vendredi 15 septembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2305443 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | DIALEKTIK AVOCATS AARPI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 8 septembre 2023, Mme A C et M. F E, représentés par Me Bachet, demandent au juge des référés sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de les admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) de suspendre l'exécution de la décision du 16 août 2023 du préfet de la Haute-Garonne portant fin de leur prise en charge dans le cadre de du dispositif d'urgence ;
3°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Garonne de maintenir ou, le cas échéant, de rétablir leur prise en charge dans le cadre du dispositif d'hébergement d'urgence, dans le délai de 7 jours suivant la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 200 euros par jour de retard, à défaut, de lui enjoindre de réexaminer leur situation, dans le délai de 7 jours à compter de la notification de cette ordonnance sous les mêmes conditions ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat, au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, la somme de 2 000 euros à verser à leur conseil en application de l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle, sous réserve que leur conseil renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat et, dans l'hypothèse où ils ne seraient pas admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale, de leur verser la même somme sur le seul fondement de l'article L. 761-1.
Ils soutiennent que :
s'agissant de la condition tenant à l'urgence :
-alors qu'ils ont été pris en charge dans le cadre du dispositif hôtelier d'hébergement d'urgence à compter du 19 mars 2021 avec leurs deux enfants et qu'ils sont désormais parents d'un troisième, âgé de 3 mois, le préfet a décidé de mettre fin à cette prise en charge à l'expiration d'un délai de 15 jours, et, se trouvant ainsi dans une situation de grande vulnérabilité, un si court délai pour quitter leur hébergement les place nécessairement dans une situation d'urgence ;
-une telle situation ne peut perdurer jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de la décision litigieuse ;
s'agissant de la condition tenant à l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée :
-la décision en litige, en ce qu'elle a restreint leur droit à un hébergement d'urgence, lequel a été reconnu au rang des libertés fondamentales, est insuffisamment motivée au regard des exigences de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration ;
-cette décision n'a pas été précédée d'une procédure contradictoire et méconnaît donc les dispositions de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration ;
-ladite décision est entachée d'une erreur de droit au regard des dispositions des articles L. 345-2 et L. 345-2-3 du code de l'action sociale et des familles, leur prise en charge ayant pris fin de manière brutale alors que leurs enfants sont très jeunes, ce qui est par essence incompatible avec une vie à la rue, sans qu'aucune orientation adaptée à leur situation ne leur soit proposée ni que l'intérêt supérieur des mineurs n'ait été un critère d'appréciation de leur situation, le motif invoqué par le préfet selon lequel leur situation sociale et administrative ne permettrait plus leur prise en charge étant illégal et les dispositions précitées ne limitant pas la durée de prise en charge, celles-ci leur permettant au contraire de demeurer dans une structure d'hébergement d'urgence, dès lors qu'ils le souhaitent, jusqu'à ce qu'une orientation leur soit proposée, leur prise en charge étant en réalité une nécessité eu égard à leur situation psychique, sociale et médicale ;
-cette décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences d'une exceptionnelle gravité qu'elle emporte sur leur situation personnelle ainsi que sur celle de leurs enfants, la fin de prise en charge de l'hébergement portant atteinte à l'intégrité physique et psychique des membres de la famille, le jeune âge des enfants étant totalement incompatible avec une vie dans la rue ;
-elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 13 septembre 2023, le préfet de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que la condition d'urgence n'est pas satisfaite dès lors d'une part, que les requérants ressortissants nigérians n'apportent aucun élément sur les conditions de régularité de leur séjour sur le territoire français, d'autre part, que les intéressés ont bénéficié de nuitées hôtelières depuis le 19 mars 2021 dans le contexte de l'état d'urgence sanitaire lié à la pandémie de la covid-19 et que cet état d'urgence n'est depuis 2022 plus d'actualité, de troisième part, qu'ils ne démontrent ni même n'allèguent avoir fait des demandes répétées et vaines auprès du service social intégré d'accueil et d'orientation depuis la réception de la décision contestée, notamment au regard de la vulnérabilité qu'ils invoquent, enfin que le parc d'hébergement d'urgence de la Haute-Garonne est saturé, et qu'aucun des autres moyens de la requête n'est fondé.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
-la requête n° 2305407 enregistrée le 7 septembre 2023 tendant à l'annulation de la décision contestée.
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. D pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 14 septembre 2023, en présence de M. Subra de Bieusses, greffier d'audience :
-le rapport de M. D,
-et les observations de Me Bachet, représentant Mme C et M. E, qui a repris ses écritures.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C et M. E, ressortissants nigérians, ont été pris en charge avec leurs enfants dans le cadre du dispositif d'hébergement d'urgence à compter du 19 mars 2021. Par une lettre du 16 août 2023, le préfet de la Haute-Garonne a informé les intéressés qu'après avoir bénéficié de 859 nuitées hôtelières à caractère social, et à l'issue de l'examen de leur situation sociale et administrative, ils n'avaient plus vocation à bénéficier du dispositif d'hébergement hôtelier, en précisant que l'accès à ce dispositif présente un caractère strictement dérogatoire et limité dans le temps. Mme C et M. E demandent au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution de cette décision.
Sur la demande d'aide juridictionnelle provisoire :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi susvisée du 10 juillet 1991 : " Dans les cas d'urgence sous réserve de l'appréciation des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ". Il y a lieu, eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur la requête, de prononcer l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle de M. et Mme C et M. E.
Sur les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
3. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. ".
En ce qui concerne la condition tenant à l'urgence :
4. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de l'acte litigieux sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue. L'urgence doit être appréciée objectivement et compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'affaire, à la date à laquelle le juge des référés se prononce.
5. En l'espèce, il apparaît que le plus jeune des trois enfants du couple de requérants, B, est âgé de trois mois seulement. Il n'est pas contesté par le préfet en défense que l'exécution de la décision contestée a pour conséquence une mise à la rue de la famille, les intéressés affirmant n'avoir aucune solution d'hébergement. Eu égard à la composition de cette famille, et compte tenu en particulier du très jeune âge de B, les effets de cette décision sur leur situation doivent être regardés comme révélant l'existence d'une situation d'urgence justifiant le prononcé de mesures provisoires en référé, en application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, sans qu'aucun intérêt public ne s'y oppose.
En ce qui concerne la condition tenant à l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée :
6. Aux termes de l'article L. 121-7 du code de l'action sociale et des familles : " Sont à la charge de l'Etat au titre de l'aide sociale : () / 8° Les mesures d'aide sociale en matière de logement, d'hébergement et de réinsertion, mentionnées aux articles L 345-1 à L. 345-3 () ". L'article L. 345-2 du même code prévoit que, dans chaque département, est mis en place, sous l'autorité du préfet, un dispositif de veille sociale chargé d'accueillir les personnes sans abri ou en détresse. L'article L. 345-2-2 de ce code dispose que : " Toute personne sans abri en situation de détresse médicale, psychique ou sociale a accès, à tout moment, à un dispositif d'hébergement d'urgence. / Cet hébergement d'urgence doit lui permettre, dans des conditions d'accueil conformes à la dignité de la personne humaine et garantissant la sécurité des biens et des personnes, de bénéficier de prestations assurant le gîte, le couvert et l'hygiène, une première évaluation médicale, psychique et sociale, réalisée au sein de la structure d'hébergement ou, par convention, par des professionnels ou des organismes extérieurs et d'être orientée vers tout professionnel ou toute structure susceptibles de lui apporter l'aide justifiée par son état, notamment un centre d'hébergement et de réinsertion sociale, un hébergement de stabilisation, une pension de famille, un logement-foyer, un établissement pour personnes âgées dépendantes, un lit halte soins santé ou un service hospitalier. / () ". Aux termes de son article L. 345-2-3 : " Toute personne accueillie dans une structure d'hébergement d'urgence doit pouvoir y bénéficier d'un accompagnement personnalisé et y demeurer, dès lors qu'elle le souhaite, jusqu'à ce qu'une orientation lui soit proposée Cette orientation est effectuée vers une structure d'hébergement stable ou de soins, ou vers un logement, adaptés à sa situation ".
7. Il résulte de ces dispositions que toute personne sans abri en situation de détresse médicale, psychique ou sociale, a le droit d'accéder à une structure d'hébergement d'urgence et de s'y maintenir, dès lors qu'elle en manifeste le souhait et que son comportement ne rend pas impossible sa prise en charge ou son maintien dans une telle structure. Le représentant de l'Etat ne peut mettre fin contre son gré à l'hébergement d'urgence d'une personne qui en bénéficie que pour l'orienter vers une structure d'hébergement stable ou de soins, ou vers un logement, adaptés à sa situation, ou si elle ne remplit plus les conditions précitées pour en bénéficier.
8. En l'espèce, pour justifier la décision en litige, le préfet dans ses écritures en défense fait principalement valoir que le parc d'hébergement d'urgence de la Haute-Garonne est actuellement saturé, 250 à 300 demandes enregistrées quotidiennement par le " 115 " ne pouvant être satisfaites. Si l'autorité préfectorale indique également que la situation des requérants ne présente pas un caractère prioritaire comparativement à la situation de familles encore plus vulnérables, il ne fait aucunement mention du fait qu'au cas présent, la famille est composée de trois enfants, dont l'un n'est âgé que de trois mois. Dans les circonstances particulières de l'espèce, le moyen tiré de ce que cette décision est entachée d'erreur manifeste d'appréciation des conséquences qu'elle emporte sur la situation des requérants et de leurs enfants, en particulier le jeune B, apparaît propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à sa légalité.
9. Les deux conditions auxquelles l'article L. 521-1 du code de justice administrative subordonne la suspension de l'exécution d'une décision administrative étant réunies, il y a lieu, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, d'ordonner la suspension de l'exécution de la décision du 16 août 2023 du préfet de la Haute-Garonne.
Sur les conclusions aux fins d'injonction :
10. Il résulte de ce qui précède qu'il y a lieu d'enjoindre au préfet de la Haute-Garonne de reprendre provisoirement en charge Mme C et M. E et leurs enfants ou de poursuivre provisoirement leur prise en charge dans le cadre du dispositif d'hébergement d'urgence à compter de la notification de la présente ordonnance. Il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais liés au litige :
11. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. ".
12. Mme C et M. E sont admis à titre provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle. Leur conseil peut dès lors se prévaloir des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Par suite, il y a lieu dans les circonstances de l'espèce de mettre à la charge de l'Etat une somme de 800 euros au bénéfice de Me Bachet, sous réserve que cette dernière renonce à percevoir la part contributive de l'Etat à l'aide juridictionnelle.
O R D O N N E :
Article 1er : Mme C et M. E sont provisoirement admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : L'exécution de la décision du 16 août 2023 du préfet de la Haute-Garonne est suspendue, au plus tard jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur sa légalité.
Article 3 : Il est enjoint au préfet de la Haute-Garonne de reprendre provisoirement en charge Mme C et M. E et leurs enfants ou de poursuivre provisoirement leur prise en charge dans le cadre du dispositif d'hébergement d'urgence à compter de la notification de la présente ordonnance.
Article 4 : l'Etat versera à Me Bachet au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 une somme de 800 euros, sous réserve que cette dernière renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat à l'aide juridictionnelle.
Article 5 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C et M. E, au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires et à Me Bachet.
Une copie en sera adressée au préfet de la Haute-Garonne.
Fait à Toulouse, le 15 septembre 2023.
Le juge des référés,
B. D
Le greffier,
F. SUBRA DE BIEUSSES
La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
la greffière en chef,
ou par délégation, la greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026