vendredi 4 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2402128 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | PLAZOLLES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 9 avril 2024, Mme A B, représentée par Me Guy-Favier, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite de refus née le 11 février 2024 par laquelle l'association foncière pastorale de Leychert a refusé de faire droit à sa demande tendant à procéder à une nouvelle répartition des biens compris dans le périmètre de ladite association par la renégociation de l'ensemble des conventions pluriannuelles d'exploitation agricole ou de pâturage en cours sur ce périmètre ;
2°) d'enjoindre à l'association foncière pastorale de Leychert, d'une part, de procéder à cette nouvelle répartition et, d'autre part, de lui allouer l'équivalent des terres qu'elle a apportées et de respecter le bail à fermage en cours ;
3°) de mettre à la charge de ladite association foncière une somme de 3 000 euros au titre de l'article L 761-1 du code de justice administrative.
Par mémoire en défense, enregistré le 19 juillet 2024, l'association foncière pastorale de Leychert, représentée par Me Plazolles, conclut, à titre principal, à l'irrecevabilité de la requête, à titre subsidiaire, à l'incompétence de la juridiction administrative, à titre infiniment subsidiaire, au rejet au fond de la requête et à ce que, en tout état de cause, soit mise à la charge de la requérante une somme de 3 000 euros au titre de l'article L 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code rural et de la pêche maritime ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes des dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours () peuvent, par ordonnance : () / 2° Rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative ; () / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () ".
Sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction :
2. Aux termes des dispositions de l'article L 481-1 du code rural : " Les terres situées dans les régions définies en application de l'article L. 113-2 du code rural et de la pêche maritime peuvent donner lieu pour leur exploitation : () / b) Soit à des conventions pluriannuelles d'exploitation agricole ou de pâturage. () ". Aux termes des dispositions de l'article L 481-2 du même code : " Les contestations relatives à l'application des dispositions de l'article L 481-1 sont portées devant le tribunal paritaire des baux ruraux. ".
3. Il résulte des dispositions précitées que les litiges relatifs aux conventions pluriannuelles d'exploitation ou de pâturage relèvent de la seule compétence du tribunal partitaire des baux ruraux. Il s'ensuit que la présente requête, qui vise à obtenir une nouvelle répartition des biens compris dans le périmètre de l'association foncière pastorale de Leychert, laquelle implique une résiliation des conventions en cours ainsi que la conclusion de nouvelles conventions, doit être rejetée comme ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative en application des dispositions précitées du 2° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Sur les frais d'instance :
4. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'association foncière pastorale de Leychert, laquelle n'a, dans le cadre de la présente instance, pas la qualité de partie perdante, la somme que demande Mme B au titre des frais qu'elle a exposés et non compris dans les dépens. Par ailleurs, et dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit à la demande que l'association défenderesse présente sur le fondement de ces mêmes dispositions.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître.
Article 2 : Les conclusions présentées par l'association foncière pastorale de Leychert sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B et à l'association foncière pastorale de Leychert.
Fait à Toulouse le 4 octobre 2024.
La présidente de la 6ème chambre,
M-O. MEUNIER-GARNER
La République mande et ordonne au préfet de l'Ariège en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
ou par délégation, la greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026