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AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2400188

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2400188

mardi 17 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2400188
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère Chambre
Avocat requérantBRANGEON

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 12 janvier et 29 avril 2024, Mme A C, représentée par Me Brangeon, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 15 décembre 2023 par lequel le préfet de la Haute-Garonne a refusé de lui délivrer un titre de séjour et lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de 30 jours en fixant le pays de destination ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Garonne de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " étudiant " dans un délai de 15 jours à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros à verser à son conseil sur le fondement des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 ou, dans l'hypothèse où elle ne serait pas admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle, sur le fondement du seul article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

S'agissant de la décision de refus de séjour :

- la décision attaquée est insuffisamment motivée ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant au caractère réel et sérieux de ses études ;

- elle viole les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences qu'elle emporte sur sa situation personnelle ;

S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- la décision attaquée est dépourvue de base légale par voie de conséquence de l'illégalité de la décision de refus de séjour ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle est entachée d'un vice de procédure en l'absence de procédure contradictoire suivie préalablement à son édiction ;

- elle viole les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences qu'elle emporte sur sa situation personnelle ;

S'agissant de la décision fixant le délai de départ volontaire :

- la décision attaquée est entachée d'insuffisance de motivation révélant un défaut d'examen sérieux ;

- elle est entachée d'un vice de procédure en l'absence de procédure contradictoire suivie préalablement à son édiction ;

- la décision attaquée est dépourvue de base légale par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- le préfet s'est cru, à tort, en situation de compétence liée ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

S'agissant de la décision fixant le pays de renvoi :

- elle est insuffisamment motivée en fait.

Par un mémoire en défense, enregistré le 15 février 2024, le préfet de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par Mme C ne sont pas fondés.

Mme C a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 17 avril 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Le rapport de Mme Douteaud a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. Mme C, ressortissante malgache née le 12 mai 1999, est entrée en France le 14 août 2018 sous couvert d'un visa de long séjour " étudiant " valable du 2 août 2018 au 2 août 2019 puis a été mise en possession à partir du 3 octobre 2019 d'une carte de séjour pluriannuelle en qualité d'étudiant, renouvelée jusqu'au 2 décembre 2023. Elle a sollicité, le 30 septembre 2023, le renouvellement de son titre de séjour en qualité d'étudiante. Mme C demande l'annulation de l'arrêté du 15 décembre 2023 par lequel le préfet de la Haute-Garonne a refusé de lui délivrer un titre de séjour et lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de 30 jours en fixant le pays de destination.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

S'agissant de la décision portant refus de séjour :

2. En premier lieu, la décision attaquée comporte les circonstances de droit et de fait sur lesquelles elle repose. En particulier, elle rappelle le parcours administratif et académique de Mme C et précise que cette dernière ne démontre pas d'investissement sérieux dans ses études. Par suite, le moyen tiré de son insuffisance de motivation doit être écarté.

3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui établit qu'il suit un enseignement en France ou qu'il y fait des études et qui justifie disposer de moyens d'existence suffisants se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "étudiant" d'une durée inférieure ou égale à un an () ". Il appartient au préfet, saisi d'une demande de renouvellement d'un titre de séjour délivré sur le fondement de ces dispositions d'apprécier, sous le contrôle du juge, le caractère réel et sérieux des études poursuivies en France.

4. Il ressort des pièces du dossier que Mme C s'est inscrite pour l'année universitaire 2018-2019 en première année de licence de droit à l'université Clermont-Auvergne, à l'issue de laquelle elle a été ajournée en obtenant une moyenne générale de 8,413. Elle a obtenu sa première année de droit au cours de l'année suivante puis s'est inscrite en 2e année de droit sans toutefois la valider, sa moyenne atteignant 7,532. Mme C s'est alors inscrite une nouvelle fois en 2e année de droit, à l'université Toulouse-Capitole 1, pour l'année 2021-2022. Il ressort de son bulletin de notes qu'elle a obtenu une moyenne de 2,041 au 1er semestre et de 2, 681 au 2nd semestre. En outre, ce document fait état de très nombreuses absences injustifiées aux épreuves des matières fondamentales de cette année d'enseignement, telles que le droit civil (en cours magistral et en travaux dirigés), le droit administratif, le droit pénal, la procédure pénale, le droit des finances publiques, le droit fiscal, le droit des sociétés, le droit européen, le droit des affaires, ainsi qu'à l'unité d'enseignement " private and public law fundamentales ". La requérante s'est inscrite pour la troisième fois en 2e année de droit à la rentrée universitaire 2022-2023, sans parvenir à la valider. Il ressort des pièces du dossier qu'elle ne s'est pas rendue à six des épreuves organisées par son établissement et qu'elle n'a obtenu que 3,65 de moyenne au 1er semestre et 6,385 au 2nd semestre. Ainsi, c'est sans commettre d'erreur d'appréciation que le préfet de la Haute-Garonne a retenu l'absence de progression et de sérieux dans les études suivies par Mme C pour refuser de renouveler son titre de séjour mention " étudiant ". Si la requérante soutient en outre que le préfet ne pouvait lui opposer l'incohérence de sa réorientation en raison de son inscription en 2ème année de licence bi-disciplinaire Eocomie-Sociologie pour la rentrée académique 2023-2024, il ressort des termes de la décision attaquée que le préfet ne s'est pas fondé sur ce motif mais sur l'absence de projet professionnel précis. Par suite, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation doit être écarté.

5. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1 - Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. 2 - Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. "

6. Eu égard à la mention du titre de séjour sollicité par la requérante, elle ne peut utilement soutenir que la décision par laquelle le préfet de la Haute-Garonne a refusé de renouveler son titre de séjour " étudiant " viole les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Le moyen doit ainsi être écarté comme inopérant.

7. En quatrième lieu, Mme C soutient avoir établi le centre de ses intérêts en France, où elle résidait depuis 5 années à la date de la décision attaquée. Toutefois, outre qu'elle ne l'établit pas par les trois seules attestations de camarades de promotion qu'elle produit, la décision attaquée n'a ni pour objet ni pour effet de l'éloigner du territoire français. Dès lors, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences de la décision attaquée sur sa situation personnelle doit être écarté.

8. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision de refus de séjour doivent être rejetées.

S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :

9. En premier lieu, les conclusions à fin d'annulation de la décision de refus de séjour étant rejetées, il y a lieu d'écarter le moyen tiré de ce que la décision en litige serait illégale en raison de l'illégalité de la décision portant refus de séjour.

10. En deuxième lieu, la décision attaquée comporte les considérations de droit et de fait sur lesquelles le préfet de la Haute-Garonne s'est fondé. Elle vise notamment les articles L. 611-1 et L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le préfet a ainsi suffisamment motivé la décision attaquée.

11. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : ()/ 3° L'étranger s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour, le renouvellement du titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de l'autorisation provisoire de séjour qui lui avait été délivré ou s'est vu retirer un de ces documents ; () ". Il ressort des termes de l'arrêté attaqué que le préfet s'est fondé sur le refus de délivrer un titre de séjour à Mme C pour l'obliger à quitter le territoire français.

12. Il résulte de la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne que le droit d'être entendu fait partie intégrante du respect des droits de la défense, principe général du droit de l'Union. Ce droit se définit comme celui de toute personne de faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue au cours d'une procédure administrative avant l'adoption de toute décision susceptible d'affecter de manière défavorable ses intérêts. Il ne saurait cependant être interprété en ce sens que l'autorité nationale compétente est tenue, dans tous les cas, d'entendre l'intéressé lorsque celui-ci a déjà eu la possibilité de présenter, de manière utile et effective, son point de vue sur la décision en cause. Le droit d'être entendu implique que l'autorité préfectorale, avant de prendre à l'encontre d'un étranger une décision portant obligation de quitter le territoire français, mette l'intéressé à même de présenter ses observations écrites et lui permette, sur sa demande, de faire valoir des observations orales, de telle sorte qu'il puisse faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue sur la mesure envisagée avant qu'elle n'intervienne.

13. Lorsqu'il sollicite la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour, l'étranger, en raison même de l'accomplissement de cette démarche qui tend à son maintien régulier sur le territoire français, ne saurait ignorer que sa demande peut faire l'objet d'un refus et qu'il pourra faire l'objet le cas échéant d'une mesure d'éloignement. A l'occasion du dépôt de sa demande, il est conduit à préciser à l'administration les motifs pour lesquels il demande que lui soit délivré un titre de séjour et à produire tous éléments susceptibles de venir au soutien de cette demande. Il lui appartient, lors du dépôt de cette demande d'apporter à l'administration toutes les précisions qu'il juge utiles. Il lui est loisible, au cours de l'instruction de sa demande, de faire valoir auprès de l'administration toute observation complémentaire utile, au besoin en faisant état d'éléments nouveaux.

14. Mme C a été mise à même, dans le cadre de sa demande de titre de séjour, de communiquer à l'administration l'ensemble des informations relatives à sa situation personnelle dont elle souhaitait se prévaloir et il n'est pas établi qu'elle aurait été empêchée de porter à la connaissance des services de la préfecture des informations utiles avant que soit prise à son encontre la décision attaquée. Dès lors, elle ne peut être regardée comme ayant été privée de son droit d'être entendue préalablement à l'édiction de la décision attaquée.

15. En quatrième lieu, s'il est constant que Mme C résidait en France depuis 5 années à la date de la décision attaquée et s'il n'est pas allégué que sa présence constituerait une menace pour l'ordre public, elle ne démontre pas avoir noué des relations anciennes, stables et intenses sur le territoire par les quelques attestations de camarades de promotion qu'elle produit. La requérante se prévaut à cet égard de la présence de sa tante, de l'époux de celle-ci et de leurs enfants en France sans toutefois justifier ni de la réalité ni de l'intensité de leurs relations. En outre, il ressort des termes de l'arrêté attaqué que Mme C, qui est célibataire et sans charge de famille, a vécu à Madagascar jusqu'à l'âge de 19 ans où elle n'établit pas être dépourvue d'attaches familiales et où elle a nécessairement conservé des attaches personnelles. Dès lors, la requérante n'est pas fondée à soutenir que la décision attaquée viole les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

16. En cinquième et dernier lieu, si Mme C soutient que l'arrêté attaqué est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences qu'il emporte sur situation personnelle, elle n'assortit pas ce moyen des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé.

17. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français doivent être rejetées.

S'agissant de la décision fixant le délai de départ volontaire :

18. En premier lieu, les conclusions à fin d'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français étant rejetées, il y a lieu d'écarter le moyen tiré de ce que la décision en litige serait illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français.

19. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision./ L'autorité administrative peut accorder, à titre exceptionnel, un délai de départ volontaire supérieur à trente jours s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. () ".

20. Contrairement à ce que soutient Mme C, la décision attaquée précise qu'elle ne fait valoir aucune circonstance justifiant de lui octroyer un délai de départ volontaire supérieur au délai de droit commun de 30 jours. Par suite, et alors qu'elle ne se prévaut d'aucun motif de nature à lui permettre de bénéficier d'un délai de départ volontaire plus long, les moyens tirés de l'insuffisance de motivation et du défaut d'examen sérieux doivent être écartés.

21. Pour les motifs énoncés aux points 12 à 14 du présent jugement, Mme C n'est pas fondée à soutenir que le préfet de la Haute-Garonne était tenu de l'inviter à présenter des observations avant d'édicter la décision attaquée. Par suite, le moyen tiré du vice de procédure doit être écarté.

22. En troisième lieu, il ne ressort pas des termes de la décision attaquée que le préfet se serait cru en situation de compétence liée.

23. En quatrième lieu, si Mme C soutient qu'elle pouvait obtenir un délai de départ volontaire supérieur à 30 jours, elle n'assortit son moyen d'aucune circonstance de nature à l'établir. Par suite, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation doit être écarté.

24. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision fixant le délai de départ volontaire doivent être rejetées.

S'agissant de la décision fixant le pays de renvoi :

25. La décision attaquée comporte les circonstances de droit et de fait sur lesquelles elle repose. Mme C soutient que le préfet de la Haute-Garonne était tenu de faire état des risques qu'elle encourt en cas de retour à Madagascar. Toutefois elle n'établit pas avoir fait état de tels risques au cours de la procédure d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Dès lors, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.

26. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision fixant le pays de renvoi doivent être rejetées.

Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :

27. Aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution. / La juridiction peut également prescrire d'office cette mesure. "

28. Les conclusions à fin d'annulation de Mme C étant rejetées, ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte doivent l'être également, dès lors que le présent jugement ne nécessite aucune mesure d'exécution au regard des dispositions des articles L. 911 1 et suivants du code de justice administrative.

Sur les frais liés au litige :

29. Les conclusions de Mme C tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées, l'Etat n'étant pas la partie perdante dans la présente instance.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A C, à Me Brangeon et au préfet de la Haute-Garonne.

Délibéré après l'audience du 4 septembre 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Cherrier, présidente,

Mme Sarraute, première conseillère,

Mme Douteaud, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 septembre 2024.

La rapporteure,

S. DOUTEAUD

La présidente,

S. CHERRIER

La greffière,

M. B

La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme :

La greffière en chef,

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