisons pour lesquelles le préfet a considéré qu'il ne remplissait pas les conditions pour bénéficier d'un titre de séjour et devait être éloignée du territoire. Le refus de titre de séjour indique notamment que M. C ne justifie pas de son état-civil, n'établit pas avoir fixé le centre de ses intérêts en France, et ne présente pas de considérations humanitaires ou exceptionnelles l'autorisant à séjourner en France. Il comporte ainsi l'énoncé des considérations de droit et de fait sur lesquelles il se fonde et est par suite suffisamment motivé. L'obligation de quitter le territoire, qui en l'espèce, n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour, est également suffisamment motivée. Le moyen tiré du défaut de motivation de ces décisions doit ainsi être écarté.

5. En troisième lieu, il ne ressort pas des décisions contestées, eu égard à leur motivation, ni des autres pièces du dossier, que le préfet du Tarn aurait omis de procéder à examen réel et particulier de la situation de M. C.

En ce qui concerne la décision de refus de titre de séjour :

6. En premier lieu, d'une part, aux termes de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " A titre exceptionnel, l'étranger qui a été confié à l'aide sociale à l'enfance ou du tiers digne de confiance entre l'âge de seize ans et l'âge de dix-huit ans et qui justifie suivre depuis au moins six mois une formation destinée à lui apporter une qualification professionnelle peut, dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire, se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "salarié" ou "travailleur temporaire", sous réserve du caractère réel et sérieux du suivi de cette formation, de la nature de ses liens avec sa famille restée dans le pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil ou du tiers digne de confiance sur l'insertion de cet étranger dans la société française. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. "

7. D'autre part, aux termes de l'article L. 811-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La vérification de tout acte d'état civil étranger est effectuée dans les conditions définies par l'article 47 du code civil. ". L'article 47 du code civil prévoit que : " Tout acte de l'état civil des Français et des étrangers fait en pays étranger et rédigé dans les formes usitées dans ce pays fait foi, sauf si d'autres actes ou pièces détenus, des données extérieures ou des éléments tirés de l'acte lui-même établissent, le cas échéant après toutes vérifications utiles, que cet acte est irrégulier, falsifié ou que les faits qui y sont déclarés ne correspondent pas à la réalité. Celle-ci est appréciée au regard de la loi française ". Aux termes de l'article 1er du décret du 24 décembre 2015 susvisé : " Lorsque, en cas de doute sur l'authenticité ou l'exactitude d'un acte de l'état civil étranger, l'autorité administrative saisie d'une demande d'établissement ou de délivrance d'un acte ou de titre procède ou fait procéder, en application de l'article 47 du code civil, aux vérifications utiles auprès de l'autorité étrangère compétente, le silence gardé pendant huit mois vaut décision de rejet. Dans le délai prévu à l'article L. 231-4 du code des relations entre le public et l'administration, l'autorité administrative informe par tout moyen l'intéressé de l'engagement de ces vérifications. ".

8. L'article 47 du code civil précité pose une présomption de validité des actes d'état civil établis par une autorité étrangère dans les formes usitées dans ce pays. En cas de doute sur l'authenticité ou l'exactitude d'un acte de l'état civil étranger, et pour écarter la présomption d'authenticité dont bénéficie un tel acte lorsqu'il est rédigé dans les formes usitées dans ce pays, l'autorité administrative procède aux vérifications utiles ou y fait procéder auprès de l'autorité étrangère compétente. Il incombe donc à l'administration de renverser la présomption précitée en apportant la preuve du caractère irrégulier, falsifié ou non conforme à la réalité des actes en question. En revanche, l'administration française n'est pas tenue de solliciter nécessairement et systématiquement les autorités d'un autre Etat, en particulier lorsque l'acte est, compte tenu de sa forme et des informations dont dispose l'administration française sur la forme habituelle du document en question, manifestement falsifié.

9. Premièrement, il ressort des pièces du dossier que le préfet du Tarn, qui n'était en tout état de cause pas tenu de le faire, a saisi les autorités ivoiriennes d'une demande de vérification des documents d'état-civil présentés par M. C, demande restée sans réponse. Le moyen tiré de ce que la procédure n'aurait pas respecté l'article 1er du décret du 24 décembre 2015 relatif aux modalités de vérification d'un acte de l'état civil étranger doit être écarté.

10. Deuxièmement, à l'appui de sa demande de titre de séjour, pour justifier être né le 5 février 2003 et, partant, le fait qu'il avait moins de dix huit ans lors de sa prise en charge par les services de l'aide sociale à l'enfance, M. C a produit un extrait de registre d'état-civil, une copie d'acte de naissance, une carte consulaire et un passeport délivré le 1er septembre 2021.

11. Pour contester la valeur probante de l'extrait du registre de l'état civil et de l'acte de naissance, le préfet du Tarn s'est fondé sur le fait que, après évaluation, le procureur de la République de Rodez a classé sans suite la première demande d'assistance éducative de M. C le 4 septembre 2019, que le juge des enfants du tribunal judiciaire d'Albi, le 10 décembre 2019, a également classé sans suite la nouvelle demande faite par l'intéressé à la suite de son déménagement, au motif qu'il ne s'était présenté à l'audience, enfin, que l'examen d'âge osseux ordonné par le juge des enfants, saisi d'une troisième demande de M. C, a estimé le 21 août 2020 son âge osseux à 21,73 ans. Ces éléments, qui sont en partie documentés par les pièces jointes au dossier, n'ont pas été contestés ou expliqués par M. C. Par ailleurs, l'extrait du registre d'état-civil et la copie d'acte de naissance ont été considérés comme contrefaits par la direction interdépartementale de la police en frontière dans son analyse du 4 octobre 2021, produite en défense et non discutée par le requérant. M. C se borne à soutenir que son état-civil est confirmé par la délivrance par les autorités ivoiriennes d'une carte d'identité consulaire en juillet 2020 et d'un passeport en septembre 2021. Toutefois, ces documents, qui ont été délivrés sur le fondement d'un acte de naissance dont l'authenticité n'est pas établie, ne peuvent constituer des preuves de l'état-civil de M. C. Enfin, le requérant ne peut se prévaloir de la légalisation de son acte de naissance par le ministère des affaires étrangères de la Côte d'Ivoire à Abidjan, dès lors que la légalisation de ce document n'est pas obligatoire en vertu de l'article 21 de la convention franco-ivoirienne du 24 avril 1961. En tout état de cause, la légalisation se bornant à attester de la régularité formelle d'un acte, la force probante de celui-ci peut être combattue par tout moyen susceptible d'établir que l'acte en cause est irrégulier, falsifié ou inexact. En l'espèce, les éléments relevés par le préfet du Tarn, pris dans leur ensemble, sont de nature à renverser la présomption de validité qui s'attache aux documents d'état-civil produits par M. C. Par suite, c'est sans erreur de fait ni violation de l'article 47 du code civil que le préfet du Tarn, a considéré que M. C ne justifiait pas avoir été pris en charge par l'aide sociale à l'enfance avant l'âge de dix-huit ans.

12. Compte tenu de ce qui précède, M. C ne peut être regardé comme ayant été confié à l'aide sociale à l'enfance avant l'âge de dix-huit ans, et par suite, comme remplissant les conditions pour se voir délivrer un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, le moyen tiré de ce que la décision contestée méconnaitrait ces dispositions, au motif que le requérant justifie du caractère réel et sérieux de ses études, de son isolement familial et d'un avis favorable de sa structure d'accueil, doit être écarté.

13. En deuxième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / () ".

14. Il ressort des pièces du dossier que M. C est célibataire, sans attaches familiales en France, alors qu'il n'est pas dépourvu de liens familiaux en Côte d'Ivoire où résident ses parents et un frère. Si M. C soutient qu'il a noué des relations fortes en France au cours de ses quatre années de séjour et de formation, notamment au sein de la structure qui l'accueille, il ne l'établit pas. La seule circonstance que M. C poursuit une formation de cuisinier en apprentissage à la satisfaction de son employeur et qu'il a ainsi des perspectives d'insertion professionnelle dans ce secteur, ne permet pas de le regarder comme ayant fixé le centre de ses intérêts personnels en France. Dès lors, la mesure contestée n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise. Le moyen tiré de la violation des stipulations précitées doit par suite être écarté.

15. En troisième lieu, compte tenu des circonstances de l'entrée en France de M. C et de ses conditions de séjour sur le plan personnel et professionnel, telles que rappelées aux points 11 et 14 du présent jugement, le moyen tiré de ce que la décision contestée est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de la situation du requérant et de ses conséquences sur sa situation personnelle doit être écarté.

En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire :

16. En premier lieu, aucun des moyens invoqués à l'encontre du refus de séjour opposé à M. C n'étant retenu, le moyen tiré de ce que l'obligation de quitter le territoire serait illégale par suite de l'illégalité de ce refus doit être écarté.

17. En second lieu, pour les mêmes motifs qu'exposés aux points 14 et 15, les moyens tirés de l'erreur manifeste d'appréciation et de la violation de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doivent être également écartés.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :

18. En premier lieu, la décision fixant le pays de renvoi, qui rappelle la nationalité du requérant et précise qu'il n'établit pas être exposé à des traitements contraires à l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales est suffisamment motivée.

19. En second lieu, aucun des moyens invoqués à l'encontre du refus de titre de séjour et de l'obligation de quitter le territoire n'étant retenu, le moyen tiré de ce que la décision fixant le pays de renvoi serait illégale par suite de l'illégalité de ces décisions doit être écarté.

Sur les autres conclusions :

20. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté du 14 février 2023 doivent être rejetées. Par voie de conséquence, les conclusions présentées à fin d'injonction comme celles présentées sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative doivent être également rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. C est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A C, au préfet du Tarn et à Me Ducos-Morteuil.

Délibéré après l'audience du 31 mai 2024, à laquelle siégeaient :

M. Coutier, président,

Mme B, magistrate honoraire,

Mme Michel, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 juin 2024.

La rapporteure,

C. B

Le président,

B. COUTIER

Le greffier,

B. ROETS

La République mande et ordonne au préfet du Tarn en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme :

La greffière en chef,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions