mardi 19 mars 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2306014 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | BUTTET EMMA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 4 octobre 2023, M. C B, représenté par Me Butter, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 19 septembre 2023 par lequel le préfet de l'Aveyron a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai et a fixé le pays de renvoi et d'annuler l'arrêté du même jour par lequel la même autorité l'a assigné à résidence durant six mois sur la commune de Millau et les communes avoisinantes ;
2°) d'enjoindre au préfet de l'Aveyron de réexaminer sa situation dans un délai de quinze jours suivant la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et de lui délivrer dans l'attente une autorisation provisoire de séjour ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil d'une somme de 1 500 euros au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Il soutient que :
En ce qui concerne la décision portant refus de séjour :
- elle est entachée d'un défaut de motivation en fait ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;
- il justifie de considérations humanitaires pour se voir admettre au séjour de manière exceptionnelle, sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la décision en litige porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale tel que protégé par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est entachée d'un défaut de motivation en fait ;
- elle porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale tel que protégé par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
En ce qui concerne la décision portant refus de délai de départ volontaire :
- elle est entachée d'un défaut de motivation en fait et en droit ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation ;
- elle est dépourvue de base légale ;
- elle est entachée d'une erreur de droit en l'absence d'urgence à l'éloigner ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
- elle est entachée d'un défaut de motivation en fait ;
- il encourrait des risques en cas de retour dans son pays d'origine ;
En ce qui concerne la décision portant assignation à résidence :
- elle est entachée d'un défaut de motivation en fait et en droit.
Par un mémoire en défense enregistré le 8 novembre 2023, le préfet de l'Aveyron conclut au rejet de la requête.
Il soutient qu'aucun des moyens soulevés par M. B n'est fondé.
M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 3 novembre 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Molina-Andréo a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. C B, ressortissant russe né le 21 février 1971, est entré irrégulièrement en France le 28 juin 2013. Après un premier rejet de sa demande d'asile par décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) du 31 août 2015, confirmée par décision de la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) du 20 mai 2016, il a sollicité à deux reprises le réexamen de sa demande d'asile, lesquelles demandes ont été rejetées par des décisions de l'OFPRA des 28 février 2018 et 22 juillet 2020, confirmées par des décisions de la CNDA des 5 juillet 2018 et 21 janvier 2021. Le 3 mai 2021, M. B a sollicité son admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 19 septembre 2023, le préfet de l'Aveyron a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire sans délai et a fixé le pays de renvoi. Par un second arrêté du même jour, cette même autorité l'a assigné à résidence durant six mois sur la commune de Millau et les communes avoisinantes. Par la présente requête, M. B demande l'annulation de ces deux arrêtés.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision portant refus de séjour :
2. En premier lieu, l'arrêté du 19 septembre 2023, en ce qu'il porte décision de refus de séjour, fait état des éléments de fait propres à la situation de M. B justifiant, selon l'administration, le refus de sa demande. Dans ces conditions, la décision attaquée est suffisamment motivée en fait. Il ressort de la motivation même de la décision en litige que le préfet de l'Aveyron a procédé à un examen réel et sérieux de la situation du requérant.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
4. M. B soutient qu'il séjourne en France depuis 2013 et qu'il y dispose de liens personnels, produisant à cette égard plusieurs attestations d'associations faisant état de ce que l'intéressé suit des ateliers de français, qu'il est bénévole depuis 2016 auprès de l'association à tous cœurs et depuis 2020 auprès de l'association des amis d'Emmaüs de Millau, ainsi que de plusieurs personnes relevant sa fréquentation de la communauté musulmane de Millau. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que l'ancienneté du séjour du requérant a été partiellement acquise par un maintien irrégulier sur le territoire national à la suite du rejet de sa demande d'asile et du rejet de ses demandes de réexamen de cette demande, en dépit d'une mesure d'éloignement dont il a fait l'objet en 2016. Il ressort également des pièces du dossier que M. B, qui ne dispose d'aucun lien familial en France et ne se prévaut pas davantage de quelconques liens amicaux, n'est pas dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine, où il a vécu jusqu'à l'âge de 42 ans et où résident toujours son épouse et trois de ses quatre enfants, dont deux sont encore mineurs. Enfin, il ressort du rapport d'audition de M. B auprès des services de la préfecture de l'Aveyron en date du 27 mars 2023 et de l'avis de la commission départementale du titre de séjour du 26 juin 2023, laquelle a au demeurant émis un avis défavorable à l'admission au séjour du requérant, que, malgré l'ancienneté de son séjour en France, l'intéressé parle peu la langue française et ne justifie d'aucune intégration professionnelle sur le territoire, bénéficiant de l'aide de différentes associations pour se nourrir et se loger. Dans ces conditions, et alors même que la maire de Millau a adressé aux services de la préfecture de l'Aveyron un courrier de soutien au profit de M. B, la décision attaquée de refus de séjour n'a pas porté au droit de celui-ci au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise. Dès lors, elle n'a pas méconnu les stipulations précitées de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
5. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / () ".
6. Pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 4, il ne ressort pas des pièces du dossier que la situation personnelle ou professionnelle de M. B constituerait un motif exceptionnel ou relèverait de considérations humanitaires au sens des dispositions précitées de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
7. En premier lieu, en application des dispositions de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la décision portant obligation de quitter le territoire français fondée sur le 3° de l'article L. 611-1, n'avait pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision de refus de titre de séjour, dès lors que celle-ci est suffisamment motivée. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation en fait de cette décision doit être écarté.
8. En deuxième lieu, il ressort de la motivation même de l'arrêté attaqué que le préfet de la Haute-Garonne a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle du requérant avant d'édicter l'obligation de quitter le territoire français en litige. Par suite, le moyen d'erreur de droit invoqué à cet égard doit être écarté.
9. En troisième lieu, pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 4, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant refus de délai de départ volontaire :
10. En premier lieu, aucun des moyens dirigés à l'encontre des décisions portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français n'étant fondé, le moyen tiré du défaut de base légale de la décision portant refus de délai de départ volontaire doit être écarté.
11. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 613-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les décisions relatives au refus et à la fin du délai de départ volontaire prévues aux articles L. 612-2 et L. 612-5 et les décisions d'interdiction de retour et de prolongation d'interdiction de retour prévues aux articles L. 612-6, L. 612-7, L. 612-8 et L. 612-11 sont distinctes de la décision portant obligation de quitter le territoire français. Elles sont motivées. ".
12. Il ressort des pièces du dossier que la décision attaquée vise les dispositions de l'article L. 612-2 et du 4° de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle mentionne par ailleurs que M. B a déclaré, lors de son audition du 27 mars 2023 à la préfecture de l'Aveyron, qu'au cas où un arrêté portant obligation de quitter le territoire français serait pris à son encontre, il ne s'y conformerait pas. Elle en conclut qu'il existe un risque que l'intéressé se soustraie à la mesure d'éloignement dont il fait l'objet. Dans ces conditions, la décision portant refus de délai de départ volontaire comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait sur lesquelles elle se fonde. Par suite, le moyen tiré de son défaut de motivation doit être écarté.
13. En troisième lieu, il résulte de la motivation même de la décision portant refus de délai de départ volontaire en litige que le préfet de l'Aveyron a procédé à un examen réel et sérieux de la situation de M. B.
14. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. / () ". Aux termes de l'article L. 612-2 du même code : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : () 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ; / () ".
15. Il ressort des pièces du dossier que pour refuser l'octroi d'un délai de départ volontaire à M. B, le préfet de l'Aveyron s'est fondé sur les dispositions du 4° de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il ressort des pièces du dossier que lors de son audition du 27 mars 2023 à la préfecture de l'Aveyron, M. B a déclaré qu'au cas où un arrêté portant obligation de quitter le territoire français serait pris à son encontre, il ne s'y conformerait pas. Dans ces conditions, le préfet de l'Aveyron n'a pas entaché sa décision d'erreur de droit au regard des dispositions précitées des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en refusant d'accorder au requérant un délai de départ volontaire. A cet égard, M. B ne peut utilement se prévaloir des dispositions de l'article L. 251-3 du même code qui dispose que l'autorité administrative ne peut réduire le délai de départ volontaire qu'en cas d'urgence, dès lors que ces dispositions sont uniquement applicables aux citoyens de l'Union européenne et aux membres de leur famille.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
16. En premier lieu, la décision fixant le pays de renvoi fait mention de la demande d'asile de M. B et de ses deux demandes de réexamen, rappelle qu'elles ont été rejetées par les autorités compétentes et indique qu'en dépit de ses allégations, le requérant ne craint aucune persécution en cas de retour dans son pays d'origine. Par suite, cette décision est suffisamment motivée en fait.
17. En second lieu, M. B, qui soutient qu'il encourrait des risques en cas de retour dans son pays d'origine, peut être regardé comme invoquant la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Toutefois, l'intéressé, dont la demande d'asile et les demandes de réexamen ont été rejetées par les autorités compétentes, se borne à produire la traduction d'un document du 3 mai 2013 faisant état de l'ouverture en Russie d'une affaire pénale à son encontre et n'apporte ce faisant aucun élément de nature à établir qu'il encourrait un risque réel et actuel en cas de retour dans son pays d'origine. Par suite, le moyen doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant assignation à résidence :
18. Aux termes de l'article L. 732-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les décisions d'assignation à résidence, y compris de renouvellement, sont motivées ".
19. La décision assignant M. B à résidence vise les dispositions de l'article L. 731-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle précise que l'intéressé fait l'objet, par arrêté du 19 septembre 2023, d'une décision portant refus de séjour assortie d'une obligation de quitter le territoire français sans délai, et que s'il ne peut quitter immédiatement le territoire français dans la mesure où les reconduites à destination de la Russie sont suspendues du fait du conflit russo-ukrainien, son éloignement demeure une perspective raisonnable, alors qu'il détient un passeport russe valable du 4 décembre 2020 au 4 décembre 2030. Par suite, la décision attaquée, qui comporte un énoncé suffisant des considérations de fait et de droit qui en constituent le fondement, est suffisamment motivée.
20. Il résulte de tout ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation des arrêtés préfectoraux du 19 septembre 2023. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction sous astreinte et celles présentées au titre des frais d'instance doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C B, à Me Buttet et au préfet de l'Aveyron.
Délibéré après l'audience du 5 mars 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Molina-Andréo, présidente,
Mme Soddu, première conseillère,
Mme Biscarel, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 mars 2024.
La présidente-rapporteure,
B. MOLINA-ANDRÉO
La première assesseure,
N. SODDU
La greffière,
M. A
La République mande et ordonne au préfet de l'Aveyron en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026