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AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2400770

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2400770

mardi 28 mai 2024

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2400770
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Avocat requérantTHEVENOT MAYS BOSSON

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et deux mémoires, enregistrés les 9 février, 12 avril et 23 mai 2024, ce dernier non communiqué, Mme C A, représentée par Me Thalamas, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative :

1°) de condamner solidairement, à titre provisionnel, sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, le syndicat mixte départemental des eaux et de l'assainissement de l'Ariège, la communauté de communes Couserans-Pyrénées et la commune de La Bastide-de-Sérou à lui payer la somme provisionnelle de 638 235,78 euros assortie des intérêts au taux légal à compter de la notification de la demande indemnitaire préalable ainsi que de la capitalisation de ces intérêts ;

2°) de condamner solidairement le syndicat mixte départemental des eaux et de l'assainissement de l'Ariège, la communauté de communes Couserans-Pyrénées et la commune de La Bastide-de-Sérou à lui verser la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- elle est propriétaire sur le territoire de la commune de La Bastide-de-Sérou d'une maison d'habitation sur la parcelle cadastrée section C numéro 425 ; cette propriété est située au bord du canal de dérivation de l'Arize ;

- lors du décès de sa mère, elle en a acquis la pleine propriété par acte notarié du 23 juin 1999 ;

- son immeuble subit des désordres résultant de la présence du canal ;

- la gestion de l'eau et de l'assainissement de la commune de La Bastide-de-Sérou a été transférée au syndicat mixte des eaux et de l'assainissement de l'Ariège ;

- le canal de l'Arize est désormais utilisé comme collecteur d'assainissement ;

- le rapport Terrefort met en évidence que le canal sert de collecteur des eaux pluviales (page 9 sur 55 du rapport d'expertise) ;

- le syndicat mixte des eaux et de l'assainissement de l'Ariège est tenu d'entretenir le canal de l'Arize et engage sa responsabilité pour les dommages causés aux tiers par cet ouvrage ;

- la commune étant propriétaire de l'ouvrage depuis 1999, elle engage également sa responsabilité à ce titre ;

- il en est de même de la communauté de communes Couserans-Pyrénées qui, en application de l'arrêté préfectoral du 20 décembre 2018, a gardé des compétences en matière d'eau et d'assainissement ;

- selon le rapport Terrefort (page 22 sur 55) même si un radier a déjà été mis en place sur le canal, dans les années 1980, " les travaux plus récents de mise en place d'une conduite d'assainissement à l'intérieur de ce canal ont pu induire de nouveaux défauts d'étanchéité, ou modifier les écoulements souterrains en facilitant des venues d'eau issues de fuites plus lointaines " ; le lien de causalité entre les travaux réalisés en 2018 et les désordres est établi ;

- en tout état de cause, elle est tiers à l'ouvrage et doit être indemnisée, même sans faute, du préjudice en lien avec la présence de l'ouvrage public ;

- or l'expert a constaté des fissures affectant les façades Nort et Est de son habitation ;

- le coût de la reprise des fondations est estimé pour un montant de 349 057,69 euros HT ; celui des embellissements est de 75 202,19 euros HT ;

- s'ajoute le coût de la maîtrise d'œuvre, soit 10% du coût des travaux ;

- l'ensemble coûte donc 513 354,46 euros TTC ;

- les entreprises consommeront de l'eau et du courant électrique pour 10 000 euros ;

- le déménagement, réaménagement, stockage des meubles le temps des travaux coutera 19 200 euros ;

- elle a supporté des frais d'expertise pour une somme de 28 272,65 euros et des frais d'avocat pour 4208,67 euros ;

- elle estime à 16 800 euros l'indemnité à lui payer pour sa privation de jouissance le temps des travaux et à 36 400 euros celle qui correspond à la période entre la saisine du juge des référés et la présente instance ;

- son préjudice d'anxiété peut être chiffré à 10 000 euros ;

- lorsqu'elle a acquis, par héritage, le bien en 2012, ce dernier avait d'ores et déjà fait l'objet de quinze ans de procédure du fait des désordres causés par le canal de l'Arize ;

- elle a souscrit une nouvelle déclaration de sinistre en 2015 ;

- l'absence de caractère contradictoire d'un rapport d'expertise à l'égard de certaines parties ne fait pas obstacle à ce que le juge en tienne compte ;

- il s'agit de nouveaux désordres depuis l'arrêt de la cour d'appel de Toulouse.

Par deux mémoires en défense, enregistrés les 2 avril et 25 avril 2024, la communauté de communes Couserans-Pyrénées, représentée par Me Magrini, conclut :

1°) au rejet de la requête ;

2°) à ce qu'une somme de 2 000 euros soit mise à la charge de Mme A, à lui verser sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la compétence relative à la gestion de l'eau potable et de l'assainissement de la commune de La Bastide-de-Sérou est exercée par le Syndicat Mixte Départemental de l'Eau et de l'Assainissement de l'Ariège ;

- la commune de La Bastide-de-Sérou est adhérente auprès du Syndicat Mixte Départemental de l'Eau et de l'Assainissement depuis 2005 ;

- la communauté de communes du Couserans Pyrénées, dont fait partie la commune de La Bastide-de-Sérou, a pris les compétences eau et assainissement par arrêté préfectoral du 22 décembre 2017 ;

- par application du mécanisme de représentation-substitution, la communauté de communes du Couserans Pyrénées est adhérente au Syndicat Mixte Départemental de l'Eau et de l'Assainissement pour partie de son territoire et notamment, pour la commune de La Bastide-de-Sérou, pour les compétences eau et assainissement depuis le 1er janvier 2018 ;

- la responsabilité de la communauté de communes Couserans Pyrénées, qui n'exerce pas la compétence eau et assainissement, n'est pas susceptible d'être engagée ;

- ni l'anormalité ni la spécialité du préjudice ne sont établies ;

- l'expertise non contradictoire ne lui est pas opposable ;

- Mme A n'établit pas avoir supporté les frais de son avocat ;

- les préjudices liés à l'utilisation d'eau et électricité par les entreprises chargées des travaux, à la privation de jouissance pendant 52 mois avant l'introduction de sa requête, le préjudice d'anxiété, ne sont pas justifiés.

Par deux mémoires en défense, enregistrés les 2 et 25 avril 2024, le Syndicat Mixte Départemental d'Eau et d'Assainissement de l'Ariège, représenté par Me Magrini, conclut :

1°) au rejet de la requête ;

2°) à ce qu'une somme de 2 000 euros soit mise à la charge de Mme A, à lui verser sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- il ressort du rapport d'expertise produit que les désordres résultent d'un manque d'étanchéité du canal, lequel constitue un ouvrage public ;

- la commune de La Bastide-de-Sérou engage donc sa responsabilité en qualité de propriétaire de cet ouvrage depuis le 23 juin 1999 ;

- les désordres ne peuvent lui être imputés ;

- ni l'anormalité ni la spécialité du préjudice ne sont établies ;

- l'expertise non contradictoire ne lui est pas opposable ;

- Mme A n'établit pas avoir supporté les frais de son avocat ;

- les préjudices liés à l'utilisation d'eau et électricité par les entreprises chargées des travaux, à la privation de jouissance pendant 52 mois avant l'introduction de sa requête, le préjudice d'anxiété, ne sont pas justifiés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des collectivités territoriales ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Wolf, présidente honoraire, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A, née B, est propriétaire d'une maison située à La Bastide-de-Sérou, acquise par voie de succession en 2012. La maison est implantée au bord du canal de dérivation de l'Arize. C'est un ancien relais de poste, dont la construction daterait, selon les uns de 1750, environ et selon les autres du XIXème siècle. A partir de 1950, l'immeuble a subi des infiltrations, imputées au canal de l'Arize. En 1958, Mme B, mère de la requérante, aurait fait creuser des fondations plus profondes, jusqu'à 2,20 mètres de profondeur, du côté du canal, sans réussir à mettre fin aux désordres. A partir de 1970, un expert désigné par le tribunal de grande instance de Foix a commencé des investigations. Un jugement a été rendu, frappé d'appel et finalement, c'est par un arrêt du 6 novembre 1990, que, la cour d'appel de Toulouse, après des investigations complémentaires, a condamné des usiniers, installés le long du canal, à indemniser Mme B, par le versement de dommages et intérêts d'un montant de 178 039,50 francs, des désordres occasionnés à son bien. En 1999, la commune de La Bastide-de-Sérou a acheté le canal, précédemment propriété privée. A la suite de désordres, Mme A a déclaré un sinistre à son assureur. Puis, par requête enregistrée le 19 juin 2019, elle a saisi le juge des référés du tribunal administratif de Toulouse, qui par ordonnance du 19 août 2019, a désigné un expert, chargé de rechercher l'origine des désordres et d'indiquer les travaux de nature à y remédier. L'expert a déposé son rapport le 24 août 2023, rendu au seul contradictoire de la commune. Mme A a, alors, demandé à la commune de La Bastide-de-Sérou, au syndicat mixte départemental des eaux et de l'assainissement de l'Ariège et à la communauté de communes Couserans-Pyrénées de l'indemniser du préjudice qu'elle subissait. Par la présente requête, elle demande que le juge des référés condamne solidairement ces collectivité territoriale et établissements publics à lui payer une somme provisionnelle de 638 235,78 euros.

Sur les conclusions présentées au titre de l'article R. 541-1 du code de justice administrative :

2. Aux termes de l'article R. 541-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, même en l'absence d'une demande au fond, accorder une provision au créancier qui l'a saisi lorsque l'existence de l'obligation n'est pas sérieusement contestable. Il peut, même d'office, subordonner le versement de la provision à la constitution d'une garantie. ". Il résulte de ces dispositions que, pour regarder une obligation comme non sérieusement contestable, il appartient au juge des référés de s'assurer que les éléments qui lui sont soumis par les parties sont de nature à en établir l'existence avec un degré suffisant de certitude. Dans ce cas, le montant de la provision que peut allouer le juge des référés n'a d'autre limite que celle résultant du caractère non sérieusement contestable de l'obligation dont font état les parties.

En ce qui concerne le principe de la responsabilité :

3. En premier lieu, les deux établissements publics et la commune mis en cause ne sont, en l'espèce, liés ni par la loi, ni par une convention, et ne peuvent, en tout état de cause, faire l'objet d'une condamnation solidaire.

4. En deuxième lieu, d'une part, la commune de La Bastide-de-Sérou est adhérente au Syndicat Mixte Départemental de l'Eau et de l'Assainissement de l'Ariège, pour les compétences eau potable et assainissement, depuis 2005. La communauté de communes du Couserans-Pyrénées, dont fait partie la commune de La Bastide-de-Sérou, a pris les compétences eau et assainissement par arrêté préfectoral du 22 décembre 2017. Par application du mécanisme de représentation-substitution, la communauté de communes du Couserans-Pyrénées est adhérente au Syndicat Mixte Départemental de l'Eau et de l'Assainissement de l'Ariège pour partie de son territoire et notamment, pour la commune de La Bastide-de-Sérou, pour les compétences eau et assainissement depuis le 1er janvier 2018. Le Syndicat Mixte Départemental de l'Eau et de l'Assainissement de l'Ariège est donc seul compétent, s'agissant des désordres qui pourraient provenir du réseau d'assainissement.

5. D'autre part, en application de l'article L. 5214-16 du code général des collectivités territoriales, " la communauté de communes exerce de plein droit au lieu et place des communes membres les compétences relevant de chacun des groupes suivants : 3° Gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations, dans les conditions prévues à l'article L. 211-7 du code de l'environnement ". Il résulte, en application du 2° de cet article, que la communauté de communes du Couserans-Pyrénées est compétente pour l'aménagement et l'entretien du canal de l'Arize.

6. Toutefois, alors que Mme A met en cause de manière indistincte la responsabilité solidaire pour faute et/ou sans faute du syndicat mixte départemental des eaux et de l'assainissement de l'Ariège, de la communauté de communes du Couserans-Pyrénées et de la commune de La Bastide-de-Sérou, au titre de leurs compétences en matière d'assainissement et d'eaux pluviales, il résulte de l'instruction que l'expertise n'a pas été diligentée au contradictoire du syndicat départemental chargé du réseau d'assainissement ni de la communauté de communes, chargée de l'aménagement et de l'entretien du canal, qui récolte et draine seulement les eaux pluviales.

7. En troisième lieu, l'expert s'est adjoint un cabinet de diagnostics géotechnique et hydrogéologique qui relève que la maison de la requérante est affectée de nombreux désordres, malgré des travaux, notamment d'étanchéification du canal. Le site est situé en zone inondable par submersion des cours d'eau et par remontée de nappe. La parcelle, comme les parcelles alentour, est située en zone de prescriptions du PPRN de la commune, approuvé le 8 février 2022. Selon l'étude, les terrains supports des fondations de l'habitation côté canal présentent des caractéristiques mécaniques très mauvaises, jusqu'à - 3,0/5,8 m de profondeur en fonction des sondages. Tout en préconisant une vérification de l'étanchéité du canal, à laquelle il n'a pas été procédé, ce que relèvent les défendeurs, cet expert retenait que " le facies de la majorité des désordres observés à l'extérieur et à l'intérieur de la construction est caractéristique de mouvements différentiels des fondations. Leur distribution prépondérante sur les façades Nord et Est de la construction tend à incriminer un facteur extérieur dans leur apparition. La présence du canal au voisinage de l'habitation et notamment sur les zones les plus sinistrées tend à incriminer des fuites de celui-ci dans les sols d'assises des fondations ".

8. Si cet expert ajoute " que les travaux les plus récents de mise en place d'une conduite d'assainissement à l'intérieur du canal ont pu induire de nouveaux défauts d'étanchéité ", le lien de causalité entre les désordres et ces travaux est contestable, car ces derniers datent de 2018 et les désordres remonteraient à 2015, date de la déclaration de sinistre par Mme A à son assureur.

9. Il résulte de ce qui précède que l'imputabilité des désordres aux collectivité et établissements mis en cause par Mme A n'est pas non sérieusement contestable.

En ce qui concerne le montant de la provision :

10. Le montant de la provision demandée par Mme A est lui-même très sérieusement contestable.

11. En effet, en premier lieu, il résulte de l'instruction que le devis validé par l'expert inclut l'implantation de micropieux autour de la remise, alors que l'expert n'y a constaté aucun désordre. Au surplus, le devis présenté à la cour d'appel de Toulouse pour se prononcer, par son arrêt du 6 novembre 1990, sur les désordres subis par la façade Nord de la remise, qui appartenait alors à la mère de Mme A, incluait le coût d'une fouille pour rechercher le " bon sol supposé à 3 mètres de profondeur " et la création d'une semelle en béton au fond de la fouille. Or, l'entreprise, qui est d'ailleurs celle qui avait établi le devis, a seulement fait une fouille à - 0,80 mètre. En agissant ainsi, la mère de Mme A a commis une imprudence.

12. En deuxième lieu, la pose de micropieux sous les fondations de la façade Sud de la maison constitue une plus-value pour celle-ci, dès lors que seules les façades Est et Nord ont subi des tassements différentiels. La plus-value pour micropieux en diamètre 70/89 au lieu de 62/73 pour un prix HT de 24 680 euros n'est pas justifiée. La nécessité d'une maîtrise d'œuvre pour un prix correspondant à 10% du total des travaux de gros œuvre et d'embellissements est sérieusement contestable. L'évaluation à 10 000 euros du coût de l'eau et l'électricité nécessaire au chantier ne repose sur aucune justification sérieuse.

13. En troisième lieu, les photographies jointes au rapport d'expertise établissent que les embellissements de la maison dataient de plusieurs années, et la réfection complète de ceux-ci pour un coût TTC de près de 76 000 euros doit tenir compte d'un abattement pour vétusté.

14. En quatrième lieu, il résulte de l'instruction que lorsque, en 2012, Mme A a hérité de sa mère, la succession, qui comportait un cabanon de 5 m², des parcelles de terre et pré pour 1 ha 1424 ca, et la maison sise près du canal de l'Arize, a été évaluée par le notaire à 174 000 euros. Dans ces conditions et alors que la valeur vénale de la maison n'a pas été chiffrée mais était nécessairement inférieure à cette somme, même en 2015, avant que Mme A déclare à son assureur les désordres à l'origine de la présente requête, l'indemnisation du préjudice résultant des réparations de la maison et de la réfection de ses embellissements, doit être affectée d'un abattement de manière à ne pas excéder la valeur vénale de la maison, avant les derniers désordres. Dans ces conditions, la somme totale de 513 354,46 euros TTC demandée par Mme A au titre de la reprise des désordres n'est pas non sérieusement contestable.

15. En cinquième lieu, alors que Mme A ne donne pas une liste de l'ameublement qui devrait être déménagé pendant les travaux, le coût des déménagements et stockage de meubles d'un volume de 60 m³ n'est pas non plus non sérieusement contestable.

16. En sixième lieu, alors que Mme A, qui habite Blagnac, n'indique pas l'usage de la maison, située à La Bastide-de-Sérou, qui ne constitue pas son domicile et ne produit aucun justificatif d'encaissement de loyers à l'époque où la maison était habitable, ou justification de ses séjours, la somme demandée au titre de la perte de jouissance, avant les travaux, comme pendant, n'est pas non sérieusement contestable.

17. Dans ces conditions, aucune des conclusions présentées par Mme A tendant à la condamnation solidaire du syndicat mixte départemental des eaux et de l'assainissement de l'Ariège, de la communauté de communes Couserans-Pyrénées et de la commune de La Bastide-de-Sérou, ne peut être regardée comme non sérieusement contestable.

18. Il résulte de ce qui précède que les conclusions tendant à la condamnation du syndicat mixte départemental des eaux et de l'assainissement de l'Ariège, de la communauté de communes Couserans-Pyrénées et de la commune de La Bastide-de-Sérou doivent être rejetées.

Sur les frais du litige :

19. Sans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées par les parties, fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : Les conclusions présentées par le syndicat mixte départemental des eaux et de l'assainissement de l'Ariège, de la communauté de communes Couserans-Pyrénées et de la commune de La Bastide-de-Sérou fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C A, au syndicat mixte départemental des eaux et de l'assainissement de l'Ariège, à la communauté de communes Couserans-Pyrénées et à la commune de La Bastide-de-Sérou.

Fait à Toulouse, le 28 mai 2024.

La juge des référés,

A. Wolf

La République mande et ordonne au préfet de l'Ariège, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

la greffière en chef,

ou par délégation, la greffière,

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