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AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2508930

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2508930

jeudi 12 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2508930
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Toulouse rejette par ordonnance un recours en excès de pouvoir contre un arrêté d'expulsion. La requête est jugée manifestement irrecevable car elle ne contient aucun moyen juridique à l'appui de la demande d'annulation et n'a pas été régularisée dans les délais. La juridiction s'appuie sur les articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative pour motiver sa décision.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 15 décembre 2025, M. A... B... doit être regardé comme demandant au tribunal l’annulation de la décision du 30 octobre 2025 par laquelle le préfet de la Haute-Garonne a prononcé son expulsion du territoire français.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
-le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
-le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : (...) / 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…) ».

En application des dispositions de l’article R. 411-1 du code de justice administrative : « La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l’exposé des faits et moyens, ainsi que l’énoncé des conclusions soumises au juge. L’auteur d’une requête ne contenant l’exposé d’aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d’un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu’à l’expiration du délai de recours. ». Aux termes de l’article R. 421-1 de ce code : « La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. (…) ».

Par sa requête, M. B... se borne à contester la décision du 30 octobre 2025 par laquelle le préfet de la Haute-Garonne a prononcé son expulsion du territoire français, sans toutefois invoquer aucun moyen à l’appui de cette demande. Sa requête, qui est ainsi dépourvue de moyens, n’a pas été régularisée par la production d’un mémoire complémentaire exposant un ou plusieurs moyens, dans le délai du recours contentieux. Elle ne satisfait dès lors pas aux exigences des dispositions précitées de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. Par suite, elle est manifestement irrecevable et il y a lieu de la rejeter par ordonnance sur le fondement des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du même code.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....

Fait à Toulouse, le 12 mars 2026.


La présidente de la 1ère chambre,





Sylvie Cherrier


La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme :
La greffière en chef,

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