Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... qui sollicitait une injonction pour obtenir le renouvellement de son titre de séjour. Le juge estime que la requête est manifestement irrecevable, car elle ne vise aucune décision administrative précise et ne respecte pas les conditions de saisine prévues par le code de justice administrative. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 421-1 de ce code, qui exigent qu'un recours soit formé contre un acte administratif déterminé.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 29 janvier 2026, M. B... A... demande au tribunal de l’aider à obtenir le renouvellement de son titre de séjour de dix ans dans les meilleurs délais.
Il soutient que :
- il a une situation professionnelle stable et un revenu régulier ;
- le non-renouvellement ou le retard du renouvellement du titre sollicité l’exposerait à une perte immédiate de son emploi ;
- il est pleinement investi dans ses responsabilités personnelles et sociales ;
- il n’a jamais fait l’objet de condamnation ou de difficulté avec l’administration.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : (...) / 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…) ».
2. En application des dispositions de l’article R. 411-1 du code de justice administrative : « La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l’exposé des faits et moyens, ainsi que l’énoncé des conclusions soumises au juge. L’auteur d’une requête ne contenant l’exposé d’aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d’un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu’à l’expiration du délai de recours. » Aux termes de l’article R. 421-1 de ce code : « La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. (…) ».
3. M. A... demande au tribunal de l’aider à obtenir le renouvellement de son titre de séjour de dix ans dans les meilleurs délais. Ce faisant, il ne soumet au juge aucune demande précise dirigée contre une décision administrative ou tendant à la réparation d’un préjudice. Sa requête, qui n’a pas été régularisée dans le délai du recours contentieux, ne satisfait ainsi pas aux exigences des dispositions précitées de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. Par suite, elle est manifestement irrecevable et il y a lieu de la rejeter par ordonnance sur le fondement des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du même code.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....
Fait à Toulouse, le 12 mars 2026.
La présidente de la 1ère chambre,
Sylvie Cherrier
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,