jeudi 16 novembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2306480 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | HEDABOU |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés le 25 octobre 2023 et le 7 novembre 2023, la commune de Montauban demande au juge des référés sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) d'ordonner à Mme A B de quitter le logement de fonction situé 108 rue de l'Abbaye dans un délai de 15 jours, au besoin sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
2°) de mettre à la charge de Mme B la somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle expose que :
-le juge administratif est compétent pour connaître de la mesure sollicitée dès lors que le logement en cause fait partie intégrante du domaine public communal ;
-la présente requête est recevable ;
-un dégât des eaux dont l'origine se situe dans le logement occupé par Mme B endommage le local situé en-dessous de cet appartement, affecté à la régie des animations périscolaires et dans lequel est entreposé tout le matériel permettant aux agents communaux de les mettre à disposition des enfants, ces désordres perturbant le fonctionnement du service public de l'éducation ;
-le comportement de Mme B, qui refuse de donner accès au logement qu'elle occupe, l'empêche de procéder aux réparations nécessaires qui lui incombent et est de nature à porter atteinte à la salubrité publique et à la sécurité des agents communaux ;
-il y a urgence à ce qu'elle puisse disposer des lieux afin d'effectuer les travaux nécessaires à la réparation du trouble à l'ordre public provoqué par l'occupante et d'assurer la sécurité de l'immeuble et la salubrité du logement occupé par l'intéressée ainsi que des autres locaux au regard de l'activité et de la présence de l'école au sein de l'immeuble ;
-Mme B n'a pas signé de convention d'occupation temporaire et occupe donc sans droit ni titre le logement en cause, le fait qu'elle s'acquitte du paiement de la redevance d'occupation domaniale ne pouvant valoir autorisation d'occupation, ce d'autant qu'elle fait l'objet d'une procédure d'avis à tiers détendeur, ladite redevance étant directement prélevée par le Trésor public sur les salaires de l'occupante depuis septembre 2022 ;
-si Mme B invoque un état d'insalubrité de son logement, cette allégation est invérifiable dès lors que l'intéressée n'a émis aucune alerte et ne laisse pas entrer les agents communaux pour constater d'éventuels désordres ;
-par ailleurs, en occupant ce logement, Mme B a accepté d'assumer l'entretien des lieux, notamment de la VMC, et a pris acte de l'état d'usage de ce logement, qu'elle ne peut à ce jour valablement lui reprocher ;
-les parties communes de l'immeuble dans lequel est situé le logement en cause sont affectées par le dégât des eaux et il y a lieu d'y remédier afin d'éviter que la structure ne soit fragilisée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 3 novembre 2023, Mme A B, représentée par Me Hedabou, conclut au rejet de la requête, demande que soit ordonnée une expertise judiciaire aux fins de décrire les désordres affectant l'appartement mis à sa disposition par la commune de Montauban, de chiffrer les travaux de remise en état nécessaire ainsi que son préjudice de jouissance et aux fins donner au tribunal toutes les informations utiles à la solution du litige, et demande enfin que soit mise à la charge de la commune de Montauban la somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
-la commune de Montauban n'établit pas qu'elle l'aurait mise en demeure de donner accès à son logement aux agents communaux ni qu'elle l'aurait mise en demeure, et pas même saisie ou encore tenté une médiation au sujet de l'état de l'appartement situé en-dessous du sien ;
-au contraire, des contacts et échanges ont été menés s'agissant de l'état de son propre logement qui se trouve dans un état d'insalubrité et d'indécence ;
-si aucune convention de mise à disposition n'a été signée depuis 2020, la commune n'a engagé auprès d'elle aucune démarche ou action pour y remédier et il n'est d'ailleurs pas démontré que ladite convention lui a effectivement été adressée ;
-contrairement à ce qu'affirme la commune, l'absence d'une convention signée ne rend pas illicite l'occupation du logement litigieux ;
-en tout état de cause, les redevances ont toujours été réglées dans les délais ;
-plutôt que d'engager la présente procédure d'expulsion, qui apparaît disproportionnée, la commune aurait mieux fait de demander au tribunal de lui enjoindre de donner accès à son logement aux agents communaux, le cas échéant, sous astreinte ;
-l'exécution de la mesure sollicitée l'empêcherait d'engager la responsabilité de la commune quant à l'indécence de son logement et son état de vétusté ;
-il n'appartient pas au juge des référés de se prononcer sur son comportement en l'absence de tout élément qui établirait l'existence d'une situation dangereuse ou dommageable, ni sur la prétendue atteinte à la destination de l'ouvrage par un dégât des eaux en l'absence d'une mesure d'instruction, ni encore sur l'atteinte à l'ordre public et au fonctionnement de l'école dès lors qu'aucune pièce ne vient corroborer la véracité ou la réalité de cette atteinte ;
-le rapport d'enquête produit par la commune n'a pas été établi contradictoirement et ne peut donc valablement être opposé ;
-elle a avisé à plusieurs reprises la commune de Montauban de l'état de son logement et des graves désordres l'affectant, lesquels sont imputables à la carence de l'administration qui n'a rien entrepris pour y remédier ;
-elle a régularisé la déclaration de dégâts des eaux ;
-l'acceptation des lieux en l'état lors d'une entrée en location ne libère pas le bailleur de son obligation de remettre au locataire un logement décent ;
-elle est bien fondée à solliciter du tribunal de céans qu'il ordonne une expertise judiciaire afin de chiffrer les travaux de remise en état nécessaires, également de chiffrer son préjudice de jouissance et de d'apporter toutes informations utiles à la solution du litige.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général de la propriété des personnes publiques ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. D pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 8 novembre 2023, en présence de Mme Guérin, greffière d'audience :
-le rapport de M. D, qui a également informé les parties, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative et de l'article R. 522-9 du même code qui y renvoie, de ce que l'ordonnance à intervenir était susceptible d'être fondée sur le moyen relevé d'office tiré de l'irrecevabilité des conclusions reconventionnelles présentées par Mme B tendant à ce que soit ordonnée une expertise judiciaire,
-les observations de Mme E et Mme C, représentant la commune de Montauban, qui ont repris leurs écritures, en insistant particulièrement sur le fait que les personnels scolaires ne peuvent plus, pour des raisons de sécurité, accéder au local de la régie des animations périscolaires, ce qui affecte le service public de l'éducation,
-et les observations de Me Hedabou, représentant Mme B, qui a repris ses écritures en ajoutant que la condition tenant à l'urgence n'est pas satisfaite dès lors que le dégât des eaux date de mars 2023, que le fait que les redevances soient impayées est sans incidence sur le litige et en rappelant que le plombier qui est intervenu dans le logement de l'intéressée a indiqué qu'il n'y avait pas de VMC.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. La commune de Montauban, propriétaire d'un immeuble situé 108 rue de l'Abbaye au sein de l'école Hugues Panassié, a conclu en date des 20 octobre et 4 novembre 2010 avec Mme A B, professeur des écoles de l'éducation nationale, une convention de mise à disposition à titre précaire et révocable d'un logement de fonction de type T3 dans cet immeuble. Cette convention, qui ne pouvait être renouvelée que de manière expresse, a été initialement consentie pour une durée de 3 ans. Elle a été renouvelée pour la même durée en 2012 puis en 2017. Aucune convention n'a plus été signée à partir de 2020. Le 24 mars 2023, la commune a constaté un dégât des eaux dans le local affecté à la régie des animations périscolaires de l'école, au-dessus duquel se situe le logement de fonction de Mme B. Le plombier dépêché par la commune a identifié, en date du 28 mars 2023, le sanitaire du logement de Mme B comme étant défectueux au niveau de la pipe de raccordement. Constatant que l'engagement de l'intéressée pris début juin 2023 de faire réaliser la réparation n'a pas été tenu et alors que le local de la régie se dégrade de plus en plus, la commune de Montauban demande au juge des référés sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'ordonner à Mme B de quitter le logement qu'elle occupe aujourd'hui sans droit ni titre.
Sur les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
2. Aux termes de l'article L. 511-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés statue par des mesures qui présentent un caractère provisoire. Il n'est pas saisi du principal et se prononce dans les meilleurs délais. ". Aux termes de l'article L. 521-3 du même code : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative. ".
3. Saisi sur ce fondement d'une demande qui n'est pas manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence du juge administratif, le juge des référés peut prescrire, à des fins conservatoires ou à titre provisoire, toutes mesures que l'urgence justifie, dont l'expulsion d'occupants sans titre du domaine public, à la condition que ces mesures soient utiles et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse.
4. Pour sa part, l'autorité domaniale est tenue, par application des principes régissant la domanialité publique, de veiller à l'utilisation normale et au maintien de l'intégrité du domaine public et d'exercer à cet effet les pouvoirs qu'elle tient de la législation en vigueur. À cette fin, elle peut notamment saisir le juge administratif des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'une demande tendant à ce que celui-ci prononce toute mesure utile.
5. Il apparaît en l'espèce que le logement concerné, situé dans un immeuble appartenant à la commune de Montauban au sein de l'école Hugues Panassié et qui a été mis à disposition de Mme B à raison de ses fonctions d'enseignante, présente les caractéristiques d'une dépendance du domaine public communal et la mesure sollicitée n'est donc pas manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence du juge administratif.
6. Si, certes, la commune n'apporte dans la présente instance aucune pièce justifiant ses allégations selon lesquelles Mme B refuse de donner accès à son logement en dépit des nombreux appels, relances et déplacements, et ne permet ainsi pas aux services municipaux de remédier à la dégradation tant du local de la régie des animations périscolaires, affecté par le dégât des eaux, que du logement occupé par l'intéressée lui-même, les informations qu'elle apporte, ajoutées aux indications-mêmes de Mme B, en particulier celles contenues dans son courriel du 7 juin 2023 aux termes duquel elle s'engage à faire procéder à la réparation de la fuite affectant le WC dans son logement et par lequel elle demande également à l'interlocuteur de la commune " de ne plus [lui] envoyer ces personnes malpolies et agressives le mercredi après-midi " à défaut de quoi elle se verrait obligée d'appeler la police, ainsi que celles recueillies lors de l'audience, l'intéressée ayant fait état de la visite à son domicile de personnes qui auraient tambouriné à sa porte et donné des coups de pieds et à qui, par peur, elle n'a pas ouvert, rendent crédibles ces tentatives de contacts demeurées vaines durant plusieurs mois.
7. Eu égard aux conclusions du rapport d'enquête établi par le service communal d'hygiène et de santé en date du 6 octobre 2023, qui concerne les parties communes de l'immeuble au sein duquel se trouve le logement occupé par Mme B ainsi que le local de la régie des animations périscolaires et mentionne de nombreux désordres, selon lesquelles " il est nécessaire de mettre fin à ce dégât des eaux sans délai, afin d'éviter que la structure ne soit fragilisée ", au vu des photos montrant les dégradations du local de la régie résultant de ce dégât des eaux, compte également tenu des termes du courriel du 18 octobre 2023 du responsable de l'unité infrastructure et construction " Lot - Tarn - Tarn-et-Garonne " de la société Apave SudEurope qui, suite à une visite sur site en date du 12 octobre 2023, a constaté des infiltrations d'eau importantes avec présence de gouttes d'eau s'écoulant de façon régulière à travers le plancher hourdis ainsi que la chute de zones de plâtres dont ce plancher est revêtu en sous face, rendant apparente ladite sous face qui est de type entrevous en terre cuite, et a indiqué que " au vu de l'importance des infiltrations sur des surfaces importantes, plusieurs pièces impactées en sous face, il est nécessaire de réaliser des investigations complémentaires afin d'évaluer l'état des aciers des poutrelles du plancher. Selon le niveau de corrosion des aciers, des travaux devront être réalisés allant de la simple passivation et protection à la mise en place de renforts structurels. Ces infiltrations d'eau remettent en cause la pérennité, à terme, de la structure. ", enfin compte tenu du fait qu'en dépit de la procédure contentieuse engagée par la commune, Mme B n'est pas apparue expressément disposée à permettre l'accès du logement qu'elle occupe aux agents municipaux afin qu'il puisse être remédié aux importants désordres décrits, lesquels affectent le fonctionnement du service public de l'éducation, la présente requête satisfait aux conditions d'urgence et d'utilité exigées par les dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative et il ne ressort pas des pièces versées dans l'instance que la mesure sollicitée se heurterait à une contestation sérieuse, Mme B étant depuis 2020 occupante sans droit ni titre de ce logement à défaut d'avoir conclu avec la commune une nouvelle convention d'occupation du domaine public, peu important qu'elle se soit, volontairement ou non, acquittée des indemnités correspondant à l'occupation irrégulière des lieux et indépendamment de la question de l'éventuelle carence de la commune dans l'accomplissement de ses obligations de propriétaire, carence qui n'est aucunement établie par les pièces versées dans l'instance. Par suite, il y a lieu de prononcer l'expulsion sans délai de Mme B de ce logement. Il y lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'assortir cette mesure d'une astreinte de 50 euros par jour de retard passé le délai d'un mois à compter de la notification de la présente ordonnance.
Sur les conclusions reconventionnelles présentées par Mme B tendant à ce que soit ordonnée une expertise judiciaire :
8. Les demandes formées devant le juge des référés sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative sont présentées, instruites, jugées et, le cas échéant, susceptibles de recours selon des règles différentes de celles applicables aux demandes présentées sur le fondement de l'article R. 532-1 du même code tendant au prononcé d'une mesure d'expertise. Il n'appartient pas, dès lors, au juge des référés saisi sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 d'ordonner, comme le demande Mme B, une expertise judiciaire aux fins de chiffrer les travaux de remise en état nécessaires et de chiffrer le préjudice de jouissance qu'elle invoque et il y a donc lieu de rejeter ses conclusions reconventionnelles présentées à cette fin.
Sur les frais liés au litige :
9. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. ".
10. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de mettre à la charge de Mme B la somme que la commune de Montauban demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Les dispositions du même article font par ailleurs obstacle à ce que la somme demandée à ce titre par Mme B soit mise à la charge de la commune de Montauban, qui n'est pas la partie perdante.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est ordonné à Mme A B de quitter sans délai le logement qu'elle occupe situé 108 rue de l'Abbaye à Montauban ; sous astreinte de 50 euros par jour de retard passé un délai d'un mois à compter de la notification de la présente ordonnance.
Article 2 : Les conclusions reconventionnelles présentées par Mme B ainsi que ses conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Les conclusions de la commune de Montauban présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à la commune de Montauban et à Mme A B.
Fait à Toulouse, le 16 novembre 2023.
Le juge des référés,
B. D
La greffière,
S. GUERIN
La République mande et ordonne au préfet de Tarn-et-Garonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
la greffière en chef,
ou par délégation, la greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026