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AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2305575

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2305575

vendredi 14 juin 2024

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2305575
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation3ème Chambre
Avocat requérantBRANGEON

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 15 septembre 2023, M. C A, représenté par Me Brangeon, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 5 juillet 2023 par lequel le préfet du Tarn a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi ;

2°) d'enjoindre au préfet du Tarn de lui délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " dans le délai de quinze jours suivant la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil de la somme de 2 000 euros au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

- la décision de refus de séjour est insuffisamment motivée ;

- elle a été prise en méconnaissance de la procédure contradictoire prévue à l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration ;

- elle méconnaît l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la décision portant obligation de quitter le territoire français est insuffisamment motivée ;

- elle a été prise en méconnaissance de la procédure contradictoire prévue à l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration ;

- elle est dépourvue de base légale car fondée sur une décision de refus de séjour illégale ;

- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la décision fixant le délai de départ volontaire est insuffisamment motivée ;

- elle n'a pas été précédée d'une demande préalable d'observations ;

- le préfet s'est cru à tort en situation de compétence liée pour ne pas lui accorder un délai de départ volontaire supérieur à trente jours ;

- l'absence de motivation démontre le défaut d'examen sérieux de sa situation ;

- la décision fixant le délai de départ volontaire est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;

- elle est entachée d'une erreur de droit et, en tout état de cause, est dépourvue de base légale ;

- la décision fixant le pays de renvoi est insuffisamment motivée ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

Par un mémoire en défense enregistré le 7 décembre 2023, le préfet du Tarn conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.

M. A a été admis à l'aide juridictionnelle totale par décision du 6 décembre 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme Michel a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. C A, ressortissant ivoirien né le 15 mai 1980, est entré en France le 21 janvier 2018 muni d'un visa court séjour valable du 17 janvier 2018 au 17 février 2018. Sa demande d'asile présentée le 31 octobre 2018 a été rejetée par une décision de l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides (OFPRA) du 8 avril 2020, confirmée par la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) le 16 octobre 2020. Il a fait l'objet d'un arrêté de la préfète du Tarn du 20 novembre 2020 portant obligation de quitter le territoire français, lequel a été annulé en tant qu'il fixe la Côte d'Ivoire comme pays de renvoi par un jugement du tribunal administratif de Toulouse n° 2006267 du 18 février 2021 mais ce jugement a lui-même été annulé par un arrêt de la cour administrative d'appel de Bordeaux n° 21BX01048 du 12 juillet 2021. Sa demande de réexamen de sa demande d'asile a été rejetée par une décision de l'OFPRA du 22 juillet 2021, confirmée par la CNDA le 4 novembre 2021. Il a sollicité le 8 janvier 2023 la délivrance d'un titre de séjour mention " salarié " ou son admission exceptionnelle au séjour au titre de sa vie privée et familiale. Par un arrêté du 5 juillet 2023, le préfet du Tarn a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi. M. A demande l'annulation de cet arrêté.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne la décision de refus de séjour :

2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police ; / () ".

3. La décision contestée, qui mentionne les textes dont elle fait application, notamment la convention franco-ivoirienne du 1er avril 1995 ainsi que les articles L. 412-1, L. 435-1, L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, énonce les principaux éléments de la vie privée et familiale ainsi que la situation professionnelle de M. A, notamment l'existence de promesses d'embauche et la présence d'une sœur de nationalité française, et expose les raisons pour lesquelles le préfet du Tarn a considéré qu'il ne remplissait pas les conditions pour bénéficier d'un droit au séjour. Ainsi, le préfet, qui n'était pas tenu de faire état de l'ensemble des éléments relatifs à la situation personnelle de l'intéressé, a suffisamment motivé sa décision, laquelle comporte les considérations de droit et de fait qui la fondent.

4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Exception faite des cas où il est statué sur une demande, les décisions individuelles qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2, ainsi que les décisions qui, bien que non mentionnées à cet article, sont prises en considération de la personne, sont soumises au respect d'une procédure contradictoire préalable ". L'article L. 122-1 du même code dispose que : " Les décisions mentionnées à l'article L. 211-2 n'interviennent qu'après que la personne intéressée a été mise à même de présenter des observations écrites et, le cas échéant, sur sa demande, des observations orales ".

5. Il résulte des dispositions précitées de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration que la procédure contradictoire prévue par les dispositions de l'article L. 122-1 du même code n'est pas applicable dans les cas où il est statué sur une demande. Ces dispositions ne peuvent donc être utilement invoquées à l'encontre d'une décision de refus de titre de séjour, qui est prise en réponse à une demande formulée par l'intéressé. Par suite, M. A ne peut utilement faire valoir qu'il n'a pas été mis à même de présenter ses observations préalablement à la décision de refus de séjour contestée, en méconnaissance de ces dispositions.

6. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République. ". Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ; 2° Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui. " ;

7. Il ressort des pièces du dossier que si M. A, entré en France en 2018, justifie de la présence de deux sœurs et de tantes maternelles sur le territoire français, d'une part, il n'établit l'existence d'un lien particulièrement intense et stable qu'avec l'une de ses sœurs chez laquelle il vit et, d'autre part, il n'est pas dépourvu d'attaches dans son pays d'origine où il a vécu jusqu'à l'âge de 37 ans. A cet égard, s'il soutient que son épouse et ses deux enfants ont quitté la Côte d'Ivoire pour s'installer au Burkina Faso, rien ne fait obstacle à ce que la cellule familiale se reconstitue en Côte d'Ivoire faute pour le requérant d'établir la réalité des persécutions qu'il soutient avoir subies dans son pays d'origine ou qu'elle se reconstitue au Burkina Faso où il est entré avec son épouse et ses enfants en janvier 2018 avant de venir seul en France. Par ailleurs, si le requérant produit deux promesses d'embauche, seule celle en date du 10 novembre 2022 en vue d'un contrat à durée déterminée de six mois dans le secteur de la maçonnerie constitue une réelle promesse d'embauche et celle-ci ne saurait suffire à démontrer une intégration professionnelle particulière. En outre, si le curriculum vitae de l'intéressé fait apparaître des emplois d'aide-couvreur et de peintre en bâtiment depuis son entrée en France en 2018, le requérant ne produit aucun élément permettant d'établir la réalité des emplois occupés. Enfin, la circonstance qu'il est un adhérent de la Ligue des droits de l'homme depuis 2022 et qu'il a noué notamment dans ce cadre associatif des liens amicaux ne saurait suffire à démontrer une insertion particulière au sein de la société française. Par suite, le préfet du Tarn n'a pas méconnu l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et, en tout état de cause, n'a pas davantage méconnu l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

8. En premier lieu, la décision portant refus de séjour n'étant pas illégale, le moyen tiré ce que la décision portant obligation de quitter le territoire français serait, par voie de conséquence, illégale doit être écarté.

9. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. / Dans le cas prévu au 3° de l'article L. 611-1, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour () ".

10. En l'espèce, l'obligation de quitter le territoire français ayant été prononcée à la suite d'un refus de délivrance de titre de séjour, elle n'avait pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour, laquelle comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait sur lesquelles elle se fonde et est suffisamment motivée comme énoncé au point 3.

11. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 121-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les dispositions de l'article L. 121-1 ne sont pas applicables : () 3° Aux décisions pour lesquelles des dispositions législatives ont instauré une procédure contradictoire particulière ; () ". Il ressort des dispositions du livre VI du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que le législateur a entendu déterminer l'ensemble des règles de procédure administrative et contentieuse auxquelles sont soumises l'intervention et l'exécution des décisions par lesquelles l'autorité administrative signifie à l'étranger l'obligation dans laquelle il se trouve de quitter le territoire français. Ainsi, le requérant ne saurait utilement invoquer les dispositions de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration citées au point 4, à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français contestée.

12. En quatrième lieu, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales sera écarté pour les motifs énoncés au point 7.

En ce qui concerne la décision fixant le délai de départ volontaire :

13. En premier lieu, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'étant pas illégale, le moyen tiré ce que la décision fixant le délai de départ volontaire serait dépourvue de base légale doit être écarté.

14. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. / L'autorité administrative peut accorder, à titre exceptionnel, un délai de départ volontaire supérieur à trente jours s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. / Elle peut prolonger le délai accordé pour une durée appropriée s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. L'étranger est informé par écrit de cette prolongation. "

15. L'arrêté contesté vise l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par ailleurs, le préfet du Tarn n'avait pas à motiver spécifiquement le choix du délai de trente jours qu'il a accordé à M. A pour quitter volontairement le territoire français, dès lors que ce délai correspond à la période de droit commun prévue par ces dispositions et qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que l'intéressé ait fait valoir devant lui des éléments spécifiques justifiant selon lui qu'un délai supérieur lui soit accordé. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisante motivation de la décision fixant le délai de départ volontaire doit être écarté.

16. En troisième lieu, si le requérant soutient que la décision contestée n'a pas été précédée d'une demande préalable d'observations, la procédure contradictoire prévue par les articles L. 121-1 et L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration n'est pas applicable aux décisions relatives au délai de départ volontaire pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 11 et aucune autre disposition législative ou réglementaire n'impose la tenue d'une procédure contradictoire préalablement à l'édiction de ce type de décisions.

17. En quatrième lieu, il ne ressort ni de la motivation de la décision attaquée, ni des autres pièces du dossier que le préfet du Tarn n'aurait pas procédé à un examen réel et complet de la situation de M. A avant de lui impartir un délai de trente jours pour quitter le territoire français ou qu'il se serait estimé à tort en situation de compétence liée.

18. En cinquième lieu, eu égard à ce qui a été dit précédemment au point 7, il ne ressort pas des pièces du dossier que la situation personnelle de M. A justifierait, à titre exceptionnel, qu'un délai supérieur à un mois lui soit accordé pour quitter le territoire français en application des dispositions de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile citées au point 14. Par suite, le préfet du Tarn n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en lui octroyant le délai de départ volontaire de droit commun de trente jours.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :

19. En premier lieu, la décision fixant le pays de renvoi, qui rappelle la nationalité de l'intéressé, précise qu'il n'établit pas être exposé à des traitements contraires à l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en cas de retour dans son pays d'origine et indique qu'il a été débouté de l'asile, est suffisamment motivée.

20. En second lieu, le requérant se prévaut du jugement en date du 18 juillet 2021 par lequel le tribunal administratif de Toulouse a estimé que les risques encourus en cas de retour en Côte d'Ivoire étaient avérés et soutient que son épouse et ses enfants ont fui la Côte d'Ivoire pour se réfugier au Burkina Faso. Toutefois, le jugement du tribunal administratif de Toulouse dont le requérant se prévaut a été annulé par un arrêt du 12 juillet 2021 devenu définitif par lequel la cour administrative d'appel de Bordeaux a estimé que le caractère réel, actuel et personnel des persécutions alléguées par M. A n'était pas établi. A cet égard, sa demande d'asile et sa demande de réexamen ont été rejetées par l'OFPRA et la CNDA pour les mêmes raisons. Le requérant n'apporte aucun élément de nature à corroborer ses allégations et à remettre en cause l'appréciation qui a été portée notamment par les autorités compétentes en matière d'asile. Ainsi qu'il a été dit précédemment, rien ne fait obstacle à ce que la cellule familiale se reconstitue en Côte d'Ivoire faute pour le requérant d'établir la réalité des persécutions qu'il soutient avoir subies dans son pays d'origine. Dans ces conditions, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision fixant le pays de renvoi serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences sur sa situation personnelle.

Sur les autres conclusions :

21. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté du 5 juillet 2023 doivent être rejetées. Par suite, les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte ainsi que les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 doivent être également rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C A, au préfet du Tarn et à Me Brangeon.

Délibéré après l'audience du 31 mai 2024 à laquelle siégeaient :

M. Coutier, président,

Mme B, magistrate honoraire,

Mme Michel, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 juin 2024.

La rapporteure,

L. MICHEL

Le président,

B. COUTIER

Le greffier,

B. ROETS

La République mande et ordonne au préfet du Tarn, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme :

La greffière en chef,

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