LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2600635

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2600635

mercredi 11 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2600635
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantURBI & ORBI AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension d'un permis de construire délivré par le maire de Castanet-Tolosan pour une villa individuelle. Le requérant invoquait plusieurs moyens, notamment l'insuffisance du dossier de demande et la méconnaissance du plan local d'urbanisme (PLU). Le juge a estimé qu'aucun de ces moyens n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté attaqué, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence. La requête a été intégralement rejetée, y compris les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 27 janvier 2026, M. B... D..., représenté par Me Magrini, demande au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) de suspendre l’exécution de l’arrêté du 19 décembre 2024 par lequel le maire de la commune de Castanet-Tolosan a délivré à M. A... un permis de construire une villa individuelle sur un terrain situé 5d chemin du Côteau, ensemble la décision du 25 mars 2025 rejetant son recours gracieux ;

2°) d’enjoindre au maire de Castanet-Tolosan de retirer le permis de construire attaqué dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de ladite commune une somme de 2 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

En ce qui concerne la condition relative à l’urgence :
- elle est présumée remplie ;

En ce qui concerne les moyens propres à créer un doute sérieux sur la légalité de l’arrêté attaqué :
- le dossier de demande de permis de construire comporte des insuffisances concernant l’insertion du projet dans son environnement, en méconnaissance des articles R. 431-8 et R. 431- 10 du code de l’urbanisme ;
- il ne comporte pas l’attestation exigée par les dispositions du f) de l’article R. 431-16 du code de l’urbanisme ;
- le projet méconnaît l’article UD 1 du plan local d’urbanisme (PLU) dès lors qu’il contrevient à l’objectif de moindre densité applicable à cette zone ;
- il méconnaît l’article UD 2-1-c) du PLU dès lors que le toit terrasse prévoit un mur plein de soixante centimètres surmonté d’un barreaudage ;
- il méconnaît l’article UD 2-1-e) du PLU dès lors qu’il s’inscrit en R+2 ;
- il méconnaît l’article UD 2-2-e) du PLU dès lors que les décaissements prévus ne concernent pas le garage mais les zones d’habitation ;
- il méconnaît l’article UD 2-4 du PLU dès lors que les places de stationnement sont prévues au même endroit ;
- il méconnaît l’article UD 3-1-d) du PLU dès lors que l’implantation de l’aire de présentation des ordures ménagères n’est pas précisée et qu’il n’est pas prévu d’aire de stockage des conteneurs.

La requête a été communiquée à M. A... et à la commune de Castanet-Tolosan, qui n’ont pas présenté d’observations en défense.


Vu :
- la requête n° 2504291 enregistrée le 17 juin 2025 par laquelle le requérant demande l’annulation des décisions contestées ;
- les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’urbanisme ;
- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Camorali, conseillère, pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique du 9 février 2026, en présence de Mme Tur, greffière d’audience :
- le rapport de Mme Camorali ;
- et les observations de Me Verdejo, substituant Me Magrini et représentant M. D..., qui a repris ses écritures et insisté sur les moyens tirés de ce qu’il n’est pas justifié que l’étude mentionnée au f) de l’article R. 431-16 du code de l’urbanisme a été réalisée, et de ce que le projet, s’installant en R+2, méconnaît les règles du plan local d’urbanisme relatives aux niveaux et aux décaissements.

La commune de Castanet-Tolosan et M. A... n’étaient ni présents, ni représentés.

La clôture d’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience publique.


Considérant ce qui suit :

Par un arrêté du 19 décembre 2024, le maire de la commune de Castanet-Tolosan a accordé à M. A... un permis de construire une villa individuelle sur un terrain situé 5d chemin du Côteau. Par sa requête, M. D... demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre cet arrêté, ensemble la décision du 25 mars 2025 rejetant son recours gracieux.

Aux termes de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. (…) ».

Aucun des moyens soulevés par le requérant, tels qu’ils ont été visés et analysés ci-dessus, n’est de nature, en l’état de l’instruction, à créer un doute sérieux quant à la légalité des décisions contestées. Il y a dès lors lieu, sans qu’il soit besoin de se prononcer sur la condition relative à l’urgence, de rejeter les conclusions de M. D... tendant à la suspension de l’exécution de ces décisions. Le rejet de ces conclusions entraine, par voie de conséquence, celui des conclusions à fin d’injonction, d’astreinte, ainsi que de celles présentées au titre des frais de l’instance.



O R D O N N E :


Article 1er : La requête de M. D... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... D..., à M. C... A... et à la commune de Castanet-Tolosan.


Fait à Toulouse, le 11 février 2026.




La juge des référés,

J. CAMORALI
La greffière,

P. TUR




La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,
la greffière en chef,
ou par délégation, la greffière,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions