LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2601035

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2601035

jeudi 26 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2601035
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantJAY

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme C..., ressortissante algérienne, afin d'obtenir la délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour avec autorisation de travail. En cours d'instance, le préfet du Tarn lui a délivré une attestation de prolongation d'instruction l'autorisant à travailler le 13 février 2026. Le juge a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, la mesure sollicitée étant devenue sans objet, et a admis Mme C... au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle. L'affaire est régie par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 9 février 2026, Mme A... C..., représentée par Me Jay, demande au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :

1) de l’admettre au bénéfice de l’aide juridictionnelle à titre provisoire ;

2) d’enjoindre au préfet du Tarn de lui délivrer sans délai un récépissé de sa demande avec autorisation de travail, au besoin sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3) de mettre à la charge de l’État le versement d’une somme de 1 500 euros à son conseil sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et du deuxième alinéa de l’article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridictionnelle ou, dans l’hypothèse où sa demande d’aide juridictionnelle serait rejetée, le versement de cette même somme sur le seul fondement de l’article L. 761-1 du même code.

Elle soutient que :

Sur l’urgence :
- aucune attestation de dépôt valant titre de séjour et autorisation de travail ne lui a été remise ; elle travaille en qualité d’agent de surface à temps partiel auprès du CFA de Cunac depuis le 20 janvier 2025 et perçoit à ce titre 420 euros par mois ; en l’absence du document sollicité, elle est privée de travail et de ressources ;

Sur l’utilité de la mesure :
- elle remplit les conditions de l’article 7 bis a) de l’accord franco-algérien pour la délivrance d’un certificat de résidence de dix ans lui permettant d’exercer la profession de son choix ; l’article R. 431-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile prévoit que le récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour autorise à exercer une activité professionnelle ;
- elle ne fait obstacle à aucune décision administrative.

Une pièce a été enregistrée pour le préfet du Tarn le 13 février 2026.

Par un mémoire enregistré le 16 février 2026, Mme C... soutient que :
- compte tenu la délivrance du récépissé sollicité pour la période du 13 février 2026 au 12 mai 2026, elle ne s’oppose pas au non-lieu à statuer mais maintient sa demande de frais.

Par un mémoire en défense enregistré le 23 février 2026, le préfet du Tarn conclut au rejet de la requête.

Il soutient que :
- le dossier de Mme C... est apparu complet le 19 janvier 2026 et le 13 février 2026 une attestation de prolongation d’instruction l’autorisant à travailler lui a été délivrée ; ce délai lui est imputable dans la mesure où elle n’a pas déposé sa demande de titre de séjour sur l’ANEF, puis elle a commis une erreur dans le remplissage de sa demande ANEF et enfin elle a transmis un dossier incomplet ;
- la délivrance de l’attestation de prolongation est donc intervenue dans un délai normal à compter du 19 janvier 2026.

Par une ordonnance du 10 février 2026, la clôture d’instruction a été fixée au 24 février 2026 à 12 heures.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- l’accord entre le gouvernement de la République française et le gouvernement de la République algérienne démocratique et populaire, relatif à la circulation, à l’emploi et au séjour en France des ressortissants algériens et de leurs familles, complété par un protocole, deux échanges de lettres et une annexe, modifié, signé à Alger le 27 décembre 1968 ;
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée ;
- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Daguerre de Hureaux, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative ».

2. Le juge des référés peut, dans le cadre de son office, donner acte d’un désistement ou constater un non-lieu.

Sur l’admission à l’aide juridictionnelle à titre provisoire :

3. Aux termes de l’article 20 de la loi susvisée du 10 juillet 1991 : « Dans les cas d’urgence sous réserve de l’appréciation des règles relatives aux commissions ou désignations d’office, l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d’aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ». Eu égard aux circonstances de l’espèce, il y a lieu de prononcer, en application des dispositions précitées, l’admission provisoire de Mme C... au bénéfice de l’aide juridictionnelle.
Sur les conclusions présentées sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :

4. Mme C..., ressortissante algérienne née le 1er janvier 1959 à Aïn Fares (Algérie), est entrée sur le territoire français le 25 janvier 2019 muni d’un visa court séjour. Elle a épousé M. B... le 15 avril 2023 et a sollicité la délivrance d’un titre de séjour le 5 juillet 2023. Par un arrêté du 1er décembre 2023, le préfet du Tarn a rejeté sa demande et l’a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours. Cet arrêté a été annulé par jugement de ce tribunal du 30 septembre 2024. Mme C... s’est vue délivrer un certificat valable du 27 décembre 2024 au 26 décembre 2025. Le 23 octobre 2025, elle a sollicité le renouvellement de son certificat de résidence par une carte de résident de 10 ans et subsidiairement, par la remise d’un titre d’un an. Une simple attestation lui a été remise sans autorisation de travail. Elle a été invitée à réintroduire sa demande le 8 janvier 2026, ce qu’elle a fait le 10 janvier suivant. Une nouvelle attestation de dépôt ne valant pas titre de séjour ni autorisation de travail lui a été remise. Après production d’éléments complémentaires le 19 janvier 2026, une attestation de prolongation d’instruction valant autorisation de séjour et de travail lui a été remise pour la période du 13 février 2026 au 12 mai 2026.

5. Mme C... ayant eu satisfaction en cours d’instance, il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d’injonction de sa requête.

Sur les frais liés au litige :

6. Mme C... a été admise au bénéfice de l’aide juridictionnelle à titre provisoire. Toutefois, il n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de faire application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991 et de mettre à la charge de l’État la somme demandée par Mme C... au bénéfice de son conseil.



O R D O N N E :

Article 1er : Mme C... est admise au bénéfice de l’aide juridictionnelle à titre provisoire.

Article 2 : Il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d’injonction de la requête de Mme C....

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête de Mme C... est rejeté.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... C..., à Me Jay et au ministre de l’intérieur.

Une copie en sera adressée au préfet du Tarn.

Fait à Toulouse, le 26 février 2026.


Le juge des référés



Alain Daguerre de Hureaux


La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.


Pour expédition conforme,
la greffière en chef,
ou par délégation, la greffière,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions