Le Tribunal administratif de Toulouse statue sur un recours en excès de pouvoir visant l'annulation d'un permis de construire. Le tribunal donne acte du désistement du requérant concernant ses conclusions à fin d'annulation, après le retrait de l'arrêté attaqué par l'autorité administrative. Il rejette toutes les autres conclusions, notamment les demandes de condamnation aux frais présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 4 octobre 2025, et un mémoire, enregistré le 6 octobre 2025, M. C... F..., représenté par Me Pahor-Gafari, demande au tribunal :
1°) d’annuler l’arrêté du 18 juin 2025 par lequel le maire de L’Union a délivré à MM. D... et A... un permis de construire un complexe sportif et récréatif sur trois niveaux avec sous-sol sur un terrain situé 57 route de Lavaur, ensemble la décision de rejet du recours gracieux formé contre cet arrêté ;
2°) de mettre à la charge solidaire de MM. D... et A... et de la commune de L’Union une somme de 3 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 5 janvier 2026, la commune de L’Union, représentée par Me Courrech, conclut, à titre principal, au rejet de la requête, à titre subsidiaire, à ce qu’il soit sursis à statuer en application de l’article L. 600-5-1 du code de l’urbanisme et à ce que, en toute hypothèse, une somme de 3 000 euros soit mise à la charge du requérant en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 30 janvier 2026, la commune de L’Union, représentée par Me Courrech, conclut au non-lieu à statuer sur la requête.
Par mémoire, enregistré le 27 février 2026, M. F..., représenté par Me Pahor-Gafari, conclut au non-lieu à statuer sur ses conclusions à fin d’annulation et à ce que soit mise à la charge solidaire de MM. D... et A... une somme de 2 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par ordonnance du 26 janvier 2026, la clôture de l’instruction a été fixée au 26 mars suivant
Vu les pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes des dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 1 Donner acte des désistements (…) / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; (…) ».
Sur les conclusions à fin d’annulation :
2. Dans son mémoire, enregistré le 27 février 2026, M. F... conclut au non-lieu à statuer sur ses conclusions à fin d’annulation. Toutefois, si par arrêté du 28 janvier 2026, le maire de L’Union a procédé au retrait de l’arrêté attaqué portant permis de construire un complexe sportif et récréatif sur trois niveaux avec sous-sol sur un terrain situé 57 route de Lavaur sur demande des bénéficiaires de cette autorisation d’urbanisme, il ne ressort pas des pièces du dossier que ce retrait serait, à ce jour, devenu définitif. Il s’ensuit que ses conclusions à fin d’annulation n’ont pas perdu leur objet. Cependant, et dans ces conditions, les conclusions du requérant à fin de non-lieu à statuer équivalent à un désistement pur et simple dont rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.
Sur les frais liés au litige :
3. Il n’y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de ne faire droit à aucune des conclusions que les parties présentent sur le fondement des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte à M. F... de son désistement de ses conclusions à fin d’annulation.
Article 2 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C... F..., à la commune de L’Union, à M. E... A... et à M. B... D....
Fait à Toulouse le 31 mars 2026.
La présidente de la 6ème chambre,
M-O. MEUNIER-GARNER
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
ou par délégation, la greffière,