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AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2305611

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2305611

jeudi 19 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2305611
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Avocat requérantMPIGA VOUA OFOUNDA

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement d'office de la requérante. Le sujet principal était un recours pour excès de pouvoir contre le refus de modifier un compte rendu d'entretien professionnel. La juridiction a constaté que la requérante, invitée à confirmer le maintien de ses conclusions, n'avait pas répondu dans le délai imparti, ce qui l'a réputée désistée en application des articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et deux mémoires enregistrés le 18 septembre 2023, le 26 septembre 2023 et le 12 novembre 2024, Mme A... B... représentée par Me Mpiga Voua Ofounda, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision du 18 août 2023 refusant de modifier le contenu du compte rendu d’entretien professionnel ensemble ce compte-rendu ;

2°) d’enjoindre à la ministre du travail et de l’emploi de procéder au réexamen de sa situation en organisant un nouvel entretien professionnel dans un délai de trente jours suivant la notification du jugement à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense enregistré le 26 septembre 2024, la ministre de l’emploi et du travail conclut au rejet de la requête.

Par une ordonnance du 18 octobre 2024, la clôture de l’instruction a été fixée en dernier lieu au 12 novembre 2024.

Une demande de maintien de la requête en date du 30 janvier 2026 a été adressée à la requérante sur le fondement des dispositions de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif et de cour administrative d'appel, les premiers vice-présidents des tribunaux et des cours, le vice-président du tribunal administratif de Paris, les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours et les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans ou ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements ; (…) ». Aux termes de l’article R. 612-5-1 du même code : « Lorsque l’état du dossier permet de s’interroger sur l’intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement (…) peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l’expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s’être désisté de l’ensemble de ses conclusions ».

2. En application des dispositions précitées de l’article R. 612-5-1, la requérante a été invitée, par une lettre du tribunal adressée le 30 janvier 2026 par courrier recommandé avec accusé de réception, réceptionnée le 2 février 2026, à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. Ce courrier précisait qu’à défaut de confirmation dans le délai d’un mois, Mme B... serait réputée s’être désistée de l’ensemble de ses conclusions. La requérante n’a pas répondu à l’invitation du tribunal dans le délai d’un mois qui lui était imparti pour confirmer ses conclusions. La requérante est ainsi réputée s’être désistée de sa requête. Il y a lieu de donner acte de ce désistement.



O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement d’office de la requête de Mme B....

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B... et au ministre du travail et des solidarités.



Fait à Toulouse, le 19 mars 2026.


Le président de la 3ème chambre,





P. GRIMAUD



La République mande et ordonne au ministre du travail et des solidarités en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme :
La greffière en chef,

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