Le Tribunal administratif de Toulouse constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur une requête en annulation d'un rejet de prime MaPrimeRénov'. L'Agence nationale de l'habitat (Anah) ayant accordé la prime après l'introduction du recours, les conclusions des requérants ont perdu leur objet. Le tribunal rejette également la demande d'allocation au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, en application de l'article R. 222-1 du même code.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 17 octobre 2025, la société par actions simplifiée Valoren et M. B... A..., représentés par Me Aouizerate, doivent être regardés comme demandant au tribunal :
1°) d’annuler la décision implicite par laquelle l’agence nationale de l’habitat (Anah) a rejeté leur recours administratif préalable obligatoire formé à l’encontre de la décision du 9 juillet 2025 par laquelle cette agence a rejeté leur demande de prime de transition énergétique dite « MaPrimeRénov’ » ;
2°) d’enjoindre à l’Anah de procéder au versement de cette prime pour un montant de 11 000 euros dans un délai des quinze jours suivant de la notification du jugement à intervenir, somme assortie des intérêts au taux légal à compter du recours administratif préalable obligatoire ;
3°) de mettre à la charge de ladite agence une somme de 600 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par mémoire en défense, enregistré le 23 décembre 2025, l’Anah conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d’annulation et au rejet du surplus des conclusions de la requête.
Vu les pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes des dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; (…) / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; (...) ».
Sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction :
2. Il ressort des pièces du dossier que, par décision du 22 décembre 2025, postérieure à l’enregistrement de la requête, l’agence nationale de l’habitat (Anah) a accordé à M. A... le bénéfice de la prime de transition énergétique dite « MaPrimeRenov ». Cette décision a, implicitement mais nécessairement, eu pour effet de retirer la décision contestée. Ce retrait étant, à ce jour, devenu définitif, les conclusions tendant à obtenir l’annulation de la décision attaquée ont ainsi perdu leur objet en cours d’instance ainsi que, par voie de conséquence, celles à fin d’injonction. Il n’y a donc plus lieu de statuer sur celles-ci.
Sur les frais d’instance :
3. Il n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de faire droit à la demande des requérants présentée au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction de la requête de la société Valoren et de M. A....
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la société par actions simplifiée Valoren, à M. B... A... et à l’Agence nationale de l’habitat.
Fait à Toulouse le 19 mars 2026.
La présidente de la 6ème chambre,
M-O. MEUNIER-GARNER
La République mande et ordonne à la ministre de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
ou par délégation, la greffière,