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AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2305209

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2305209

lundi 29 avril 2024

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2305209
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2ème Chambre
Avocat requérantTERCERO

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 28 août 2023, Mme D B, représentée par Me Tercero, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 16 février 2023 par lequel le préfet de la Haute-Garonne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Garonne de lui délivrer un titre de séjour ou, à défaut, de réexaminer sa situation dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement et de lui délivrer une attestation provisoire de séjour dans le délai de quinze jours sous astreinte de 100 euros par jour de retard.

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle.

Elle soutient que :

- la décision attaquée est entachée d'un défaut de compétence de son signataire ;

- elle méconnaît l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la décision portant obligation de quitter le territoire français et celle fixant le pays de renvoi sont illégales en raison de l'illégalité de la décision refusant le titre de séjour.

Par un mémoire en défense enregistré le 12 septembre 2023, le préfet de Haute-Garonne conclut au rejet de la requête.

Il soutient qu'aucun moyen invoqué n'est fondé.

Par une décision du 12 juillet 2023, Mme B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.

Par une ordonnance du 8 janvier 2024, la clôture d'instruction a été fixée au 26 janvier 2024.

Vu la décision attaquée et les autres pièces du dossier.

Vu :

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991,

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme Jorda a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B, ressortissante congolaise née le 13 avril 1994, est entrée sur le territoire français, le 29 août 2014, sous couvert d'un passeport revêtu d'un visa de long séjour portant la mention " étudiant ", valant titre de séjour du 20 août 2014 au 20 août 2015. Par la suite, elle a bénéficié d'une carte de séjour temporaire d'un an, portant la mention " étudiant ", régulièrement renouvelée jusqu'au 30 septembre 2018. Le 20 avril 2021, elle a déposé une demande de titre de séjour qui a été rejetée par un arrêté du préfet de Haute-Garonne du 13 octobre 2021, lui faisant également obligation de quitter le territoire. Le 13 avril 2022, Mme B a sollicité son admission exceptionnelle au séjour. Par un arrêté du 16 février 2023, le préfet de Haute-Garonne a pris à son encontre une nouvelle décision portant refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixation du pays de renvoi. Mme B demande au Tribunal d'annuler cet arrêté.

2. En premier lieu, par un arrêté du 30 janvier 2023 publié le même jour au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture de la Haute-Garonne n° 31-2023-041, le préfet de ce département a consenti une délégation à Mme C A, directrice des migrations et de l'intégration, pour signer notamment les décisions défavorables au séjour et les mesures d'éloignement. Par suite, et alors que cette délégation est suffisamment précise et que la requérante ne démontre pas l'absence d'empêchement du préfet de la Haute-Garonne, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte doit être écarté comme manquant en fait.

3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui établit qu'il suit un enseignement en France ou qu'il y fait des études et qui justifie disposer de moyens d'existence suffisants se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "étudiant" d'une durée inférieure ou égale à un an. / En cas de nécessité liée au déroulement des études ou lorsque l'étranger a suivi sans interruption une scolarité en France depuis l'âge de seize ans et y poursuit des études supérieures, l'autorité administrative peut accorder cette carte de séjour sous réserve d'une entrée régulière en France et sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Cette carte donne droit à l'exercice, à titre accessoire, d'une activité professionnelle salariée dans la limite de 60 % de la durée de travail annuelle ".

4. Si la requérante invoque la méconnaissance des dispositions précitées de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il ressort des pièces du dossier et notamment de sa demande déposée le 5 avril 2022 qu'elle a uniquement formé cette demande au titre de l'admission exceptionnelle au séjour. Par ailleurs, il ressort des termes de l'arrêté attaqué que le préfet n'a pas examiné son droit au séjour sur le fondement de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de cet article doit être écarté comme inopérant.

5. Il résulte de ce qui précède que Mme B n'est pas fondée à exciper de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour à l'appui de ses conclusions tendant à l'annulation des décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi.

6. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme D B, à Me Tercero et au préfet de la Haute-Garonne.

Délibéré après l'audience du 28 mars 2024 à laquelle siégeaient :

Mme Cherrier, présidente,

Mme Jorda, conseillère,

Mme Péan, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 avril 2024.

La rapporteure,

V. JORDALa présidente,

S. CHERRIERLa greffière,

F. DEGLOS

La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière en chef,

2305209

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