lundi 30 octobre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2306351 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | JM. PANFILI AVOCAT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 19 octobre 2023, Mme B C, représentée par Me Panfili, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de suspendre l'exécution de la décision du 30 août 2023 de la directrice de l'institut de formation aux métiers de la santé (IFMS) de Montauban portant exclusion définitive de l'institut de formation en soins infirmiers (IFSI) ;
2°) d'enjoindre à l'IFMS de Montauban de la réintégrer afin qu'elle puisse terminer sa formation, dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 500 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'IFMS de Montauban, au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, la somme de 1 500 euros à verser à son conseil en application de l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle, sous réserve que son conseil renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat.
Elle soutient que :
s'agissant de la condition tenant à l'urgence :
-par l'effet de la décision contestée, elle ne peut finaliser sa formation, pour laquelle elle s'est beaucoup investie, et l'attente d'une décision au fond lui donnant gain de cause en lui accordant le triplement de scolarité engendrerait une perte d'acquis de sa part, rendant la reprise de formation très difficile ;
s'agissant de la condition tenant à l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée :
-le délai calendaire de 7 jours prévu à l'article 15 de l'arrêté du 21 avril 2007 relatif aux conditions de fonctionnement des instituts de formation paramédicaux pour lui transmettre son dossier avant la réunion de la section compétente pour le traitement pédagogique des situations individuelles des étudiants n'a pas été respecté et elle n'a donc pu valablement organiser son assistance et préparer ses observations devant la section ;
-le contenu du rapport soumis à la commission est en contradiction avec la synthèse des acquisitions des compétences en stage et elle n'a jamais accompli d'actes incompatibles avec la sécurité des personnes prises en charge au sens de l'article 16 de l'arrêté du 21 avril 2007 ;
-si le rapport soumis à la commission indique des insuffisances sur les thématiques de calculs de doses, il ne met en revanche pas en évidence de " difficulté d'apprentissage durant le stage ", ni d'" entretien entre le tuteur ou le maître de stage, le formateur de l'institut de formation et l'étudiant ", au sens de l'article 30 de l'arrêté du 31 juillet 2009 relatif au diplôme d'Etat d'infirmier ;
-son supposé désinvestissement repose sur des absences d'un total de 11h30 alors que l'unité d'enseignement 2.11.S1 comporte 50 heures et l'unité d'enseignement 5.5.S5 comporte 100 heures, soit un total de 150 heures, de sorte qu'elle n'a donc été absente qu'à hauteur de 7,6% du temps de présence attendu, absences qui par ailleurs sont justifiées par l'occupation d'un emploi d'aide-soignante pour financer ses études ;
-la décision est d'autant plus surprenante qu'elle n'invoque pas un défaut de capacité d'accueil de l'établissement et qu'il manque par ailleurs notoirement de soignants, au vu de nombreux abandons d'étudiants, de sorte que ladite décision est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;
-elle a disposé de ses copies hors délai, ce qui ne lui a pas permis de vérifier valablement les conditions de révision de sa note à 7,5 alors que selon la jurisprudence, les copies deviennent communicables de plein droit aux candidats dès la proclamation des résultats.
Vu :
-les autres pièces du dossier ;
-la requête n° 2306354 enregistrée le 19 octobre 2023 tendant à l'annulation de la décision contestée.
Vu :
-l'arrêté du 21 avril 2007 relatif aux conditions de fonctionnement des instituts de formation paramédicaux ;
-l'arrêté du 31 juillet 2009 relatif au diplôme d'Etat d'infirmier ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. A pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. ". Aux termes de l'article L. 522-1 du même code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique (). ". L'article L. 522-3 de ce même code dispose : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ".
2. Il appartient au juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative d'une demande tendant à la suspension d'une décision administrative, d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de cette décision sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue. L'urgence, qui doit être appréciée objectivement et compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'espèce, justifie la suspension de l'exécution d'un acte administratif lorsque celle-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. L'office du juge des référés, saisi de conclusions à fin de suspension, le conduit à porter sur l'urgence une appréciation objective, concrète et globale, au vu de l'ensemble des intérêts en présence, afin de déterminer si, dans les circonstances particulières de chaque affaire, il y a lieu d'ordonner une mesure conservatoire à effet provisoire dans l'attente du jugement au fond de la requête à fin d'annulation de la décision contestée.
3. En se bornant à exposer que la décision contestée, qui l'exclut définitivement de la formation conduisant au diplôme d'Etat d'infirmière alors qu'elle sollicitait l'autorisation d'un triplement, fait obstacle à ce qu'elle puisse finaliser cette formation pour laquelle elle s'est beaucoup investie, en ajoutant que l'attente d'une décision au fond engendrerait pour elle une perte d'acquis rendant la reprise de formation très difficile, Mme C, qui peut néanmoins prétendre à la délivrance du diplôme d'Etat d'aide-soignant ainsi que le mentionne l'article 2 de ladite décision et qui indique d'ailleurs exercer, au moins ponctuellement, en cette qualité n'établit pas que cette décision porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à sa situation, et ne caractérise donc pas, en l'état de l'instruction, l'existence d'une situation d'urgence justifiant que le juge des référés fasse usage des pouvoirs qu'il tient des dispositions précitées de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Par suite, et sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la condition tenant à l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée, il y a lieu, par application des dispositions précitées de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, de rejeter ses conclusions tendant à la suspension de l'exécution de ladite décision et, par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte ainsi que celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B C et à Me Panfili.
Une copie en sera adressée à l'institut de formation aux métiers de la santé de Montauban.
Fait à Toulouse, le 30 octobre 2023.
Le juge des référés,
B. A
La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
la greffière en chef,
ou par délégation, la greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026