jeudi 4 janvier 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2305612 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | GOUTAL ALIBERT & ASSOCIES AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 18 septembre 2023, Mme C D demande au tribunal :
1°) d'annuler le rapport d'expertise du docteur A du 1er juin 2023 ;
2°) d'annuler la décision du 19 juillet 2023 de la directrice générale des services de la commune de Colomiers ainsi que la convocation au conseil médical plénier en découlant ;
3°) de condamner l'administration à lui rembourser les droits de plaidoiries prévus à l'article L. 723-3 du code de la sécurité sociale ;
4°) de mettre à la charge de la commune de Colomiers la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision du 19 juillet 2023 a été signée par une autorité incompétente pour ce faire ;
- alors que sa rechute du 7 septembre 2022, intervenue pendant le service, a été reconnue imputable au service par un arrêté du 27 janvier 2023 et qu'elle a seulement entendu contester la date de consolidation fixée par le docteur B, expert judicaire, à la date du 3 octobre 2022, le docteur A, dans son rapport d'expertise du 1er juin 2023, a statué sur des éléments étrangers à l'objet de sa contestation et à l'objet de la convocation, ce rapport d'expertise ne répondant ainsi pas à la mission confiée ;
- la décision du 19 juillet 2023 est contraire à l'arrêté du 27 janvier 2023 constatant l'imputabilité au service de la rechute du 7 septembre 2022 ;
- elle est fondée sur le rapport du docteur A qui n'a pas répondu à la question posée et a rendu ses conclusions en dehors du cadre légal fixé, et est, à ces titres, irrégulier.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ".
2. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision () ".
3. En premier lieu, un rapport d'expertise ne constitue pas une décision administrative susceptible de faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir. Par suite, les conclusions de Mme D tendant à l'annulation du rapport d'expertise établi le 1er juin 2023 par le docteur A sont irrecevables et doivent être rejetées.
4. En second lieu, Mme D demande également l'annulation de la décision qui serait contenue dans le courrier du 19 juillet 2023 que lui a adressé la directrice générale des services de la ville de Colomiers. Toutefois, ce courrier, qui expose l'historique de la situation administrative de Mme D en lien avec l'accident de service survenu le 15 février 2021 et l'informe de la saisine prochaine du conseil médical plénier afin que celui-ci émette un avis sur la reconnaissance de l'imputabilité au service de la rechute du 7 septembre 2022, et, dans l'attente, de celle du conseil médical restreint dans le cadre de son placement en congé de maladie ordinaire depuis le 6 février 2023, ne présente pas de caractère décisoire et ne fait ainsi pas grief à Mme D. Par suite, les conclusions dirigées contre ce courrier sont également irrecevables.
5. Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme D est entachée d'irrecevabilité manifeste et qu'elle peut être rejetée en toutes ses conclusions par ordonnance sur le fondement des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme D est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C D.
Fait à Toulouse, le 4 janvier 2024.
La présidente de la 6ème chambre,
V. Poupineau
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026