LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2307207

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2307207

mardi 9 avril 2024

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2307207
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation5ème Chambre
Avocat requérantMAINIER-SCHALL

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 27 novembre 2023, M. D A C, représenté par Me Mainier-Schall, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 26 octobre 2023 par lequel le préfet de la Haute-Garonne a refusé de l'admettre au séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de renvoi et a maintenu l'interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an prise à son encontre le 1er mars 2019 ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Garonne, dans l'attente du réexamen de sa demande, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai d'un mois suivant la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat le paiement d'une somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :

- elle est entachée de motivation ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation ;

- elle est entachée d'une erreur de droit au regard des stipulations de l'article 3 de l'accord franco-tunisien ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors que le préfet n'a pas usé de son pouvoir discrétionnaire pour régulariser sa situation ;

- elle est entachée d'une erreur de droit au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- elle est privée de base légale ;

- elle est entachée d'une erreur de droit ;

- elle est entachée d'une erreur d'appréciation de sa situation personnelle.

En ce qui concerne la décision fixant un délai de départ volontaire :

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :

- elle est privée de base légale ;

En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an :

- elle n'est pas justifiée dans son principe dès lors qu'il ne constitue pas une menace pour l'ordre public ;

- elle est disproportionnée dans sa durée.

Par un mémoire en défense enregistré le 20 décembre 2023, le préfet de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Par un courrier du 4 mars 2024, les parties ont été informées, sur le fondement des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement à intervenir était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office tiré de l'irrecevabilité des conclusions dirigées contre la décision confirmative de la mesure d'interdiction de retour sur le territoire français prise à l'encontre de M. A C le 1er mars 2019.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- l'accord entre le gouvernement de la République française et le gouvernement de la République de Tunisie en matière de séjour et de travail du 17 mars 1988 ;

- l'accord-cadre relatif à la gestion concertée des migrations et au développement solidaire entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République de Tunisie et le protocole relatif à la gestion concertée des migrations, signés à Tunis le 28 avril 2008 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Le rapport de Mme Molina-Andréo a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. D A C, ressortissant tunisien né le 6 janvier 1991, déclare être entré sur le territoire français le 5 janvier 2018 via l'Allemagne, sous couvert d'un visa court séjour valable jusqu'au 22 janvier 2018 délivré par les autorités consulaires allemandes. Par arrêté du 1er mars 2019, le préfet de la Savoie a pris à son encontre une obligation de quitter le territoire français sans délai, assortie d'une interdiction de retour pour une durée d'un à compter de l'exécution de la mesure d'éloignement. M. A C n'a pas exécuté cet arrêté. Le 12 octobre 2022, il a sollicité auprès des services de la préfecture de la Haute-Garonne son admission exceptionnelle au séjour. Par un arrêté du 26 octobre 2023, le préfet de la Haute-Garonne a refusé de l'admettre au séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de renvoi et a maintenu l'interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an prise à son encontre le 1er mars 2019. Par la présente requête, M. A C demande au tribunal d'annuler cet arrêté.

Sur les conclusions dirigées contre la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an :

2. Il résulte de l'arrêté attaqué que le préfet de la Haute-Garonne s'est borné à rappeler le caractère exécutoire de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an prise à l'encontre de M. A C par l'arrêt du préfet de la Savoie du 1er mars 2019. Ce simple rappel ne constitue pas une nouvelle décision d'interdiction de retour sur le territoire français, mais une décision confirmative de la mesure devenue définitive du 1er mars 2019, insusceptible de recours devant le juge de l'excès de pouvoir. Dans ces conditions, les conclusions dirigées contre la décision en rappelant l'existence irrecevables et ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :

3. En premier lieu, la décision attaquée vise notamment les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations des articles 3 et 11 de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988. Elle précise les raisons pour lesquelles le préfet de la Haute-Garonne a refusé d'admettre le requérant au séjour, tenant notamment en ce qu'il ne détient pas le visa long séjour exigé par les stipulations de l'accord franco-tunisien pour se voir délivrer un titre de séjour en qualité de salarié et en ce que son admission au séjour ne répond à aucune considération humanitaire et ne se justifie par aucun motif exceptionnel. Dans ces conditions, la décision attaquée, qui comporte l'énoncé des circonstances de droit et de fait qui en constituent le fondement, est suffisamment motivée.

4. En deuxième lieu, il ne ressort ni de la motivation de la décision attaquée, ni des pièces du dossier que le préfet de la Haute-Garonne n'aurait pas procédé à un examen réel et sérieux de la situation du requérant.

5. En troisième lieu, aux termes de l'article 11 de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 en matière de séjour et de travail : " Les dispositions du présent Accord ne font pas obstacle à l'application de la législation des deux Etats sur le séjour des étrangers sur tous les points non traités par l'Accord. / Chaque Etat délivre notamment aux ressortissants de l'autre Etat tous titres de séjour autres que ceux visés au présent Accord, dans les conditions prévues par sa législation ". Aux termes de l'article 3 du même accord : " Les ressortissants tunisiens désireux d'exercer une activité professionnelle salariée en France, pour une durée d'un an au minimum, et qui ne relèvent pas des dispositions de l'article 1er du présent accord, reçoivent, après contrôle médical et sur présentation d'un contrat de travail visé par les autorités compétentes, un titre de séjour valable un an renouvelable et portant la mention ''salarié'' ". Aux termes du point 2.3.3. du protocole relatif à la gestion concertée des migrations entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République tunisienne, signé le 28 avril 2008 : " le titre de séjour portant la mention ''salarié'', prévu par le premier alinéa de l'article 3 de l'accord du 17 mars 1988 modifié est délivré à un ressortissant tunisien en vue de l'exercice, sur l'ensemble du territoire français, de l'un des métiers énumérés sur la liste figurant à l'Annexe I du présent protocole, sur présentation d'un contrat de travail visé par l'autorité française compétente sans que soit prise en compte la situation de l'emploi (.) ".

6. Aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose que " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. () ".

7. Portant sur la délivrance des catégories de cartes de séjour temporaire prévues par les dispositions auxquelles il renvoie, l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'institue pas une catégorie de titres de séjour distincte mais est relatif aux conditions dans lesquelles les étrangers peuvent être admis à séjourner en France soit au titre de la vie privée et familiale, soit au titre d'une activité salariée, et fixe ainsi, notamment, les conditions dans lesquelles les étrangers peuvent être admis à séjourner en France au titre d'une activité salariée. Dès lors que l'article 3 précité de l'accord franco-tunisien prévoit la délivrance de titres de séjour à raison d'une activité salariée, un ressortissant tunisien souhaitant obtenir un tel titre de séjour ne peut utilement invoquer les dispositions précitées de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile à l'appui d'une demande d'admission au séjour sur le territoire national, s'agissant d'un point déjà traité par l'accord franco-tunisien, au sens de l'article 11 précité de cet accord. Toutefois, si l'accord franco-tunisien ne prévoit pas, pour sa part, de semblables modalités d'admission exceptionnelle au séjour, ses stipulations n'interdisent pas au préfet de délivrer un titre de séjour à un ressortissant tunisien qui ne remplirait pas l'ensemble des conditions auxquelles est subordonnée sa délivrance de plein droit. Il appartient au préfet, dans l'exercice du pouvoir discrétionnaire dont il dispose sur ce point, d'apprécier, en fonction de l'ensemble des éléments de la situation personnelle de l'intéressé, l'opportunité d'une mesure de régularisation.

8. D'une part, si M. A C est entré régulièrement en France le 5 janvier 2018 sous couvert d'un passeport revêtu d'un visa court séjour valable jusqu'au 22 janvier 2018, il ressort des pièces du dossier qu'il s'est maintenu irrégulièrement sur le territoire national après l'expiration de son visa et a fait l'objet d'une mesure d'éloignement le 1er mars 2019 qu'il n'a pas exécutée. De plus, s'il se prévaut de la présence en France de sa tante et de ses cousins, de nationalité française, dont l'un souffre d'un handicap et soutient qu'il entend subvenir à leurs besoins, il ne ressort pas des pièces du dossier, et en particulier des attestations produites, compte tenu des termes peu circonstanciés dans lesquelles elles sont rédigées, que le requérant entretiendrait avec les intéressés des liens d'une particulière intensité, ni que la présence du requérant à leur côtés s'avérerait nécessaire. En outre, et alors que M. A C est célibataire et sans charge de famille en France, il est constant qu'il n'est pas isolé dans son pays d'origine. Dans ces conditions, et quand bien même il constituerait un soutien financier pour sa mère et sa sœur qui résident dans son pays d'origine, les circonstances dont il se prévaut au regard de sa vie privée et familiale, n'établissent pas une considération humanitaire ou un motif exceptionnel, au sens des dispositions précitées de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions, en tant qu'il concerne la vie privée et familiale du requérant, doit être écarté.

9. D'autre part, M. A C qui se prévaut de son intégration professionnelle, a signé le 8 septembre 2021 un premier contrat de travail à durée déterminée en qualité de maçon avec la société TMK, ensuite transformé en contrat à durée indéterminée le 1er décembre 2021, puis, après avoir démissionné de cet emploi, a signé le 26 avril 2023 un nouveau contrat à durée indéterminée en qualité de maçon coffreur chez la société TMC. Il ressort cependant des pièces du dossier, et il n'est au demeurant pas contesté, que M. A C ne dispose pas d'un visa long séjour, pas davantage que d'un contrat de travail visé par les autorités compétentes pour pouvoir bénéficier d'un titre de séjour de plein droit en application des stipulations précitées de l'article 3 de l'accord franco-tunisien. Par ailleurs, le poste de maçon coffreur dont se prévaut M. A C n'appartient pas à la liste des métiers figurant à l'annexe I du protocole précité signé le 28 avril 2008 et il ne démontre pas être titulaire d'une qualification, d'un diplôme ou d'une expérience particulière et significative de nature à ce qu'il soit répondu favorablement à sa demande de régularisation. Par suite, le préfet de la Haute-Garonne n'a ni entaché les stipulations de l'article 3 de l'accord franco-tunisien, ni commis d'erreur manifeste d'appréciation en ne faisant pas usage de son pouvoir discrétionnaire de régularisation.

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

10. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que le requérant n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour à l'appui de ses conclusions tendant à l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français.

11. En second lieu, les moyens tirés de l'erreur manifeste d'appréciation et de l'erreur de droit soulevés à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français ne sont pas assortis de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé.

En ce qui concerne la décision fixant un délai de départ :

12. Aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. / L'autorité administrative peut accorder, à titre exceptionnel, un délai de départ volontaire supérieur à trente jours s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. /() ".

13. Le requérant ne faisant état d'aucune circonstance particulière de nature à justifier qu'un délai supérieur à trente jours lui soit accordé, il ne ressort pas des pièces du dossier que la décision attaquée serait à ce titre entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :

14. Il résulte de ce qui précède que le requérant n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français à l'appui de ses conclusions tendant à l'annulation de la décision fixant le pays de renvoi.

15. Il résulte de tout ce qui précède que M. A C n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté préfectoral du 26 octobre 2023.

Sur les autres conclusions de la requête :

16. Dès lors que le présent jugement rejette les conclusions à fin d'annulation présentées par M. A C, ses conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de l'instance ne peuvent qu'être également rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. A C est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. D A C, à Me Mainier-Schall et au préfet de la Haute-Garonne.

Délibéré après l'audience du 19 mars 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Molina-Andréo, présidente,

Mme Soddu, première conseillère,

Mme Biscarel, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 avril 2024.

La présidente-rapporteure,

B. MOLINA-ANDRÉO

La première assesseure,

N. SODDU

La greffière,

M. B

La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme :

La greffière en chef,

4

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions